Corinne et Philippe le mai 29th, 2009

Nous nous sommes réveillés hier matin, avec à l’horizon, les pyrénées qui se dessinaient. Le ciel était tout bleu, la rosée du matin bien présente, et le café pas encore avalé. Il faut préciser que le coq avait commencé à chanter vers 5h00, nous étions donc “à la fraiche”. Si, si, ça nous arrive. Le paysage était simplement “beau”.
Depuis hier soir, nous sommes à deux tours de roues de la frontière. A Castagnede, chez Alice et Jean-François. Ils ont tout de suite accepté de nous recevoir, quand Chantal, qui était venue nous rejoindre à Bagnac-sur-Célé, a contacté ses amis pour les solliciter.
Nous détaillerons notre récit des jours au rassemblement CCI de Bagnac, et sur les routes suivantes, dans les jours qui viennent. Certainement à partir de Léon où nous sommes invités chez Taoufik.

Nous écrivons ces quelques lignes depuis chez nos amis Georges et Jacqueline, chez qui nous nous sommes posés pour quelques jours avant de rejoindre le camping de Bagnac-sur-Célé, distant d’à peine quelques kilomètres, pour prendre part au rassemblement CCI.
Georges, Momo et Jacqueline

Georges, Momo et Jacqueline

Le premier soir, nous y avons retrouvé Danielle et Jean, les parents de Corinne, et, surprise, Danielle et Alain Guillermoux, qui en voisins et amis avaient été conviés pour que nous passions tous les 8 une soirée entre copains et famille, comme savent les organiser Georges et Jacqueline. Pour pouvoir prendre part à cette soirée, il a fallu que Georges mette en place une logistique de transport, pour nous permettre d’arriver à une heure « raisonnable ». Nous avions parcouru 60 kms, il nous en restait environ 20 à effectuer et sans son aide, vu les dénivelés, nous n’y serions pas arrivés avant au mieux 22h00.
Le lendemain soir, c’est Monique, une amie de très longue date, qui est invitée pour qu’on puisse se voir. Ils sont « trop »  ces Gowie.
Reprenons maintenant le fil de l’histoire, là où nous l’avions laissé lors de notre précédent article, au départ du Puy.

Nous sommes à présent, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons souhaité « commencer » notre périple par ce chemin, car nous voulions « entrer » doucement dans notre itinérance.

 

             Nous recherchons les contacts, les rencontres, les échanges. Quoi de mieux qu’un parcours sur lequel se retrouvent des « nomades » issus d’horizons divers, qui ont les mêmes « préoccupations » que nous. Se déplacer, faire ses courses, manger, trouver de l’eau, un hébergement. Les contacts sont grandement facilités car les personnes rencontrées « prennent  le temps ». Les lieux d’hébergement communs sont de plus des endroits où les rencontres ont nécessairement lieu. On partage le repas, un bout d’histoire commune et parfois des instants magiques où la barrière de la langue ou du verbe, n’existe plus. Ou un regard, un sourire sont autant de gestes de générosité tournés vers l’autre. Ou les marques d’attention sont quasi-permanentes, chacun faisant attention à l’autre.

            Certains pèlerins donnent une dimension religieuse à leur cheminement. Ils effectuent un pèlerinage. Le pèlerinage de Compostelle. Pour nous ce n’est pas le cas. Encore une fois, nous « profitons » de ce chemin qui regroupe tout ce que nous cherchons : La beauté des paysages, la générosité, l’ouverture d’esprit, les rencontres, les infrastructures qui « facilitent » notre vie de nomades. Malgré cet itinéraire très emprunté, nous nous sommes maintes fois fait la réflexion que nous étions seuls au monde. Au bout d’une semaine, nous ne regrettons absolument pas ce choix. Nous y avons trouvé tout ce que nous avons évoqué ci-dessus.

            Nous avons eu un accueil extraordinaire à l’hébergement pèlerin du Puy-en-Velay. Des bénévoles d’une gentillesse incroyable nous ont permis de passer une fin d’après-midi et un début de matinée mémorable. Si vous passez par là, allez voir cet accueil qui se situe rue du cardinal de Polignac. Vous y rencontrerez des gens exceptionnels.

            Sur notre route nous avons rencontré deux types de randonneurs. Ceux qui vont à Saint-Jacques de Compostelle et ceux, pas moins nombreux, qui vont au rassemblement CCI de Bagnac-sur-Célé. Le mot a du être passé que ce sont les « Guillermou », Alain, mais aussi Danielle qui ont concocté le programme auquel les gens qui le souhaitent pourront adhérer pour tout ou partie, car c’est incroyable le nombre de personnes rencontrées qui sont au courant de ce rassemblement et qui ont pour projet de s’y rendre.

Nous avons roulé jusqu’ici en compagnie de Paul et de Jean-Noël. Quand on dit rouler ensemble, c’était plutôt cheminer chacun à son rythme et se retrouver au hasard de la journée en partageant le repas du soir et le la ville d’hébergement. 

Jean-Noël, nous, des pèlerins sympas et Paul

Jean-Noël, nous, des pèlerins sympas et Paul

 Paul vient de nous quitter, devant rentrer à Thoissey. C’est déjà la fin de quelque chose. Nous avons vraiment apprécié cette aventure commune. C’est toujours une interrogation, même avec un ami, de savoir comment se déroulera le quotidien en voyage. Ce fut chaque jour, un véritable plaisir d’être avec Paul, de le voir « en joie », réfléchir à l’itinéraire, nous apporter ses connaissances très nombreuses, des villages, des lieux, des monuments, être aussi proche de Jean-Noël, qu’il ne connaissait pas voilà encore une semaine. Chaque matin nous attendions de savoir si son arythmie s’était à nouveau déclenchée. Ce qui l’aurait à nouveau conduit à s’arrêter.

            C’est arrivé un matin à Nasbinal. Par chance, quelques heures après le lever, les symptômes avaient disparu, et il a pu  repartir.

            Paul, c’est quand tu veux pour refaire un bout de chemin ensemble!

            En cours de route, à Aumont-Aubrac, nous avons récupéré Mireille et Bernard Baerd qui arrivaient en train pour ensuite se rendre au rassemblement CCI. Quelques jours plus tard, le long du Lot, un cri retentit «  Corrrrriiiinnneee ». C’est Christiane qui hurle pour attirer notre attention. Nos amis les Dodos. Christiane et Michel. Ils sont en contrebas, au bord du Lot en train de pique-niquer. Ni une, ni deux, bien sûr nous bifurquons pour aller déjeuner avec eux.

     

On venait tout juste de passer un peu de temps à faire des photos du cadre dans lequel nous avons franchit nos 1000 premiers kilomètres.

             A présent quelques nouvelles de ma coco. (pas le doudou de François, non, …ma coco à moi. Elle sent moins fort – petit aparté pour la famille). Elle a toujours des soucis avec son oreille, mais c’est en voie d’amélioration. Le traitement prescrit par le médecin de Retournac fait son effet. Elle est toujours un peu « dure de la feuille », ce qui ne facilite pas les dialogues sur le tandem…

             A présent, petites leçons de choses : ci-dessous en vrac quelques nouveaux apprentissages de deux citadins qui découvrent la campagne.

Les oeufs et les poussins : Savez-vous que pour qu’un oeuf donne un poussin, il faut qu’il soit fécondé par un coq et couvé par la poule. Nous pensions que tous les oeufs pouvaient donner des poussins si on laissait le temps à la poule de le couver. On ne rigole pas pour ceux qui savaient. Nous, on assume notre inculture.

 Le renard et la poule : Le mois de mai est le mois ou naissent les renardeaux. C’est donc une période à laquelle les renardes partent en chasse pour nourrir leur progéniture. Comme les poules se lovent parfois dans les haies pour pondre, les mamans renardes n’ont aucun mal à trouver de quoi sustenter leur petits. De ce fait, les agriculteurs apprennent à leur chien à rôder le long des haies pour tenter d’empêcher ce cycle naturel.

 Le saule pleureur : Si un jour, par un beau soleil, vous sentez des gouttes de pluie en passant sous un arbre, vous aurez rencontré le saule pleureur. Quand Georges, nous en a parlé, nous avons pensé qu’il nous racontait n’importe quoi. Ce qui lui arrive assez souvent lorsque l’on évoque ensemble des sujets politiques… On pensait donc qu’il en était de même. Et bien non! C’est incroyable, mais vrai. Nous n’avions jamais entendu parler de ça. Si certains d’entre vous ont des doutes ou sont sceptiques, nous leur fournirons l’adresse ou ils auront la possibilité de venir voir ce phénomène surprenant.

                                

Le petit coq « Sarko » : Les heureux propriétaires, Françoise et Jean, du terrain sur lequel se trouve le saule pleureur évoqué plus haut ont une basse-cour. Dans cette basse-cour il y a un petit coq très agressif et qui régente tout. Ils l’ont baptisé « Sarko ». On se demande bien pourquoi!

 Nous allons donc maintenant rejoindre Bagnac-sur-Célé ou à nouveau, nous aurons la chance d’être entourés d’amis. De nous retrouver dans la chaleur des rassemblement de CCI.

Waouh, c’que c’est chouette ce que l’on vit! On se régale! On s’éclate. A bientôt…,

ps : via l’onglet “photo” du site vous trouverez les nouvelles photos. On les met “en vrac”, sans les trier faute de temps. Nous le ferons dans quelques jours, ainsi que la publication de celles non encore chargées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corinne et Philippe le mai 16th, 2009

Après que nos amis, qui nous accompagnaient à vélo, nous aient quittés au fil de la voie verte, nous avons poursuivis vers Cluny accompagnés de Jean-Noël et de Paul. En cours de route nous avons aperçu au loin, un vélo couché qui venait vers nous. C’était Michel, qui venait à notre rencontre, pour rouler quelques jours en notre compagnie. Nous sommes nombreux à nous diriger vers Bagnac-sur-célé pour nous retrouver au camping de cette ville et passer le week-end de l’Ascencion ensemble.

Nous sommes donc arrivés chez Jean-Luc à 5 alors que nous lui avions dit que nous serions 2. Comme il avait déjà des copains chez lui, nous nous sommes retrouvés à 12 autour de la table pour le repas du soir. Jamais de problème avec Jean-Luc. Nous nous sommes installés dans une pièce qu’il est en train de finir de rénover et nous l’avons transformée en dortoir le temps d’une nuit.

Nous sommes ensuite passés par Poule-les-Echarmeaux, où nous avons de nombreux souvenirs, le Grand-Père de Corinne, Grand-Papa, avait une maison “perdue” au milieu de nulle part. “Le Lotier”. A la vente de cette maison, ce sont des amis qui s’en sont portés acquéreurs. Nous avons donc pu y retourner quelques fois. Et gentiment, Sylvain, notre ami, Jean son papa, et Paulette sa tante, nous ont accueillis tous les 5. Et oui, car maintenant nous roulons à 5. Ce qui ne va pas durer. Car au réveil, Paul a de nouveau des problèmes d’arythmie qui l’oblige à renoncer temporairement à continuer. Jean-Noël va voir des amis à Charrieux. Nous repartirons donc à 3 de Poule et nous nous séparerons à l’approche de Lyon, Michel voulant passer voir d’autres cyclos qui habitent le coin et qui partiront bientôt pour également rejoindre Bagnac.

 

Le soir nous arrivons chez Agnès et Laurent qui sont partis en 1997 réaliser ‘leur’ Tour du Monde qui a duré 2 ans. Il ont 3 enfants adorables. Louise, Paul et Noémie. Le lendemain matin, Agnès a prévu un pique-nique avec les enfants. Elle attelle donc la remorque au VTT. Elle tracte donc 2 enfants, Louise ayant son propre vélo et se débrouillant comme “une chef”. Et nous voilà partis tous les 6 sur les routes vallonnées des monts du Lyonnais. Euh! en fait tous les coins traversé jusqu’à présent sont vallonnés. Mais les monts du Lyonnais, “ça donne”! Nous avons passé de supers moments avec cette famille. Si vous passez par là, contacter-les. Ils habitent Chaussan et sont connus par la plupart des habitants.

Nous reviendrons sur notre rencontre du lendemain avec Lucie et Paul. Lucie, qui sans nous connaitre nous a laissé sa maison. Elle allait à l’opéra ce soir-là .

Lucie, la maman de Yann (cinqavelo) et Paul

Lucie, la maman de Yann (cinqavelo) et Paul

Nous avons “récupéré” Paul (l’autre, notre compagnon de route) le jeudi après-midi, après avoir également récupéré Jean-Noël en tout début d’après midi. Nous nous sommes pris une superbe saucée sur la route et nous sommes arrivés trempés dans un café où nous avons attendu que ça se calme. Le soir nous avons dormi au camping de Retournac en bord de Loire. Ce camping était comme ”abandonné”. Tout était coupé, l’eau donc pas de douche ou de sanitaires, pas d’électricité. Nous étions seuls. La pluie nous a laissé un répit qui nous a permis de manger et de monter les tentes puis à redoublé pendant la nuit. Elle n’a pas cessé jusqu’à notre départ, en ordre dispersé, car Corinne ayant eu l’oreille qui avait coulé, a souhaité aller voir le médecin. Elle a eu raison, car elle a une otite purulente qui lui fait mal et l’handicape. Elle n’entend plus rien de ce côté-là.

Nous sommes arrivés au Puy-en-Velay, d’où nous vous écrivons ce matin, en fin d’après-midi. Paul et Jean-Noël s’étaient installés au camping. Nous trouvions que ce n’était pas dans l’esprit “rencontres” dont nous pouvions bénéficier ici. La ville étant un des départs du célèbre chemin de Saint-Jacques. Nous avons donc décidé d’aller dans un accueil pélerin. Et on a bien fait. C’était super! On vous raconte ça dans quelques jours.

 

 

Maintenant il faut qu’on ya aille.

On vous embrasse tous. ECRIVEZ, ECRIVEZ, ECRIVEZ.

 

Corinne et Philippe le mai 16th, 2009

Coucou,

Nous voila de retour sur le site, après plus d’une semaine. Une nouvelle semaine riche en rencontres et en émotions.

Aujourd’hui, nous voudrions écrire 2 articles. Nous les taperons rapidement, car nous voulons rejoindre des copains ce soir, sur le chemin de Saint-Jacques et nous avons un peu de kilomètres à parcourir. Nous reprendrons éventuellement ces articles, dans quelques jours pour les enrichir.                      

Le premier article pour évoquer la fête que nous ont organisé Sylvie & Jean-Pierre à Saint-Désert (71), samedi dernier.  La quasi totalité de nos amis et notre famille proche s’étaient donnés rendez-vous pour faire la fête. Encore une! Quelques convives se sont invités… d’eux-même. Notre “réputation” dans l’organisation des fêtes nous ayant peut-être précédée.

Nous avons donc passé plusieurs jours chez Sylvie et Jean-Pierre qui, comme d’habitude, avaient mis les petits plats dans les grands. On n’a pas perdu un gramme! C’est même un euphémisme. Je pense que nous nous sommes alourdis. Pourtant nous continuons à nous délester des objets inutiles ou qui le sont devenus. Cartes routières inutiles, stylo ou lampe en double, etc… Ah, les plaisirs de la table… Surtout lorsque tant de générosités sont déployées et que les amis y sont attablés.

Revenons à la fête elle-même. Nous avons eu la chance d’avoir un DJ “du feu de Dieu”. D’une gentillesse et d’une attention remarquables. David. On espère qu’il mettra ses coordonnées sur le site via un commentaire et que ceux qui voudront organiser une fête feront appel à lui. Ce sera nécessairement réussi.

Tout le monde était là pour s’amuser, fêter notre départ, participer à notre joie de pouvoir vivre cette expérience de liberté “absolue”. Plusieurs “mondes” se sont découverts. Des cyclos, des sédentaires, des militants, des pantouflards,… Toutes les combinaisons sont possibles. On a ainsi vu des cyclos militants, des sédentaires pantouflards, etc… Il y avait même un cyclo devenu pantouflard pour cause de grave mal aux fesses. Jean-Marc pour ne pas le citer.  Comme les valeurs les plus communes étaient l’ouverture d’esprit et l’altruisme, tout le monde s’est régalé d’apprendre, de découvrir.

Nous avons été touchés d’avoir tant de chaleur au centimètre carré. Et la chaleur est montée rapidement sur la Piste de dance. Car à saint-DESERT, ce qui est important c’est de prendre la bonne piste. Et celle mise au point par Sylvie et Jean-Pierre, ainsi que David et chacun des participants a été la meilleure possible.

Le lendemain midi, nous avons à nouveau mangé tous ensemble. Puis est arrivé le moment des aux-revoirs. Les larmes, nombreuses, se mélaient à la pluie et coulaient sur beaucoup de visages. Beaucoup d’amis cyclo ou non, nous ont accompagnés sur la voie verte que nous avons suivi jusqu’à Cluny, pour aller retrouver Jean-Luc et d’autres copains.

C’est la suite de l’aventure que nous voulons vous relater dans l’article suivant

Corinne et Philippe le mai 9th, 2009

Nous voilà donc partis sur les routes, pour le début de notre aventure.

Partout où nous passons, nous sommes des stars, les gens rencontrés ont l’intuition que nous ne sommes pas juste partis pour une ballade dominicale, surtout lorsque nous ne sommes pas un dimanche…ça doit être dû à l’attelage et aux drapeaux sur la remorque. A ce propos, le travail minutieux exécuté par Adrian et Sébastien est réellement superbe. Notre remorque déjà parfaitement profilée par Christian Touze est devenue une véritable oeuvre d’art originale.
Donc, on nous hêle au passage, on nous fait des grands coucous. Comme nous ne sommes pas farouches, nous nous arrêtons systématiquement. Et on rameute les copains, les passants - “vous vous rendez compte, ils partent pour un tour du monde”, et nous voilà avec un petit attroupement. C’est toujours super sympathique.
Bon ensuite, l’ambiance retombe dés qu’on annonce que l’on est parti de chez nous depuis, 1, 2, 3… jours. Ca calme sur l’esprit “baroudeur” qu’on nous prêtait jusqu’àlors.
Nous sommes invités à manger, dans leur restaurant, par un couple de jeunes restaurateurs qui nous a donné sa carte de visiste. On a aussi un rendez-vous, le 1er dimanche de septembre avec un groupe de randonneurs à cheval, … et ainsi de suite.

On parle de 2010, bien sûr.

Un jour, on nous arrête, alors que nous venons juste de partir, pour prendre un verre de Chablis dans un cadre superbe, d’un moulin en bord du Serein, magnifique petit ruisseau que l’on suit déjà depuis la veille. On s’est d’ailleurs, là aussi, engagé à repasser à notre retour pour y rester un plus long moment avec notre hôte. Le Chablis a un effet bizarre sur les jambes de Corinne. Elle se sent “toute chose”!
Et comme depuis le 3ème jour, les bosses sont apparues. Petites au début, puis moyennes pour devenir sérieuses sur la fin du parcours de cette semaine, notre progression s’en ressent.
Le matin, on se met en route au chant du coq. Euh, ça ma chérie, c’est pas le chant du coq, ça ressemble plutôt à la sirène mise en route par les villes, le 1er mercredi du mois. C’est NOTRE chant du coq.
Ce qui est vraiment extra-odinaire, c’est le rapport au temps. Rien ne nous contraint. On prend et fait les choses comme ça vient. On se lève quand on est réveillé (arrêtez de rigoler), on part quand on est prêt, on mange quand on a faim, on sieste quand on en ressent le besoin (arrêtez..), on roule ce qu’il faut, on fait des pauses. Bref c’est tout bon!


Le chemin nous mène systématiquement vers des découvertes, des rencontres. Chacune d’entre-elles est un instant que nous apprécions à sa juste valeur. Les gens prennent le temps de discuter avec nous. Nous nous l’avons, on peut donc véritablement “échanger”.
Tous les “couchages” de la semaine ont été différents. Chacun nous apportant des plaisirs et sensations “fortes”. Les accueils cyclo ou amis ont été fantastiques. La chaleur des accueils, la beauté des cadres de vie, les plaisirs du partage, les discussions, les attentions qu’on nous porte. Tout est magique.

      

      
Nous avons campé 2 fois. Une fois à Villeneuve-sur-Yonne, dans un camping municipal tenu par un couple de Chti’s, on ne peut plus serviables et sympa, et où nous avons croisé David, un jeune anglais qui se rend, à vélo, au festival de Cannes pour y présenter son court métrage. Il est parti de Londres depuis quelques jours et traverse donc la France. Il a fait une pause chez Sylvie et Jean-Pierre, qui lui ont fait découvrir les plaisirs de la table en Bourgogne. Il semble qu’il avait un peu “mal à la tête”, le lendemain au moment de remonter sur le vélo.

La deuxième fois, nous avons dormi dans un local “lavabos” du camping à Préçy-sous-Til. Nous avions planqué le tandem, dans un coin bien obscur et nous avions “barricadé” la porte afin de ne pas riquer d’être surpris dans notre sommeil. Nous avions branché l’alarme “tandem” qui consiste en un fil de pêche relié à une clochette.

Un dicton local nous a conduit à “réfléchir”. Le voici : “Si tu passes par le Nivernais, essaies de devenir moins benêt (de laine)!”. On a donc essayer de faire quelques apprentissages….en se balladant.

Le matériel se comporte à merveille. Nous avons eu un seul problème technique le jour de notre départ. Par notre faute d’ailleurs. Ce sera notre premier “apprentissage”. On vous raconte : Dans une superbe descente, on met le turbo, grand plateau, petit pignon et fonce Alphonse… Un panneau nous indique bien que la route peut être inondée, mais nous n’y prêtons guère attention. Nous arrivons comme des fêlés en bas de la descente, et on est obligé de faire chauffer les freins pour s’arrêter juste avant l’eau dont est rempli le gué. Hervé, Martine et Ferrey, qui nous accompagnent, passent en premier. Ils nous disent que ça glisse. On continue donc, à petite allure, mais sans s’arrêter. Et de l’autre côté, on se retrouve face à une montée, bien raide. On veut changer de vitesse et de plateau… et patatras la chaine déraille et se bloque en se vrillant, entre le petit plateau et le cadre.
On est “obligé” de faire les 30 derniers kilomètres à petite allure pour ne pas endommager les plateaux et les pignons.
Depuis, dans les descentes, une fois lancés à fond, on est moyen plateau et sur un pignon intermédiaire. Nous avons pu réparer le lendemain matin chez Marie-Claude et Gérard, avec le morceau de chaine de remplacement que nous avions emporté.

 

Le deuxième apprentissage est lié au choix des routes. Nous n’avons pas emprunté une seule fois l’itinéraire que nous avions prévu. A chaque fois, nous demandons aux “régionaux” de l’étape leur avis sur le choix du trajet et nous avons toujours été gâtés par la beauté et la diversité des paysages autour des itinéraires indiqués. Une seule réserve mais difficilement contournable, pendant les 2 premiers jours nous avons vu du colza à notre gauche, du colza à notre droite, du colza devant, du colza derrière…. La couleur est jolie, mais ça finit par lasser et surtout, ça pue!
Que peut-on faire avec tout ce colza? De l’huile, du carburant, … Si vous connaissez d’autres utilisations, dites-le nous. Ca nous intéresse réellement, parce qu’avec les quantités que nous avons vues…on s’interroge.

 

 

Il nous a fallut attendre le 3ème jour pour commencer à voir des élevages. Moutons et vaches. Et là, on vous scotche tous! On a vu des vaches grises. Vous avez bien lu GRISES. Et on vous en apporte la preuve ci-dessous.

Le 2ème dicton que nous avons retenu est le suivant : “En France, mange en abondance” … Nous savons que nous n’aurons pas l’occasion de manger les p’tits plats préparés par nos amis pendant de longs mois. Alors on en profite.

En fait on ne fait que ça : ON PROFITE….

On vous embrasse. A bientôt… Demain, après une petite fête mise au point par Sylvie et Jean-Pierre, direction Bagnac-sur-Célé via Cluny et Le-Puy-en-Velay… Jean-Luc, on arrive!

Corinne et Philippe le mai 8th, 2009

Bonjour à tous,

Corinne dans les bras de sa Maman

Corinne dans les bras de sa Maman

Nous voilà enfin reconnectés. Nous pouvons prendre connaissance de vos messages et vous donner quelques nouvelles. Nos échanges quasi quotidiens nous manquent. Vos mots, tous plus gentils les uns que les autres sont un fantastique carburant. Nous avons évoqué, sans discontinuer, les émotions extraordinaires qu’a suscité en nous la fête de notre départ de Villemomble et le pique-nique au Lac de Vaires.

   

   

  Nous souhaitons à chacun d’entre-vous de vivre des moments aussi forts que ces instants vécus le 1er Mai. Nous avons été “portés”, “chavirés” par votre présence. Nous étions “submergés”. Chaque nouveau visage croisé, nous faisait immédiatement interrompre la discussion à peine engagée avec l’ami précédent.  Chaque visage, voisins, amis, famille, ravivait en nous des souvenirs personnels et une joie difficilement exprimable d’être “entourés”. Nous avions besoin aussi de vous “toucher”, en vous serrant dans nos bras, en vous embrassant.

Corinne a “craqué” en sortant, en tenue cycliste, pour la dernière fois de la maison. Le fait de laisser notre environnement. Seulement humain, les enfants, Papa, Maman, les amis, voisins,… Le “matériel” nous important réellement peu.

On aime d’ailleurs bien cette phrase liée au mouvement de la décroissance, qui reflète parfaitement notre point de vue : ”Moins de Biens, Plus de Liens”.

Grâce à votre énergie, à votre joie, à l’activité déployée par chacun de vous pour que ces moments ne soient que du bohneur, nous avons connu des instants inoubliables qui nous ont comblés au-delà de ce que nous pouvions imaginer. Nous n’avions jamais connu d’émotions telles que celles-ci et c’est à vous tous que nous le devons.

Vous nous manquerez. C’est sûr! Restez aussi présents que possible, nous en auront besoin.

On vous embrasse très très fort.

Corinne & Philippe

Pour le reste des photos, cliquez :

http://www.flickr.com/photos/37398915@N03/sets/72157617861822062/

ps1: Nous sommes très “fiers” d’avoir des enfants tels que les nôtres, bien sûr. Leur message posté sur le forum est parfait. Nous nous joignons à eux pour remercier tous ceux qui les ont aidés à ranger et tous ceux qui les ont déjà invité ou qui le feront.

ps2: Quelqu’un sait-il si Mattéo a eu son avion et comment il a été véhiculé?

ps3: Ceux qui ont fait des photos ou des vidéos peuvent-ils nous les adresser à notre adresse mèl? Merci d’avance.

Corinne et Philippe le avril 30th, 2009

Ce voyage avant de démarrer, a d’abord germé en nous, puis poussé pour devenir projet.

La pièce "Tour du Monde"

La pièce "Tour du Monde"

Mais entre le projet et le départ, nous avons vécu une aventure humaine extraordinaire, qui nous fait dire que quellle que soit la suite de l’aventure, nous avons déjà “réussi” quelque chose de FANTASTIQUE.

Nous avons eu l’inestimable chance d’être supportés par nos proches, famille et amis, et de réaliser de très nombreuses rencontres qui nous ont grandement enrichis et qui nous ont rendus tels que nous sommes aujourd’hui.

Ce sont ces rencontres que l’on voudrait évoquer.

C.C.I tout d’abord. Cyclo Camping International. Un rendez-vous de fêlés des pâtes (clin d’œil). Mais plutôt de celles qui moulinent, les pattes. C’est tout un état d’esprit, CCI. Ouverts aux autres, à l’écoute, solidaires, simples, généreux,… Quand on y arrive pour un week-end,  une quinzaine ou une simple rencontre, on sait qu’on est “pareil”. Nous ne savons pas le décrire mieux que ça. Les idées, une certaine conception de la vie, les valeurs… Si vous ne connaissez pas et que le vélo en randonnée vous tente (sans jeu de mots), faites l’essai, vous adorerez.

La convivialité C.C.I

La convivialité C.C.I

CCI nous a permis de rencontrer un nombre incroyable de gens expérimentés dans le voyage à vélo, d’avoir accès à une mine d’informations. Un puits de connaissance dont nous n’avons pas atteint le fond…

Plusieurs CCI’stes sont devenus des amis. Parmi eux, certains sont restés “en éveil” pendant toute notre période d’apprentissage et de préparation. A la moindre interrogation, nous obtenions les éléments de réponse qui nous permettaient de “décider”, ou simplement de savoir, de connaître, d’avoir les contacts. Spéciale dédicace à Toupetivelo….

Nous avons même bénéficié, quand nous identifiions du matériel qui nous serait utile, en poids ou en spécificité, d’un découvreur, voyageur permanent, qui, une fois le vélo plié, partait immédiatement en train et zou, ce copain cci’ste allait nous faire les courses en suisse ! Pays mieux achalandé que le nôtre pour nombre de matériels.

Une partie des "voisins"

Une partie des "voisins"

Les voisins ensuite. Toujours présents pour la fête, mais aussi pour nous fabriquer des pièces utiles au tandem ou nous consolider du matériel, nous construire des drapeaux, nous faire profiter de leur expérience de voyagiste, se proposer en permanence pour nous aider.

Manuela, pour poursuivre. Au comptoir d’Ibéria à Orly, c’est elle qui nous a sorti d’un pétrin sans nom pour l’obtention du billet tour du monde. Elle est d’une gentillesse inouïe, d’une efficacité indescriptible, d’une disponibilité totale.

La famille "en folie"

La famille "en folie"

Les amis dans leur ensemble et bien sûr la partie de la famille, qui nous ont accompagnés et continuent à le faire.

Discrets, efficaces, toujours présents dans les coups durs, ils nous ont permis d’avancer dans un environnement aimant. Ce qui pour nous représente TOUT.

On vous embrasse tous.

Corinne et Philippe le avril 30th, 2009

Dédicace spéciale à Emma, Marie, Timothé & Valentine

Le voili, le voilà qui se profile…. Le dernier jour avant! Qui sera un premier… du joli mois de Mai, et aussi de notre périple.

Ce mat un, dialogue de sourd mal un au réveil.

- “On est quel jour?” ,- ”Le un“, - “Le combi un?” - “Le un !” -  ”Mais le un, c’est dem un, on n’est pas le 1er quand même?”, - “Non, on en est au un, le premier étant dem un“.

N’oubliez pas à ce propos que demain c’est une nouvelle occasion de faire la fête en venant nous dire”Au revoir”. Et pour faire durer un peu le plaisir, on vous propose un pique-nique sur les bords du Lac de Vaires. On peut s’y rendre, soit à velo pour ceux qui nous accompagneront, soit en voiture en nous retrouvant là-bas sur le parking. Pensez à prendre boissons et victuailles!

- “Mais,on est aussi le dernier”, - “Dernier jour du mois d’Avril”, - “Dernier jour pour aller, de bonne heure, réveiller Aude qui va à la Fac”, - “Dernier jour à profiter du silence de la maison en sachant que Cécile et Sébastien qui n’ont pas cours ce matin, sont là, endormis”.

Ce n’est pas tout à fait juste d’ailleurs, car ce matin, très rapidement on s’est mis à parler avec Mattéo. Petite

Matteo prépare les pâtes "à l'italienne"

Matteo prépare les pâtes "à l'italienne"

parenthèse, d’ailleurs, hier et avant-hier nous avons eu la chance d’accueillir Mattéo qui avait eu nos coordonnées via les listes d’hébergements SERVAS. Mattéo est Italien, romain, et hier soir, il nous a préparé le repas. Au menu “Pâtes à l’italienne”, cuisinées suivant 3 recettes. Mama Mia, quel régal!

Corinne qui rève d’apprendre des recettes de cuisine en parcourant le monde, a pû commencer sa découverte dés la maison.

Elle fera d’ailleurs des articles avec les recettes auxquelles elle aura participé

Dem un, ce sera la f un du décompte…

On vous attend tous !

Corinne et Philippe le avril 29th, 2009

Deux ! Maintenant le départ est vraiment pour deux mains. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’on est à deux doigts du départ.

Deux, c’est le chiffre pilier de notre projet. Partir, bien sûr. Le voyage c’est évident. Mais être à deux. Etre ensemble. Partager : partager l’aventure, le quotidien, les galères, les déceptions. Partager le voyage lui donne, de notre point de vue, une dimension supplémentaire. Ca amplifie les émotions ressenties. Chaque jour, presque chaque minute, nous serons ensemble. On aura mis au point quelques astuces pour s’isoler un tant soit peu…

La culture a beaucoup d’exemples dans lesquels les duos sont célèbres. Sansom & Dalila (et non pas Véronique et Davina), Chapi et Chapo, Laurel (il l’avait musicale…) & Hardi (le frère de Françoise), César & Cléopatre, La Belle & Le Clochard (on a déjà essayé le coup du spaghetti à deux. Et vous?), Roméo & Juliette, Jules & Jim, Boule & Bill…..

Pour finir, un  excellent film “Les deux sont tombés sur la tête” et LE Livre, le plus connu d’entre tous : ”Les 2 Moustiquaires” d’Alexandre Dumas. L’histoire parle de quatre mais les nôtres sont doubles.

2main bien sûr! On finira en 2 coups de cuillères à pot

Corinne et Philippe le avril 28th, 2009

Nous voilà entrés dans le dernier carré. De plein pied. Nous sommes même dés maintenant, dans le trio. Pas encore dans le trio de têtes, mais de jambes. Pour Corinne, nous n’en prenons qu’une en compte… Nous attendrons de tester sérieusement celle concernée par sa chute, pour la réintégrer dans ses acabits.

Nous avons la chance d’avoir trois enfants supers, Sébastien, Cécile & Aude, les 3 P’tits Loups. Maman Louve a un peu de vague à l’âme à l’idée de laisser sa portée. Pour papa Loup, il considère que c’est une chance pour eux aussi, de pouvoir vivre leur expérience “d’autonomie”, sans avoir à quitter la maison. En restant proches de la famille et des amis. En plus, la fratrie est soudée. Ce qui est un atout supplémentaire. On peut parler de triplette réussie.

Heureusement, ils viendront nous rejoindre quelques fois durant notre périple…

Pour ne rien vous cacher, la nuit parfois pendant les brefs moments de réveil, Philippe “cogite” pour le lendemain. Mais cette nuit de fil en aiguille, il a eu une grosse insomnie, “agitée”. En effet,  passant des 3 p’tits loups aux 3 p’tits cochons, le voila qui atterrit sur la grippe porcine.

Et un épisode d’hier soir au téléphone avec un ami, lui est revenu en mémoire et a déclenché une onde de choc qui s’est avérée”désastreuse”, pour le sommeil du “pilote de notre tandem”. Nous avions écourté la conversation afin que cet ami puisse regarder les informations sur ce sujet.

Comment après la vache folle, la tremblante du mouton, la grippe aviaire, peut-on encore mobiliser l’ensemble des médias, une très grande part du discours public sur un sujet anxiogène, dont les effets sur l’humain sans être inexistants ne sont pas d’une importance telle qu’elle nécessite ce déploiement médiatique.

Arrêtez la “com”. Agissez!

De nombreux “drames” existent, avérés ceux là, que l’on peut même pour certains qualifier de crimes, puisqu’on pourrait les prévenir et y remédier et qui concernent des quantités d’individus de par le monde. Pour exemple, mais il y en a des “tonnes” d’autres:

- Un enfant meurt de faim, toutes les 5 secondes. Vous vous rendez compte, CINQ secondes. 1, 2, 3, 4, 5 - 1, 2 , 3, 4, 5 - 1, 2, 3, 4, 5 - et on continue à détruire des stocks alimentaires…

- Des malades du sida continuent à mourir. On ne leur permet pas l’accès à la tri-thérapie.

Il est vrai que dans ces 2 cas, on a affaire à des individus “insolvables” qui n’iront pas augmenter les profits de l’industrie du médicament.  Alors que la France, par exemple, a déjà investi des millions d’euros en commandant de très importantes quantités de vaccins contre la grippe aviaire, sans qu’aucun cas humain n’ait été constaté en France, avec un nombre de victimes, somme toute, relativement faible à travers le monde et une efficacité du vaccin absolument pas prouvée.

Pour repartir “du bon pied” on va essayer de finir sur un sourire…

Le tri sélectif des déchets a été mis en place, il y a très longtemps, par des marins qui aimaient s’amuser. Ils avaient inventé le Tri Marrant !

Demain c’est promis, on fera plus “léger”.