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	<description>Un tour du monde a vélo en tandem</description>
	<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 10:45:05 +0000</pubDate>
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		<title>Laos : Sourires des enfants et rires aux éclats des femmes</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 09:36:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[

Comme nous approchons de la nouvelle année, en Thaïlande, et que c&#8217;est traditionnellement  la période où se prennent les « bonnes » résolutions, nous n&#8217;y avons pas échappé. Vous savez bien, celles du style : « cette année, je me mets à la gym », « cette année, je rentrerai plus tôt du travail », « cette année, plus de pain [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060614.jpg"><img class="size-medium wp-image-1737 aligncenter" title="bonnes côtes au Laos, souvent plus de 10%" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060614-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Comme nous approchons de la nouvelle année, en Thaïlande, et que c&#8217;est traditionnellement  la période où se prennent les « bonnes » résolutions, nous n&#8217;y avons pas échappé. Vous savez bien, celles du style : « cette année, je me mets à la gym », « cette année, je rentrerai plus tôt du travail », « cette année, plus de pain avec mes pâtes », etc, etc&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous venons donc d&#8217;en prendre de bonnes, des résolutions, pas des bitures&#8230;Et leur trait commun, s&#8217;il doit y en avoir un, pourrait être : raccourcir.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le premier vous concerne au premier chef. Enfin, si vous êtes d&#8217;assidus lecteurs des articles de ce blog, et surtout si vous avez cette ténacité qui vous permet d&#8217;aller au bout de chacun d&#8217;eux. Car nous nous sommes aperçus qu&#8217;ils s&#8217;allongeaient, s&#8217;étiraient, au fur et à mesure de notre périple.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le désir d&#8217;être en contact, notre envie de vous faire partager chacune de nos émotions, nous a fait confondre récit et encyclopédie&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060616.jpg"><img class="size-medium wp-image-1727 aligncenter" title="visages rieurs de tous les enfants" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060616-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous concernant, la vie est belle. Nous sommes au Laos qui est un pays extraordinaire de par sa nature et ses habitants. Ils sont adorables, gais, gentils, jamais &#8220;speed&#8221;. Leur devise est : <em>Bo Pen nyang</em>, &#8220;Pas de problème&#8221;. A la période de l&#8217;Indochine, les français avaient arrêté ce dicton bien sentencieux, concernant la région : « Les vietnamiens plantent le riz, les cambodgiens le regardent pousser et les laotiens l&#8217;écoutent ». Ils sont vraiment très tranquilles et toujours souriants. Alors nous nous y sentons parfaitement bien, de vrais poissons dans l&#8217;eau.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130698.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1745" title="scènes de la vie rurale" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130698-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Nous avons été accompagnés tout au long de notre route au Laos, par les cris d&#8217;excitation des enfants, qui viennent en courant se positionner au bord de la route lorsqu&#8217;ils nous aperçoivent, et le rire aux éclats, à notre passage, des femmes regroupées à l&#8217;ombre des maisons.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Tout le monde nous dit bonjour, mais le « hello » que nous ne supportions plus au Vietnam, a été remplacé par « Sabaedee » (bonjour en lao). C&#8217;est un mot très « chantant » et très doux à la fois - &#8216;ça baille diiiii&#8217; - que nous avons aimé entendre et répéter en retour.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Avec un grand sourire qui éclaire leur visage, les enfants aiment aussi se mettre en ligne par groupe de 2 ou 3, et tendre le bras droit, paume ouverte afin que l&#8217;on puisse se claquer dans les mains, eux  sur le bord de la route et nous roulant sur notre drôle d&#8217;engin, qui les intriguent tant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Aucun enfant, au Laos, n&#8217;est jamais venu toucher le tandem ou la remorque. Ils viennent voir ce curieux attelage et les deux hurluberlus qui le chevauchent, ils viennent rire et parler.  Les gens sont gais, calmes, souriants, d&#8217;une douceur et d&#8217;une gentillesse très palpables.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Leur générosité et leur hospitalité sont légendaires. Nous avons pu le vérifier dès notre premier jour dans ce magnifique pays.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Chaque pays a ses « signes de reconnaissance » pour trouver un hôtel, un restaurant, un magasin où acheter quelques gâteaux ou de l&#8217;eau, etc&#8230; Il nous faut toujours 2 ou 3 jours pour repérer ces signes et assimiler ces codes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le premier jour donc, sur les coups de midi, nous arrivons dans un village. Nous le traversons en cherchant, l&#8217;un à gauche, et l&#8217;autre à droite, les fameux signes qui pourraient nous indiquer un endroit pour manger.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Rien d&#8217;évident ne nous saute aux yeux. On voit sur le bord de la route une toute petite guérite avec quelques paquets de gâteaux sur l&#8217;étal, et un groupe de jeunes adolescents en tenue de lycéens, à l&#8217;intérieur. Lycée sous-entend, peut-être apprentissage de l&#8217;anglais et donc possibilité de nous faire plus facilement comprendre qu&#8217;avec simplement des signes. Nous nous arrêtons donc pour leur demander où nous pouvons manger. Ils réfléchissent, se concertent, et pendant ce temps, une femme, venant de la maison juste derrière, s&#8217;est approchée de la guérite. C&#8217;est la maman d&#8217;une des élèves présentes et la guérite est à elle, posée au bord de la route, juste devant sa maison. Sa fille lui explique ce que nous voulons, elles discutent ensemble 10 secondes, et le groupe nous regarde et nous dit d&#8217;une seule et même voix « ici ». On pense qu&#8217;ils nous proposent d&#8217;acheter quelques paquets de gâteaux, mais la jeune fille de la famille nous montre sa maison dans un geste d&#8217;invitation, et elle nous y accompagne.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Elles, la maman et la fille, ont déjà mangé. En fait, au Laos, on mange plutôt vers 11h – 11h30, et le soir vers<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060623.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1729" title="invitation à manger le traditionnel &quot;riz gluant&quot;" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060623-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> 18h30 - 19h00. Mais ça,  nous l&#8217;apprendrons au fil des jours. On se retrouve donc assis sur les nattes, dans la pièce principale de la maison où trône le métier à tisser. On nous apporte la table basse, sur laquelle apparait le récipient en osier tressé qui contient le « riz gluant », base de l&#8217;alimentation au Laos. On le roule en boulette que l&#8217;on trempe ensuite dans les différentes sauces que la maman a posé pour nous sur la table. C&#8217;est la jeune fille qui va nous montrer comment procéder, car nous avons l&#8217;air bien bête, ne sachant trop que faire, attendre d&#8217;éventuels couverts, d&#8217;autres plats, etc&#8230; On passera un excellent moment avec ces 2 femmes, car même si les dialogues ne sont pas <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060626.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1733" title="on vient voir les 2 énergumènes qui ont le drôle d'engin" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060626-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>nombreux, beaucoup de gentillesse, d&#8217;attentions, passent à travers les regards.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Pendant tout le repas, les enfants en groupes rieurs, mais aussi les adultes du village, vont défiler devant les différentes ouvertures de la maison, pour nous voir bien sûr, mais aussi à chaque fois, pour nous faire un petit signe amical.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Les paysages du Laos sont également beaucoup plus divers que ceux du Vietnam, toujours avec la réserve liée aux seules régions que nous traversons et routes que nous empruntons. Les laotiens ne sont « que » 6 millions, disséminés sur l&#8217;ensemble du pays, les campagnes que nous traversons au nord du pays, sont quasi désertes. On peut passer pas mal de temps sans rencontrer qui que ce soit. Ce qui nous fait un bien fou après l<span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;">&#8216;omniprésence</span> des gens au Vietnam. Les forêts et la végétation en général n&#8217;y sont que très peu entretenues, ce qui donne au pays un caractère « sauvage », que nous aimons.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">A l&#8217;inverse, les laotiens aiment les plantes et les fleurs, et décorent les rues de leur village et les abords de leur maison de parterres de plantes et de fleurs, qui mettent de jolies touches de couleurs, au milieu de ces beaux paysages.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Les gens sont gais, les visages rieurs.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Sur l&#8217;ensemble de notre périple au Laos, nous n&#8217;aurons croisé que 3 sites, sur lesquels nous émettons quelques réserves. Le premier est Luang Prabang :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Luang Prabang est très touristique, trop touristique. C&#8217;est vrai que c&#8217;est une très jolie ville, avec des monuments parfaitement entretenus du fait de son classement au patrimoine de l&#8217;humanité. Mais c&#8217;est aussi une ville « bondée » de touristes, avec son lot de boutiques, restaurants, café, hôtels, etc.. pour touristes. Et cette profusion gâche un peu le reste.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le deuxième site « à réserves » est Vang Vieng :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Et pour celui-ci, d&#8217;ailleurs, il ne s&#8217;agit pas de réserves mais de rejet complet de notre part. Nous l&#8217;avons fui dés l&#8217;aube le lendemain matin de notre arrivée. C&#8217;est un lieu de débauches qui a été conçu et organisé pour que les touristes viennent s&#8217;y « éclater » à travers des activités sportives à risques, des discothèques géantes et hurlantes, des aliments « typiques » agrémentés de marijuana (sur les cartes à côté du plat, il y a la mention « happy »). Vous ne savez, ni bien de quelle drogue il s&#8217;agit, ni la quantité qui y sera glissée. Cela dépend du goût et des choix du cuisinier.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Dans cet endroit créé pour eux, les touristes se comportent en pays conquis. Ils parlent fort, déambulent dans les rues en maillots de bain ou dans des tenues très « déshabillées ». Ceci quand on connait un tout petit peu la pudeur des laotiens est vraiment choquant, car cela montre à quel point ces fous furieux se foutent de l&#8217;environnement dans lequel ils se trouvent, et des populations qui les entourent. La plupart sont « bourrés » ou en voie de l&#8217;être (chacun se promène en permanence avec sa bouteille de bière à la main). L&#8217;horreur vraiment!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le dernier enfin est Ventiane, la capitale :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous n&#8217;avons pas trouvé cette ville très jolie et à l&#8217;inverse elle a tous les travers des grandes villes occidentales. Un nombre très important de grosses voitures, des magasins de souvenirs en grandes quantités, des guest-house qui jouent à touche-touche tellement il y en a. Voir Ventiane après avoir parcouru le nord du Laos est très déstabilisant, car elle n&#8217;a aucune des caractéristiques de ce que nous avons rencontré ailleurs dans le pays. Nous devions y passer et y rester pour attendre notre visa thaïlandais. C&#8217;est ce que nous y avons fait en y étant, et grâce à notre « bonne étoile », nous y avons aussi rencontré Willy, un ancien coureur cycliste pro qui y a ouvert une boutique de vélo, après avoir remporté le Tour du Laos, et Jeannet, une néo-zélandaise, bibliothécaire dans une école de Ventiane, qui nous a fait découvrir la ville.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Pour la petite histoire, nous sommes arrivés à Luang Prabang en bateau, en naviguant toute une journée sur la Nam Ou, qui est un affluent du Mekong. Cette petite virée aura été une véritable aventure.<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130473.jpg"><img class="size-medium wp-image-1747 alignright" title="traversée en bateau" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130473-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous avons traversé un nombre de rapides impressionnant. Le « capitaine » connaissant parfaitement son affaire, se laissait, suivant les cas, porter par les courants ou au contraire accélé<span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;">rait</span> très fortement pour « domestiquer » le rapide à franchir. Nous avons également, grâce à son expérience, et à sa connaissance de la rivière, évité les rochers qui jalonnent le parcours et qui émergent de l&#8217;eau comme autant d&#8217;icebergs. Nous avons malgré tout  cogné un seul d&#8217;entre eux. Il y a eu un petit moment de panique sur l&#8217;embarcation, dans un silence de mort. Ceci d&#8217;autant plus que le matin même, un groupe de jeunes nous avait raconté le chavirage, la veille, d&#8217;une embarcation trop lourdement chargée. Les passagers étaient allés<span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;"> rechercher le</span>urs bagages au fond de l&#8217;eau avec, en plus de la panique, ce que cela sous-entend pour l&#8217;ensemble des équipements et en particulier tous les appareils électroniques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">A cette saison, qui est la fin de la saison sèche, le cours des fleuves est bas, et le Mékong par exemple n&#8217;est pas navigable sur toute une partie. Ce phénomène saisonnier est amplifié par la gestion de leurs barrages par les chinois. Nous avons dû descendre du bateau par 2 fois. Une première fois, pour lui permettre de franchir une longue partie avec très peu d&#8217;eau. Nous avons dû prendre  un petit transport collectif routier pendant environ une demi-heure, avant de pouvoir réintégrer l&#8217;embarcation. Alors que nous <span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;">étions tous à nouveau installés, le moteur refusa </span>de redémarrer. Il <span style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%;">fut tr</span>ès largement démonté par le seul « matelot », transformé en mécanicien pour l&#8217;occasion, afin de rechercher la cause de la panne. Sa trousse à outils est bien moins fournie que la nôtre. Mais il faut croire que la sienne est suffisante pour ses interventions puisqu&#8217;il finit, après une bonne heure, par parvenir à réparer.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130562.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1739" title="drôles de galériens: Jacques et Philippe à la manoeuvre" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130562-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>La deuxième fois, nous avons mis les pieds dans l&#8217;eau pour pouvoir délivrer l&#8217;embarcation, qui s&#8217;était échouée sur un lit de pierres. Le capitaine et son matelot, (qui ne sont pas des « enfants de salauds »), demandent alors à tous les hommes présents de se mettre à l&#8217;eau, pour aider à la manœuvre. Certains, dont je fais partie, ont eu la bonne idée de se mettre en short dès le matin, les autres, sans l&#8217;ombre d&#8217;une hésitation, vont laisser choir leur pantalon avant de se mettre à l&#8217;eau&#8230; Scène d&#8217;anthologie!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Cette croisière nous a aussi permis de voir la vie des villageois au bord de la rivière et l&#8217;utilisation qu&#8217;ils font de celle-ci. Entre-autres pour leur alimentation, à travers la pêche, mais également dans leur recherche d&#8217;or, et pour leur fourniture électrique, en réalisant de petites turbines à l&#8217;aide de roues de vélo, entrainées par le courant de la rivière.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous arrivons de nuit et à la rame à Luang Prabang. A la rame sur les 3 ou 4 derniers kilomètres, car à court d&#8217;essence! Nous débarquons du bateau, et récupérons Aucéba et la remorque à la seule lumière de nos 2 frontales, l&#8217;ensemble alentour étant plongé dans l&#8217;obscurité. Nous découvrons à cet instant que la roue de la remorque est crevée (en fait une vieille rustine qui s&#8217;est décollée sous l&#8217;effet de la chaleur). En regonflant, on parviendra quand même à rouler pour trouver un hôtel où passer la nuit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Le Laos est aussi un pays qui fait rêver bon nombre de routards. Pendant notre périple dans ce pays, nous avons eu la chance d&#8217;en rencontrer beaucoup et de voyager avec certains d&#8217;entre-eux. C&#8217;est toujours intéressant et enrichissant de partager ces instants et de découvrir des individus et leurs histoires. Nous avons sympathisé et passé d&#8217;excellents moments avec nombre d&#8217;entre-eux parmi lesquels, un quatuor d&#8217;allemands partis de Chine, un cyclo hollandais sur les routes depuis 1 an accompagné pour quelques semaines par son papa, un couple de français, Nicole et Jacques, amoureux de l&#8217;Asie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060830.jpg"><img class="size-medium wp-image-1758 aligncenter" title="rencontre entre cyclos sur les routes du Laos" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060830-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Une dernière anecdote pour vous montrer combien notre notoriété est grande et nous devance. Nous ne faisons pas encore l&#8217;ouverture du 20h00 en France, mais ça ne saurait tarder, maintenant que le grippe A n&#8217;est plus « vendeuse »!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Un jour, alors que nous roulions en tandem dans Luang Prabang, nous apercevons Nicole et Jacques. Nous nous arrêtons pour discuter avec eux. Quelques minutes après, un cyclo danois passe à côté de nous, freine, descend de sa monture et arrive tout excité près de nous. « Est-ce vous le couple de français qui fait le tour du monde en tandem? ». Comme nous lui répondons : - « Oui », il nous dit : - « Waouh, c&#8217;est vraiment super, on m&#8217;a parlé de vous, ça me fait bien plaisir de vous rencontrer! ». Depuis, on a fait faire des photos de nous sur le tandem que nous dédicaçons à chaque demande (on déconne bien sûr!).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Chaque village laotien, chaque quartier a son Wat (prononcer « vate »), temple bouddhiste. On va donc en<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060780.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1741" title="chemin qui mène au Wat" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060780-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> visiter 3 ou 4 le premier jour, mais très rapidement on s&#8217;en lasse. Il y en a partout, tout le temps. Leurs décorations sont en général assez « kitch ». Les Wats sont comme nous le disions très répandus. Parmi les plus réputés on peut quand même citer : le Vat « anguère », le Vat « fervoir », le Vat « airclosette »&#8230;..d&#8217;autant qu&#8217;ils sont remplis de Bonzes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">Nous allons, à présent, rejoindre la Thaïlande en franchissant le pont de l&#8217;amitié qui enjambe le Mekong, frontière naturelle entre les deux pays. Nos amis CCIstes <span lang="fr-FR">(Cyclo Camping International),</span> Christiane et Michel Dodos, viennent nous rejoindre au nord du pays pour que l&#8217;on roule ensemble en direction de Loeï, puis de Chiang Maï et le triangle d&#8217;or, avant de redescendre vers Bangkok, d&#8217;où nous rejoindrons la France. Ils doivent arriver les sacoches pleines de fromage, de confiture d&#8217;abricots, de chocolats et de champagne et remplies également des n°s du Canard Enchainés, à partir de février 2010. Nous sommes impatients de les retrouver et de pouvoir nous régaler en leur compagnie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Avant de conclure, et de faire le petit bilan « traditionnel » de notre périple au Laos, nous voulons quand même évoquer le tourisme sexuel dont nous avons été les témoins à Ventiane. Nous avons été très mal-à-l&#8217;aise lors de chacune de ses manifestations. De vieux occidentaux (de nos âges), se promènent avec de très jeunes laotiennes (de l&#8217;âge de nos filles ou encore plus jeunes). Notre malaise vient en grande partie du comportement de ces « salopards ». Ils ne se cachent absolument pas. Au contraire, ils s&#8217;exhibent, ne semblent ressentir aucune gène d&#8217;être l&#8217;objet de nos regards réprobateurs. Mais, que faire de plus, que ces seuls regards réprobateurs vis à vis de ces « clients ». Pour la jeune fille, il s&#8217;agit bien souvent du seul espoir de revenu pour elle et sa famille et parfois même pour l&#8217;ensemble de son village. Pour les « autorités » du pays, c&#8217;est également une source de revenus, et donc ils ne tariront pas cette source par une répression trop visible. La pauvreté est malheureusement une situation qui conduit les populations locales à des extrêmes de cette sorte. Mais de la part de gros salopards, c&#8217;est impardonnable! Les pays occidentaux communiquent autour des condamnations liées au tourisme sexuel. On aimerait bien savoir, combien de français ont été condamnés pour ce motif l&#8217;an dernier</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060679.jpg"><img class="size-medium wp-image-1743 aligncenter" title="quelques affiches pour dissuader le tourisme sexuel" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1060679-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Passons maintenant au bilan : Voilà encore un pays que nous avons beaucoup aimé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: left;" lang="fr-FR">L&#8217;évacuation des éviers dans les salle de bain s&#8217;écoule 		directement à vos pieds, sur le carrelage.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les minis pompes à essence dans les village, que nous avions déjà 		vues au Vietnam.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le Laos est un pays 		propre. Les gens utilisent très souvent les nombreuses poubelles 		en osier posées un peu partout.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">L&#8217;enseignement du 		bouddhisme indique que les femmes devront renaître en homme, avant 		de pouvoir prétendre au nirvana! Encore une religion de machiste!</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Tous les laotiens 		doivent faire une retraite et deviennent donc des bonzes durant 		cette période.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Sur les menus on trouve parfois du chien grillé.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le Mékong est la 12ème rivière du monde par sa longueur. 		4350Kms.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;utilisation du brulis est très répandu.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons vu 2 éléphants (j&#8217;ai, Philippe, promis à ma fille 		Aude, de l&#8217;emmener un jour se promener sur un éléphant&#8230; Mais 		elle n&#8217;était pas là!&#8230;)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les femmes montent en amazone à l&#8217;arrière des scooters.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le Laos est le 3ème producteur d&#8217;opium.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les bâtiments scolaires, écoles, lycées, en très bon état, 		même au fond des campagnes.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Dans les campagnes, on croise beaucoup d&#8217;enfants qui ne sont pas à 		l&#8217;école durant les horaires scolaires.</p>
</li>
<li>Les petites filles portent beaucoup: le petit frère ou la petite soeur, le bois&#8230;</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;écriture laotienne est « curviligne » et compte 33 		consonnes et 28 voyelles.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le Laos est le pays où il reste le plus de mines anti-personnelles 		non explosées. Elles tuent encore en moyenne, une personne pas 		jour. Plus de 35 ans après l&#8217;arrêt des combats&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Prix :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une chambre « matrimoniale » avec SdB et eau chaude : 			env. 85 000 Kips ( env.7,5€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">prix moyen d&#8217;un repas : 35 000 Kips (env.3€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une bouteille d&#8217;eau (1 l) : 10 000 Kips ( mais on peut se 			ravitailler partout à de grosses bombonnes d&#8217;eau minérale, car 			ils ne boivent que de l&#8217;eau minérale)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le plus cher :  95 000 Kips pour 2 (env.8 €)  à Luang 			Prabang dans un resto pour touristes.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le moins cher : 10 000 Kips pour 2 (env. 1 €) – une 			bonne soupe dans un restaurant à la campagne.</p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p10606092.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1754" title="traversée de petits villages" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p10606092-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130332.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1755" title="c'est joli mais ça grimpe vraiment beaucoup" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/04/p1130332-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et enfin, une petite synthèse de notre périple au Laos :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">24 jours : du lundi 	15 Mars au mercredi 07 Avril</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">16 jours de franc 	soleil,  5 jours oscillant entre nuages et soleil, 2 jours couverts, 	1 jour de pluie</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">483 kms à vélo</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La plus longue étape 	en distance : 90 kms pour relier  Vang Vieng à <span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">Phôn 	Hông. </span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">C&#8217;est 	aussi la</span></span></span></span></span></span> plus longue étape 	en temps : 5h11 sur le vélo.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La plus courte étape 	en distance : 33 kms pour aller de Viang Xai à Xam Nua.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">C&#8217;est 	aussi la</span></span></span></span></span></span> plus courte étape en temps : 2h17 sur le vélo.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La plus petite 	moyenne : 13,2 km/h pour relier Nam Méo à Viang Xai.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Répartition de nos 24 nuits par type d&#8217;hébergement : 24 nuits à 	l&#8217;hôtel (c&#8217;est la 1ère fois que nous n&#8217;avons qu&#8217;un type 	d&#8217;hébergement dans un pays!).</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Aucun problème mécanique, hormis la rustine décollée.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Voilà, c&#8217;est fini pour cette fois. On termine cet article à Nong Khaï, petite ville située au nord de la Thaïlande, juste en face de Ventiane, mais de l&#8217;autre côté du Mékong. On évoquera les manifestations qui se déroulent actuellement à Bangkok, et qui semblent commencer à gagner le nord du pays, dans notre prochain article.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En attendant, on vous embrasse. Encore merci à tous ceux qui nous mettent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230; Et on vous donne également rendez-vous dans quelques semaines en France&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left">On vous embrasse.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://velomonde.fr/2010/04/15/%c2%ab%c2%a0laos-la-route-est-belle-sourires-des-enfants-et-rires-aux-eclats-des-femmes-%e2%80%93-notre-resolution-de-debut-dannee-%c2%ab%c2%a0raccourcir%c2%a0%c2%bb%c2%a0%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Vietnam, le pays des « B »</title>
		<link>http://velomonde.fr/2010/03/24/vietnam-le-pays-des-%c2%ab%c2%a0b%c2%a0%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 03:08:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://velomonde.fr/?p=1616</guid>
		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, le temps est bien morose. Il est en parfaite adéquation avec la visite que nous venons d&#8217;effectuer. Nous sommes depuis hier au Laos, dans la région de Vang Xai, où là aussi, les ravages de la guerre « du Vietnam », avec les Etats-Unis ont laissé de nombreuses traces. Ce sont quelques-uns de ces lieux et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Aujourd&#8217;hui, le temps est bien morose. Il est en parfaite adéquation avec la visite que nous venons d&#8217;effectuer. Nous sommes depuis hier au Laos, dans la région de Vang Xai, où là aussi, les ravages de la guerre « du Vietnam », avec les Etats-Unis ont laissé de nombreuses traces. Ce sont quelques-uns de ces lieux et de ces marques que nous sommes allés voir ce matin en compagnie de Bob, un routard américain et de notre guide laotien.</p>
<p style="text-align: left;">Hier, à peine la frontière Vietnam – Laos franchie, tout a basculé, tout est devenu différent. Incroyable! Quelques centaines de mètres, quelques tours de roues, et immédiatement, tout autre chose. Nous vous en reparlerons plus en détails dans notre prochain récit.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120409.jpg"><img class="size-medium wp-image-1618 aligncenter" title="sur un marché d'Hanoï" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120409-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Reprenons donc le récit à Hanoi, où notre arrivée, une fois n&#8217;est pas coutume, aura encore été épique. En décollant de Hong-Kong, nous n&#8217;avons pas réussi à joindre le petit hôtel, situé dans le vieil Hanoï, dans lesquels nos amis Alain et Anne-Marie nous ont laissé des cartes routières et divers objets que nous leur avions confiés avant notre départ de Villemomble.. Nous avons écrit successivement 2 mails à l&#8217;adresse de l&#8217;hôtel. Le premier en français, puis en partant de l&#8217;aéroport de Hong-Kong, comme nous n&#8217;avions de réponse, nous l&#8217;avons ré-écrit en anglais, demandant à la fois de nous réserver une chambre et de nous envoyer, si possible, un van à l&#8217;aéroport pour nous amener à l&#8217;hôtel. Avec le tandem emballé et la remorque, la gestion de nos arrivées à une heure avancée de la nuit n&#8217;est jamais chose simple.<br />
Nous n&#8217;avons bien évidemment pas de monnaie locale, et nous devons en trouver avant d&#8217;envisager de prendre un quelconque moyen de transport. Nous ne connaissons absolument pas la langue non plus. Donc comme à chaque fois, l&#8217;aventure et la découverte vont être au rendez-vous.<br />
Comme dans chaque aéroport, dans le hall des arrivées, des gens dressent des pancartes avec des noms inscrits dessus. On cherche vainement le notre. Pas de « WOLF » à l&#8217;horizon. Corinne va téléphoner à l&#8217;hôtel, en espérant que quelqu&#8217;un parle l&#8217;anglais. C&#8217;est le cas. On lui répond que quelqu&#8217;un arrive. Ça va faciliter les choses!<br />
Effectivement, en revenant dans le hall et en reparcourant une à une l&#8217;ensemble des pancartes, Coco finit par repérer notre nom sur l&#8217;une d&#8217;entre-elles. Que voilà qui est bien!<br />
Même dans un van, le chargement d&#8217;Aucéba et de la remorque n&#8217;est pas des plus facile. Mais après 2, 3 essais, dans diverses positions, on finit par parvenir à fermer toutes les portes et le coffre. Allez zou, le coup de chaud est passé. On y va!<br />
<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120398.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1621" title="Aperçu du trafic à Hanoï" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120398-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a>Waouh! Sans transition, on pénètre immédiatement dans le trafic complètement dingue d&#8217;Hanoï. C&#8217;est simple, ça grouille, ça klaxonne, ça slalome de partout. Chacun suivant sa taille et son poids a sa place dans le trafic. Le bus est prioritaire devant le camion, qui lui même l&#8217;est devant la voiture, qui est prioritaire sur la moto, qui l&#8217;est sur le vélo&#8230; Par contre, personne ne conduit très très vite. L&#8217;ensemble est très très dense, mais ça reste fluide.<br />
Les ruelles du vieil Hanoï ne nous permettent pas d&#8217;accéder à l&#8217;hôtel en voiture, on doit donc parcourir 2- 300 mètres à pied, en portant tout notre équipement. Ce qui ne manque pas de charme, après une journée déjà bien remplie et au milieu d&#8217;une telle foule. Comme l&#8217;hôtel et les chambres sont minuscules, on dépose Aucéba dans un local situé juste en face et qui sert de parking à motos pendant la journée.<br />
Allez, pour aujourd&#8217;hui c&#8217;est bon, on va se glisser sous la couette&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Le lendemain soir, on retrouve nos amis et voisins, Geneviève et Hervé qui ont débarqué le matin même, en<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060192.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1623" title="Pot à Hanoï avec Geneviève et Hervé" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060192-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> provenance de Paris, pour une visite du Vietnam de 15 jours. Lydie les accompagne, mais épuisée par le voyage et le décalage horaire, elle va rapidement se coucher. On va donc tous les 4 prendre un pot dans Hanoï. On passe en revue les nouvelles de tous les copains du quartier. Et on papote, et on papote ainsi pendant un bon bout de temps. Ça nous fait toujours drôle de se retrouver à boire un pot à l&#8217;autre bout du monde, avec des copains. Même après ces nombreux mois de vadrouille, on a l&#8217;impression de s&#8217;être quitté la veille.<br />
Comme on avait rendez-vous à leur hôtel, on en a profité pour visite leur chambre. Rien à voir avec celles que nous choisissons dans notre périple depuis presque 1 an. C&#8217;est ça aussi le décalage entre des  vacances en circuit organisé et notre voyage à vélo. Notre budget est forcément plus serré puisqu&#8217;on doit « tenir » longtemps. De plus, dès qu&#8217;on prend le vélo, on sort des circuits touristiques classiques et on ne trouve majoritairement que des hôtels pour les « locaux ». On est maintenant habitué et nos références en matière de propreté et de confort ont changé! On récupère de leur chambre, divers accessoires : brosses à dents, savons, bouteilles d&#8217;eau&#8230;qui nous serviront toujours.</p>
<p style="text-align: left;">Bien, Hanoï donc. C&#8217;est une ville très très animée et vraiment agréable. On s&#8217;y sent bien. Notre hôtel est situé dans le vieil Hanoï, dans un entrelacs de petites ruelles très typiques. Nous allons y faire de bonnes balades à pied, et également quelques incontournables, dont le spectacle de marionnettes sur l&#8217;eau (Philippe s&#8217;y endort!) et l&#8217;excursion à la Baie d&#8217;Along.<br />
A cette période là, on parvient encore à se faire de vrais petits déjeuners avec café, pain, beurre et confiture. Comme « à la maison » quoi. Ça ne va pas durer longtemps. Au fur et à mesure qu&#8217;on va « s&#8217;enfoncer » dans le pays, on perdra ces fabuleux petits déjeuners! A ce jour, il nous reste le café&#8230;qu&#8217;on essaie d&#8217;accommoder avec des « trucs sucrés ».</p>
<p style="text-align: left;">Accompagnés d&#8217;Anne-Marie et d&#8217;Alain, on quitte Hanoï un dimanche. Cela pour deux raisons : petit 1, on vient juste de finir et de publier sur le blog, le deuxième article sur la Nouvelle-Zélande, et petit 2, ce qui ne gâche rien, car la circulation y est moins dense, ce jour-là. Ça reste relatif, tout de même!</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120923.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1700" title="Scène courante lorsque nous traversons les villages" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120923-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120918.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1701" title="Un village &quot;riche&quot; à côté de Maï Chau" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120918-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Nous n&#8217;avons pas vu l&#8217;ensemble du Vietnam, loin s&#8217;en faut. Tout ce qui suit n&#8217;a donc trait qu&#8217;à sa partie Nord et à l&#8217;exception de la baie d&#8217;Along qui se trouve à l&#8217;Est, nous n&#8217;avons parcouru que la partie Nord-Ouest du pays, conformément à ce que nous avions prévu.</p>
<p style="text-align: left;">A présent, on vous propose de nous accompagner dans nos péripéties à travers ce pays, en égrenant le chapelet des B&#8230;. évoqué dans le titre de cet article – Vietnam, le pays des « B ».</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bruit » :</strong></span><br />
Il est présent partout, et tout le temps. Le seul « répit », ou baisse de régime étant la nuit, pour une durée de 4- 5 heures. Mais même dans ce créneau, il ne disparaît pas complètement. Les gens parlent fort, les activités se déroulent autour de vous, quelle que soit l&#8217;heure du jour ou de la nuit. A partir de 5h, 5h30 du matin, tout le monde est sur le pont et c&#8217;est reparti comme en plein jour. Nous ne connaissons que Grand-Maman (figure de légende sur ce blog!), qui pourrait s&#8217;accommoder de ces horaires.<br />
Tous les véhicules klaxonnent en permanence, pour prévenir les autres occupants de la chaussée, pour saluer, pour le plaisir. Et le vrai bonheur, pour nous à vélo, c&#8217;est lorsque les camions, qui ont le klaxon le plus puissant, attendent d&#8217;être juste à côté de nous, pour nous envoyer un maximum de décibels dans les oreilles. Quel bonheur!</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bouchons d&#8217;oreille » :</strong></span><br />
Le corollaire du précédent. Si tu veux espérer, seulement espérer dormir, ces jolis accessoires te deviennent indispensables. Et après une bonne journée de vélo, tu espères sincèrement récupérer durant la nuit, pour pouvoir ré-enfourcher ton fidèle tandem, dans un état « décent », le lendemain matin. On a amélioré nos techniques au fil du voyage. On essaie systématiquement d&#8217;avoir la chambre à l&#8217;étage le plus élevé, ne donnant pas, si possible, sur la rue principale, mais plutôt sur l&#8217;arrière et nous éloignons au maximum le lit de la fenêtre, etc&#8230;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Barthel » :</strong></span><br />
Anne-Marie et Alain Barthel. Ou encore Amaba et Toutpetitvélo, leurs pseudos de forumistes. Ce sont des copains C.C.I&#8217;stes (Cyclo Camping International) avec qui nous avons prévu, avant notre départ, de rouler quelques jours au Vietnam. Ils y sont déjà venus il y a une dizaine d&#8217;années, et avaient envie d&#8217;y revenir.<br />
Ils y sont arrivés 2 semaines avant nous, et sont montés tout au Nord, dans la région de Sapa pour y rencontrer les minorités qui y vivent.<br />
Nous avons passé quelques jours ensemble à Hanoï avant de partir à vélo, pour un voyage en commun de 6 jours. Nous nous sommes quittés à Maï Chau, eux remontant prendre leur avion à Hanoï, et nous continuant sur la route de Dien Bien Phu. Nous avons vraiment passé des moments bien sympas ensemble.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Beaujolais » :</strong></span><br />
Anne Marie et Alain ont eu la gentillesse d&#8217;apporter de France, une bouteille de « côtes de Brouilly » que l&#8217;on va déguster ensemble, en apéritif dès le soir de nos retrouvailles, confortablement installés sur nos lits dans notre petite chambre. Ce fut notre première occasion de trinquer, et les prémices d&#8217;une longue série&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1628 aligncenter" title="u n p'tit coup de Beaujolais" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060204-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bière » :</strong></span><br />
La « Hanoï Beer » quand on parvient à en trouver. Et fraîche si possible. Voilà la boisson préférée d&#8217;Anne-Marie et d&#8217;Alain. Si on ne les croise pas avec une bouteille à la main, on peut s&#8217;inquiéter. Soit les environs en sont dépourvus, soit ils viennent juste de se mettre en quête.<br />
Comme Philippe aime bien aussi, la consommation d&#8217;une (plutôt de quelques-unes) bonne(s) bière(s) fraiche(s) devient un incontournable de nos étapes.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bravoure » :</strong></span><br />
La traversée d&#8217;une rue d&#8217;Hanoï est un exercice qui demande autant de courage que le saut à l&#8217;élastique (on dit çà mais on n&#8217;a jamais essayé le saut à l&#8217;élastique&#8230;). Il faut se jeter à l&#8217;eau. On retient son souffle, on se dit « adieu », on pose un pied sur la chaussée, et l&#8217;aventure commence! On comprend assez vite comment procéder pour traverser en plein milieu de toute cette circulation. Il suffit d&#8217;adopter un rythme pas trop rapide, mais constant, et d&#8217;avoir une trajectoire en ligne droite. Les voitures, vélos, motos, s&#8217;adaptent. Il ne faut surtout pas « forcer » devant un taxi ou alors l&#8217;accident n&#8217;est pas loin!</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bambou :</strong></span><br />
On en trouve partout. Il est stocké coupé le long des routes. Et a certains jours prédéfinis, le ramassage de tous ces bambous a lieu. Ce qui donne lieu a des transports en camion impressionnants. Il est exploité sous toutes ses formes: constructions (ponts, plancher, toiture, etc&#8230;), échafaudages, palissades, baguettes, etc&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130319.jpg"><img class="size-medium wp-image-1634 aligncenter" title="travail du Bambou" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130319-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Baguettes » :</strong></span><br />
Sans aucun souci, on abandonne la fourchette et le couteau&#8230; pour utiliser les accessoires traditionnels utilisés ici pour manger. On verra aussi dans la campagne, des ateliers où ils les fabriquent, à la chaîne, dans un bruit de scierie épouvantable et avec comme seule protection contre les machines très tranchantes, du simple chatterton au bout des gants&#8230; Effrayant.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120999.jpg"><img class="size-medium wp-image-1632 aligncenter" title="atelier de fabrication de baguettes" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120999-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bun Bo (Bo bun) » </strong></span>:<br />
On en a mangé 3 fois à Hanoi, dans un petit resto, dégotté par Anne-Marie et Alain. Ils étaient vraiment excellents et ont obtenu une très bonne note dans le guide Wolfien des endroits à retenir. On n&#8217;a pas l&#8217;adresse, mais si quelqu&#8217;un est intéressé, on peut lui expliquer comment s&#8217;y rendre. Le seul préalable étant d&#8217;être ou d&#8217;aller à Hanoï&#8230;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bosses » :</strong></span><br />
Hou la la, ça grimpe. Et ça grimpe fort! Très fort! Des dénivelés quotidiens de 1000 mètres ou plus, ça fatigue quand même, à la longue! On n&#8217;a pas eu de cols énormes, mais la répétition de « bosses » avec de sacrés pourcentages finit par user. Entre Maï Chau et Moc Chau, en route vers Dien Bien Phu, on a tout de même fait une ascension d&#8217;environ 30 kms avec de nombreuses pentes à plus de 8, 9, 10 et jusqu&#8217;à 12% (Alain a appris à Philippe comment déterminer le % à l&#8217;aide de sa montre SUUNTO).<br />
Comme la suite paraissait devoir monter encore plus, pendant encore plus longtemps, nous avons décidé de modifier notre itinéraire pour éviter la zone de Dien Bien Phu, répertoriée comme très très dure, avec de très nombreux cols. Mais le nouvel itinéraire n&#8217;est pas mal non plus du point de vue ascensions. Malgré tout, la beauté des paysages est souvent présente au rendez-vous dans les endroits « vallonnés ».Nous avons encore pu le vérifier ici.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060385.jpg"><img class="size-medium wp-image-1708 aligncenter" title="pour la bière, il va falloir attendre encore un peu..." src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060385-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B comme « Biscotteaux » :</span></strong><br />
La difficulté des pentes, n&#8217;a pas que des mauvais côtés. Philippe commence à ressembler à Schwarzeneger (enfin, c&#8217;est lui qui le dit!)! Et oui, nous sommes devenus les rois de la poussette. Dans les parties les plus pentues, quand la fatigue commence à se faire sentir et que l&#8217;on craint le claquage, ou bien, qu&#8217;arc-boutés sur les pédales, nous craignons de voir quelque chose casser sur le tandem, on arrête notre attelage et on pousse. Ça nous est arrivé d&#8217;être presque « couchés » pour parvenir à avancer, tellement la pente était forte. On pousse sur quelques centaines de mètres, voire quelques kilomètres dans le pire des cas.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Boire » :</strong></span><br />
La chaleur est présente et notre consommation d&#8217;eau est impressionnante. Par chance, il y a des petits hameaux ou des villages partout et nous pouvons donc sans difficulté, refaire les niveaux. Dés qu&#8217;une gourde est vide, et nous en avons 4, on reprend de l&#8217;eau. L&#8217;épisode où nous avons manqué d&#8217;eau en Argentine, a laissé des traces et nous essayons de ne prendre aucun risque avec ce précieux liquide.</p>
<p style="text-align: left;">Dans un autre registre, l&#8217;alcool de riz est la boisson préférée des vietnamiens à table. La plupart du temps, les tables ne sont composées que d&#8217;hommes. Nous n&#8217;avons vu que très peu de femmes attablées dans les restaurants. Les hommes portent des toasts en se levant tous avec leurs verres, et à la fin du petit discours, ils l&#8217;avalent cul sec. Ils remplissent à nouveau les verres, et cela sans fin.<br />
Nous évitons, en général, les lieux où l&#8217;ambiance est déjà pas mal alcoolisée. Ceci est vrai depuis notre départ de Villemomble. Mais une fois, dans le dernier petit village avant d&#8217;arriver à la grande ville suivante et parce que nous avions faim, nous n&#8217;avons pas été suffisamment vigilants. Nous avons posé nos affaires et commencé à « négocier » ce que nous voulions manger et le prix correspondant.<br />
Pour choisir, nous regardons souvent les assiettes des autres tables et nous montrons celle(s) que nous aimerions avoir. Puis nous demandons le prix. Ce jour-là, dés le début, tous les hommes qui étaient là ont voulu nous donner le prix. Bien sûr aucun n&#8217;était identique, et seul celui discuté avec les tenanciers à un intérêt. Mais nous avons eu un peu de mal à nous débarrasser de notre « suite ». Nous nous sommes donc attablés pour attendre notre plat, et immédiatement quelqu&#8217;un est arrivé avec deux petits verres, en plus du sien, et la bouteille plastique contenant l&#8217;alcool. Ayant appris qu&#8217;il est de bon usage de ne pas refuser, car c&#8217;est impoli, nous laissons les verres se remplir, mais en les retirant alors qu&#8217;ils n&#8217;ont qu&#8217;un fond d&#8217;alcool. Nous trempons les lèvres et nous posons le verre sur la table. On nous fait comprendre qu&#8217;il faut le boire cul sec. Nous expliquons qu&#8217;avec le vélo, et les kilomètres qu&#8217;il nous reste à parcourir, ce n&#8217;est pas possible. Ça dure un petit moment, mais lassé certainement, le premier homme va finir par laisser tomber. Au Suivant! Car un certain nombre vont défiler pour nous servir, un verre à boire cul sec. Pour ce faire, il vide par terre le verre précédent qui n&#8217;a pas été bu, et nous ressert, puis attend qu&#8217;on le boive. Comme à chaque fois, nous effectuons le même rituel, à savoir, nous trempons simplement nos lèvres dedans puis nous reposons le verre. Arrive un militaire vietnamien avec sa bouteille. Il nous sert, et nous « invite » à boire cul sec notre verre. Comme on essaie de lui expliquer, à nouveau, que vélo et alcool ne font pas très bon ménage, par cette chaleur, il s&#8217;emporte un peu, nous montre son uniforme et ses galons en nous enjoignant de boire ce foutu verre. Et c&#8217;est bien connu, dés qu&#8217;on veut nous imposer quelque chose, nous devenons très malléables&#8230; Donc là, nous ne touchons même pas à son verre et nous le toisons pour le défier! Attitude peut-être irréfléchie, mais c&#8217;est ce que son attitude a provoqué en réaction. Comme la tension monte, nous allons vite fait régler ce que nous devons et enfourcher prestement Aucéba.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B comme « Buffles » :</span></strong><br />
On en voit partout. Au travail dans les rizières, ou sur les routes en troupeau, dans des champs où l&#8217;on aperçoit des élevages, … Ils sont aussi présents que les vaches dans les campagnes françaises.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130181.jpg"><img class="size-medium wp-image-1636 aligncenter" title="beaucoup de buffles sur les routes" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130181-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bridés » :</strong></span><br />
Bien sûr, on a changé de continent et la physionomie des gens est complètement différente. Mais à travers ce bridage, nous voulons surtout évoquer les relents d&#8217;une dictature basée sur le parti unique.<br />
Et pour nous, ce ne sont pas de petits relents. Parler de démocratie, et « militer » pour son instauration est très dangereux pour les vietnamiens. Récemment un jeune vient d&#8217;être condamné à mort pour avoir publié quelques écrits sur ce sujet sur internet. Car la peine de mort existe, et est très fréquemment appliquée. En 2005 (chiffre dont nous disposons), il y a eu 65 exécutions. La plupart de ces exécutions se sont déroulées en publique! Les organisations internationales qui suivent ces sujets pensent qu&#8217;il ne s&#8217;agit que de la partie « visible », et qu&#8217;il y a eu, en fait, bien plus d&#8217;exécutions que ça.<br />
Les moteurs de recherche d&#8217;internet, sont également « bridés ». Pas tous, mais certains tel Yahoo, qui a bien « aidé » les autorités chinoises il y a quelques mois en leur fournissant des listes d&#8217;accès à des sites « proscrits ». Google à présent est menacé d&#8217;être exclu de Chine, s&#8217;il refuse de « brider » son moteur de recherche pour les accès effectués depuis la Chine.<br />
Au Vietnam, la loi interdit à des particuliers d&#8217;accueillir des étrangers pour dormir. Pour pouvoir le faire, ils doivent, sous peine de « sanctions », demander l&#8217;accord préalable des « autorités » locales.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B comme « Bonjour » :</span></strong><br />
A chaque minute et cela, toute la journée, on nous interpelle avec des « Hellos ». On y répond en vietnamien, avec un des seuls mots que nous « maîtrisons » « Xing chao ». Bonjour.<br />
On en est tellement lassé d&#8217;entendre ces « Hellos », qu&#8217;on espère les voir disparaître en même temps que le passage de la frontière. Ce qui sera le cas. On s&#8217;est aussi interrogé pour savoir d&#8217;où venait cette habitude de dire systématiquement « Hello » à tous les occidentaux. Car tout le monde vous le dit, du très jeune enfant, même les tous petits(2-3 ans), à la personne âgée. Et partout. Aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Ça ne peut pas être une coïncidence. Est-ce une directive du Parti, pour développer le tourisme?<br />
Ces « Hellos » systématiques, sans l&#8217;utilisation de leur langue maternelle, nous renvoient perpétuellement à notre condition « de touriste occidental », en « uniformisant » le contact, puisque seul l&#8217;anglais est utilisé. Et on n&#8217;aime pas trop ça.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Balise Argos » :</strong></span><br />
Dés que nous avons posé le pied au Vietnam, nous avons eu le sentiment d&#8217;être équipés du fameux accessoire. A chacune de nos étapes, le soir, nous devions laisser nos passeports ou une photocopie pour la nuit (nous-même ne laissons jamais les originaux). Ces documents étaient remis « aux autorités » pour contrôle pendant la nuit. Et SYSTEMATIQUEMENT, nos « hôtes » nous posaient les mêmes questions : « d&#8217;où venez-vous? » (sous-entendu, hier) et « où allez-vous ensuite? ». C&#8217;est un sentiment assez désagréable, car pour cela aussi, ce qui est troublant, c&#8217;est qu&#8217;il ne peut s&#8217;agir de coïncidence, le phénomène étant réellement systématique.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B comme « Baie d&#8217;Along » :</span></strong><br />
Nous ne l&#8217;avons qu&#8217;entre-aperçue, car la brume était trop épaisse pour autoriser les bateaux à sortir du port. On a donc déjeuné sur le bateau et repris le bus en sens inverse. Sept heures de bus pour aller déjeuner sur un bateau! Nous avons été remboursés de 80% du prix. Seul le prix du repas et du bus ont été retenus par l&#8217;agence.<br />
La baie d&#8217;Along est sous la brume environ 300jours par an. C&#8217;est donc une véritable chance de pouvoir en profiter. Nous n&#8217;avons malheureusement pas pu voir cet endroit qui semble très beau, quand on se réfère aux photos que nous connaissons tous. Mais comme partout le tourisme de masse, dont en l&#8217;occurrence nous avons fait partie, va certainement « pourrir » le lieu. Le nombre de touristes, de bateaux et de bus que nous avons vus sur place est dément. Nous n&#8217;en avons jamais vu autant depuis notre départ!</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120404.jpg"><img class="size-medium wp-image-1638 aligncenter" title="baie d'Along sous la brume" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120404-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Brume » :</strong></span><br />
Ce pays est très joli, et les couleurs y sont très douces. Mais malheureusement, souvent la brume masque l&#8217;horizon, et donne aux paysages un aspect laiteux. Au grand désespoir de  Philippe, notre reporter-photographe. Cela doit être dû à l&#8217;évaporation de l&#8217;eau des rizières, en cette période de chaleur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120476.jpg"><img class="size-medium wp-image-1717 aligncenter" title="Enfin, un paysage sans brume!" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120476-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Barque » :</strong></span><br />
Nous avons visité « la baie d&#8217;Along terrestre », à Tam Coc. Superbe endroit. Très calme et reposant. Nous avons été invité à prendre le thé dans la guérite où l&#8217;on achète les tickets pour la visite. L&#8217;ambiance était bon enfant et quelques-une des personnes présentes parlaient français. Ça a été un moment très convivial.<br />
Cette baie se parcourt en barque. A la manœuvre, une rame dans chaque main ou sous chaque pied suivant les moments, une jeune femme, très agréable et souriante à l&#8217;aller&#8230; Car au bout du parcours, avant de faire demi-tour, il y a un endroit où tous les vendeurs vous attendent pour vous proposer toutes sortes de choses. On vous explique que la jeune femme qui a ramé jusque là, est très fatiguée, et qu&#8217;elle a faim et soif. Si vous achetez quelque chose, une partie de la somme sera bien-sûr reversée à la jeune femme qui rame. Comme nous savions que ça allait se dérouler comme cela, nous avions dit à la jeune femme qu&#8217;étant à vélo et partis pour longtemps, nous n&#8217;achèterions rien. RIEN! Ce qui ne l&#8217;a pas empêchée d&#8217;essayer ensuite de nous vendre des écharpes, en arrêtant la barque et en ouvrant un coffre qu&#8217;elle avait juste derrière elle. Nous lui avons répété que nous n&#8217;achèterions rien. Et bien le retour a été tout de suite beaucoup moins sympathique et beaucoup plus rapide que l&#8217;aller.<br />
Comme elle ne nous embêtait plus, en fait elle ne nous parlait plus du tout, nous avions décidé de lui donner quelque chose, si elle ne nous réclamait plus rien jusqu&#8217;à l&#8217;accostage. Car on ne voulait pas renforcer dans son esprit, réclamation = argent. Ceci pour nous, car nous n&#8217;aimons pas ça, mais aussi pour les autres voyageurs qui, si nous le faisions, seront nécessairement confrontés à la même situation. Donner de l&#8217;argent,  amène forcément ce genre de relations et ne vous fait apparaître que sous l&#8217;angle d&#8217;un porte-monnaie. Ce que nous refusons! Nous ne pouvons que solliciter chacun à se conduire de la même façon, afin que ce genre de pratique diminue.<br />
Malheureusement, 5 minutes avant la fin, elle nous a ré expliqué qu&#8217;elle était très fatiguée, qu&#8217;elle travaillait beaucoup&#8230;On a donc rangé le billet qu&#8217;on avait discrètement préparé.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120666.jpg"><img class="size-medium wp-image-1639 aligncenter" title="on peut ramer avec les pieds pour soulager les bras" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120666-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bicyclette » :</strong></span><br />
La bicyclette a quasiment disparu des routes et des chemins vietnamiens. Seuls quelques adultes dans les campagnes, ainsi que les enfants et les collégiens continuent à l&#8217;utiliser comme moyen de locomotion. On la retrouve encore parfois utilisée comme moyen de transport sur laquelle sont fixées les cargaisons à véhiculer.<br />
La moto l&#8217;a totalement supplantée. Tout le monde semble en posséder une. Son prix d&#8217;achat est d&#8217;environ 300$ US. C&#8217;est vrai aussi que les régions que nous avons traversées étaient particulièrement vallonnées, d&#8217;où peut-être une utilisation moindre du vélo. D&#8217;ailleurs le vélo ne sert que sur le plat ou dans les descentes. Dans les montées, les vietnamiens le poussent. Il faut dire qu&#8217;en général, le vélo n&#8217;a qu&#8217;un plateau et qu&#8217;une vitesse!</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060336.jpg"><img class="size-medium wp-image-1641 aligncenter" title="quelques cyclistes portant le masque" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060336-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Beauté des Costumes » :</strong></span><br />
Dans les campagnes traversées, tous les hommes et toutes les femmes sont habillés de costumes traditionnels. Les couleurs sont très chatoyantes et assorties entre l&#8217;homme et la femme. Les couleurs et coupes varient selon les régions. Et comme, en plus, ils sont tous très sveltes (ils ne doivent même pas connaître au delà de la taille 36!), c&#8217;est vraiment très beau.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p10604513.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1676" title="Le petit fils surveille sa grand-mère pour la photo" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p10604513-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11207941.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1677" title="Toutes les régions ont leur costume" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11207941-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11300252.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1682" title="Les femmes font la lessive à la rivière" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11300252-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11302741.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1683" title="A tout âge, les femmes sont coquettes" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11302741-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
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<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130025.jpg"> </a></p>
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<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B co</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">mme « Barrière d</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">e la Langue » :</span></strong><br />
Étant avec Anne-Marie et Alain, nous avons beaucoup parlé ensemble et nettement moins qu&#8217;à notre habitude avec les gens du pays. A la fin de notre séjour au  Vietnam, nous ne maîtrisons que 5 ou 6 mots. Ce qui ne permet absolument pas de discuter de quoi que ce soit, mais simplement de se débrouiller pour les choses quotidiennes telles que manger, dormir, boire&#8230;.<br />
Nous avons essayé de procéder différemment en faisant un essai, avec une famille qui tenait un petit restaurant à Moc Chau. Nous y avions nos « habitudes » et nous avions rapidement sympathisé avec le couple. Un midi ou ils avaient quelques amis présents, et alors que nous commencions à discuter, nous nous sommes mis sur internet afin d&#8217;utiliser les traducteurs Français – Vietnamiens. Mais c&#8217;était très  fastidieux, car il fallait sans cesse change de version pour les touches du clavier (problème des accents entre-autres), et le résultat même s&#8217;il nous a permis de comprendre ce que nous faisions les uns et les autres, et de leur raconter un peu de notre aventure, n&#8217;a pas, à franchement parler, été probant.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11301461.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1704" title="Pour échanger plus, on essaie les traducteurs sur internet" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11301461-300x200.jpg" alt="" width="270" height="180" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130135.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1705" title="Très employé, le signe &quot;V&quot;, pour Vietnam" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130135-300x200.jpg" alt="" width="270" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme</strong></span><span style="text-decoration: underline;"><strong> « Business » :</strong></span><br />
Tout est l&#8217;objet de négociation. Les prix ne sont affichés qu&#8217;à de très très rares exceptions.<br />
La vérification systématique des prix avant d&#8217;acheter ou de consommer est un pré requis. De même, il faut attendre que l&#8217;ensemble des plats soient sur la table avant de commencer à manger pour s&#8217;assurer que cela correspond à ce qu&#8217;on a commandé et donc au prix à payer. C&#8217;est une règle indispensable pour pouvoir passer un moment qui ne débouche pas sur une discussion sans fin.<br />
Le développement économique du Vietnam fait les « choux gras » des journaux économiques. C&#8217;est sous ce seul aspect que bien souvent on entend parler de ce pays. Il est devenu le 1er exportateur mondial de riz! Son taux de croissance est exceptionnellement élevé depuis plusieurs années! Il a été réintégré dans les instances du commerce international. Waouh! Génial! Pour notre part, et encore une fois uniquement pour la partie que nous avons parcourue, on ne peut pas dire que les gens semblent en avoir profité. Leur mode de vie, et leur confort semblent ne pas avoir changé. Cherchez l&#8217;erreur!</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Billets » :</strong></span><br />
Ici, il n&#8217;y a pas de monnaie. Tout est en billets. Pour 40 euros, vous avez 1 million de dongs en coupures de 1.000 à 100.000 dongs. Inutile de vous dire les liasses de billets qu&#8217;on se promène!<br />
C&#8217;est pour le moment le pays où les enfants et les jeunes nous ont le plus sollicités « money, money »&#8230;<br />
Une fois, un adulte à qui Philippe demandait un renseignement sur la route a emprunter, lui a fait comprendre qu&#8217;il voulait de l&#8217;argent en échange des informations. Comme Philippe prenait ça pour une blague, l&#8217;homme a fait demi-tour et est parti sans fournir les renseignements demandés.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bas Côtés » :</strong></span><br />
Les bas côtés sont jonchés de détritus, de ces sacs plastiques qu&#8217;on voit dénaturer partout dans le monde, de beaux paysages. Un fléau, ces sacs plastiques. Le Vietnam est un pays sale, sans traitement apparent des ordures(sauf à Hanoï, où la collecte semble avoir lieu quotidiennement). Les gens jettent tout par terre, chez eux, au restaurant, dans la rue, par la fenêtre du car&#8230;C&#8217;est pour l&#8217;instant, le pays le plus sale que nous ayons traversé.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">B comme « Bobos » :</span></strong><br />
Dans l&#8217;évocation de nos petits bobos :<br />
Corinne ayant depuis quelques jours, un voile devant un de ses yeux, nous décidons d&#8217;aller à l&#8217;hôpital pour consulter. Nous sommes à Moc Chau, une ville de moyenne importance de la province de Son La. C&#8217;est dimanche et aucun médecin n&#8217;est présent à notre arrivée. Mais le gardien du parking (de scooters, et de vélo&#8230;), avec qui nous discutons, va chercher l&#8217;ophtalmo qui habite juste à côté. Ce n&#8217;est pas simple de lui expliquer la sensation de voile car il parle très peu l&#8217;anglais. Mais il regarde l&#8217;œil de Corinne avec les mêmes appareils que ceux utilisés en France: le « truc » où on pose le menton et la loupe avec lumière qui lui permet d&#8217;observer l&#8217;œil de près. Il dit que ça va. Corinne lui demande (enfin essaie de lui faire comprendre) pourquoi elle a ce voile? Il lui dit que ce doit être la fatigue (au bout de 10 mois de vacances? On vous a bien dit qu&#8217;il nous en fallait beaucoup plus!). Ceci dit, Corinne repart rassurée.<br />
Pour tenter de trouver un médecin, avant que l&#8217;ophtalmo n&#8217;arrive, Corinne a fait le tour de l&#8217;hôpital. Elle en ressort consternée. C&#8217;est la misère la plus totale. C&#8217;est sale, les gens sont « entassés » dans des salles, avec en lieu et place de lit des planches dures sans literie. Pas de salle de bains, pas de lavabo, ça sent mauvais. Pas de signe apparent de soins, sauf un bébé intubé. Les gens sont là, sur leur « lit » et la famille est autour. C&#8217;est la cour des miracles au 21ième siècle.<br />
On vient, quelques instants plus tôt, de voir passer un « ponte », avec escorte de policiers et 4 ou 5 grosses voitures d&#8217;accompagnement. Il venait visiter une usine juste à côté. La visite à cet hôpital aurait été plus judicieuse!<br />
Philippe, lui, a attrapé une mycose entre les doigts de son pied droit. Il l&#8217;a traitée à l&#8217;aide de Bétadine. La plupart des croûtes ont disparu et la peau morte est en train de tomber et de céder la place à sa remplaçante.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060377.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1685" title="Tenue traditionnelle d'une villageoise " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060377-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060375.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1686" title="scène courante du travail des rizières" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060375-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120468.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1688" title="Mise en eau des rizières" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120468-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11302051.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1689" title="Départ pour les travaux aux champs" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11302051-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Belles Rencontres » :</strong></span><br />
Nous avons encore fait de bien belles rencontres durant ces 3 semaines passées au Vietnam.<br />
Des vietnamiens d&#8217;abord.<br />
Une jeune Hanoïaise, rencontrée à une station de bus et qui va nous guider jusqu&#8217;à l&#8217;hôtel des Makuch (Geneviève et Hervé). On se revoit le lendemain pour dîner ensemble. Elle est mignonne, elle a une vingtaine d&#8217;années et apprend l&#8217;anglais. Vian, c&#8217;est son prénom, travaille 6 jours sur 7 dans un magasin d&#8217;Hanoï. Elle espère bientôt travailler dans une agence d&#8217;excursions pour touristes.<br />
Un jeune adolescent de 14 ans, Ngoc, qui est le fils de l&#8217;hôtelier de Ban Lac où l&#8217;on se pose un soir. Très vif, il va passer un bon bout de temps à discuter avec nous, et, de balbutiant, son anglais va prendre de l&#8217;assurance au fur et à mesure de la soirée.<br />
Et puis d&#8217;autres, qu&#8217;on croisera dans un restaurant ou dans des boutiques. Qui nous laisseront disposer gratuitement de leur ordinateur, qui essaieront de nous aider pour la route à suivre&#8230; Le petit couple de restaurateurs avec qui nous avons sympathisé, chez qui nous allions prendre nos repas et qui nous offrait systématiquement une bière. Le mari nous a montré de très belles photos qu&#8217;il avait réalisé, car en plus d&#8217;être restaurateur, il avait une 2ème activité, comme photographe. Il faisait pas mal de reportages de mariages.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060567.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1694" title="Petit tour sur Aucéba avec un garçon adorable et incroyablement vif" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060567-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11208991.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1695" title="Echanges en anglais avec Ngoc" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p11208991-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120977.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1697" title="petit tour en tandem avec un ouvrier d'un chantier " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1120977-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130056.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1698" title="Le thé à la fin du repas dans notre petit resto de Moc Chau " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130056-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Des hollandais.<br />
Un couple de cyclos Karen et Marteen qu&#8217;on rencontre à Hanoï. Ils arrivent du Laos, après avoir fait le Cambodge. Ils nous donnent des indications sur le route qu&#8217;on va emprunter. Ensuite, du Laos, on va leur écrire via le net pour avoir plus de renseignements et ils nous répondront très gentiment à tout ce qu&#8217;on demande, passant vraisemblablement beaucoup de temps à rechercher les informations.</p>
<p style="text-align: left;">Des français aussi.<br />
D&#8217;abord Hélène, une française de 20 ans, qui est venue ici pour 3 mois et qui veut prolonger son séjour pour rester un an. On la rencontre à Cau Lac, où l&#8217;on dort dans un hébergement « Thai ». C&#8217;est comme une chambre d&#8217;hôtes, sauf qu&#8217;on a une latte à même le sol dans la grande pièce principale et qu&#8217;on est séparé des autres par un tissu tendu de chaque côté du lit. On y a déjà passé deux nuits avec Anne Marie et Alain, et après avoir modifié notre itinéraire, en faisant demi tour à Moc Chau, on a décidé de revenir dormir ici, tant le cadre est agréable. C&#8217;est en pleine campagne et il n&#8217;y a aucun bruit. Sauf le premier soir, où on a la chance d&#8217;assister à un festival de danses locales. Nous y sommes avec Alain et Anne-Marie, les seuls occidentaux. Une jeune fille viendra même nous demander comment on a su qu&#8217;il y a avait un festival ici! On ne le savait pas, juste la chance.<br />
Mais revenons à Hélène. Comme elle retourne en France pour obtenir les papiers qui lui permettront de rester un an au Vietnam, elle nous propose gentiment de nous ramener des affaires si on veut. La nuit portant conseil, le lendemain, on lui confie notre tente. On pense ne pas en avoir besoin en Asie. Et 3 kilos de moins dans cet environnement, c&#8217;est une bonne chose. Nos amis Annie et Lionel, qui  nous rejoignent en Jordanie, nous la rapporteront pour qu&#8217;on puisse en disposer pour la fin de notre périple jusqu&#8217;à Paris.<br />
Dès le lendemain, en rencontrant Franck , on se demande si on a eu raison. Franck, est français, lui-aussi, il a 26 ans et est parti à vélo à la fin de ses études, pour un an. Il en est déjà à 16 mois et ne pense pas rentrer avant cet été. Il nous dit qu&#8217;au Laos, il a pu camper, car le Laos, contrairement au Vietnam est peu peuplé et les villages sont beaucoup plus éloignés les uns des autres. On verra bien comment procéder quand on y sera.<br />
Franck voyage sans jamais aller de lui-même à l&#8217;hôtel. Il vient d&#8217;entrer au Vietnam et n&#8217;a quasiment pas de monnaie locale. Il va bientôt faire nuit, et il a bien besoin de prendre une douche. On lui propose donc de venir en prendre une à l&#8217;hôtel où nous avons une chambre. Ensuite nous allons manger ensemble une, non 2 superbes soupes, tant elles sont bonnes. Et pour finir nous proposons à Franck de venir dormir dans notre chambre, qui a 2 grands lits, car il va forcément un peu galérer pour poser sa tente à cette heure, dans un pays où les espaces sont rares pour ne pas dire inexistants.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060501.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1691" title="petit déjeuner avec Hélène à Cau Lac" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060501-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130296.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1692" title="Franck avec sa monture et Aucéba" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130296-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Tant avec Franck qu&#8217;avec Hélène, on partage de bons moments, on dîne ensemble et on partage la « chambrée ». C&#8217;est sympa, ils ont l&#8217;âge de nos enfants. On discute beaucoup. De leurs études, de leur vie, de leurs aspirations. De vrais moments de plaisir.<br />
Jean-Claude Larrieu, croisé à Hanoï. Un homme au charisme incroyable. Il est tombé amoureux du Vietnam, il y a quelques années. Il collabore aux travaux de nombreuses ONG sur place. Il organise aussi des circuits pour des copains à lui qui souhaitent découvrir le Vietnam, le temps de leurs vacances. Il partage maintenant sa vie entre la France et le Vietnam.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>B comme « Bombes » :</strong></span><br />
Comment parler du Vietnam sans évoquer les guerres qui s&#8217;y sont déroulées et les atrocités qui y ont été commises. Nous nous sommes replongés dans les livres pour avoir les idées plus claires sur cette partie de notre histoire. Des quantités démentielles de bombes ont été déversées sur ce pays et les pays voisins pendant des décennies.<br />
Les français, en 1946 bombardèrent Hanoï et y firent des centaines de victimes civiles. Quelques semaines plus tard des combats éclatèrent à Hanoï, qui marquèrent le début de la guerre d&#8217;Indochine. Celle-ci prit fin après la défaite française à Dien Bien Phu en mai 54 et les accords de Genève qui furent signés dans la foulée en juillet, débouchant sur le partage du pays en 2 au niveau du 17ème parallèle.<br />
Pendant la guerre d&#8217;Indochine, les américains intervenaient déjà en sous-main en soutenant l&#8217;effort de guerre de la France. En 1954, cette contribution s&#8217;élevait à 2 milliards de dollars.<br />
Après le départ des français, les premiers conseillers civils et militaires américains firent leur apparition au Sud-Vietnam. Et à partir de 1964 et en s&#8217;appuyant sur l&#8217;attaque subie, « sans raison », par 2 de ses destroyers, épisode connu sous le nom d&#8217;incident du golfe du Tonkin, les américains intervinrent massivement en détruisant 4000 des 5788 villages nord-vietnamiens, lors de gigantesques bombardements. Selon un rapport officiel paru en 2005 par la NSA (National Security Agency), il s&#8217;avéra que le premier destroyer était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes, et appuyait une mission secrète d&#8217;un commando sud-vietnamien, et que le second destroyer n&#8217;a jamais été attaqué.<br />
Une guerre basée sur un bon gros mensonge, ça ne vous rappelle rien?</p>
<p style="text-align: left;">Entre 13 et 15 millions de bombes ont été larguées par les bombardiers américains sur le Vietnam, entre 1962 et 1975. Soit 3 à 4 fois le tonnage lâché pendant la seconde guerre mondiale, ou encore l&#8217;équivalent de 450 bombes atomiques d&#8217;Hiroshima. De nombreuses bombes larguées n&#8217;ont pas encore explosé. Elles ont déjà fait plus de 100.000 victimes depuis la fin du conflit.<br />
D&#8217;autres types de largage ont eu lieu. Une énorme quantité de produits chimiques a été utilisée et déversée sur le pays, dont l&#8217;agent orange, un liquide à base de dioxine (Seveso pour mémoire), qui est la substance la plus toxique au monde. La contamination des terres, des animaux, des humains provoque aujourd&#8217;hui encore de nombreux cancers et des malformations génétiques.<br />
La victoire du nord sur le sud conduisit à des purges « staliniennes ». A des exterminations en masse et à des enfermements dans des « camps de rééducation ». Des milliers d&#8217;hommes y mourront. Beaucoup tenteront de s&#8217;enfuir et nous les connaitrons sous le nom de « Boat people ».<br />
C&#8217;est donc un peuple qui a particulièrement souffert que nous avons rencontré.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130238.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1710" title="de superbes paysages" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130238-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130248.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1711" title="le camaïeu de verts des paysages vietnamiens" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130248-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p10604633.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1714" title="rencontre au musée, lors de la &quot;journée de la Femme&quot; " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p10604633-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060445.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1715" title="des jeunes écoliers juste avant leur entrée en classe" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1060445-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">En synthèse de cet article et pour conclure, nous dirons que nous avons un sentiment mitigé sur notre périple au Vietnam. Beaucoup de moments de plaisirs,  mais le bruit, la surveillance que l&#8217;on ressent, et l&#8217;omniprésence de monde ont « terni » ces nombreux bons côtés.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. </strong></span>Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<p style="text-align: left;">- Les crachats : Quasiment tout le monde, hommes et femmes se raclent la gorge avant de propulser un bon gros crachat devant eux.<br />
- Les cures-dents : ils sont systématiquement présent sur toutes les tables. (C&#8217;était déjà vrai au Portugal). Et Philippe les apprécie et souhaite introduire cet accessoire sur toutes les « bonnes » tables de France.<br />
- La « tradition » du thé à la fin du repas, pris sur une table différente de celle où vous venez de manger et toujours située à l&#8217;entrée du restaurant.<br />
- Les rizières partout, (85 millions de vietnamiens et très peu d&#8217;espaces constructibles).<br />
- Le riz très bien cuit, très bon, à chaque repas, à volonté<br />
- Dans les hôtels (même les plus rustiques), on a droit à une brosse à dents neuve. Qu&#8217;on peut jeter après un ou deux lavages! D&#8217;ailleurs, ils ont en général, une très belle dentition et on a vu des dentistes partout. En plus de la brosse à dents, il y a aussi à disposition des tongs et un peigne (mais pas neufs, alors on utilise souvent les tongs mais jamais le peigne)<br />
- Les gens, surtout les jeunes, et principalement les jeunes filles portent souvent des « masques » qui leur couvrent le visage de dessous les yeux jusqu&#8217;au menton inclus. Illusion d&#8217;échapper à la pollution ou protection contre la poussière dégagée par les routes?<br />
- Ce sont très souvent les aïeuls qui s&#8217;occupent des enfants en bas âge.<br />
- Dans les campagnes nous avons vu de très nombreux billard américains, sous un auvent à l&#8217;extérieur de la maison. Outre le jeu, il sert parfois aussi d&#8217;endroit pour faire la sieste.<br />
- Les minis pompes à essence dans les villages.<br />
- Même s&#8217;ils ne savent pas où vous souhaitez aller, s&#8217;ils vous voient arrêtés, ils tendront le bras pour vous indiquer une direction à suivre. Après vous n&#8217;avez plus que l&#8217;embarras du choix.<br />
- De même, si vous écrivez ou lisez quelque chose ,ou encore si vous êtes sur internet, les vietnamiens viennent voir par dessus votre épaule ce que vous écrivez et ce que vous regardez. Ils n&#8217;hésitent d&#8217;ailleurs pas à tourner les pages du cahier que vous avez en mains. Pourtant, ils n&#8217;y comprennent rien puisque c&#8217;est en français. Parfois, ils sont nombreux autour de vous, à analyser ainsi ce que vous faites..<br />
- C&#8217;est aussi le 1er pays où nous ferons essayer Aucéba. Par 3 fois, Philippe emmènera quelqu&#8217;un avec lui, pour lui permettre de découvrir les sensations à  tandem.</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Prix :<br />
</span></strong>- Une chambre « matrimoniale » avec SdB commune : env. 100.000dongs (env.4€)<br />
- La place de camping: pas de terrain de camping. Le camping est même interdit.<br />
- Prix moyen d&#8217;un repas pour une personne: Une soupe à base de pâtes – 15.000dongs (env.0,60€), un plat accompagné de riz : 35.000dongs (env.1,4€).<br />
- Une bouteille d&#8217;eau (1,5 l) : 10.000dongs (env.0,40€)<br />
- Une bouteille de bière : 15.000dongs (env.0,60€)<br />
- Repas le plus cher : 350.000dongs (env.14€ pour 4). pour une fondue vietnamienne avec Anne-Marie et Alain à Hanoï.<br />
- Repas le moins cher : 10.000dongs (env.0,40€) par personne. Pour une soupe à base de pâtes, avec Franck à Quan Son.<br />
- Une heure d&#8217;internet : entre 4 et 5000dongs (env.0,20€).</p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Et enfin, une petite synthèse de notre périple au Vietnam :<br />
</span></strong> - 22 jours : du Dimanche 21 Février au Dimanche 14 Mars<br />
- 12 jours de franc soleil, 5 jours brumeux, 4 jours couverts, 1 jour avec des passages de bruine.<br />
- 612 kms à vélo. On franchit le cap des 8000 kilomètres.<br />
- la plus longue étape en distance : 78 kms entre Hanoï et Qué.<br />
- c&#8217;est aussi la plus longue étape en temps : 4h46 sur le vélo.<br />
- la plus courte étape en distance : 25 kms de balades autour de Nihn Binh.<br />
- c&#8217;est aussi la plus courte étape en temps : 1h55 sur le vélo<br />
- la plus petite moyenne : 10,5 km/h, pour relier le village de Cau Lac(près de Maï Chau) à Moc Chau..<br />
- répartition de nos 22 nuits par type d&#8217;hébergement : 19 nuits à l&#8217;hôtel, 3 nuits chez des particuliers.<br />
- aucun problème mécanique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130263.jpg"><img class="size-medium wp-image-1716 aligncenter" title="Les bambous servent à tout, même à indiquer nos 8.000 kms" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/03/p1130263-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Voilà, c&#8217;est fini pour cette fois. Nous avons commencé cet article à Xan Maï et nous le terminons à Luang Prabang où nous sommes depuis 2 jours.</p>
<p style="text-align: left;">Merci à nouveau et vraiment, à tous ceux qui nous écrivent des commentaires et des petits mots à la fin de nos articles. Vous savez maintenant combien on les apprécie. Ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">A très bientôt.<br />
On vous embrasse.</p>
<p style="text-align: left;">Ps :  Vous pouvez aussi continuer à alimenter les discussions, sur le Forum. Entre autres, celles sur les nouvelles, petites et grandes, ainsi que les actualités françaises et internationales, que nous suivions avec grand plaisir. Merci d&#8217;avance.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Les Modes d&#8217;Emploi :<br />
</span></strong></p>
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Pour y aller :<br />
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7 -  En cliquant sur « Options » en haut à droite, vous pouvez régler la vitesse de défilement des photos (lent, moyen ou rapide).<br />
8 – Pour suspendre le défilement et s&#8217;arrêter sur une image, appuyer sur la barre d&#8217;espace. Pour reprendre le défilement, appuyer de nouveau sur la barre d&#8217;espace.<br />
9 - Pour sortir du mode « Plein écran » : Appuyer sur la touche « Echap » ou « Esc ».</p>
<p style="text-align: left;">Bonne balade&#8230;</p>
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		<item>
		<title>« Joies des retrouvailles familiales &#038; Camping-car, tandem une cohabitation difficile » suivi de « S.O.S. d&#8217;un terrien en détresse »</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 05:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous voici parvenus en Asie. A présent, plus aucun océan ne nous interdit de rentrer à vélo jusqu&#8217;à Paris si nous le décidions&#8230;

Hanoï, où nous sommes à présent est une ville très animée. C&#8217;est le moins qu&#8217;on puisse dire. Elle fourmille du matin au soir, et du soir au matin, dans un bruit perpétuel. C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous voici parvenus en Asie. A présent, plus aucun océan ne nous interdit de rentrer à vélo jusqu&#8217;à Paris si nous le décidions&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Hanoï, où nous sommes à présent est une ville très animée. C&#8217;est le moins qu&#8217;on puisse dire. Elle fourmille du matin au soir, et du soir au matin, dans un bruit perpétuel. C&#8217;est inimaginable de voir les ballets de scooters, piétons, vélos, voitures, bus, qui se partagent la chaussée. C&#8217;est aussi une ville dans laquelle nous retrouvons plein de monde. Nos voisins et amis « les jeunes mariés » Geneviève et Hervé, avec qui nous venons de passer une soirée. Mais aussi les Barthel, Alain et Anne-Marie avec qui nous avons projeté de rouler un peu au Vietnam.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous partons ensemble demain pour Tham Coc, la baie d&#8217;Along terrestre, avant de rejoindre Mai Chau, puis pour nous, la frontière laotienne (pays pour lequel nous venons à l&#8217;instant d&#8217;obtenir le visa), alors qu&#8217;eux rentreront sur Hanoï pour prendre un vol qui les ramènera en France.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous sommes donc dans les stratings-blocks pour ré-enfourcher notre belle monture. Après avoir été remontée, suite à ses transferts aériens, elle nous attend sagement dans un local en face de la guest-house où nous sommes installés pour visiter la ville et écrire cet article. Article « compliqué » s&#8217;il en est&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120390.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1559" title="Soirée à Hong Kong avec les amis d'Iris (à côté de Philippe)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120390-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Avant d&#8217;atterrir à Hanoï, nous avons fait une étape à Hong-Kong. Il n&#8217;y avait pas de vol direct entre Auckland et Hanoï, et nous ne voulons pas avoir d&#8217;escale dans nos vols aériens. C&#8217;est lors des vols avec escales que le plus grand nombre de bagages disparaissent. Vous nous imaginez en tour du monde en tandem, sans tandem et sans remorque, ou juste avec la remorque? Nous y sommes restés 2 jours et nous avons eu la chance d&#8217;y être hébergés par Iris, encore une fois grâce à nos listes d&#8217;hébergements. Elle nous a fait découvrir un peu sa ville GIGANTESQUE et nous a permis de passer une journée chez des amis à elle, qui organisaient une réception entre copains.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Réglons à présent notre machine à remonter le temps pour revenir quelques jours en arrière, au moment où nous nous apprêtons à quitter la Nouvelle-Zélande, après avoir dormi dans l&#8217;aéroport d&#8217;Auckland. Notre discussion porte sur la façon de rédiger notre prochain article&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110917.jpg"><img class="size-medium wp-image-1569 aligncenter" title="une vue de l'île Sud" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110917-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous avons de bons, de très bons moments à vous faire partager, mais nous avons également le désir de vous faire part des quelques difficultés rencontrées dans notre petit groupe  lors de cette partie du voyage. Lorsque nous sommes partis et que nous avons commencé à écrire nos «carnets de route», nous nous sommes dit que nous voulions y consigner la réalité de notre vécu pendant ces 16mois. Sans artifice, «honnêtement». Y faire apparaître nos joies, notre enthousiasme, vous faire «toucher» ce rêve devenu réalité, afin, qui sait, peut-être, de donner le «déclic» à ceux qui aimeraient. . . . , mais qui n&#8217;osent pas franchir le pas. Cette réalité comporte aussi sa part de difficultés, de déceptions, de moments de tensions. Tout ceci fait partie du voyage. En tous cas de notre voyage. Soyons  clairs, dans la balance, le poids des «tracas» est quasi inexistant, au regard du plateau qui contient les moments extraordinaires. Après des mois passés sans avoir emprunté la voiture, nous appréhendions de passer de nombreuses heures dans le campimg-ca r. Il faut dire que nous ne sommes pas des fanatiques de la voiture, loin de là, et ce depuis longtemps. Le rythme du voyage à vélo, a renforcé ce «rejet». Nous aurions donc dû réagir bien avant, quand Jean-Pierre nous a envoyé par mail l&#8217;itinéraire qu&#8217;il avait prévu. Mais pendant notre voyage, nous voulons surtout vivre l&#8217;instant présent, et on ne s&#8217;est jamais projeté dans le pays suivant, avant d&#8217;y mettre les pieds. Nous ne nous sommes donc penchés sur cet itinéraire, qu&#8217;à notre arrivée à Auckland. D&#8217;où notre inquiétude apparaissant à la fin de notre précédent article. Jean-Pierre, en établissant son parcours, souhaitait nous montrer le maximum d&#8217;endroits sur cette île qu&#8217;il avait déja parcourue, il y a 4 ans, à l&#8217;occasion d&#8217;un meeting aérien, et qu&#8217;il adore. Dès le soir de nos retrouvailles, heureux d&#8217;être ensemble, et dans une ambiance festive, on aborde ce sujet. Et on demande aussi à Jean-Pierre d&#8217;inverser l&#8217;itinéraire (un livre «spécial cyclistes», the Pedaller&#8217;s Paradise(South Island), préconise de faire l&#8217;île dans le sens inverse de celui prévu par Jean-Pierre, à cause des vents dominants}, et de faire quelques aménagements afin de prendre en compte les conseils et avis de différentes  personnes que nous avons rencontrées depuis notre arrivée en  Nouvelle-Zélande. Ces aménagements font apparaître des routes de traverses non bitumées, des diagonales évitant des villes que l&#8217;on nous à présentées comme sans intérêt, et de toutes façons nous ne courons pas après les villes&#8230; et enfin supprimant la partie sud-est du parcours d&#8217;origine, zone peu intéressante d&#8217;après nos interlocuteurs et dans un souci de réduction des kilomètres. Nous avions imaginé pédaler quelques dizaines de kilomètres sur chacune des routes que nous emprunterions avec le camping-car. Mais le temps nécessaire à ces parcours et les circonstances ne nous ont pas permis de le faire. Nous avons peu pédalé, en distance et en temps, durant ces 17 jours passés ensemble. Et lorsque nous enfourchions Aucéba, le rythme que nous adoptions, était plus proche de l&#8217;entrainement que de la randonnée, ceci afin de limiter le temps d&#8217;attente de Sylvie et Jean-Pierre, dans des lieux où il y avait peu ou pas d&#8217;activités pour « passer » le temps. A vélo, nous sommes habitués à « ressentir » les paysages, les parfums, les vents, et les routes (dans les mollets et les fesses&#8230;), en ayant en plus ce plaisir particulier lié à l&#8217;activité physique régulière. Nous sommes actifs dans cet environnement. Voyager en camping car, modifie totalement la perception de ce qui nous entoure, nous donnant le sentiment de « survoler » la plupart des paysages. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Après avoir évoqué ces quelques considérations, issus de nos esprits de cylcos-voyageurs, nous voulons vous faire partager tous les moments agréables que nous avons passés ensemble sur cette terre lointaine. Car, et vous allez vous en rendre compte, on en a vécu des bons, des très bons moments. Ce sont tous ces instants que nous allons maintenant essayer de vous faire partager.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p11108962.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1563" title="soirée de retrouvailles avec Jean Pierre et Sylvie" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p11108962-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Déjà, on peut parler des retrouvailles&#8230; On n&#8217;a pas revu Sylvie et Jean Pierre depuis l&#8217;été. Soit plus de 6 mois. On est plus que content de se retrouver. Le premier repas dans le camping car est très joyeux …. On déguste des langoustes que Sylvie et Jean Pierre ont achetées le midi. Repas somptueux, bien arrosé, on n&#8217;arrête pas de parler. Comme ils sont bien fatigués par les heures de vol et le décalage horaire, on se dit que la bouteille de champagne qu&#8217;ils ont amenée, sera plus appréciée le lendemain. Et les circonstances du lendemain font qu&#8217;elle le sera&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Le lendemain <span style="font-weight: normal;">matin, on commence en chevauchant notre belle monture pendant environ 40kms. Sylvie et Jean Pierre, pendant ce temps, sont allés visiter un musée de l&#8217;air (Jean Pierre est fana des vieux avions). On se retrouve pour déjeuner, puis, on se fait, à vélo, une petite ascension juste avant St-Arnaud pendant 14kms. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110923.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1571" title="le camping car dans les graveled roads" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110923-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Ensuite, tous ensemble dans le camping car, on emprunte une petite route « sauvage », non bitumée qui va de Saint Arnaud à Hammer Spring. Un peu plus de 120kms. La « Rainbow Road ». Superbe route. Ce sont des Néo-Zélandais qui nous ont parlé de cette route en pleine nature. Il en existe quelques-une comme ça dans l&#8217;ile sud. Elles sont entretenues par le ministère de l&#8217;environnement. Elles ne sont pas sur les parcours touristiques. Pour les emprunter, il faut d&#8217;une part les connaître, et d&#8217;autre part, ouvrir et fermer en permanence des barrières afin de maintenir clos les espaces où les animaux se déplacent en liberté. Il faut également s&#8217;acquitter d&#8217;un droit de péage. La femme à qui l&#8217;on paye , nous demande si le camping car est un quatre roues motrices. On lui répond que non. Elle nous laisse tout de même passer&#8230; Et on est bien content d&#8217;être passé, parce que normalement la route ferme à 18 heures, et qu&#8217;il est déjà 19 heures! La route est superbe mais éprouvante pour Jean Pierre, car toute en cailloux, trous et flanc de montagne.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">On a déjà franchi plusieurs passages à gué, lorsqu&#8217;en arrivant sur un nouveau, on le découvre bloqué par </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110930.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1564" title="Philippe, Gordon, Jean Pierre et Barbara à la manoeuvre " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110930-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">une voiture, enlisée dans l&#8217;eau et les pierres. Une des roues avant est coincée parmi les cailloux. Les occupants doivent être là depuis un moment, car pensant la route fermée, donc sans possibilité d&#8217;aide extérieure, ils ont déjà eu le temps de monter leur tente sur le côté de la route. On les aide donc à reculer en poussant tous. Puis après avoir ré-égalisé tant que faire se peut le passage, ils refont un essai et parviennent à franchir le gué. La route est débloquée, on va pouvoir passer. Penses-tu, on vient simplement prendre la place laissée vacante parmi les cailloux. Nous voilà bloqués à notre tour. Les occupants de la voiture, Barbara et Gordon viennent maintenant à notre rescousse! Pendant une heure, on va tout tenter. On pousse. Rien, la roue patine. On prend le crick pour soulever la roue et pouvoir glisser dessous des gros cailloux et du bois. On re-pousse, on re-comble, re-crick&#8230; Rien n&#8217;y fait. Il faut s&#8217;y résigner, la nuit tombe, on va dormir sur place et demain on ira chercher un 4X4 pour nous débloquer. Heureusement le camping-car est à peu près plan. Ça sera mieux pour y manger et y dormir. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110935.jpg"><img class="size-medium wp-image-1590 alignleft" title="Champagne avec Barbara et Gordon" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110935-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">Après tous ces efforts, il nous faut du&#8230;.réconfort. </span>On invite Gordon et Barbara à un « apéritif dînatoire » dans le camping-car et on déguste avec eux le champagne des retrouvailles. Nous avons passé une superbe soirée et une magnifique nuit dans ce décor de rêve…. Aucun bruit, sauf le ru qui coule sous le camping-car et la rivière en contre-bas.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Le lendemain, Sylvie et Jean Pierre restent sur place, attendant éventuellement que quelqu&#8217;un passe, tandis que nous partons de notre côté vers Hammer Spring, en voiture avec Gordon et Barbara chercher un 4X4 pour nous sortir de là.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">A notre retour en 4X4, on trouvera Sylvie et Jean Pierre, tranquillement installés au bord de la rivière. Deux autres 4X4 les ont aidés. Un premier en tirant le camping car afin de le sortir du gué. Le 2ème, après que Jean-Pierre ait fait demi-tour, l&#8217;a aidé à le franchir à nouveau dans l&#8217;autre sens afin de nous permettre de revenir sur nos pas. Nous n&#8217;irons pas jusqu&#8217;à Hammer Spring par cette route! C&#8217;est pas grave, on s&#8217;est offert une belle dose d&#8217;aventure et de nature. Avant de repartir, on se lave dans la rivière - <em>(prévention : quelques photos de nus sur l&#8217;album photos de la NZ, peuvent perturber les âmes sensibles&#8230;hi, hi)</em>, et on déjeune dans ce magnifique décor sauvage.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">On retourne donc à Saint-Arnaud où on procède au nettoyage du tandem qui est couvert de poussières. Elle s&#8217;est infiltrée partout. Dans les gaines des câbles, sur les chaines, les selles, les guidons, etc&#8230; On repart en vélo pour faire les 60kms suivants jusqu&#8217;à Murchison, où Sylvie et Jean Pierre nous attendent. On continue ensemble<span style="color: #000000;"> jusqu&#8217;à un camping libre, pour y passer la nuit. On est encore super tranquille, avec une nouvelle fois, ce bruit si agréable, d&#8217; une rivière qui passe à côté de nous.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1060151.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1600" title="un beau paysage" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1060151-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110993.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1601" title="un autre beau paysage" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110993-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Quelques jours après nos retrouvailles, on découvre sur notre boite mail, un SOS lancé par Jean Noël PHAL, un ami CCI&#8217;ste qui roule aussi sur l&#8217;ile sud de la Nouvelle Zélande. Il y est arrivé en Décembre et y roule seul depuis que ses compagnons de voyage sont rentrés en France quelques semaines plus tôt. Philippe doit avoir un don de voyance, car alors qu&#8217;on vient d&#8217;arriver au Lac Tekapo et que Sylvie et Jean Pierre en profitent pour faire des photos du coucher de soleil sur le lac, Philippe va chercher un poste internet pour consulter les mails. Et il trouve donc celui de Jean Noël, un tant soit peu paniqué. Il vient de perdre (ou on lui a volé) sa pochette contenant carte bleue, argent et papiers divers. Une chance, il a gardé avec lui, passeport et billet d&#8217;avion. Mais, en clair, il est raide, sans un radis, et attend qu&#8217;une bouée lui soit lancée….</span>. On lui répond immédiatement par mail qu&#8217;on part le rejoindre sur le champ. On reprend la route. La nuit est tombée. On va mettre quelques heures à relier Twizel, ville à côté de laquelle il se trouve.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1060148.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1592" title="Jean Noel parmi nous" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1060148-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Ne pouvant plus payer le camping, il a planté sa tente en camping libre, entouré de Camper Van, qui l&#8217;ont aidé et qui participent à un rassemblement de leur association, dans une forêt de pins. Il a planqué, vraiment bien planqué, sa tente, on ne le trouve pas! Du coup, on réveille l&#8217;organisateur du rassemblement pour qu&#8217;il nous indique où se trouve Jean-Noël. L&#8217;organisateur va lui-même réveiller une autre personne qui, elle, sait. Et voilà ce petit groupe en pleine battue. A la lumière des torches et après avoir tourné un bon moment, on finira par le trouver. On le tire de son sommeil, il nous fait la bise et paraît bien soulagé. Il partagera notre voyage pendant 8 jours, jusqu&#8217;à ce que l&#8217;on quitte l&#8217;île Sud.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Du coup, o<span style="color: #000000;">n pose le camping car au sein du campement de Camper Van. Les gens sont charmants. Ils ont souvent bricolé et aménagé eux mêmes leur camionnette, leur bus ou leur semi-remorque, pour pouvoir y vivre. Leur association s&#8217;appelle New Zealand Motor Van Association, et compte environ 20 000 membres. L&#8217;ambiance est bon enfant. Ils prennent des repas, des collations et chantent ensemble sous un chapiteau dressé pour la circonstance. Un soir, comme ils sortent de leur chapiteau avec des bouteilles sous le bras, ils nous invitent à une dégustation&#8230; Terrible! Vins doux maison aromatisés à différents fruits ou légumes. Les bouteilles s&#8217;enchainent les unes après les autres. On reste poli, on goûte à tout. On rigole bien, car ils sont très drôles (enfin, quand on comprend les blagues). Le chemin du retour jusqu&#8217;au camping car ne fait que quelques dizaines de mètres, mais pour Corinne, ça tourne un maximum. D&#8217;ailleurs, </span>Jean-Noël parlant de la côte Ouest, Coco comprendra alcootest.<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120055.jpg"><img class="size-medium wp-image-1586 alignright" title="soirée dégustation de vins avec les Camper van" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120055-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Lors de cette soirée, ils nous apprennent que la hiérarchie dans les pays du Commonwealth, et donc en Nouvelle-Zélande est la suivante : la reine d&#8217;Angleterre nomme le gouverneur général qui approuve les lois en son nom. Seul le premier ministre est élu par les néo-zélandais. En outre pour obtenir la nationalité Néo-Zélandaise, une des étapes obligées est de faire allégeance à la couronne d&#8217;Angleterre&#8230; </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Tiens, tiens, voilà ce qu&#8217;il nous faut. Comment se fait-il que Nicolas 1er n&#8217;ait pas encore eu cette idée? Lui, l&#8217;omniprésident français, le génial président de l&#8217;Europe, pendant la présidence française, Le Sauveur du monde lors de la crise financière et du sommet de Copenhague,&#8230; Le refondateur du capitalisme, etc&#8230; Voilà une fonction taillée à sa mesure. Commandant en chef d&#8217;un Commonwealth mondial&#8230; Moins pour lui, ce serait ridicule! Voilà un projet qui devrait l&#8217;occuper et nous en débarrasser. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Puisqu&#8217;on parle de soirée bien arrosée, il faut quand même raconter une séance épique. C&#8217;est le jour de la </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p10601521.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1584" title="alcootest et explication" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p10601521-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><span style="color: #000000;">fête nationale. Nous sommes à Wanaka. Une ville super touristique au bord du lac du même nom Sylvie et Jean Pierre vont se renseigner pour aller en avion au Milford Sound. Malheureusement pour eux, il y a des travaux. On reprend la route. Barrage policier, contrôle d&#8217;alcoolémie. Jean Pierre souffle. Ça nous fait rire. Sauf que la policière demande à Jean Pierre de se garer et le questionne sur ce qu&#8217;il a bu. En revenant en ville, ils ont pris une bierre. Philippe et moi, à l&#8217;arrière, on ne s&#8217;inquiète pas et Philippe fait même des photos. Mais Sylvie est stressée car elle croit que le degré d&#8217;alcool autorisé en Nouvelle Zélande est à zéro. Jean Pierre soufle à nouveau dans un ballon, un autre, plus précis. La policière, très gentille et très pédagogue, lui fait la leçon, mais c&#8217;est bon, on peut passer.Le taux d&#8217;alcoolémie est en fait, le même qu&#8217;en France. Jean Pierre ne passera pas la nuit au poste. Quel souvenir, ça aurait été pour lui. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="text-decoration: none;"><br />
</span></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">Alors, et les fameuses randonnées vous demandez-vous? Et bien, nous faisons deux ou trois balades sur l&#8217;île Sud: jusqu&#8217;au Kea Point au Mont Cook, vers le Rob Roy glacier et aux sources de Puhu. Bien sympa et de très jolis paysages. Et sur l&#8217;île Nordon visite le National Wildlife Center, où se trouvent toutes les espèces </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">protégées </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">d&#8217;oiseaux, dont le Kiwi. Pour que les visiteurs puissent les voir, ils ont inversé le cycle jour/nuit. Malheureusement, lorsque nous arrivons devant la porte de leur &#8220;house&#8221;, c&#8217;est fermé. Pas de chance. On repartira de Nouvelle Zélande sans avoir vu ces fameux Kiwis. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120304.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1579" title="décor de rêve, non?" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120304-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120145.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1580" title="sources de  Pouhou" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120145-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120020.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1581" title="vers le glacier Rob Roy" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120020-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">A Athenree, on va visiter le Parc Wai-O-Tapu, qui est une vaste zone d&#8217;activités thermales dans la région volcanique de Taupo. On peut y voir cracher un geyser à 10h15 précises. Le Lonely nous a mis en garde. Soyez à l&#8217;heure! Quel est donc ce phénomène naturel qui fait que, chaque jour, à cette heure précise, le geyser crache. On s&#8217;interroge tous, avant d&#8217;y arriver. En fait de phénomène naturel, ils jettent un morceau de savon pour que la réaction se déclenche et que le geyser éjecte ses quantités d&#8217;eau. C&#8217;est drôle, ça marche et ça fait de grands jets. Bon, ça n&#8217;a pas beaucoup d&#8217;intérêt, mais tout le monde se lève pour la photo.<br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"></span></span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120295.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1596" title="parc Wai o Tapu" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120295-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">Après, par contre, la balade dans le reste du parc est sympa et les paysages intéressants. On visite ce site qui a des eaux et des roches de toutes les couleurs. Cette grande variété de couleurs est complètement naturelle et elle est dûe aux différents composants chimiques qui s&#8217;y trouvent : le soufre, l&#8217;arsenic, la silice, l&#8217;oxyde de fer, ets&#8230;Sur certaines parties, les couleurs changent constamment selon les niveaux d&#8217;eau et la direction du vent. C&#8217;est vraiment très joli.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Et les Nouveaux Zélandais, ils sont comment? Et bien dans l&#8217;ensemble, ils sont sympa et très soucieux toujours, qu&#8217;on aime leur pays. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">On a juste une anecdote pas sympa.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">On s&#8217;est pris le chou, un jour, avec un patron de station service. Jean Pierre va dans la station faire remplir la bonbonne de gaz. Nous, on veut nettoyer le tandem avec le gonfleur à air comprimé, pour, à nouveau, enlever la poussière accumulée sur les pistes en terre. On commence à le faire, et au bout d&#8217;un moment, arrive un jeune employé qui nous dit que l&#8217;air comprimé n&#8217;est pas fait pour ça, et que le patron demande d&#8217;arrêter. On commence à discuter, mais on se dit vite que le pauvre &#8220;petit jeune&#8221; n&#8217;y est pour rien et que c&#8217;est seulement son patron qui l&#8217;a envoyé et on lui dit &#8220;OK&#8221;. On met juste un dernier coup sur l&#8217;anti-vol car les rouages sont &#8220;grippés&#8221; par toute cette poussière. Arrive alors le patron dans un état d&#8217;excitation dingue. Il nous dit, vous avez pris MON &#8220;truc&#8221;, on pense qu&#8217;il parle de l&#8217;embout et on lui dit de se calmer et qu&#8217;il n&#8217; y en avait pas. Il nous redit, c&#8217;est MON &#8220;gonfleur&#8221; et il commence à le démonter, toujours dans un gros état d&#8217;excitation. On lui dit qu&#8217;il pourrait être plus &#8220;sympathique&#8221; et il nous dit que les touristes se croient tout permis et il part avec son gonfleur démonté. Connard!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"></span></span></span></span></span>Mais à l&#8217;inverse, on a aussi des anecdotes sympa<span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="text-decoration: none;">. </span></span></span></span></span></span>En particulier, un jour, alors qu&#8217;on vient juste de poser le camping car dans un camping à Picton, Corinne et Sylvie partent faire des courses. Sur le chemin du retour, gros souci, ni l&#8217;une, ni l&#8217;autre ne retrouve la route. Et impossible d&#8217;appeler les garçons, c&#8217;est elles qui ont les portables, pratique! Il faut demander le chemin. Mais, là où ça se corse, c&#8217;est que ni l&#8217;une, ni l&#8217;autre n&#8217;a retenu ou noté le nom du camping. La seule chose que Sylvie sache, c&#8217;est que c&#8217;est un camping de la chaîne « Kiwi » . OK, on va chez un commerçant. Elle cherche dans le bottin, pas de « Kiwi Camp ». Merci, on sort, on se dit qu&#8217;on va trouver. On essaie de se remettre dans un chemin qui nous rappelle quelque chose: en vain. On re-demande à une passante si elle connaît un camping « Kiwi Camp  ». Non, ça ne lui dit rien mais comme elle rentre chez elle, elle nous donne son téléphone pour qu&#8217;on l&#8217;appelle et qu&#8217;elle recherche. Sympa.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"></span></span></span>On ré-essaie un autre commerçant. La femme ne connaît pas non plus. Elle appelle le syndicat d&#8217;initiative. Même réponse. Ce n&#8217;est donc pas le nom du camping. C&#8217;est pas grave, elle reprend le bottin et elle appelle les uns après les autres les campings de la liste en demandant s&#8217;ils ont un camping car qui est arrivé ce soir avec des français. Dans le magasin, des clients entrent et attendent sans protester. Enfin, au 5ème appel, elle trouve le camping où on est posé (aucun Kiwi dans le libellé!). Elle prend encore 5 minutes pour noter le nom et nous expliquer comment nous y rendre. On remercie tout le monde, elle et les clients qui poireautent depuis un bon bout de temps sans manifester aucune impatience. Voilà, c&#8217;est pas sympa ça?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110882.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1604" title="aucun rapport avec le texte, mais encore un paysage sympa" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110882-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"></span></span></span></span></span>Petites notes techniques si ça en intéresse certains. A la fin de notre séjour en Nouvelle-Zélande, nous avons changé la garde-robe d&#8217;Aucéba, après lui avoir fait une grande toilette. Nouvelles chaines, nouveaux pneus, nouveaux pignons. Ça l&#8217;a rajeunie énormément&#8230; Pensant à sa santé, nous avons également restreint le poids de ses bagages. Entre notre arrivée en Nouvelle-Zélande et notre départ, nous nous sommes allégés de 10kg de matériel. Nous avons donné à Sylvie et Jean-Pierre, tous nos vêtements techniques chauds, nous nous sommes séparés d&#8217;une paire de chaussures chacun, nous avons récupéré nos sacs de couchage de printemps, bien plus légers que ceux que nous transportions jusqu&#8217;à présent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Autre petite note maintenant culturelle: certains le savent déjà, mais nou, on a été surpris de découvrir qu&#8217;il y avait 2 variétés de mouettes. On vous en fait donc part!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120313.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1575" title="une des variétés " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120313-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120314.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1576" title="l'autre variété" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1120314-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"></span></span></span>Voilà, on a presque fini notre récit sur la Nouvelle Zélande. On a juste un cri du cœur à lancer :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">Les SandFlies : – Quelle est leur fonction dans la nature? A quoi servent ces vilaines petites bêtes?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">Elles sont payées par les laboratoires de crèmes apaisantes et de protection de la peau ou quoi? Parce que c&#8217;est une horreur. Ça vous pique partout, ça gratte des heures durant et il y en a partout sur l&#8217;île Sud. On a tous été dévoré. Même Philippe, qui d&#8217;habitude est peu « touché » par les moustiques et autres insectes. Sylvie a remportée le prix de la plus piquée. C&#8217;est simple, à la fin, ses jambes n&#8217;étaient que boutons. Bref, si quelqu&#8217;un connait un prédateur pour cette horrible bébête, il faut impérativement qu&#8217;il réussisse à l&#8217;introduire en Nouvelle-Zélande.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p11203101.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1574" title="oeuvre des Sandflies" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p11203101-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">
<ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"> </p>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les toilettes publiques très propres et présentes partout. Même dans des petits villages</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;implantation de Pioneer, semencier d&#8217;OGM bien connu</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;attitude sportive en ville (jogging, marche rapide, fréquentation des salles de gym, tenue vestimentaire, …)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les tatouages très répandus. Ce que nous voyons d&#8217;ailleurs depuis l&#8217;île de Pâques.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Pas d&#8217;accès internet partout.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La possibilité de vivre dans les campings à l&#8217;année.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les ponts à voie unique.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le pays des campings cars. On en voit des quantités impressionnantes.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les dingues du volant (on s&#8217;est fait frôler de nombreuses fois. Mais une fois, sur l&#8217;ile sud, ça a été vraiment juste. Très juste. C&#8217;est miracle que l&#8217;on soit encore là! Peut-être la participation de Philippe a de nombreux offices ou cérémonies religieuses depuis le début de notre périple). Il n&#8217;a jamais fait autant de doigts d&#8217;honneur que dans ce pays!</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Possibilité de camper dans les motels.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les boissons énergisantes type Red Bull (merci M. Fillon de l&#8217;avoir autorisé en France&#8230;mais pour un tour en F1 que ne ferait-on pas?), qui occupent des linéaires entiers à l&#8217;entrée des magasins et dont nous avons vu plein de jeunes des boites à la main.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le nombre impressionnant de cyclos. Nous n&#8217;en avons jamais vu autant. Excellente publicité de la part de la Nouvelle-Zélande. Personnellement ce ne sera pas un pays que nous recommanderons à nos amis cyclistes.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le nombre impressionnant aussi, dans un autre registre, de têtes de bétail dans les troupeaux de vaches.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le pays des agapantes bleues et blanches. On en voit partout. C&#8217;est très très joli.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le téléphone cher et pas de numéro dans les cabines ou les campings pour se faire rappeler (seul un hôtel et un camping ont accepté que les enfants nous appellent sur leur numéro).</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les magasins sont fermés à partir de 17 heures sauf les supermarché qui sont ouverts de 7 heures à 22 heures, 7 jours sur 7.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"> </p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Prix :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une chambre « matrimoniale » avec SdB commune et accès à la cuisine : env. 64 $NZ ( env.32€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">la place de camping: de 7,5 à 10 € par personne</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">prix moyen d&#8217;un repas : (env.5€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une bouteille d&#8217;eau (2 l) : nsp. ( nous avons bu l&#8217;eau du robinet)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le plus cher/ le moins cher: nsp. On est allé juste une fois prendre un breakfast avec Jenifer et Francis 90$ pour nous 4 (45€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Une heure d&#8217;internet : entre 6 et 8$ (env. 3 à 4€) - gratuit dans les bibliothèques</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"> </p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110891.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1588" title="troupeaux énormes rentrés en quad" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/02/p1110891-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et enfin, une petite synthèse de notre périple en Nouvelle-Zélande :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">40 jours : du Dimanche 10 Janvier au Vendredi 19 Février</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">24 jours de franc soleil, 6 jours nuageux, 9 jours avec des passages pluvieux, 1 jour de pluie</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">996 kms à vélo</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape en distance : 65 kms dans l&#8217;ile nord, pour relier Parakai à Port-Albert<span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">.</span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">c&#8217;est aussi la plus longue étape en temps : 4h20 sur le vélo.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;">la plus courte étape en distance : 31 kms dans l&#8217;île sud pour aller de <span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">Deer valley – Lewis Pass Scenic</span></span></span></span></span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;"> à Akaroa.</span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">C&#8217;est aussi la plus courte étape en temps : 1h14 sur le vélo</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus petite moyenne : 13,2 km/h dans l&#8217;île nord, pour relier Waipaou Forest à Pakanae.</p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;">répartition de nos 40 nuits par type d&#8217;hébergement : 6 chez des particuliers, 3 en auberges de jeunesse, 11 avec la tente dans un camping, 1 avec la tente en camping « libre-sauvage », 11 avec le camping-car dans un camping, 7 avec le camping car en camping « libre-sauvage », 1 dans un aéroport.</span> </span></p>
</li>
</ul>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">2 crevaisons : les bas côtés des routes sont jonchées de débris, et de débris de verre en particulier.</span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><em></em></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><em></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><em></em><span style="font-style: normal;">Merci vraiment, encore une fois, à tous ceux qui nous écrivent des petits mots dans les commentaires de fin d&#8217;article, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;On a appris aussi par Sylvie et Jean Pierre que des collègues ou amis d&#8217;amis qui ne nous connaissent pas, nous lisent. On attend avec impatience leurs premiers messages qui nous permettront de nous connaître mutuellement. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR">A très bientôt.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;" lang="fr-FR">On vous embrasse.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://velomonde.fr/2010/02/27/%c2%ab%c2%a0joies-des-retrouvailles-familiales-camping-car-tandem-une-cohabitation-difficile%c2%a0%c2%bb-suivi-de-%c2%ab%c2%a0sos-dun-terrien-en-detresse%c2%a0%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Nouveau continent, nouvelle langue, Nouvelle Zélande</title>
		<link>http://velomonde.fr/2010/01/29/nouveau-continent-nouvelle-langue-nouvelle-zelande/</link>
		<comments>http://velomonde.fr/2010/01/29/nouveau-continent-nouvelle-langue-nouvelle-zelande/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 04:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avions terminé notre dernier article en arrivant à Auckland chez Francis et Jennifer.
Mais, il faut quand même que l&#8217;on vous raconte notre départ de Tahiti et l&#8217;entrée sur le territoire Nouveau Zélandais. Eric et Nathalie se sont donc levés aux aurores pour prendre le petit déjeuner avec nous et nous accompagner à l&#8217;aéroport. « Pas de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Nous avions terminé notre dernier article en arrivant à Auckland chez Francis et Jennifer.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Mais, il faut quand même que l&#8217;on vous raconte notre départ de Tahiti et l&#8217;entrée sur le territoire Nouveau <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110595.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1507" title="Dîner avec Nathalie, Eric et les enfants " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110595-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Zélandais. Eric et Nathalie se sont donc levés aux aurores pour prendre le petit déjeuner avec nous et nous accompagner à l&#8217;aéroport. « Pas de problème, on se lève toujours tôt&#8230; » En effet, quand on prend l&#8217;avion, on préfère arriver les premiers à l&#8217;enregistrement. Car la vue d&#8217;Aucéba et de sa remorque provoquent toujours un peu de stress aux employés des compagnies aériennes. Alors, on se dit que, plus on arrive tôt, moins ils sont tendus et plus ils gèrent avec sérénité notre enregistrement. Tout se passe bien au début, jusqu&#8217;au moment où, pour la 1ère fois, on nous demande de signer une décharge pour le tandem et la remorque. Pas de recours s&#8217;ils sont abimés. Bien sûr on  commence par refuser. Le chef d&#8217;escale arrive alors et le ton monte un peu . Au bout d&#8217;un  moment, il nous dit : « Soit vous signez, soit vous reprenez vos bagages et vous les faites acheminer différemment ». Ce qui revient à dire : « vous n&#8217;embarquez pas ». On signe donc. Mais c&#8217;est incroyable. Ils nous expliquent que, dès que c&#8217;est inscrit « fragile », si le paquet n&#8217;est pas envoyé en fret, la compagnie se dégage de toute responsabilité. Ça nous étonne, parce que quand Iberia a abimé le vélo, on a fait un recours et ils nous ont remboursés. On demandera à Manuella (notre fidèle aide d&#8217;Ibéria qui nous suit de près, depuis Orly, et est toujours disponible pour répondre à nos questions de l&#8217;autre bout du monde).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Passé le « coup de chaud » de l&#8217;embarquement, on se rend compte alors, dans l&#8217;avion, qu&#8217;on a avec nous, dans nos sacoches de guidon, le couteau (que Dominique nous a donné le 1er Mai et auquel on tient comme à la prunelle de nous yeux) et les couverts de camping. Incroyable! Et cela malgré les nouvelles règles, qui conduisent à ce que tout le monde soit palpé de la tête au pied, et à ce que tous les sacs « cabines » soient ouverts et vérifiés. Comme quoi&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Comme à chaque fois que l&#8217;on prend l&#8217;avion, on arrive à l&#8217;aéroport de destination, un peu tendu. On est inquiet pour le tandem et la remorque, et nous savons aussi que nous serons contrôlés pour la tente et ses piquets, des fois qu&#8217;on fasse entrer un peu de terre d&#8217;ailleurs, ou un ou deux insectes immigrés&#8230; On commence par passer la douane. On tombe sur un mec super sympa, déconneur, bref tout se passe bien. On récupère le tandem et la remorque à un point spécial pour les objets fragiles. Ils sont en bon état. Ouf! On continue par le contrôle des documents d&#8217;entrée sur le territoire, et là, on s&#8217;attrape tout de suite avec l&#8217;employée parce qu&#8217;elle est vraiment très très désagréable. On lui dit tout le bien qu&#8217;on pense d&#8217;un accueil comme le sien, lorsque l&#8217;on arrive dans un nouveau pays. On enchaîne avec le contrôle des objets à déclarer, et ça ne rate pas, la tente est prise pour être « analysée ». Mais les deux jeunes qui font les contrôles sont super sympas et ça se passe vite et bien. Arrive finalement le moment où tout bascule. Re-contrôle des bagages. Tout doit repasser dans le caisson Rayons X. On dit à l&#8217;employé en charge de faire passer les bagages dans la machine, que le tandem est trop large et ne passera pas. Il insiste. Ok on veut bien essayer, mais on lui demande de faire attention parce que si ça passe, ça passera juste. Et bien sûr, il y va franco, et ça bloque. Et il n&#8217;a aucune réaction. On intervient tous les deux en même temps. Philippe tire sur le tandem pour le débloquer en le faisant reculer, et Corinne appuie sur le bouton pour faire stopper la machine. Et là, crime de lèse majesté,  le gars devient dingue. On lui a arrêté sa machine. Il pète un câble et nous dit : « vous allez repasser au contrôle, on va tout vous faire sortir et on va tout contrôler ». Et là, carrément, on s&#8217;énerve grave. C&#8217;est drôle d&#8217;ailleurs de voir comme on parle facilement les « langues étrangère »s quand on est énervé!. On fait un tel raffut, qu&#8217; intelligemment un autre contrôleur arrive pour calmer le jeu. Il faut dire que, depuis le temps, la file d&#8217;attente a sensiblement grossi. On peut repartir, grâce à lui, sans aucun contrôle supplémentaire. L&#8217;autre bille qui avait un tout petit peu de pouvoir, voulait nous le montrer. Comme celui de ce matin, pour la décharge du matériel. Ça en fait quand même deux dans la même journée, qui appliquent des directives comme des ânes et qui, en plus, nous menacent avec le petit pouvoir qu&#8217;on leur a attribué et qu&#8217;ils aiment à montrer.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Comme on l&#8217;a lu dans les livres, on a droit au contrôle du chien pour la recherche d&#8217;aliments. Il renifle avec ferveur notre sac isotherme, il n&#8217;y a pourtant rien dedans! La policière le contrôle et nous demande si on a mis, par le passé, des aliments dedans. Et oui! Bonne pioche.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Enfin, ça y est, on a passé tous les contrôles. On peut enfin partir pour aller chez Jennifer.</p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060051.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1509" title="Sébastian, Jennifer et Francis" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060051-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Jennifer, c&#8217;est une amie de Cristian. Souvenez-vous, Cristian&#8230;. le copain qui nous a hébergé au Chili, pour Noël. Et, c&#8217;est drôle, mais, on a l&#8217;impression de la connaître depuis toujours. Elle est super agréable. C&#8217;est comme avec Nathalie et Eric. « Pas de problème », tout est facile. Francis, son copain, est aussi super. Il est Maori et en a bien le look, à l&#8217;exception des tatouages qu&#8217;il ne porte pas. Par contre, il parle vite. Se remettre à l&#8217;anglais n&#8217;est déjà pas trop facile, mais arriver à le comprendre, c&#8217;est trop dur. Jennifer, qui est française, nous fait souvent la traduction.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On reste quelques jours à Auckland pour écrire l&#8217;article sur la fin de notre séjour en Amérique du Sud, et préparer, avec les conseils de Jennifer et Francis, notre virée dans l&#8217;île Nord.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On fait un rapide tour d&#8217;Auckland. Il faut que l&#8217;on s&#8217;adapte à la conduite à gauche. Le pire, c&#8217;e</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110612.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1511" title="Tour d'Auckland" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110612-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" /></a><span style="color: #000000;">st pour traverser les rues. On n&#8217;a pas le réflexe de regarder à droite avant de poser le pied sur la chaussée. C&#8217;est super dangereux! Sur le vélo, on doit aussi changer l&#8217;écarteur de voiture et les rétroviseurs de côté. En plein centre ville, il y a du saut à l&#8217;élastique depuis la plus haute tour de la ville, et juste à côté, il y a une centrifugeuse (manège en vogue à la foire du trône). C&#8217;est vraiment un pays qui cultive ce côté casse-cou (est-ce pour la prise de risque ?). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Depuis qu&#8217;on est arrivé  Auckland, on trouve qu&#8217;il y a beaucoup de vents. C&#8217;est vrai qu&#8217;Auckland est sur une bande de terre très étroite, coincée entre le Pacifique à l&#8217;Est et la mer de Tasmanie à l&#8217;Ouest. Sébastian, un copain de Jennifer, qui est skipper, et qui a convoyé de nombreux voiliers, nous dit qu&#8217;actuellement avec le courant marin appelé El Nina (2ème prénom de notre fille Cécile&#8230;et petit copain d&#8217;El Nino), les vents portants sont Sud-Ouest. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Notre projet est donc de monter, par la côte Ouest, jusqu&#8217;en haut de l&#8217;île du Nord, au cap Renga, là où les 2 océans se rejoignent. Comme toujours c&#8217;est le projet. On avisera au jour le jour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On part un jeudi d&#8217;Auckland. Le lendemain, il y a un festival de rock énorme à Auckland. Fancis est musicien. Il joue, avec ses quatre frères et un copain, dans un groupe de rock nommé KORA. Le groupe est super connu en Nouvelle-Zélande et ils arrivent bien à en vivre.  Ils vont jouer devant environ 45 000 personnes. On a vu des vidéos de certains de ses concerts, et en revenant des photos de celui-ci. Impressionnant! Leur musique est super bonne. Vous pouvez d&#8217;ailleurs jeter un œil sur internet, via YouTube, en recherchant « KORA ». </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060053.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1513" title="Motorway n°16" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060053-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><span style="color: #000000;">Francis nous montre le début du chemin pour sortir d&#8217; Auckland. Car la seule « route » qui va dans notre direction est la</span> motorway n°16. Il va nous falloir la longer, et ça va être épique. Une piste cyclable la longe par intermittence, et nous devons, à de nombreuses reprises, demander notre chemin pour trouver le tronçon suivant. Mais bon ça le fait! Au bout de quelques heures de route, la Motorway se transforme en route que nous pouvons emprunter. Une seule voie de chaque côté. On aura beaucoup, beaucoup de voitures. Et en permanence, un nombre impressionnant de camping-cars.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110624.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1514" title="Philippe répare la roue" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110624-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Le lendemain, au moment de partir pépères, de notre camping, on s&#8217;aperçoit que le pneu arrière est crevé, et, plus embêtant, qu&#8217;il est entaillé. On n&#8217;est pas plus surpris que ça, vue la quantité de morceaux de verre qui trainent sur le bas côté des routes. Incroyable, il y en a partout! En arrivant au camping, on trouvait même qu&#8217;on avait eu de la chance de ne pas avoir crevé. On vous en reparlera après, de la propreté des routes&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">C&#8217;est donc vers 12h30 seulement, qu&#8217;on repart ce deuxième jour. Et la journée est difficile. Principalement au niveau des dénivelés. On va se faire un paquet de « bosses » à 8, 9, 10 et même 11% de moyenne. Soit, à certains endroits, des pentes encore plus fortes que ça. On va être « obligé » de pousser deux fois (ce jour là&#8230;,  car il y aura encore d&#8217;autres jours où l&#8217;on poussera).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">On a prévu ce jour-là, d&#8217;aller planter notre tente à Port Albert. C&#8217;est un tout petit port, où on nous a dit pouvoir trouver un joli camping « libre ». Mais nous devons au préalable faire des courses à Wellsford, ville de plus grande importance, car à Port Albert, il n&#8217;y a rien. Après avoir fait les courses, il nous reste 1h avant la tombée de la nuit et Coco est fatiguée. On change donc nos plans, (on ira voir demain Port Albert, et si ça nous plaît, on y restera un jour), et on se met en quête du camping de Wellsfor. Au point informations où nous nous sommes arrêtés en début d&#8217;après-midi, on nous a dit qu&#8217;il y en avait un. On se renseigne auprès de plusieurs personnes qui nous disent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de camping à Wellsford. Une personne nous dit que l&#8217;on peut demander à planter la tente sur le terrain du B&amp;B (Bed &amp; Breakfest), en bas de la ville. On y va donc. Mais rêve! Une vieille dame pas sympa (à l&#8217;allure très british), nous dit: « c&#8217;est la chambre à 80$ ou rien »! Et elle nous claque la porte au nez. On remonte donc vers le centre ville, en évoquant les options qui se présentent à nous. Demander à quelqu&#8217;un de mettre la tente dans son jardin, ou aller voir au Motel que l&#8217;on a croisé, s&#8217;ils acceptent la tente sur leur terrain. De toutes façons, il nous restera toujours l&#8217;option « camping sauvage », mais pour cela, il faut que l&#8217;on s&#8217;éloigne de la ville.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060067.jpg"><img class="size-medium wp-image-1517 alignright" title="Sharon avec Philippe charge le tout dans son Pick Up" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060067-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Les rues des villes néo-zélandaises sont désertes à partir du début de soirée. On n&#8217;y croise plus personne. Chacun est chez soi. On s&#8217;était déjà fait cette réflexion, car cela nous change de nos précédents pays. Mais comme d&#8217;hab, la chance va nous sourire. En chemin, on croise une femme à qui on demande, si elle a une idée d&#8217;un lieu où on puisse planter la tente. On lui explique la situation. Et elle nous dit : « Vous pouvez éventuellement la mettre dans mon jardin, mais comme votre projet était d&#8217;aller à Port Albert, moi, je vous emmène à Port Albert avec le Pick-up ». Elle est super sympa. Elle s&#8217;appelle Sharon, elle est paysagiste et connait bien la vieille dame acariâtre. On entasse comme on peut toutes nos affaires dans le « bordel » de son pick-up. Elle y entasse tout son nécessaire pour son travail. Pelles, pioches, cordes, bois, etc&#8230; On se serre tous les 3 à l&#8217;avant. Le voyage sera super sympa. Sharon est pleine d&#8217;énergie et on rigole bien.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110641.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1521" title="La vue du camping de Port Albert" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110641-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Le camping de Port Albert est donc un camping libre. Gratuit et en pleine nature. Le site est enchanteur. Un seul camping-car s&#8217;est posé là. On monte la tente à la tombée de la nuit. On dîne, éclairés par nos seules frontales, et on se lave dans les toilettes publiques. Parce qu&#8217;en Nouvelle Zélande, ils ont un truc génial: ce sont les toilettes publiques. On en trouve un peu partout! Elles sont gratuites, très propres, spacieuses, équipées de lavabo avec savon et sèche mains en papier ou ventilé.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Dommage qu&#8217;on n&#8217;ait pas ça en France. Autre truc, ils ont des points information un peu partout, avec des gens qui vous renseignent sur des coins et des campings très sympas, qu&#8217;on ne trouve pas forcément dans les guides.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On continue notre montée vers le nord. C&#8217;est très </span>vallonné. Les routes sont très fréquentées. Sur certaines routes, la n°1 en particulier, route principale que l&#8217;on doit emprunter sur une trentaine de kilomètres, c&#8217;est infernal! Que de voitures. Et ce qui va avec : bruit, odeurs, insécurité. Car on peut dire que les Nouveaux Zélandais ne font pas  du tout attention aux cyclistes. Ils foncent, et même s&#8217;il y a quelqu&#8217;un qui arrive en face, ils ne songent pas à ralentir, mais ils vous doublent au ras du vélo. Super dangereux. Plusieurs personnes nous confirment la « mauvaise » attitude des néo-zélandais, lorsqu&#8217;ils se mettent au volant. C&#8217;est le pays où  nous sommes le plus mis en danger, sur la route. Incroyable, non? On ne s&#8217;attendait absolument pas à ça! Les lignes blanches souvent ne sont pas respectées. On arrête là sur ce sujet, mais il ne fait pas bon faire du vélo dans cette contrée! On a même vu de la « publicité » pour un numéro de téléphone « de délation » permettant d&#8217;appeler pour dénoncer les mauvais comportements des conducteurs!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Après quelques jours, les routes deviennent plus tranquilles et c&#8217;est tant mieux! On continue à être frôlé, </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110649.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1522" title="La Gumm du Kauri" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110649-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><span style="color: #000000;">mais c&#8217;est plus espacé. (frôlé / espacé, ça nous plait bien ça). On passe par les villes de Paparoa, Pahi, Dargaville. On rencontre Marc, un cycliste allemand qu&#8217;on retrouve lors de plusieurs campements. On profite des paysages de campagne, de montagne ou de bord de mer. C&#8217;est varié et joli. On visite le musée du Kauri. L&#8217;arbre qui a fait vivre la région pendant tout le siècle dernier, avant que les néo-zélandais ne se rendent compte qu&#8217;ils étaient entrain d&#8217;en détruire tous les spécimens, et qu&#8217;ils n&#8217;en fassent une espèce protégée. C&#8217;est incroyable ce que la Gumm (« sève ») de l&#8217;arbre est jolie. C&#8217;est l&#8217;équivalent de l&#8217;ambre, mais propre à cet arbre. On cherche un bijou pour les filles mais dans le magasin du musée, ce n&#8217;est pas très joli. On espère en trouver plus tard. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">Dans nos pérégrinations, on voit plusieurs choses qu&#8217;on a envie de vous faire partager.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Un jour, c&#8217;est un drôle d&#8217;animal. La propriétaire nous dit que ça s&#8217;appelle un « ELPACKER » et que c&#8217;est un croisement entre un lama et un (?) mouton peut-être. Devant notre air médusé, elle nous dit que c&#8217;est aussi bizarre pour un animal, que notre tandem pour les vélos!!!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Une autre fois, on </span><span style="color: #000000;">photographie sur une poutre un drôle </span><span style="color: #000000;">d&#8217;insecte.. Il s&#8217;agit d&#8217;un « SHELL ». Animal qui fait un bruit d&#8217;enfer, comme électrique, et que l&#8217;on a dû entendre sur les routes du Nord de l&#8217;Argentine. </span><span style="color: #000000;">(On l&#8217;apprendra en montrant la photo à Garry dont on va vous parler plus tard).</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060063.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1523" title="ELPACKERS de toutes les couleurs " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060063-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110694.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1524" title="un SHELL" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110694-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Le long des routes, on voit un paquet de champs de maïs, avec des n°s de parcelles sur des pannonceaux Pioneer. On croise même un champ </span><span style="color: #000000;">d&#8217;essais Pioneer en pleine nature. Qu&#8217;est-ce que ce peut être de la part d&#8217;un semencier tel que Pioneer, sinon des champs d&#8217;OGM? On en voit tellement, que ce n&#8217;est pas très rassurant sur ce que l&#8217;on mange ici.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On croyait  ce pays à la pointe de l&#8217;écologie, et de l&#8217;environnement. Et bien quand on voit ces champs et le bord des routes, on peut dire que ça laisse à désirer. Et pour ce qui est de la nourriture « bio », elle est vraiment ET rare ET hors de prix. </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060075.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1526" title="Pioneer est présent dans les champs" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060075-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">On revient sur ce point parce qu&#8217;en venant ici, on était persuadé que c&#8217;était un pays très « écolo ». En tout cas, c&#8217;est ce que laissaient supposer nos lectures. Ce qui est vrai dans ce qu&#8217;on a lu, c&#8217;est qu&#8217;ils sont nombreux, enfants et adultes, à  marcher pieds nus, en ville, partout&#8230; En revanche, pour ce qui est de l&#8217;écologie, c&#8217;est un pays de voitures, des grosses, des 4&#215;4, des campings car&#8230; Les bas côtés sont jonchés d&#8217;ordures. Un jour où la pente était particulièrement raide, pour penser à autre chose, Corinne s&#8217;est mis à les compter&#8230;puis a abandonné, car en 200 mètres, il y a en avait plus de 200!!! Et le tri des ordures n&#8217;est ni très répandu, ni très respecté. En tout cas, dans l&#8217;île Nord. Peut être que tout va changer sur l&#8217;île Sud, démentant nos premières impressions.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Installés dans notre camping, on a une petite pensée émue pour les copains CCistes car c&#8217;est le week-end du festival CCI. D&#8217;habitude, on est assis dans l&#8217;amphi, à regarder des projections de gens qui sont partis à l&#8217;autre bout du monde. Et cette année, on n&#8217;est pas là, mais à l&#8217;autre bout de la terre, en Nouvelle Zélande dans un camping en bord de mer, superbe! On a vu, via la famille Binet, que sur le nouveau site de CCI, il y a un « article » sur nous en première page et qu&#8217;Eric a mis un lien vers notre blog aussi sur la première page. Merci, c&#8217;est très gentil et ça nous fait vraiment plaisir.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Pour<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060080.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1530" title="Séance d'étirement du dos" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060080-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> en revenir à notre situation actuelle, on est dans nos « préoccupations » de voyage. Le matériel tient bon. Philippe fait tout pour. Mais voilà, le matériel humain, comme dit l&#8217;armée, a un petit souci. Un matin, Philippe fait un mouvement brusque, et zut, se bloque le dos. La douleur est très présente, mais, heureusement, il n&#8217;est pas complètement bloqué. Il va faire quelques exercices d&#8217;étirement dans la cuisine du camping. Un employé qui passe par là, lui demande s&#8217;il a mal au dos. Comme il lui répond par l&#8217;affirmative, le gars lui propose de l&#8217;aider à enlever la douleur. Philippe, un peu inquiet quand même,  lui demande s&#8217;il sait faire. Comme il répond « oui », Philippe accepte son aide. L&#8217;homme va chercher un drap, qu&#8217;il pose sur l&#8217;herbe et dit à Philippe de s&#8217;allonger dessus face contre terre. Ensuite, avec son pied, il lui appuie très fort sur le dos. Philippe entend plusieurs fois des craquements. Il a un peu peur qu&#8217;il lui « explose » le dos, et pour se rassurer, il se dit qu&#8217;il ne prendrait pas un tel risque, s&#8217;il n&#8217;avait pas déjà une certaine pratique. De plus, la peur de ne pas pouvoir rouler, lui fait préférer cette solution de « déblocage ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110686.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1551" title="Moment de repos après ces bonnes pentes" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110686-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Et ça marche! Toute la journée, il réussit à pédaler, même s&#8217;il appuie beaucoup moins que d&#8217;habitude et que Corinne doit compenser. Et les paysages sont magnifiques. On aperçoit de nombreuses fois la mer de Tasmanie, depuis les multiples sommets que nous gravissons. Le plus haut point atteint aujourd&#8217;hui est à 325m. En partant de 10m ça représente quelques bonnes montées. Philippe sent les rappels à l&#8217;ordre de son dos, mais ça va, et on parvient, malgré une fin très, très vallonnée, à atteindre le superbe camping de Waipoua Forest, dans un parc naturel. Comme il ne faut pas non plus trop jouer avec sa condition physique, on décide de s&#8217;octroyer une journée de repos.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Seulement, voilà, quand on arrive à la réception du camping, on demande à la « réceptionniste », si on peut acheter à manger. Elle nous répond « seulement des sandwichs ». On était persuadé que le camping se trouvait dans une ville, ou à l&#8217;entrée d&#8217;une ville (en fait sur notre carte, les lieux-dits, sont indiqués comme des villes). « Non »,  nous dit-elle, «  la ville la plus proche est à environ 12kms ». 12 aller, 12 retour, ça fait 24kms! Trop pour nos p&#8217;tites jambes, ce soir. On lui demande alors, si ce soir elle rentre en ville. Elle nous dit qu&#8217;elle habite sur place. Autrement, on lui aurait demandé de nous faire des courses pour demain.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Derrière nous, il y a un couple avec un jeune. On leur demande aussi, si, par hasard,  ils vont faire des courses en ville. Ils nous répondent « non », mais qu&#8217;ils ont plein de choses. De quoi a t-on besoin? On leur dit « pâtes ou riz ». Ils nous disent qu&#8217;ils en ont et que c&#8217;est ce qu&#8217;ils vont préparer pour ce soir. Et si on veut bien partager leur repas, ça leur ferait bien plaisir. Et à nous donc! Elle est pas belle la vie?</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110698.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1532" title="camping dans le Parc Naturel" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110698-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">On plante la tente dans un superbe espace, très grand où les camping-cars ne peuvent pas venir. Il y a 3 tentes seulement, et le bruit de la rivière qui coule un peu plus bas. Mais on a aussi, la compagnie de nombreuses petites mouches noires qui piquent sacrément. En plus elles attaquent toujours en dessous de la ceinture&#8230; C&#8217;est pas du jeu ça! Et pour la 1ère fois, Corinne n&#8217;est pas la seule à se faire piquer, protégeant ainsi Philippe. Ces petites bêtes « piquent » vraiment n&#8217;importe quoi! Les  moustiques présents aussi, sont de la rigolade à côté! Dans ce camping, c&#8217;est sauvage et l&#8217;ambiance est très cool.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On va donc dîner avec Garry, Hellen et leur fils de 16 ans, Léon. Ils sont australiens, en vacances ici et ont loué un camping-car de 5 places. Ce qui nous permet d&#8217;ailleurs de jeter un œil pour voir si le tandem et la remorque vont rentrer facilement dans celui que Sylvie et Jean Pierre ont loué. Ça va pas être du gâteau pour rentrer le tandem, mais ça devrait le faire. Ils nous offrent un super repas à base de pâtes, et arrosé de bière (Philippe d&#8217;ailleurs, devient « accro » à sa petite bière du soir. C&#8217;est pour se préparer à l&#8217;arrivée de Jean-Pierre dit-il!). Après manger, on va faire une randonnée d&#8217;une heure et demie, dans la forêt, avec traversée de rivière à guet sur les pierres glissantes, chaussures à la main. Comme la nuit commence à tomber, les sous-bois deviennent bien sombres. Et le chemin est très boueux par endroits. Mais c&#8217;est super sympa. On finira encore une fois à la frontale. En rentrant, ils nous proposent un thé. Superbe soirée</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110707.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1534" title="balade du soir à gué" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110707-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><span style="color: #000000;">. </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110709.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1533" title="Ellen, Leon, Philippe, Corinne et Gary" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110709-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110709.jpg"> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110709.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060084.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1536" title="Walter et Barbara" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060084-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Le petit déjeuner du lendemain est tout aussi sympa. On est assis à côté d&#8217;un couple d&#8217;allemands, Walter &amp; Barbara. On discute beaucoup, de tout, de vélo car Barbara en fait aussi. On leur parle aussi de notre soirée d&#8217;hier et on leur demande s&#8217;ils partent aujourd&#8217;hui et si on peut leur acheter du pain. Ils nous donnent leur pain, nous offrent en plus 2 bières, de la sauce tomate, des bananes. Vraiment trop sympa eux aussi. On déconne sur le fait que c&#8217;est une super façon de se nourrir « gratos »: il suffit de dire que l&#8217;un des deux a mal au dos et ne peut pas rouler&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On se repose bien pendant deux jours dans ce cadre splendide et on mange bien!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">On reprend donc la route, reposé. Heureusement, parce qu&#8217;on </span>commence tout de suite par 15kms de montée. Longue, mais « tranquille ».Au bout de 10kms on va voir le plus gros Kauri au monde. « Tane Mahuta », c&#8217;est son nom. Impressionnant, il faut bien le dire. Comme derrière la montée, il y a toujours une descente, comme dit Philippe, on a une bonne descente de 6kms, mais suivie à nouveau de montées abruptes. On doit encore pousser 2, 3 fois, tellement c&#8217;est raide. Et le vent commence à se lever, la pluie fait son apparition. On s&#8217;arrête devant le point information de Omapere pour vérifier l&#8217;emplacement du camping que l&#8217;on a prévu pour ce soir. Philippe arrive d&#8217;ailleurs à bien énerver la p&#8217;tite dame qui tient le point information, en lui soutenant que les cartes qu&#8217;on a  sont hyper précises et qu&#8217;on a toujours trouvé les campings là où ils étaient indiqués! Elle maintient, pour sa part,  qu&#8217;il n&#8217;y a pas de camping près de Whirinaki, là où nous pensions dormir. On sort donc très dignement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Et là, le hasard, la chance comme toujours. Quelqu&#8217;un vient vers nous pour voir le tandem et sa remorque. C&#8217;est un suisse allemand, dont la maman était suisse française. On commence donc à se parler en français. On en arrive à parler des campings, lui non plus ne connait pas celui près de Whiniraki. Et de fil en aiguilles, il nous dit qu&#8217;il habite pas très loin de l&#8217;endroit où l&#8217;on voulait s&#8217;arrêter et que si on veut, on peut dormir chez lui et sa copine. On accepte bien sûr, fort de notre principe de ne refuser aucune invitation.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060090.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1538" title="La tempête arrive" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060090-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Ça tombe à pic, car</span> une tempête commence à se déchainer. Le vent devient super violent. Comme on est près des plages, on se prend du sable avec une force inouïe. On nous dit que les rafales sont de 40 nœuds! Quand on s&#8217;arrête pour prendre des photos, on est obligé de tenir fermement le tandem qui risque de basculer. Dans la boutique où l&#8217;on fait les courses, un homme nous interpelle (Mais comment, nous direz vous, sait-il que c&#8217;est à nous, le vélo dehors? C&#8217;est simple, on rentre dans les magasins dans notre jolie tenue de cycliste, vous savez, celle qui fait un si joli derrière!) : « Il faut vous arrêter » nous dit-il, « car il va y avoir une très forte tempête, avec d&#8217;énormes bourrasques de vent et de la pluie violente. Cette nuit et demain. Ça devrait se calmer vendredi. Je suis sûr de moi à 95%! ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11107561.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1541" title="Philippe, Norma, Marcel et Corinne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11107561-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>On met très longtemps à parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de la maison de Marcel et de Norma, parce qu&#8217;avec le vent, c&#8217;est vraiment difficile. L&#8217;accueil est vraiment chaleureux. Norma est irlandaise, comprend le français, mais ne le parle pas. On s&#8217;arrange donc entre français et anglais.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Eux ont une maison écolo, avec éolienne, panneaux solaires, toilettes sèches. Ils font de l&#8217;élevage de quelques moutons, ont des serres, des arbres fruitiers. Ils vendent des plants, des plantes, des légumes, des fruits en vente libre, dans une cabane à l&#8217;entrée de chez eux, sur la route. Ça aussi, c&#8217;est une particularité bien sympathique de la Nouvelle-Zélande: la mise à disposition en vente libre, sur le bord des routes, de produits potagers: fruits ou légumes. Les prix sont indiqués sur un panneau et une boîte est disposée à côté des « marchandises ». On se sert, on met la somme dans la « tirelire ». Et ça marche. En plus, les fruits et légumes sont très frais et très bons. On n&#8217;a vu ça qu&#8217;une fois en France, le long du canal de la Martinière, chez les parents d&#8217;un cyclocampeur tourdumondiste.<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060071.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1543" title="Sur le bord des routes des particuliers vendent fruits et légumes" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060071-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On passe encore une super soirée. Marcel a énormément voyagé dans sa jeunesse. Il a fait un nombre de pays incroyables. Ils nous conseillent tous les deux d&#8217;aller plutôt à Pahia qu&#8217;à Kawakawa. On modifie donc note itinéraire initial.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> On part à l&#8217;heure à laquelle on se lève habituellement et on s&#8217;arrête à l&#8217;heure à laquelle on démarre en général. En effet, Marcel et Norma, vont à Auckland  et doivent partir à 8h. Ceci explique cela. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Quand on arrive</span> à Pahia, et on va directement au point <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060106.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1545" title="Joy passe bien des coups de fil pour nous" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060106-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>information pour prendre nos billets de car afin de retourner lundi matin à Auckland. On tombe sur une « crème ». Joy va s&#8217;occuper de nous « aux p&#8217;tits oignons ». Elle s&#8217;occupe de tout! De faire les réservations du car, pour nous, le vélo et la remorque, de nous réserver un logement pas trop cher pour le dimanche soir à proximité du point de départ du car et de nous trouver un endroit où nous pouvons laisser Aucéba et la remorque, une fois emballés. On les laissera, le dimanche soir, dans la boutique située juste en face de la station de bus. Joy est allée le demander à la responsable du magasin. Incroyable, cette gentillesse, cette disponibilité et cette efficacité.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Nous sommes vendredi, il est tôt, on décide d&#8217;embarquer tout de suite sur le ferry pour aller à Russel. On s&#8217;installe au camping proche du centre de Russel. </span>On se balade, à vélo, pendant 2 jours dans la baie (Bay of Islands qui est composée de 440 îles). Les alentours de Russel sont vraiment très jolis. Très très vallonnés, encore, mais très jolis. De superbes criques, des routes très peu fréquentées.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110784.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1548" title="Vue de Russel" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110784-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;">On reprend </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110824.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1547" title="Partie de Bool Outdoor, très british !" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110824-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">le ferry pour passer de Russel à Pahia </span>On veut aller voir le lieu où a été signé le traité d&#8217;annexion, de la « Nouvelle-Zélande » à la couronne d&#8217;Angleterre, entre les chefs Maoris et la reine d&#8217;Angleterre. En chemin, on assiste à  une partie de « Bowl outdoor ». Les règles semblent proches de la pétanque » mais avec un côté beaucoup plus « british ». Ça se déroule sur gazon, et c&#8217;est un jeu vieux de plus de 200ans, d&#8217;après un des participants. La Nouvelle Zélande a beaucoup de côtés très « british » et là, la tenue et le comportements des joueurs sont très typiques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> O</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110835.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1553" title="Le cap des 7000 kilomètres" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110835-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">n se balade dans  Pahia et on va voir les</span> chutes de « Haruru Falls ». On passe  le cap des 7000 kilomètres. A ce propos, on est loin du calcul qu&#8217;on avait fait en préparant notre tour du monde. On pensait avoir parcouru 10.000 kilomètres à l&#8217;arrivée de Sylvie et Jean-Pierre en Nouvelle-Zélande. On en sera à peine à 7 500. Mais, jamais, dans nos préparatifs, nous n&#8217;avions imaginé rencontrer autant de gens et passer tout ce temps avec eux. Et on est très heureux de ce déroulement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Après cette escapade au Nord, nous voilà de retour à Auckland chez Jennifer et Francis. On y passe juste une soirée et une nuit puisque dès demain, on prend le fameux train panoramique pour nous rendre à Wellington. Une nouvelle fois on se lève très tôt, 5h15! Hier 6h00 pour prendre le car. Le soleil n&#8217;est même pas levé, lui! Ça nous oblige à rouler avec gilets fluos et frontales pour aller à la gare d&#8217;Auckland, qui se trouve au centre ville. On n&#8217;a aucun souci pour mettre le matériel dans le wagon prévu pour les bagages. On met même Aucéba, juste à côté, dans le wagon où se trouve le moteur. On le fixe avec les sangles. On met la remorque dans le wagon des bagages, avec les sacoches. Le bagagiste nous dit qu&#8217;il va  caler la remorque avec des valises. OK, c&#8217;est parti. On s&#8217;installe pour 12heures de train. On a juste nos shorts et nos T shirts. Il fait froid dans le train. Tout le monde a sorti les vestes. Mais nos micros-polaires sont dans les sacoches, dans le wagon des bagages. Lors de l&#8217;arrêt au parc national (arrêt de 20&#8242; sans intérêt car on n&#8217;a pas le temps d&#8217;aller visiter), vers 14heures, on va le dire. On nous dit qu&#8217;il faut le dire au « manager »du train. Donc, après le départ du train, Corinne va le dire au wagon restaurant. Elle se fait fraîchement (c&#8217;est le cas de le dire) cueillir par la barmaid, qui l&#8217;engueule et hausse les yeux au ciel. La contrôleuse, à côté, vient calmer le jeu. Elle remontera un peu le thermostat pour venir le rebaisser 20 minutes plus tard. En fait, c&#8217;est long 12 heures dans le train. C&#8217;est joli, mais comme les paysages en France vus du train (et dans les trains en France, on sait qu&#8217;il fait froid, on prévoit le gilet!!). Et en plus ça ressemble beaucoup aux paysages français. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Ah, il ne faut pas oublier l&#8217;épique sortie du tandem du wagon. Philippe, qui veut aider, se fait physiquement sortir du wagon des bagages par la barmaid qui ce coup-ci, s&#8217;occupe des bagages. Comme le train s&#8217;est arrêté avec le quai côté gauche alors qu&#8217;on avait chargé le tandem côté droit, on a un souci de franchissement de porte pour le sortir. La porte coulissante qui nous avait permis de le rentrer est du mauvais côté!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Bon, un peu de tension, beaucoup de bonne volonté de la part des autres employés du train et de la gare et tout se termine bien. On va ensuite au Backpacker (« Auberge de Jeunesse » pour routards), qu&#8217;on a appelé hier pour réserver une chambre. Comme nous ne voulions pas donner notre n° de carte bleue par téléphone, la réservation n&#8217;a pas abouti. On nous dit que c&#8217;est complet et que les hébergements de la ville sont tous pleins, car 2 jours plus tard, il y a un concert du groupe de rock ACDC. Mais le responsable du Backpacker, super sympa, va nous proposer une solution. Il nous laisse partager le salon TV avec une jeune estonienne. Pour 40 dollars quand même, il va falloir attendre que les derniers « accros » télé aient quitté la pièce, et on va dormir sur des canapés. Pas de problème, l&#8217;objectif, c&#8217;est d&#8217;avoir les visas pour le Vietnam, demain et de prendre le ferry le plus tôt possible pour l&#8217;île Sud.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> En fait, impossible d&#8217;avoir les visas le jour même. A l&#8217;ambassade, on nous dit</span> que normalement, il faut 4 jours ouvrés pour avoir le visa. Nous le voulons le plus vite possible pour passer dès que faire se peut sur l&#8217;île sud et quitter « la ville ». On négocie demain à 15h00. Le prix augmente de 20$ par personne. On en est à 180$ NZ par personne (90€)! OK, on accepte.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Quand on revient de l&#8217;ambassade, on demande donc une chambre pour la nuit. Il y a seulement un dortoir de 4. Qui sent le fauve d&#8217;ailleurs, le linge sale et humide. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un vrai foutoir. Ils sont 2 à y dormir pour l&#8217;instant, mais il y a des fringues partout, la poubelle est pleine, et ça pue! Philippe y fera tout de même une bonne sieste&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Au réveil, dans le salon TV, Philippe rencontre la jeune fille avec qui on y a dormi la veille. Elle lui dit qu&#8217;elle aussi a une chambre pour la nuit. Et qu&#8217;il y a un lit double dedans. Inoccupé pour l&#8217;instant. Et que ce serait sympa si on pouvait l&#8217;avoir. On va donc demander au type de la réception de l&#8217;auberge de jeunesse, qui après quelques circonvolutions, finit par nous l&#8217;attribuer. C&#8217;est super, on a un lit double dans une chambre de 3 nickelle, en plus avec une jeune super gentille et agréable.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Et voilà, on a obtenu nos visas, pris le ferry pour la traversée vers l&#8217;île Sud. La dernière demi-heure, juste avant l&#8217;arrivée, à travers les fjords est jolie. Mais depuis notre croisière au Chili entre Puerto Chacabuco et Quellon, on devient vraiment difficile!!!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">On est maintenant à Picton sur l&#8217;île Sud. On a rendez-vous dimanche, dans 3 jours, à une trentaine de kilomètres de là, avec Sylvie et Jean Pierre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Avant d&#8217;arrêter ces nombreuses lignes, on veut faire aussi le bilan « traditionnel » de notre périple en Amérique du Sud. Continent que nous avions « idéalisé » et qui ne nous a absolument pas déçu.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Comme d&#8217;habitude, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">l&#8217;apprentissage de 		l&#8217;espagnol.(eh oui, même à nos âges, baignés dans la culture 		locale, on apprend vite)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les amitiés créées. 		Celles auxquelles on pense, très intenses, perdureront. Nous en 		sommes certains.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les églises pleines, malgré un nombre de messes quotidiennes très 		important.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les collectivos, pratiques, peu chers et qui vous conduisent 		partout</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">les « petits » métiers : jongleurs de rue aux feux 		rouges, pompistes, cuisine dans la rue, gardiens de voitures&#8230;</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">le décalage entre le peuple et les dirigeants. Tous les gens avec 		qui nous avons discuté dans chaque pays, nous ont fait part de ce 		sentiment qu&#8217;il s&#8217;agit de 2 mondes cloisonnés, qui s&#8217;ignorent. Ils 		n&#8217;attendent rien de leurs dirigeants!</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nos engueulades aussi car en presque neuf mois de vie commune, 24 		heures sur 24, des situations de tension extrême entre nous, ont 		existé. Cela fait aussi partie de la réalité du voyage.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Voilà, cette fois, c&#8217;est terminé. On interrompt ce récit, à Picton, au nord de l&#8217;île sud. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> On va maintenant retrouver avec un très grand plaisir Sylvie et Jean Pierre. Même si on (Philippe surtout), s&#8217;inquiète un peu du décalage de « tempo » que nous allons nécessairement connaitre. Nous sommes dans un voyage de 16 mois, avec un rythme et des centres d&#8217;intérêts très différents de ceux qu&#8217;on peut avoir lorsque l&#8217;on a 3 semaines de vacances et que l&#8217;on va les passer à l&#8217;autre bout du monde. Il va falloir concilier vélo et camping-car. Nous allons devoir trouver un mode de fonctionnement qui nous permette à tous les 4 de vivre en harmonie, ces 3 semaines à venir. Heureusement notre excellente entente avec Sylvie et Jean-Pierre nous permet de nous parler librement&#8230; On vous racontera ça, la prochaine fois.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Merci vraiment, encore une fois, à tous ceux qui nous écrivent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous embrasse.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ps : Nous avons lu dans notre journal préféré, à savoir le Canard Enchainé, que le parquet général, qui dépend donc du pouvoir politique, avait fait une demande de mise en liberté de Falcone, qui vient d&#8217;être condamné à 6 ans de prison dans le cadre de l&#8217;Angolagate, en s&#8217;appuyant (c&#8217;est du délire) sur la présomption d&#8217;innocence! On se demande ce que sera la justice (qui est déjà tout, sauf équitable), lorsque la réforme qui supprime les juges d&#8217;instruction (indépendants) sera appliquée. Quelqu&#8217;un peut-il nous livrer quelques éléments complémentaires sur le suite de cette affaire</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A ce sujet, vous pouvez continuer à alimenter le sujet, sur le Forum, sur les nouvelles, petites et grandes, ainsi que les actualités françaises et internationales, que nous suivions avec grand plaisir. Merci d&#8217;avance.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ps1 : Accès au <span style="text-decoration: underline;"><strong>Forum</strong></span>. Pour y aller :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Onglet « Le Forum » en haut de la page, puis laissez-vous guider. Entre-autres, on vous demande si vous avez des relations dans les pays que nous traversons susceptibles de nous accueillir&#8230; Vous savez combien on apprécie les rencontres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ps2 : Nous avons actualisé mis en ligne de nouvelles photos. De l&#8217;île de Pâques, de Papeete et nos premières de la Nouvelle-Zélande.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Ci-dessous un petit </span><span lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;"><strong>mode d&#8217;emploi pour visualiser les photos</strong></span></span><span lang="fr-FR"> dans les meilleures conditions.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">1 - Cliquez sur l&#8217;onglet « Les Photos » en haut de la page du blog</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">2 - Choisissez l&#8217;album désiré, Cliquez sur le drapeau.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vous voyez apparaître l&#8217;album ou les albums photos désirés.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">3 - Cliquez sur celui qui vous intéresse</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vous voyez apparaître les photos en miniatures.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">4 - Vous avez ensuite la possibilité de lancer un diaporama (cliquez sur le libellé « Diaporama »,  au-dessus des miniatures, en haut à droite).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vous voyez apparaître la première photo en grand au centre de l&#8217;écran, et si vous déplacer la souris au centre de l&#8217;écran, vous avez aussi une suite de miniatures sur la partie basse de l&#8217;écran. A côté des miniatures, à droite, en bas de l&#8217;écran, apparaît un cadre qui contient 4 flèches dans tous les sens. Cliquez dessus pour passer en « plein écran ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">5 - Pour visualiser les légendes des photos, quand elles existent, cliquez sur « Afficher les infos » en haut à droite de l&#8217;écran.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">6 - Déplacez votre souris sur un des côtés de l&#8217;écran, ce qui vous permet de n&#8217;avoir à l&#8217;écran que la photo et la légende (si vous avez choisit de les faire apparaitre).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">7 -  En cliquant sur « Options » en haut à droite, vous pouvez régler la vitesse de défilement des photos (lent, moyen ou rapide).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">8 – Pour suspendre le défilement et s&#8217;arrêter sur une image, appuyer sur la barre d&#8217;espace. Pour reprendre le défilement, appuyer de nouveau sur la barre d&#8217;espace.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">9 - Pour sortir du mode « Plein écran » : Appuyer sur la touche « Echap » ou « Esc ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Bonne balade&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ps3 : Pour nous écrire un « commentaire »</strong></span> (qui d&#8217;ailleurs peut simplement être un message et pas forcément une réaction à l&#8217;article) :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Allez à la fin de 	l&#8217;article. Idéalement le dernier publié (si vous cliquez sur 	l&#8217;onglet  « Accueil », vous arrivez sur le dernier 	article publié).</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Cliquez sur « xx 	Commentaire &gt;&gt; »  (xx étant le nombre de 	commentaires qu&#8217;on nous a gentiment écrit à la suite de cet 	article)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vous voyez apparaître 	les commentaires écrits à la suite de cet article.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Faites défiler pour 	descendre tout en bas de la page, jusqu&#8217;au pavé « Commenter »</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Sur la 1ère ligne, 	vous devez mettre un nom ou un pseudo,</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Sur la 2ème ligne, 	vous devez mettre votre adresse e-mail. Elle n&#8217;apparaitra pas à 	l&#8217;écran et nous serons les seuls à la connaître.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Site Web : à 	renseigner uniquement si vous avez vous-même un blog</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Saisissez le texte de 	votre message dans le carré en dessous</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Descendez tout en bas 	de la page, et cliquez sur « Soumettre » pour que votre 	message soit envoyé.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://velomonde.fr/2010/01/29/nouveau-continent-nouvelle-langue-nouvelle-zelande/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Adieux à l&#8217;Amérique du Sud -  L&#8217;île de Pâques : Toi et Moaï  -  Papeete : Par ici les pépettes.</title>
		<link>http://velomonde.fr/2010/01/13/adieux-a-lamerique-du-sud-lile-de-paques-toi-et-moai-papeete-par-ici-les-pepettes/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 02:25:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous étions déjà quelque peu décalés, lorsque nous étions en France. Mais depuis qu&#8217;on joue avec les fuseaux horaires, on « est complètement à l&#8217;ouest ». Au sud-ouest pour être précis d&#8217;ailleurs. C&#8217;est ce que nous pensions! En fait on ne sait plus trop où on est. En partant de Papeete, on effectue juste un petit saut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous étions déjà quelque peu décalés, lorsque nous étions en France. Mais depuis qu&#8217;on joue avec les fuseaux horaires, on « est complètement à l&#8217;ouest ». Au sud-ouest pour être précis d&#8217;ailleurs. C&#8217;est ce que nous pensions! En fait on ne sait plus trop où on est. En partant de Papeete, on effectue juste un petit saut de plus, une nouvelle fois vers l&#8217;ouest, et vous savez quoi, on se retrouve au point le plus à l&#8217;est de notre belle planète. Allez y comprendre quelque chose. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> En fait Tahiti est le point le plus à l&#8217;ouest et la NZ le point le plus à l&#8217;est.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous nous levons même à présent, quand certains d&#8217;entre vous vont se coucher. Et inversement. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous avons quitté depuis quelques jours, le continent sud-américain et nous nous sommes envolés pour l&#8217;Océanie. Cette séparation a eu lieu, empreinte de beaucoup d&#8217;émotions, entourés que nous étions par les familles avec qui nous avons passé nos derniers jours autour de Santiago, de Valparaiso et de ses environs.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous vous avons déjà parlé de Kenny, de ses 2 filles, Javiera et Paloma, et de leurs « pololos » (amoureux)respectifs. Nous nous sentions en famille parmi eux. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous avons visité Valparaiso, pendant quelques jours en compagnie d&#8217;Isaac et de Cécile, avant que </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1050805.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1447" title="Emilia, Victor, Jarina et Corinne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1050805-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110043.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1450" title="p1110043" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110043-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Cristian, ses parents et sa sœur, Janina, ne passent nous y chercher, pour aller fêter Noël au sein de leur famille, près de San Antonio. Mais non, pas assis à côté du célèbre flic, la ville.(petit clin d&#8217;œil pour Pollio). C&#8217;est trop agréable de se retrouver invité pour Noël en famille. Quand on pense que Cristian ne nous connaissait pas une semaine avant! Les parents de Cristian, Victor et Emilia, ainsi que sa sœur Jarina, nous accueillent vraiment à bras ouverts. On passe le 24 et le 25 Décembre avec eux. Les discussions sont faciles, puisqu&#8217;en ayant vécu 8 ans en exil en Suisse, leur français est courant. Encore un accueil chaleureux et inoubliable. L&#8217;occasion de nombreuses discussions politiques « en famille », avec Victor qui appartenait au M.I.R, ainsi qu&#8217;avec Nicolas qui fut le chauffeur du ministre de l&#8217;économie sous Allende.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> C&#8217;est donc avec beaucoup de mélancolie que l&#8217;on s&#8217;apprête à quitter le Chili et avec elle, l&#8217;Amérique du Sud. Mais jusqu&#8217;au bout, ce continent et ses habitants sauront nous réserver des joies intenses. Une excellent surprise se pr</span><span style="color: #000000;">oduit  à l&#8217;aéroport, puisqu&#8217;on voit arriver la famille de Keny accompagnée de celle de Cristian. En fait, Cristian et Jarina prennent aussi l&#8217;avion ce jour-là pour rentrer en Europe où ils vivent.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11100622.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1461" title="Keny, Nous, Javiera et Paloma" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11100622-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1050860.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1462" title="Christian, Keny, Javiera, Emilia, Victor, Jarina, Nous, Paloma" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1050860-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Enfin, ce n&#8217;est pas tout à fait juste de dire que nous quittons l&#8217;Amérique du Sud, puisqu&#8217;on se rend à l&#8217;île de Pâques et qu&#8217;elle fait partie du territoire Chilien. Mais nous sommes déjà en Polynésie, et ça n&#8217;a plus grand chose à voir avec le Chili et l&#8217;Amérique du Sud.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> L&#8217;île de Pâques, Philippe en rêve depuis longtemps. Corinne, elle, est persuadée que c&#8217;est une île où il pleut tout le temps, et s&#8217;attend donc au pire. En fait, on aura une semaine de rêve avec du soleil tout le temps. Encore un beau coup de chance, car les polynésiens que l&#8217;on rencontre dans l&#8217;avion, y ont eu de la pluie toute la semaine précédente!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Quand on arrive à l&#8217;aéroport de Hanga Roa, on se fait « accoster » par les gérants d&#8217; hôtels et des 2 campings de l&#8217;île. On choisit d&#8217;abord l&#8217;hôtel, car il est onze heures du soir, qu&#8217;il accepte de garder notre remorque et nos emballages, le temps que nous visitions l&#8217;île en dormant en camping sauvage! Mais rien ne se passera comme prévu. D&#8217;abord on apprend que le camping sauvage est interdit sur l&#8217;île, afin de préserver les sites. On comprend et on se résigne à chercher un terrain de camping. On va alors faire le tour des 2 campings référencés par l&#8217;office du tourisme local : vraiment horribles! Comment va t-on faire? On ne veut pas rester à l&#8217;hôtel. Et comme d&#8217;habitude, la chance nous sourit. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Alors qu&#8217;on est en train de faire des courses dans une supérette très excentrée, on est</span><span style="color: #000000;"> abordé par Didier, </span><span style="color: #000000;">un </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p10509201.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1466" title="Benjamin et Philippe" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p10509201-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">français qui nous a vus à vélo. Il a 46 ans et est lui aussi en voyage autour du monde, depuis de nombreux mois. A vélo, qui plus est. Il nous dit qu&#8217;il dort dans un camping à 1km de là. On l&#8217;accompagne donc</span><span style="color: #000000;">. En y arrivant, on est ravi. Voilà notre solution. L&#8217;endroit est isolé, avec une vue superbe sur les alentours. </span><span style="color: #000000;">Désert également puisque la seule tente installée est celle de Didier. </span><span style="color: #000000;">On y fait la </span><span style="color: #000000;">connaissance de Benjamin.</span><span style="color: #000000;"> Le camping </span><span style="color: #000000;">lui appartient.Benjamin est un vrai Rapa Nui.</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060006.jpg"><img class="size-medium wp-image-1478 alignright" title="James et Benjamin jouent du Ukulélé" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1060006-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Il est d&#8217;une gentillesse incroyable. Pendant notre séjour, sur les cinq jours que </span><span style="color: #000000;">nous passons d</span><span style="color: #000000;">ans son camping,</span><span style="color: #000000;"> il nous </span><span style="color: #000000;">invite d</span><span style="color: #000000;">ans sa </span><span style="color: #000000;">famille, deux soirs : pour la Saint Sylvestre et pour notre repas d&#8217;adieu. Sans compter qu&#8217;il  nous fait à chaque fois des doggy bags suite à ces invitations&#8230; Il nous a bien plus offert que ce que nous lui avons laissé comme argent. Le camping est pour lui un moyen d&#8217;aller à la rencontre « des autres »&#8230;Pour l&#8217;anecdote, on vous raconte quand même que, pour notre repas d&#8217;adieu, on a dîné avec un consul. C&#8217;est une première pour nous. James,c&#8217;est son nom, est consul pour le Royaume-Uni, et a délégation pour l&#8217;ensemble des pays occidentaux. Comme on lui demande à quoi ressemble la fonction d&#8217;un consul sur l&#8217;île de Pâques, il nous raconte son emploi du temps harassant. Réveil le matin tardif, après midi: surf et soir: discothèque, …. Ceci dit, c&#8217;est un homme vif, ouvert et charmant qui parle parfaitement le Rapa-Nui, et joue du Ukulélé. Ça fait 5 ans qu&#8217;il est en poste</span><span style="color: #000000;"> </span><span style="color: #000000;">ici&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110285.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1485" title="les Moais dont certains sont à terre" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110285-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110323.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1486" title="Moais sur le site de Rano Raraku" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110323-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Ça, c&#8217;est pour le côté </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110376.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1495" title="p1110376" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110376-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">« hébergement ». Mais tout le reste est comme ça. L&#8217;île est très belle et nous la parcourons en vélo dans tous les sens. On découvre les  célèbres « Moais » -  ça se prononce « Mo Aïe ». Ils sont très impressionnants! Souvent, leur visage et leur corps sont « polis » par le temps. Quand ils ne sont pas tombés, face contre terre. D&#8217;après Benjamin, c&#8217;est à cause des guerres de clans, que les « Moais » des tribus ennemies ont été jetées à terre. Notre guide « papier » évoque aussi un tremblement de terre en 1960, dont l&#8217;épicentre était au Chili, et qui a eu des effets jusqu&#8217;ici. De toutes façons, c&#8217;est superbe dans ces sites majestueux et naturels. La nature est préservée sur l&#8217;île. On découvre de beaux volcans éteints, ainsi que des sites exceptionnels : le volcan de Rano Raraku, où les Moais étaient taillés et le site de Tongariki, où sont alignés 15 Moais magnifiquement restaurés.  Vraiment, ils nous plaisent bien ces « Moais » On est là, toi et « Moai » à les </span><span style="color: #000000;">regarder et on se dit « il n&#8217;y a que Moai qui m&#8217;aille ».</span><span style="color: #000000;"> On sait, elles sont faciles mais elles nous plaisent bien&#8230;</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110260.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1496" title="les Moais et leur chapeau" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110260-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11101391.jpg"><img class="size-medium wp-image-1489 alignnone" title="toujours des Moais" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11101391-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Et sans oublier le volcan  Orongo sur le site de Rano Kau C&#8217;est une bonne ascension pour y arriver . La vue est superbe durant toute la montée. On surplombe toute l&#8217;ile. Et arrivés là haut, le paysage est incroyablement impressionnant. Le cratère est gigantesque. 1600 m de diamètre. En arrière-plan, la mer. Le vert des herbes et le bleu de l&#8217;eau du lac au fond du volcan. Extraordinaire! On se promène sur les crêtes du</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">volcan. C&#8217;est vraiment très beau.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11103572.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1499" title="Volcan Rano Raraku" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p11103572-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110475.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1491" title="volcan Rano Kau" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110475-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> <span style="font-weight: normal;"> La mer aussi est incroyable. Des bleus très marqués, une plage blanche, des roches autour, les volcans en arrière-plan. Les vagues sont impressionnantes. C&#8217;est magnifique</span></span><span style="font-weight: normal;">. Et en plus, c&#8217;est chaud! On rentre dedans sans avoir à se mouiller le ventre et à marcher sur la pointe des pieds …Bref, pas besoin d&#8217;utiliser nos techniques habituelles pour pénétrer dans les 17°C de l&#8217; Océan Atlantique, à Saint-Brévin! </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110225.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1501" title="p1110225" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110225-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110332.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1502" title="p1110332" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p1110332-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="font-weight: normal;"> Tout nous plaît sur l&#8217;île de Pâques. En revanche, côté pratique, on est surpris par les magasins et la nourriture. Déjà, c&#8217;est difficile de trouver à manger et  l</span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">es prix sont entre 3 et 5 fois supérieurs à ceux du Chili. Mais surtout, dans les magasins où l&#8217;on va en centre ville, les étalages sont quasi-vides. On s&#8217;imagine voir les magasins russes au temps des pénuries. En fait, les locaux ont leurs adresses et les magasins y </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">sont mieux achalandés. Mais question prix, c&#8217;est la surprise à la caisse car ils ne sont pratiquement jamais indiqués! Et c&#8217;est mal vu de demander le prix avant, que de toutes façons, seul le caissier connaît!!! Quand on en parle à la famille de Benjamin, ils nous expliquent qu&#8217;effectivement, c&#8217;est comme ça et que du coup, beaucoup vont à la pêche et font pousser leurs légumes pour soulager le porte monnaie. Et, ils sont remontés contre le gouvernement chilien qui ne subventionne rien mais récupère tous les profits dégagés, nous disent-ils. D&#8217;où l&#8217;émergence de revendications  pour réclamer l&#8217;indépendance ou une autonomie encore plus importante.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p10509571.jpg"><img class="size-medium wp-image-1471 alignright" title="Benjamin et sa femme dansent &quot;rapa nui&quot;" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2010/01/p10509571-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a><span style="color: #000000;">C&#8217;est sur l&#8217;île de Pâques qu&#8217;on a changé d&#8217;année. Il faut qu&#8217;on vous en parle. </span><span style="color: #000000;"> Déjà, on a réglé le réveil à 18 heures pour appeler les enfants. </span><span style="color: #000000;">Et oui, en France, vous fêtez la nouvelle année 6 heures avant nous! Ensuite, on fait la fête dans la famille de Benjamin. Alors à minuit, on débouche le champagne chilien (u</span>n peu trop sucré, mais bien agréable quand même) et on s&#8217;embrasse tous, garçons et filles. Comme en France, nous direz vous!! Oui mais&#8230;.il y a un rituel pour se « congratuler » entre garçons. En premier, une poignée de main typique d&#8217;ici. Tu te tapes dans la paume en accrochant les doigts. Puis tu serres la main, après tu te prends dans les bras pour l&#8217;accolade, puis pour finir tu te serres à nouveau la main. Faut s&#8217;entraîner, c&#8217;est pas inné! Mais encore plus difficile:<span style="color: #000000;">le chaloupé des danses. Ça se fait sur la pointe du pied et tu pousses le talon de gauche à droite, tout ça en bougeant « gentiment » les fesses, ou plus exactement, le bassin. Bon, c&#8217;est clair, on n&#8217;y arrive pas. Coco prend des cours avec Jenny, la femme de Benjamin,  mais ça rend pas pareil! Et oui, vahiné, c&#8217;est gonflé!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Petite info géographique : l&#8217;île de Pâques est l&#8217;île du monde, la plus éloignée de toute autre terre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Après les adieux à Benjamin, annonçant cette fois-ci, l&#8217;abandon de l&#8217;espagnol, on embarque pour Tahiti.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous avons rencontré Martine et Philippe sur l&#8217;île de Pâques. Ce sont des « métro » (Métropolitains) qui vivent à Papeete. Ils nous disent que si on reste 5 jours, on a intérêt à aller tout de suite sur Moorea  et qu&#8217;on peut laisser chez eux Aucéba et la remorque.  Ça tombe bien, car le remontage d&#8217;Aucéba et de la remorque nous prend une bonne demi-journée. Leur démontage et emballage nous occupent une journée complète. On a donc pris la décision de les laisser empaquetés pour ne pas perdre 1 jour et demi sur les 5 que nous allons passer à Tahiti et alentours.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> On va donc chez eux dés notre arrivée, &#8230; ou presque, car on arrive à une heure du matin! Sur leurs conseils et ceux de plusieurs personnes interrogées à l&#8217;aéroport à notre arrivée, on va prendre une chambre au motel en face de l&#8217;aéroport. Tout le monde nous dit que c&#8217;est le moins cher alentour. A 5 minutes de l&#8217;aéroport, mais sur les hauteurs, donc avec le tandem et la remorque emballés, il nous faut prendre un taxi. Et on en reprend un autre le lendemain matin pour nous rendre chez Martine et Philippe. Avec tout ça, on a un avant goût de ce qui nous attend :on a dépensé 160 euros en 8 heures!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Tout le monde depuis l&#8217;île de Pâques, nous met en garde contre la cherté de la vie à Tahiti.. Grâce à Philippe, qui est 1er conseiller à la cour des comptes, et à Eric, qui est un excellent connaisseur de la vie politique et économique de la Polynésie française, nous avons pu entrevoir les raisons qui ont conduit à cet état de fait.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> En Polynésie française, 42% des salariés travaillent dans le secteur public. Les salaires du secteur public, qui représentent 60% de la masse salariale, sont majorés de 84% par rapport à ceux de la métropole. Les tahitiens ne paient pas d&#8217;impôt sur le revenu. Toute l&#8217;économie s&#8217;est « alignée » sur ce pouvoir d&#8217;achat des fonctionnaires et les prix sont devenus déments. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> La Polynésie française « bénéficie » d&#8217;une très grande « autonomie ». Il y a un Président (élu par l&#8217;assemblée), un gouvernement et une assemblée qui vote ses propres lois. Effarant  : la masse salariale du gouvernement polynésien est la même que celle du gouvernement français (pas seulement les ministres mais y compris leur entourage, conseillers, secrétaires, etc&#8230;). L&#8217;un « administre » 260 000 habitants, l&#8217;autre 65 millions! Cherchez l&#8217;erreur. Tout cela a été instauré à la grande époque du système « Flosse ». Protégé pendant des années par Chirac et consort, il a pu verrouiller l&#8217;île, en mettant à tous les postes les amis des amis, et à l&#8217;évidence en en créant, lorsqu&#8217;il n&#8217;y en avait pas assez pour certains amis! La culture polynésienne lui a facilité les choses, car la notion de « chef » y est très développée et respectée. Et toutes ses décisions sont suivies et appliquées à la lettre. Il lui suffisait donc de « se mettre dans la poche », les chefs de village, de clans, etc&#8230; pour maintenir et orienter toutes les élections. Il est actuellement poursuivi pour de très nombreux détournements d&#8217;argent. Certains ont déjà été jugés, et il a été reconnu coupable. Néanmoins, il n&#8217;est pas en prison! (Encore un bel exemple de l&#8217;égalité face à la justice, dans notre belle république!) Il est également poursuivi dans une affaire de disparition de journaliste&#8230;Il faut enfin se souvenir que la France, à l&#8217;époque du CEP (Centre d&#8217;Etudes du Pacifique) qui était le centre d&#8217;essais nucléaires français dans le Pacifique, a « inondé » les îles d&#8217;argent afin que le calme règne et qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de remous autour de ces essais. Le dernier a eu lieu en 1995, à l&#8217;époque de Chirac et avait provoqué une colère « monstre » de la Nouvelle-Zélande. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Sur les conseils de Philippe et Martine, on file donc vite s&#8217;installer sur Moorea, au camping dans un « dortoir » de 2! (On n&#8217;a pas la tente qui est emballée avec les matelas et les sacs de couchage dans la remorque). En fait il s&#8217;agit d&#8217;une toute petite petite pièce, avec 2 lits et un éclairage central, pas de prise, rien de superflu …. Dans la cuisine-salle à manger commune où on prend tous nos repas, on fait la connaissance de Reiner, un allemand de notre âge qui vit à côté de Stuttgart ,et qui, depuis dix ans, part  régulièrement dans le monde 2 ou 3 mois, et d&#8217;Adeline et Julien, des jeunes qui vivent à Nouméa depuis un an. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> On s&#8217;achète de jolies chaussures en plastique transparent (vous voyez de quoi on parle&#8230;) pour aller nager, car il y a des poissons pierres, qui se « cachent » dans les coraux. Et si tu marches dessus, t&#8217;es mort, ou c&#8217;est tout comme! T&#8217;as 6 heures pour une intervention en urgence. Tout le monde nous a mis en garde. On va donc investir car on veut plonger. Enfin, mettre la tête sous l&#8217;eau avec masques (prêtés par Martine) et tubas. On voit de superbes poissons (poissons clown entre autres – dixit Julien et Adeline, car nous, on n&#8217;y connait rien) et Coco se fait peur en voyant de drôles de poissons, genre murènes. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"> Coco se fait aussi des frayeurs avec l&#8217;argent qui file si vite.</span> Un matin, elle se lève avec une angoisse. Comment faire pour sortir du liquide en Nouvelle Zélande alors qu&#8217;on a sorti le montant  maximum sur les 2 cartes bleues ici, et qu&#8217;on a un plafond sur 7 jours glissants. On fait les calculs, on regarde les plafonds des cartes. Ils sont bien supérieurs à ce que l&#8217;on a sorti à présent.  Mais on apprend, comble de l&#8217;histoire, qu&#8217;en Polynésie française, les banques ont plafonné les retraits à 36 000 Francs Pacifiques, soit 300 euros. Avec nos 2 cartes, ça fait 600 euros mais tout est tellement cher qu&#8217;on les a déjà sortis. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Au camping, Coco rencontre des français « métros » venus en vacances ici et obsédée par son inquiétude sur l&#8217;argent pour la fin du séjour, elle leur dit à quel point on est surpris et déçu par les prix exorbitants. Nathalie et Éric, c&#8217;est leurs prénoms, sont avec leurs 3 enfants:  Ambre, Oxana et Bastien. Ils nous font penser aux P&#8217;tits Loups il y a 10 ans, adorables! (Attention, ne vous méprenez pas, les P&#8217;tits Loups sont toujours adorables!). Ils habitent à Tahiti et tout naturellement, nous proposent de venir chez eux le vendredi soir. On leur explique alors qu&#8217;on prend l&#8217;avion très tôt le samedi matin, « pas de souci, on se lève tous les jours très tôt ». On leur dit qu&#8217;on a un tandem à transporter. « Pas de souci, on a une galerie sur la voiture ». Qu&#8217;on a une remorque à véhiculer. « Pas de souci, on a 2 voitures ». On convient donc qu&#8217;ils nous récupèrent à la sortie du Ferry vendredi après-midi, pour aller ensuite chercher les affaires chez Philippe et Martine, avant d&#8217;aller passer la soirée chez eux. Soirée très agréable, gaie avec les enfants qui participent à la conversation. Nathalie et Éric voulaient qu&#8217;on « garde quand même un bon souvenir de Tahiti » Et bien, ils ont parfaitement réussi.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Au moment d&#8217;aller se coucher, on discute des horaires de vol et on découvre qu&#8217;en partant samedi matin à 9 heures 30, et avec une durée de vol de 5 heures, on va en fait arriver vers 14 heures 30 à Auckland, mais le dimanche! Comment ça??? Et bien, mais c&#8217;est bien sûr, on va franchir la « ligne de changement de date ». On ne savait même pas que ça existait!  Le temps est devenu fou autour de nous. Après avoir passé Noël à Pâques, voilà qu&#8217;on n&#8217;aura connu que la matinée du 9 janvier et l&#8217;après-midi du 10! Où sont passées les heures « manquantes »? Rendez-nous la nuit du 9 au 10 Janvier!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Tout penaud, on passe un coup de fil à Jennifer à Auckland. C&#8217;est une amie d&#8217;un ami, qui nous accueille à notre arrivée sur le sol néo-zélandais. Elle commençait à s&#8217;inquiéter. On lui avait dit qu&#8217;on arrivait le samedi après-midi. Elle avait même appelé l&#8217;aéroport qui lui confirma qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de vol en provenance de Papeete le samedi!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Pour en revenir à la Polynésie, on a donc été déçu. Certes, il n&#8217;a pas fait beau: sur les 5 jours, on a eu 3 jours de grosses pluies. A Moorea, il a même tellement plu que la montre-altimètre de Philippe a été « noyée », par les trombes d&#8217;eau, malgré une capacité d&#8217;immersion de -30 mètres. Elle ne fonctionnait plus après un de nos plus gros épisodes rinçage. Les conditions de notre séjour n&#8217;étaient peut-être pas idéales – pas le tandem, ni la tente, &#8230; Mais quand même, c&#8217;est vraiment exagérément cher : 500 euros en 5 jours et 6nuits, si on extrapole, il nous aurait fallu un budget de 43 000 euros sans compter les billets d&#8217;avion et le matériel pour notre tour du monde. Un luxe réservé à peu. Pour vous fournir encore un exemple: dans le camping où nous étions, on pouvait accéder à internet, en payant bien sûr! On demande le prix: 150 francs Francs Pacifiques la minute. </span><span style="color: #000000;"><em><strong>1€25 la minute! Ils sont dingues ici! 75€ de l&#8217;heure!!!</strong></em></span><span style="color: #000000;"> On n&#8217;a jamais vu ça. Heureusement qu&#8217;on parle français, on aurait pu mettre ça sur le dos d&#8217;une incompréhension!  D&#8217;ailleurs, à privilégier la clientèle de luxe, ils ont actuellement de gros soucis de fréquentation touristique&#8230; Tu m&#8217;étonnes!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Alors, on l&#8217;écrit sans hésitation :quitte à aller loin, ce qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas forcément nécessaire&#8230;, il y a pleins d&#8217;autres destinations aussi belles et moins chères. La mer est belle, les gens sont dans l&#8217;ensemble gentils (sauf la propriétaire du camping, une vraie mégère&#8230;.), la végétation est belle. Mais tout ceci est vraiment gâché par le coût de la vie&#8230; </span>A suivre quand même car on ne voit pas comment ça peut continuer comme ça!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Voilà, à présent, on vous écrit de chez Jennifer et Francis en Nouvelle Zélande. Le Chili, c&#8217;est fini et l&#8217;Amérique du Sud aussi. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Alors, avant de conclure, nous faisons le bilan « traditionnel » de notre périple au Chili : Voilà encore un pays que nous avons adoré!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La dictature de 		Pinochet a frappé la majorité des familles que nous avons 		croisées: exil, assassinat d&#8217;un proche. L&#8217;histoire est encore très 		présente.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les Chiliens parlent beaucoup politique, librement, ouvertement.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les prochaines élections préoccupent beaucoup avec l&#8217;avantage 		actuel de Pinera et la peur de voir revenir une droite toute 		puissante, dure et corrompue.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le poêle à bois est encore l&#8217;unique source de chauffage et la 		seule cuisinière dans tous les foyers de l&#8217;île de Chiloe et de la 		Patagonie.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les grosses voitures et les 4&#215;4 sont légions&#8230; Pour consommer, 		les Chiliens s&#8217;endettent.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;endettement des ménages est un vrai fléau: pour payer ses 		études,qui sont très chères,  les jeunes contractent des prêts 		et l&#8217;engrenage du crédit commence pour eux.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les « condominios », soient les lotissements fermés et 		gardés sont majoritaires à Santiago et dans d&#8217;autres villes que 		nous avons vues. C&#8217;est culturel, on vient s&#8217;installer dans un 		condominios pour « protéger »ses enfants! Mais aussi, 		les assurances sont tellement chères ici, que les gens ne sont pas 		couverts en cas de cambriolage et donc se sentent plus à l&#8217;abri 		des vols ainsi. (rappelons qu&#8217;en Argentine où ce système existe, 		les gens en reviennent car les cambrioleurs savent où se trouve 		l&#8217;argent).</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Beaucoup de terres ont été cédées à des capitaux étrangers. 		Certains possèdent des territoires entiers.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les Chiliens sont très serviables et vous dépannent avec beaucoup 		de gentillesse. Malades? Pas de problème, on vous embarque avec 		tout votre matériel dans le 4&#215;4 et on vous dépose où vous 		voulez.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Il reste beaucoup de « petits métiers » ici: 		pompistes, gardiens de parking, de maisons, mises en sac aux 		caisses&#8230;</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les coquillages et les poissons sont très présents dans 		l&#8217;alimentation. Tout frais, très bons et très économiques</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les vins chiliens sont très bons et très peu chers (cesont 		toujours des vins jeunes)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le repas du soir se limite souvent à un café(soluble) avec des 		toasts accompagnés de margarine et avocat écrasé ou miel ou 		confiture. On appelle ça le « Once », soit « Onze », 		comme les onze lettres du mot « Aguardiente »ou 		« digestif ». On dit que c&#8217;est parce que les marins 		allaient prendre un « Once » en grignotant pour 		camoufler leur haleine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Prix :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une chambre « matrimoniale » avec SdB commune et accès 			à la cuisine : env. 13000 pesos chiliens ( env.15€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">prix moyen d&#8217;un repas : 3000 pesos (env. 3,6€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une bouteille d&#8217;eau (2 l) : nsp. ( nous avons bu l&#8217;eau du robinet)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le plus cher :  17500 pesos pour 2 (env.20 €)  - repas 			avec Michel et Monique à Caulin, célèbre pour ses fabuleuses 			huitres.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le moins cher : 3000 pesos pour 2 (env. 3,6 €) – dans 			les hospédajes de la Carratera Australe.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et enfin, une petite synthèse de notre périple au Chili (sauf Ile de Pâques) :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">37 jours : du 	vendredi 20 Novembre au samedi 26 Décembre</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">21 jours de franc 	soleil, 14 jours nuageux, 11 jours de pluie</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">842 kms à vélo</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape 	en distance : 93 kms pour relier Villa Manueles à Cohaique<span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">.</span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape 	en temps : 6h13 sur le vélo pour parcourir 78kms de Puyuhuapi à 	Villa Amengual  sur la Carretera Austral.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus courte étape 	en distance : 27 kms pour aller de Curaço de Velez à Dalcahue.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus courte étape 	en temps : 1h44 sur le vélo pour parcourir 30kms d&#8217;Ancud à Pargua</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus petite 	moyenne : 11,4 km/h pour relier La Junta à Puyuhuapi, sur la 	Carretera Austral.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">répartition de nos 37 nuits par type d&#8217;hébergement : 8 chez des 	particuliers, 22 à l&#8217;hôtel, 4 en camping, 1 dans des bus, 2 en 	bateau.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et aussi, une petite synthèse de notre périple à l&#8217;Ile de Pâques :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">7 jours : du lundi 28 	Décembre au dimanche 3 Janvier.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">7 jours de franc 	soleil.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">156 kms à vélo et 	on y franchit notre cumul de 6500 kilomètres.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape 	en distance et en temps : 56 kms en 3h38.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">répartition de nos 7 nuits par type d&#8217;hébergement : 2 à l&#8217;hôtel, 	5 en camping.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et pour finir, une petite synthèse de notre périple à Tahiti et Moorea :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">5 jours : du lundi 4 	Janvier au vendredi 8 Janvier.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">1 jours de franc 	soleil, 1 jour nuageux, 3 jours de pluie.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">0 kms à vélo.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">ré<span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">partition 	de nos 6 nuits par type d&#8217;hébergement : 1 chez des particuliers, 1 	à l&#8217;hôtel, 4 en camping.</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: normal;">Voilà, 	c&#8217;est fini pour cette fois. On termine cet article à Auckland. On 	va reprendre notre monture et se mettre à l&#8217;anglais! On a du mal 	après tous ces jours passés à parler espagnol. </span></span><span style="color: #000000;"> </span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous souhaite à tous une très bonne année 2010. Que dans vos résolutions de début d&#8217;année, vous fassiez la part belle à la réalisation de vos rêves. La vie est courte, le monde est beau et les gens adorables. Donnez-vous le temps d&#8217;en profiter. On vous souhaite aussi une bonne santé et beaucoup d&#8217;amour.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous embrasse tous très fort.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Encore merci à tous ceux qui nous écrivent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nota : le chargement des photos n&#8217;est pas terminé mais la connexion étant très lente, nous nous y reprendrons un autre jour &#8230; vous reviendrez voir &#8230;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ps1 : On a également lancé un certain nombre de <span style="text-decoration: underline;"><strong>sujets sur le Forum</strong></span>. Pour y aller :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Onglet « Le Forum » en haut de la page, puis laissez-vous guider. Entre-autres, on vous demande si vous avez des relations dans les pays que nous traversons susceptibles de nous accueillir&#8230; Vous savez combien on apprécie les rencontres.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Ps2 : Nous avons actualisé l&#8217;album sur le Chili et alimenté ceux de l&#8217;île de Pâques et de Tahiti.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Ci-dessous un petit </span><span lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;"><strong>mode d&#8217;emploi pour visualiser les photos</strong></span></span><span lang="fr-FR"> dans les meilleures conditions.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">1 - Cliquez sur l&#8217;onglet « Les Photos » en haut de la page du blog</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">2 - Choisissez l&#8217;album désiré, Cliquez sur le drapeau. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> Vous voyez apparaître l&#8217;album ou les albums photos désirés.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">3 - Cliquez sur celui qui vous intéresse</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> Vous voyez apparaître les photos en miniatures. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">4 - Vous avez ensuite la possibilité de lancer un diaporama (cliquez sur le libellé « Diaporama »,  au-dessus des miniatures, en haut à droite).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> Vous voyez apparaître la première photo en grand au centre de l&#8217;écran, et si vous déplacer la souris au centre de l&#8217;écran, vous avez aussi une suite de miniatures sur la partie basse de l&#8217;écran. A côté des miniatures, à droite, en bas de l&#8217;écran, apparaît un cadre qui contient 4 flèches dans tous les sens. Cliquez dessus pour passer en « plein écran ».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">5 - Pour visualiser les légendes des photos, quand elles existent, cliquez sur « Afficher les infos » en haut à droite de l&#8217;écran.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">6 - Déplacez votre souris sur un des côtés de l&#8217;écran, ce qui vous permet de n&#8217;avoir à l&#8217;écran que la photo et la légende (si vous avez choisit de les faire apparaitre).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">7 -  En cliquant sur « Options » en haut à droite, vous pouvez régler la vitesse de défilement des photos (lent, moyen ou rapide).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">8 – Pour suspendre le défilement et s&#8217;arrêter sur une image, appuyer sur la barre d&#8217;espace. Pour reprendre le défilement, appuyer de nouveau sur la barre d&#8217;espace.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">9 - Pour sortir du mode « Plein écran » : Appuyer sur la touche « Echap » ou « Esc ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Bonne balade&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ps3 : Pour nous écrire un « commentaire »</strong></span> (qui d&#8217;ailleurs peut simplement être un message et pas forcément une réaction à l&#8217;article) :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Allez à la fin de 	l&#8217;article. Idéalement le dernier publié (si vous cliquez sur 	« Accueil », vous arrivez sur le dernier article 	publié).</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Cliquez sur 	« xx Commentaire &gt;&gt; »  (xx étant le nombre 	de commentaires qu&#8217;on nous a gentiment écrit à la suite de cet 	article)</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Vous voyez 	apparaître les commentaires écrits à la suite de cet article.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Faites défiler 	pour descendre tout en bas de la page, jusqu&#8217;au pavé « Commenter »</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Sur la 1ère 	ligne, vous devez mettre un nom ou un pseudo,</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Sur la 2ème 	ligne, vous devez mettre votre adresse e-mail. Elle n&#8217;apparaitra pas 	à l&#8217;écran et nous serons les seuls à la connaître.</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Site Web : à 	renseigner uniquement si vous avez vous-même un blog</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Saisissez le 	texte de votre message dans le carré en dessous</span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Descendez tout 	en bas de la page, et cliquez sur « Soumettre » pour que 	votre message soit envoyé.</span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">Voilà c&#8217;est fini pour vous. Nous recevons votre message et cela nous réjouit !!!!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://velomonde.fr/2010/01/13/adieux-a-lamerique-du-sud-lile-de-paques-toi-et-moai-papeete-par-ici-les-pepettes/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>De Coihaique à Santiago : Croisières, Chiloé et que de rencontres</title>
		<link>http://velomonde.fr/2009/12/26/de-coihaique-a-santiago-croisieres-chiloe-et-que-de-rencontres/</link>
		<comments>http://velomonde.fr/2009/12/26/de-coihaique-a-santiago-croisieres-chiloe-et-que-de-rencontres/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 15:31:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article, nous allons le faire court, contrairement à notre habitude. Nous sommes DE-BOR-DES. Nos copains « locaux » nous sollicitent en permanence pour des balades, des visites, des fêtes, des pique-niques, etc&#8230; 
 Nous naviguons ces derniers jours entre Santiago, Valparaiso et San Antonio pour les fêtes de Noël. On pensait pourtant passer Noël à Pâques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Cet article, nous allons le faire court, contrairement à notre habitude. Nous sommes DE-BOR-DES. Nos copains « locaux » nous sollicitent en permanence pour des balades, des visites, des fêtes, des pique-niques, etc&#8230; </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous naviguons ces derniers jours entre Santiago, Valparaiso et San Antonio pour les fêtes de Noël. On pensait pourtant passer Noël à Pâques (et oui, on vous la fait tout de suite comme ça on est sûr de ne pas l&#8217;oublier), nous y serons « seulement » pour la Saint Sylvestre!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Et il nous faut le préparer, cet envol pour l&#8217;île de Pâques. Nous décollons le 27 décembre dans </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100880.jpg"><img class="size-medium wp-image-1352 alignleft" title="Le vélo est emballé pour prendre l'avion - direction Ile de Pâques" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100880-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100875.jpg"><img class="size-medium wp-image-1351 alignright" title="Le vélo est emballé pour prendre l'avion - direction Ile de Pâques" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100875-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><span style="color: #000000;">l&#8217;après-midi, et nous avons dû « habiller » Aucéba et son attelage pour ce grand saut vers l&#8217;Océanie. Répartir les équipements pour atteindre nos 2 fois 23kgs max auxquels nous avons droit. On n&#8217;a pas une minute à nous. Et tant mieux, car on est « tout chose », d&#8217;arriver au bout de notre séjour en Amérique du Sud. Quel rêve, ça aura été tout au long des 5 mois passés sur ce continent!!!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> A présent, remontons quelques jours en arrière&#8230;Et égrainons les routes, paysages et surtout les rencontres qui ont jalonné à nouveau notre chemin. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001361.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1354" title="Puerto Chacabuco" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001361-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Nous quittons Coihaique, pour rejoindre le port de Puerto Chacabuco, où nous voulons embarquer pour une traversée qui doit nous conduire vers l&#8217;île de Chiloé et son port le plus au sud Quellon. Sur le chemin, on rencontre Eric, un jeune breton parti à l&#8217;assaut de la Carretera Austral. On partagera un repas, autour d&#8217;un abri bus, avant que chacun ne reprenne sa route, lui vers le sud et nous à l&#8217;opposée, vers le nord (qu&#8217;il ne faut jamais perdre&#8230; On est en grande forme, comme vous pouvez le constater).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Cette croisière entre Puerto Chacabuco, ville de « bout du monde », et Quellon est magique. En permanence des paysages à couper le souffle. Nous traversons des lagunes, longeons des fjords, nous arrêtons à quelques encablures de petits ports. Au loin, en permanence, les montagnes nous offrent leurs imposantes silhouettes. Ce qui ne gâche rien, nous avons une cabine pour la nuit. Nous irons nous coucher bien tard, pour profiter encore et encore de ces paysages vraiment extraordinaires.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001971.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1356" title="p11001971" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001971-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11002514.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1357" title="p11002514" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11002514-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100266.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1358" title="p1100266" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100266-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001742.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1361" title="p11001742" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001742-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100266.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100136.jpg"> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100174.jpg"> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100174.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Lorsque nous arrivons en vue de Quellon, la marée ne nous permet pas d&#8217;accoster. Nous avons le choix entre débarquer le tandem et la remorque dans une petite vedette qui nous conduira jusqu&#8217;à la jetée, ou attendre la marée qui permettra au bateau d&#8217;accoster. Comme la mer ne sera haute qu&#8217;à 1h00 du matin, c&#8217;est à dire 15 ou 16 heures plus tard, nous n&#8217;hésitons pas longtemps et optons pour la première solution. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100319.jpg"><img class="size-medium wp-image-1366 alignright" title="p1100319" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100319-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">Les jours suivants, nous parcourons l&#8217;île de Chiloé de long en large. Plutôt de haut en bas, d&#8217;ailleurs, car cette île ressemble à une immense montagne russe. Ça monte et ça descend en permanence. Nous y restons 12 jours. Comme toujours, la chance nous sourit. L&#8217;île est réputée pour être un des endroits au monde où il pleut le plus. Et bien, nous n&#8217;aurons en tout et pour tout que 2 jours de pluie. Et ce sont 2 jours où nous avions décidé de ne pas rouler. Principalement pour préparer une petite intervention vidéo lors de l&#8217;anniversaire de Grand-Maman (la maman de Coco). Sylvie, la sœur de Coco, avait eu cette bonne idée afin de lui faire une surprise pour ses 80 ans.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100340.jpg"><img class="size-medium wp-image-1369 alignleft" title="p1100340" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100340-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Nous avons parcouru les rues de différentes bourgades de l&#8217;île, telles que : Castro auquel nous resterons fidèles (voilà que ça continue&#8230;), Achao (Pantin), Chonchi (où nous n&#8217;avons pas fumé), Chepu (« où c&#8217;est! » - avec l&#8217;accent espagnol, ou « du cul » - avec l&#8217;accent français, c&#8217;est au choix). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous y avons aussi retrouvé, par hasard et grâce à l&#8217;apport d&#8217;internet,  Michel et Monique que nous avions croisés à Puyuhuapi sur la Carretera Austral quelques 2 semaines plus tôt. On y a aussi « retrouvé » Olivier, un jeune routard belge, que nous avions rencontré, lui, en Argentine presque un mois plus tôt. Ce jour là, il pleuvait des cordes, et il s&#8217;était arrêté, impressionné par notre accoutrement et de nous trouver là, ruisselants, en train de faire des photos d&#8217;une superbe cascade, juste avant d&#8217;arriver au Lac Faulkner.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Michel et Monique sont venus récupérer à Buenos-Aires, la camionnette de leur fils (qui avait lui aussi fait </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100449.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1371" title="Retrouvailles avec Michel - Monique prépare le café dans la camionnette " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100449-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">un voyage en famille en Amérique du Sud) pour la ramener en France. Ils en profitent pour sillonner l&#8217;Argentine et le Chili avant de prendre le chemin du retour. Olivier, quant à lui, voyage seul (des amis viennent le rejoindre de temps en temps) et il est parti pour effectuer un long tour en Amérique du Sud.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Avec tout ce petit monde, on va se retrouver autour de la table, dans la cuisine de Blanca et de Luis, pour une soirée mémorable, autour d&#8217;un plat traditionnel le « Polmais  , ou Couranto». A la fin de ce repas inoubliable, Luis nous ouvrira la bouteille qu&#8217;il avait « réservée » pour le repas de Noël. Toujours cette générosité et cette chaleur qui  sont vraiment la marque des Sud Américains.</span> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100474.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11004692.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1382" title="Monique admire le &quot;Polmai&quot; fait par Blanca (au fond)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11004692-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><span style="color: #000000;"> </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11004741.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1383" title="Antoine, Antoine (ils ont le même prénom), Luis, Blanca et la soeur de Blanca" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11004741-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><span style="color: #000000;">Nous passerons quelques jours en compagnie de Michel et Monique, avec lesquels  nous irons entre autres à Chepu, suivant ainsi les conseils de Luis. C&#8217;est un tout petit village, perdu au bout d&#8217;une piste en « ripio » (pierrailles), totalement inconnu des touristes. Nous partirons à la rencontre de l&#8217;océan pacifique en remontant en bateau, le rio Chepu, pendant 1 heure environ. Là encore des paysages extraordinaires! A partir de ce village, on peut aussi faire une grande randonnée de plusieurs heures, sur 2 journées avec la tente, pour aller admirer une colonie de pingouins. On ne la fera pas, car nous devons être, à Ancud le lendemain pour trouver une connexion Wi-Fi de bonne qualité permettant la tenue de la vidéo d&#8217;anniversaire de Grand-Maman&#8230; Mais on va se rattraper&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100666.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1385" title="les pingouins" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100666-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">On verra bien les pingouins, mais à partir d&#8217;Ancud. Florence et Christine, des copines françaises, passées ici il y a quelques semaines nous avaient recommandé de le faire et c&#8217;est vrai que c&#8217;est étonnant et adorable.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Chiloé nous permettra aussi de découvrir le système de santé du Chili. Corinne « traîne » une otite depuis quelques jours déjà. Aucun système de soin à Puerto Chacabuco, pas de possibilité durant la croisière. On s&#8217;en occupe donc dès notre arrivée à Quellon. En fait, il nous faut aller aux urgences de l&#8217;hôpital car c&#8217;est la façon de procéder pour les gens qui ne possèdent pas de mutuelle. Et, de fait, aux </span><span style="color: #000000;">urgences, beaucoup de monde attend pour voir le médecin. On passera à notre tour, </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050503.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1387" title="A l'hôpital, accueil par l'infirmière" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050503-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">parce qu&#8217;aucune « vraie » urgence ne se présentera ce jour là. On ne paie pas, c&#8217;est gratuit, même si Corinne insiste en disant qu&#8217;elle est française! En revanche, à la pharmacie, c&#8217;est payant « plein pot » et les chiliens ne peuvent pas se faire rembourser les médicaments. A la pharmacie, on verra affichées les dates de consultation des spécialistes : pédiatres, ophtalmologistes&#8230;soit une seule consultation dans le mois!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Au delà de ce petit problème de santé, maintenant résolu, nous avons beaucoup de chance car nous pouvons profiter d&#8217;un 2ème printemps (nous pensons bien à vous qui grelotez en France&#8230;). Toute l&#8217;île de Chiloé est un enchantement de couleurs. Les genêts égayent les paysages de leur touche jaune. Mélangés au bleu de l&#8217;océan et des lagunes, et à tous les tons de verts de la palette, c&#8217;est superbe. Et des genêts, il y en a sur l&#8217;île. Ce qui est bien pratique d&#8217;ailleurs, car des genêts quand on a faim, ça tombe plutôt bien&#8230;( Ils devraient s&#8217;arrêter avec leurs mauvaises blagues, ça devient pitoyable! - « ok, on se calme! »)</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Excités par les discussions politiques et sociales que nous avons eues en compagnie de Monique et de Michel, autour de la table de Luis et Blanca, on en redemande.  La période des élections présidentielles actuelle s&#8217;y prête bien. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> A la sortie de l&#8217;île, on décide donc de « réactiver » nos réseaux. On reprend les listes d&#8217;hébergements auxquelles nous sommes adhérents et on envoie des dizaines de mails pour nouer des contacts dans les différentes villes que nous allons traverser avant notre départ du continent.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Le succès est au-delà de nos espérances. On passe beaucoup de temps à répondre à tout le monde. </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100841.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1389" title="Alberto et Philippe" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100841-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100854.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1390" title="Alberto, Corinne et Philippe à Puerto Varas" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100854-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Certaines réponses se dégagent immédiatement « du lot ». La spontanéité de la réponse, la générosité qui s&#8217;en dégage, l&#8217;envie de contacts que l&#8217;on peut percevoir, font que l&#8217;on va choisir Alberto à Puerto Montt et Keny à Santiago. Et on peut dire qu&#8217;on a eu « le nez creux ». Agréable et incroyable de sentir, seulement au bout de quelques instants que le contact est tel que nous l&#8217;avions rêvé. Simple, direct, généreux, familial. On va, grâce à eux, passer des moments que nous n&#8217;aurions jamais connus, sans cette « intégration » au sein de leur famille. Repas de famille dans le décor de Noël, chez les parents d&#8217;Alberto, qui ont mis les petits plats dans les grands. Puis tranches de vie d&#8217;une famille « spontanée », très nombreuse chez Keny , avec les petits copains des 2 filles, la cousine, le tonton, les amis, et très politisée(le frère de Keny a été arrêté, torturé et exécuté par la dictature de Pinochet, le père de Christian, un ami de la famille, militant du M.I.R, a été contraint à la fuite, et n&#8217;est rentré au Chili que depuis quelques années). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100869.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1392" title="Philippe, Keny, Javiera, Gustavo dit &quot;Guffy&quot;, Valentina et Corinne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100869-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100872.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1393" title="Valentina, Paloma et Christian" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100872-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Au-delà de leur modes de vie, ces familles nous font aussi découvrir leur ville et leur région. Nous voyons ainsi des lieux et des « richesses » que les guides n&#8217;ont pas encore référencés&#8230; Ils nous permettent également de soulager nos « économies » en nous faisant bénéficier de leurs connaissances pour éviter les « attrape-touristes ». Deux exemples sont significatifs. A Valparaiso, il y a deux ascenseurs, permettant l&#8217;accès à la même colline. Ils sont distants de quelques dizaines de mètres. L&#8217;accès de l&#8217;un est fléché pour les touristes, la montée ou la descente coûtent 500 pesos. L&#8217;autre est seulement connu des locaux et pour le même trajet, il coûte 100 pesos. Un rapport de 1 à 5. A Puerto Montt, c&#8217;est Alberto qui nous a pris les billets pour Santiago et c&#8217;est la première fois qu&#8217;on paye aussi peu cher des billets de car (on se disait d&#8217;ailleurs que pour les locaux, ça faisait cher!!).</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050626.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1407" title="Les parents d'Alberto nous ont invités pour un repas traditionnel" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050626-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050704.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1408" title="Pique Nique avec la famille de Kenny" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050704-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Les contacts sont d&#8217;une telle simplicité et d&#8217;une telle chaleur que l&#8217;on se sent parfaitement bien au sein de ces familles.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050595.jpg"><img class="size-medium wp-image-1395 alignleft" title="on nous sort un matelas pour la sieste" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050595-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">On a aussi la chance, qui comme vous avez pu le </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100811.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1397" title="Dans le jardin d'&quot;El Professor&quot; Ruan " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100811-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">remarquer, nous sourit sans discontinuer, de faire des rencontres fortuites qui seront particulièrement fortes. Par exemple, un jeune couple va nous offrir son jardin, en sortant table et chaises, pour nous permettre de venir y déjeuner. Voulant ensuite faire une sieste (eh oui, on ne perd pas facilement ses bonnes habitudes!), ils nous proposent une chambre. On leur dit qu&#8217;on a une couverture qu&#8217;on va poser dans le jardin, le garçon revient quelques minutes après avec un matelas, qu&#8217;il pose dans le jardin pour que nous soyons parfaitement installés. Instants inoubliables de gentillesse et d&#8217;attention. Une autre fois, alors qu&#8217;on débarque sur le continent à Pargua, on a envie de camper mais on ne trouve pas de camping. Un passant va nous indiquer la maison de « El Professor »: Raul.  Non seulement Raul nous propose de mettre la tente dans son jardin mais, avec Elena, sa femme,ils nous invitent à dîner.</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11008221.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1403" title="Corinne, Elena, Ruan et Philippe" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11008221-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11008182.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1404" title="Elena et Corinne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11008182-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous avons découvert que le Chili est un pays extrêmement « libéral ». On préfère à ce terme celui de « capitaliste sauvage ». Les entreprises fixent leurs conditions pour vous attribuer un emploi. Si vous hésitez ou pensez qu&#8217;il y a exagération, pas de problème, passez votre chemin. Il y aura toujours quelqu&#8217;un qui aura « besoin » de ce travail et qui donc acceptera les conditions. De très nombreux emplois existent sans déclaration de travail, sans cotisations, avec un nombre d&#8217;heures hallucinant, beaucoup d&#8217;emplois s&#8217;exercent 7 jours sur 7, avec un découpage des horaires fluctuant, suivant le bon vouloir des entreprises. Nos interlocuteurs nous disent que beaucoup d&#8217;éléments, qui orientent cette politique, ont été inscrits dans la constitution par la dictature de Pinochet. On nous cite l&#8217;exemple du sénat, qui à l&#8217;inverse de la France, a un pouvoir plus important que la chambre des députés. Le sénat, donc, est et restera de droite quelque soit le résultat des élections. Par le truchement des textes existants, il faudrait que la gauche obtienne une majorité écrasante des sièges pour qu&#8217;il bascule. Ce qui oblige tous les gouvernements à des compromis permanents et fait que les gouvernements de « gauche », mènent des politiques, au mieux, centristes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">On aurait peut-être dû aller au rendez-vous que nous pouvions avoir avec Michèle Bachelet. Ce n&#8217;est pas un gag! </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10506871.jpg"><img class="size-medium wp-image-1415 alignleft" title="Santiago - Palais de la Moneda" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10506871-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Lors de notre balade dans Santiago avec Keny, nous allons bien-sûr voir « Le Palacio de la Moneda », siège de la présidence de la républiq</span><span style="color: #000000;">ue. Là où fut assassiné </span><span style="color: #000000;">Salvator Allende.</span><span style="color: #000000;"> </span><span style="color: #000000;">Nous </span><span style="color: #000000;">sommes samedi et Keny </span><span style="color: #000000;">demande si on peut quand même rentrer (le palais est ouvert au public tous les dimanches). </span><span style="color: #000000;">Le responsable de la sécurité, posté à l&#8217;entrée, lui dit que non, mais que demain pas de problème.</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10506842.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1419" title="Santiago - Statue de Salvador Allende" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10506842-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">La conversation étant engagée, Philippe lui explique que nous sommes français, que nous faisons un tour du monde en tandem, et il lui demande si on peut rencontrer Michèle Bachelet. Philippe pensait le faire rire avec sa demande. Mais pas du tout. Et il répond très sérieusement qu&#8217;à priori, il n&#8217;y a pas de problème, mais qu&#8217;il faut que nous nous présentions lundi matin, car Michèle Bachelet ne vit pas à la Moneda, et n&#8217;y vient que pour y travailler, seulement pendant la semaine. Donc pas de problème, mais venez lundi matin.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Quand nous racontons ça à Kenny et à d&#8217;autres personnes ensuite, personne n&#8217;est surpris et tous nous disent qu&#8217;elle est très accessible. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> On imagine bien la réaction du planton devant l&#8217;Elysée, si on lui faisait la même demande. Et pour la connaitre, ce sera une des premières choses que nous ferons à notre retour&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050663.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1430" title="Santiago - Au musée avec Keny" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050663-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Une autre anecdote de la même veine. Un jour, en voiture avec Christian, dans le centre de Santiago, arrive à notre hauteur, un convoi de voitures, précédé par des motards et fermé par un véhicule porte entrouverte avec à l&#8217;intérieur des hommes aux regards froids et durs tenant dans leur main des fusils. Christian nous dit : « C&#8217;est Michèle Bachelet dans la voiture au centre du convoi ». Et bien incroyable! Il n&#8217;y a pas de sirène, les motards ne font pas dégager les voitures devant. Ils roulent assez vite, quand ils le peuvent certes, mais ils s&#8217;arrêtent aux feux rouges. On se souvient avec émotion des convois passant dans les rues de Villemomble lorsque notre cher Nicolas s&#8217;était rendu au collège de Gagny, lors d&#8217;une de ses actions visant à « occuper » les médias. Quelle différence dans la considération vis à vis des gens qui vous ont élu.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Pour en revenir aux élections présidentielles, dont le 2ème tour aura lieu le 17 Janvier 2010, il inquiète énormément la plupart des personnes avec qui nous en avons parlé. Ils craignent très fortement l&#8217;élection de Pineira, le candidat de droite. Ils nous rappellent qu&#8217;il a réalisé sa fortune durant les années de dictature. Qu&#8217;il a été inquiété par la justice pour une affaire de délit d&#8217;initiés, que l&#8217;enquête a été arrêtée et classée sans suite, après une intervention des responsables de la CIA auprès du président chilien de l&#8217;époque, qui était&#8230;.. Frey, le candidat de « gauche » de l&#8217;élection actuelle. Cette affaire sortie durant la campagne électorale n&#8217;a pas fait long feu. Pineira semble avoir un contrôle direct sur la plupart des médias chilien, et Frey n&#8217;a pas intérêt à trop « remuer » cette affaire. Les étudiants, pour leur part, ont peur de voir revenir les années de terreur, dont leur famille ont subi la folie.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Voilà, c&#8217;est fini pour cette fois. On termine cet article à Valparaiso, superbe ville, très escarpée que nous avons découverte et arpentée en compagnie d&#8217;Isaac et de Cécile qui y vivent (Le papa de Cécile a été obligé, lui aussi de s&#8217;exiler pendant le dictature de Pinochet. Il a choisi la France qui, à l&#8217;époque, lui a ouvert les bras. Le ferait-elle encore? Personnellement, nous en doutons! Isaac a été, avant notre départ de France, notre professeur d&#8217;espagnol par téléphone.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100382.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1428" title="Corinne et le Père Noël" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100382-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" /></a>Nous avions 3 invitations pour le réveillon de Noël. Nous le passerons finalement au sein de la famille de Christian, avec laquelle nous serons pour les 2 prochains jours. C&#8217;est sa grand-mère qui organise le repas du 24 au soir,.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour nous, cette année, ce ne sera donc pas « notre » Grand-Maman chez qui nous nous rendons habituellement, mais nous le passerons avec une grand-mère quand même!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous embrasse tous très fort. Passez d&#8217;excellentes fêtes de fin d&#8217;année. Profitez de ces moments en famille ou entre amis.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Encore merci à tous ceux qui nous écrivent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous souhaite par avance une excellente année 2010. Qu&#8217;elle vous apporte la joie et le bonheur auquel nous aspirons tous.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">PS 1 : Allez voir les photos que nous avons mises en ligne, et qui feront peut-être un bon complément à cet article que nous regrettons de ne pas avoir plus travaillé. (onglet « photo » en haut de la page)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">PS 2 : Allez écouter les musiques de Martin, on vous les recommande, www.myspace.com\morteroargentina</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001211.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1433" title="Puerto Aisen - Cap des 6000 kilomètres" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11001211-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100424.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1434" title="On campe face à une vue magnifique sur l'Océan Pacifique" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100424-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050549.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1439" title="Chez Juan-Carlos à Chonchi. Avec sa Nana &quot;Nourrice&quot; de 101 ans" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050549-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100828.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1440" title="Parguan : Avec la classe d'Elena" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100828-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les fuites d&#8217;un cyclo en Patagonie &#038; La Carretera Austral avec les copains de C.C.I</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 22:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous commençons cet article, à Coihaique, installés dans un petit duplex douillet. Prévu pour cinq, nous avons pu le garder après le départ de nos co-locataires Alain, Augustin et Florence. L&#8217;hospedaje étant pleine, la propriétaire nous a laissés l&#8217;occuper, pour un prix défiant toute concurrence.
Notre petit groupe de copains poursuit sa route vers le sud, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous commençons cet article, à Coihaique, installés dans un petit duplex douillet. Prévu pour cinq, nous avons pu le garder après le départ de nos co-locataires Alain, Augustin et Florence. L&#8217;hospedaje étant pleine, la propriétaire nous a laissés l&#8217;occuper, pour un prix défiant toute concurrence.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10504861.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1285" title="Le &quot;fameux&quot; groupe de C.C.I (photo embuée, le linge sèche...)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10504861-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Notre petit groupe de copains poursuit sa route vers le sud, la nôtre nous conduit à présent vers le nord, précisément à Puerto Chacabuco, près de Puerto Aysen, pour embarquer à destination de Quellon sur l&#8217;Ile de Chiloe.</span></p>
<p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous aurions bien continué la Carretera avec le groupe, mais il n&#8217;existait plus de possibilité, plus au sud, pour remonter ensuite vers le nord et ce, pendant au moins 3 semaines. D&#8217;autant que nous ne voulions pas être contraints de prendre l&#8217;avion. </span></p>
<p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous sommes en effet, invités pour Noël à Valparaiso. (Ça, c&#8217;est ce que prétend Philippe, parce qu&#8217;Isaac qui nous donnait des cours d&#8217;espagnol par téléphone avant notre départ habite à Valparaiso et nous avait dit, « vous serez donc chez nous pour Noël »! De là à ce qu&#8217;il nous ait invités !!!! Corinne, elle, ne le sent pas comme ça!). De toutes façons, nous sommes en contact par msn avec lui. Nous lui avons envoyé les petites roues qui permettent de transformer la remorque en valise. Il sait donc que nous allons passer chez lui. Il est donc temps de commencer à « remonter ».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #0000ff;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Justement, remontons quelques semaines en arrière et reprenons le fil de l&#8217;histoire, là où nous vous avions quittés&#8230;On vous replante le décor : </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Notre désir est d&#8217;aller en Patagonie, et si nous le pouvons, de parcourir une partie de la Carretera Austral. Nous savons qu&#8217;un petit groupe de copains, C.C.I stes, viennent de partir de San Carlos de Bariloche pour vadrouiller pendant quelques jours avant d&#8217;attaquer la Carretera. Nous allons essayer de les rattraper pour pouvoir, comme nous l&#8217;avions évoqué ensemble, à minima prendre un verre « à l&#8217;autre bout du monde ».</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090947.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1289" title="Chez Karina &amp; Martin, la veille de notre départ" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090947-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Donc, en partant de chez Karina et Martin, à Cordoba, nous prenons un bus pour descendre rapidement, jusqu&#8217;à San Martin de Los Andes. Comme à chaque fois, c&#8217;est la croix et la bannière, dès que nous devons mettre Aucéba et sa remorque dans un bus, mais comme toujours, on finit par y arriver. Martin est resté avec nous jusqu&#8217;au départ et nous a grandement facilité les choses avec les bagagistes. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> San Martin de Los Andes, où nous atterrissons donc, est le départ d&#8217;une « nouvelle » route mythique. La route des 7 Lacs, qui alterne asphalte et piste, au milieu d&#8217;une nature sauvage, contournant et longeant, comme son nom l&#8217;indique, 7 lacs. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous allons dès le premier jour, découvrir la nature exceptionnelle, magnifique, de la Patagonie, mais également son climat bien particulier.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Le temps change en permanence. Ça a du bon, vous allez dire, quand il pleut, on sait que ça ne durera pas! Et on ne vous parle pas de quand il neige&#8230; On dit que dans cette région du monde, on peut avoir les 4 saisons en une seule journée. C&#8217;est tout dire! Les équipements de pluie ne sont jamais bien loin et font le yoyo entre la sacoche et nos petites personnes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous mettrons 3 jours à rejoindre San Carlos de Bariloche par cet itinéraire. Le premier jour, nous sommes ruisselants lorsque nous atteignons le Lac Faulkner où nous avons prévu de faire halte. Par chance, le gardien du camping accepte que l&#8217;on s&#8217;installe dans la terrasse, couverte et bâchée, du restaurant qui est fermé à cette époque (les vacances scolaires au Chili, ne commençant que mi-décembre). Il y a un feu dans le poêle posé au centre de la pièce. Nous en profitons pour faire sécher tous nos vêtements en les suspendant un peu partout. Le gardien, adorable, approvisionne sans cesse le poêle, ce qui nous permet de nous réchauffer à petit feu&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909571.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1291" title="Lac Faulkner : La salle où nous dormons et le gardien près du poêle" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909571-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090969.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1293" title="Lac Faulkner : La salle vue de l'extérieur " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090969-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909571.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Quelques heures plus tard, nous allons avoir une sacrée surprise. Arrive en effet, un couple de jeunes cyclistes hollandais (la trentaine), que nous avions croisé, en coup de vent à Uyuni. Ils s&#8217;installent et vont passer la nuit avec nous dans la pièce. On pensait passer la soirée en amoureux dans ce site enchanteur, c&#8217;est raté! </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090970.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1292" title="Le Lac Faulkner, vue depuis l'endroit où nous sommes arrêtés" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090970-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Le gardien raconte que sur la piste, qui relie le lac Faulkner à Villa La Angostura, des « bandits » attaquent et détroussent les voyageurs, et plus particulièrement,<span style="color: #0000ff;"> </span>les cyclistes. Complètement « paniquée », Georgine, la jeune femme hollandaise nous demande de partir avec eux le lendemain.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Ayant tellement entendu depuis notre départ, que le prochain village, la prochaine région, le prochain pays, … est très dangereux, nous n&#8217;avons, pour notre part aucune appréhension. On est totalement serein pour tous nos déplacements à vélo. Bien que le « courant » ne passe pas particulièrement avec eux, on accepte pour les rassurer. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Si l&#8217;échange du soir est « poli », celui du matin est carrément glacial (la température extérieure, peut-être&#8230;), ce qui avait déjà été le cas à Uyuni! Nous pensons, à ce moment là, qu&#8217;ils n&#8217;apprécient pas qu&#8217;on pousse leurs affaires, puisqu&#8217;ils ne le font pas d&#8217;eux-même, pour dégager un banc. On veut simplement permettre aux pêcheurs, trempés et gelés, qui ont passé la nuit sous la tente et qui s&#8217;agglutinent depuis un bon moment debout face au poêle, de s&#8217;assoir et de boire leur maté correctement installés. On est bien content d&#8217;ailleurs que les pêcheurs aient rallumé le feu, car à leur arrivée nous étions tous encore emmitouflés dans nos duvets, n&#8217;osant en sortir dans l&#8217;environnement frais du petit matin. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Ils nous attendent tout de même pour partir. Mais devant leur attitude, et après avoir malgré tout essayé de « casser la glace », nous décidons de rouler à notre rythme, sans tenir compte d&#8217;eux. On ne connaitra que </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090997.jpg"><img class="size-medium wp-image-1301 alignright" title="La Route des 7 Lacs : avant l'arrivée à Villa la Angostura" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1090997-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><span style="color: #000000;">quelques semaines plus tard, la raison totalement débile avancée par les hollandais, pour justifier leur attitude à notre égard. Ils l&#8217;auront entre temps racontée à un autre routard.<span style="color: #0000ff;"> </span>(Soyez patients, la solution de l&#8217;énigme est fournie un peu plus loin dans l&#8217;article). Nous connaissons un couple de copains qui après les avoir rencontrés, et vécu des moments similaires, regarde très régulièrement leur site pour être certain de ne plus les croiser. Si on parle longuement de ce sujet, c&#8217;est que nous avons été longtemps préoccupés par cette histoire, cherchant à en comprendre les raisons et à décrypter leur attitude.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Bien, reprenons.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909821.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1298" title="La Route des 7 Lacs : entre le Lago Faulkner et Villa la Angostura" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909821-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909851.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1299" title="La Route des 7 Lacs : entre le Lago Faulkner et Villa la Angostura" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10909851-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Nous avons adoré cette route des 7 lacs. Difficile, de par les conditions météo et l&#8217;état de la piste, mais véritablement extraordinaire par l&#8217;immersion dans cette nature exceptionnelle, d&#8217;une beauté à couper le souffle.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Depuis Villa La Augustura, nous appelons les adhérents Servas (réseau d&#8217;hébergements) pour essayer d&#8217;être hébergés et avoir ainsi, la possibilité de rencontrer des résidents. Car on se rend compte que c&#8217;est ce qu&#8217;on aime, et que c&#8217;est de cette façon qu&#8217;on découvre, le mieux, les pays. Malheureusement, comme souvent dans notre expérience avec Servas en Amérique du Sud, aucun de nos contacts n&#8217;accepte. Mais, comme toujours, la chance va nous sourire&#8230; </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Arrivés à quelques kilomètres de San Carlos de Bariloche, nous décidons de nous poser pour déjeuner à </span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100022.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1302" title="A San Carlos de Bariloche avec Schätzi et Gerardo" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100022-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">l&#8217;abri du vent, dans un arrêt de bus. Aucéba et la remorque trônent à quelques mètres de là. Un couple qui rentre d&#8217;une balade à vélo, avec leurs bicyclettes à l&#8217;arrière du 4X4, remarque ce bel attelage, et fait demi-tour pour venir le voir. La conversation s&#8217;engage. Schätzi et Gerardo sont chaleureux, le courant passe immédiatement. On parle un long moment ensemble, de notre aventure, de la beauté de la région, de San Carlos de Bariloche où ils habitent et où nous allons, et de fil en aiguille, ils nous donnent leur adresse et nous disent qu&#8217;ils seraient heureux qu&#8217;on passe chez eux. On leur dit, qu&#8217;on s&#8217;est fixé un principe selon lequel si on nous invite, on vient! Et voilà comment on se retrouve hébergé par des gens adorables. C&#8217;est la première fois qu&#8217;ils hébergent des inconnus et quand Gerardo le raconte à son travail, ses collègues le traite de fou! Faire venir des inconnus chez soi, n&#8217;importe quoi&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Une nouvelle fois, nous changeons nos plans à la dernière minute. Cette fois-ci pour se donner une chance de rejoindre nos copains de C.C.I (Cyclo Camping International). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous avions dans l&#8217;idée de descendre plus au sud en Patagonie, du côté argentin, puis de traverser la frontière chilienne dans la région de Futaleufu que l&#8217;on nous avait décrite comme magnifique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Mais en en ayant parlé avec les pêcheurs du lac Faulkner, puis avec Gerardo et  Schätzi, nous comprenons que nous ne pourrons pas être, en temps et en heure au rendez-vous organisé par mail avec les copains, dans la petite ville de Santa Lucia.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Gerardo et Schätzi nous parlent alors, de la possibilité d&#8217;arriver à Puerto Montt en 2 jours depuis San Carlos de Bariloche. Il nous resterait ensuite à traverser en bateau pour atteindre Chaiten. Nous sommes mercredi, nous savons que le groupe de CCI sera à Chaiten samedi matin pour récupérer Florence et Christine qui arrivent de Chiloé. On a donc juste le temps&#8230; </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050362.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1303" title="La carte entre San Carlos de Bariloche(Argentine) et Petrohue(Chili)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050362-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Pour effectuer la 1ère liaison, de San Carlos de Bariloche à Petrouhue, il faut acheter un billet qui combine la traversée de 3 lacs, avec entre chacun des lacs, un tronçon de pistes d&#8217;un total de 42 kilomètres, à effectuer soit en bus, soit à vélo. Nous savons aussi, qu&#8217;il y a un bateau qui quitte Puerto Montt, (à environ 90 kms de Petrohue) le samedi soir à minuit et qui arrive à Chaiten vers 8h00 le dimanche matin. Nous aurons donc au pire un jour de retard sur le groupe. Ça devrait pouvoir se rattraper. On leur envoie un mail pour les avertir de notre changement d&#8217;itinéraire et de notre arrivée.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR">La compagnie qui vend ces billets a, pendant 40 ans, l&#8217;exclusivité de la concession des transports dans le parc vers le Chili. Elle fixe donc ses tarifs qui même en prenant l&#8217;option vélo, restent très élevés (612 pesos, soit environ 110€ pour nous 2). Mais nous ne pouvons pas partir le lendemain, car les billets doivent impérativement être achetés</span><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"> la veille avant 18h00, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span lang="fr-FR">et </span></span></span><span lang="fr-FR">l&#8217;heure est dépassée. Nous ne partons donc que le vendredi matin. Cela nous permet de passer une nouvelle soirée avec Schätzi et Gerardo. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050383.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1304" title="de San Carlos à Petrohue : L'attelage arrimé pour l'une des traversées" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050383-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050388.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1305" title="de San Carlos à Petrohue : Le Lago Frio" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050388-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Les trois traversées en bateau sont somptueuses, les paysages magnifiques tout au long de la journée. Deux des trois liaisons en vélo, ne posent pas de problème et sont bien agréables, seuls au milieu de cette nature, malgré les pierres et la boue. Mais la troisième va être « sportive », et pourtant tout se présente dans les meilleures conditions. Pour parcourir les 33kms de cette piste qui passe de l&#8217;Argentine au Chili, nous disposons de 2h30. Les bagagistes qui acheminent les valises<span style="color: #ff0000;"> </span>de ceux qui prennent le bus, acceptent de nous prendre la remorque et de la déposer à la douane, ce qui nous enlève un sacré poids.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Mais la piste s&#8217;avère particulièrement difficile. Elle débute par 7 kilomètres de montées particulièrement pentues, où nous sommes souvent obligés de pousser. Elle se poursuit par 16 kilomètres de descentes, rendues particulièrement dangereuses du fait de la forte pente, des pierres et de la boue. On se « repose » un peu, (mais il ne faut pas trop traîner tout de même pour attraper le dernier bateau) sur les 10 kilomètres de plat qui concluent ce tronçon. Nous arrivons ric-rac à la douane chilienne à 15h45! Un quart d&#8217;heure avant le départ du bateau! Corinne expliquant la situation à la file des gens qui attendent, passe immédiatement sans faire la queue. Les douaniers avertissent gentiment le bateau que nous arrivons (il reste 2 kilomètres jusqu&#8217;à l&#8217;embarcadère). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> La douane chilienne est réputée pour faire la chasse aux aliments interdits, à l&#8217;entrée dans le pays. Mais nous n&#8217;avons pas eu le temps de manger et nous faisons donc une fausse déclaration, afin de pouvoir conserver ce que nous avons et le manger dans le bateau. C&#8217;est pas joli, joli ça&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050409.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1307" title="De San Carlos à Petrohue : La dernière traversée (ça sèche!)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050409-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050417.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1308" title="Ensenada : On lave et on sèche dans la cabana" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050417-224x300.jpg" alt="" width="202" height="270" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous profitons aussi du bateau pour récupérer un peu, et sécher nos vêtements. Il nous reste une vingtaine de kilomètres à faire avant notre étape de ce soir à Ensenada, et demain nous avons à nouveau, une bonne étape pour arriver à Puerto Montt. Le soir, nous dormons dans une petite cabana et nous en profitons pour tout laver, car ça pue sérieusement, et tout mettre à sécher en poussant le chauffage à fond dans la pièce. Ce soir-là, pour nous loger et manger, nous avons dû utiliser quelques-uns des dollars que nous avions en réserve. Nous n&#8217;avons pas de pesos chiliens (pas de distributeurs avant Puerto Montt), et les commerçants n&#8217;acceptent ni les pesos argentins (risque de dévaluation subite), ni les euros (et pourtant on croyait, comme le dit la chanson, que quand on a un problème, on est bien content car S&#8217;euros va arriver!).</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11000311.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1327" title="de Ensenada à Puerto Montt : un des 220 volcans que compte le Chili" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11000311-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100036.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1328" title="de Ensenada à Puerto Montt : Paysage vallonné" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100036-300x169.jpg" alt="" width="270" height="152" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Tout s&#8217;enchaîne à merveille. Nous arrivons comme prévu le samedi à Puerto Montt. Nous achetons immédiatement nos billets pour le bateau du soir qui part à minuit. Au terminal maritime, nous avons une bonne et une mauvaise surprise. La bonne : nous croisons de tout nouveaux adhérents de CCI, Huguette et Daniel Moreau, qui vont à Chiloé, avant de rejoindre la Carretera Austral (pour la petite histoire, on croisera des amies à eux à Puerto Aysen, 12 jours plus tard. « Le monde est petit ma bonne dame! »). La mauvaise, pas de pot : nous croisons nos 2 « amis » (lol) hollandais. Elle, toujours aussi fermée qu&#8217;une porte de prison, ne nous adressera même pas un regard! (non, c&#8217;est pas maintenant qu&#8217;on dévoile la solution. Le suspens insoutenable continue&#8230;). </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100044.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1310" title="Bateau de Puerto Montt à Chaiten : On amarre Aucéba et la remorque" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100044-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">Nous passons une mauvaise nuit. Il n&#8217;y a plus de cabine de libre, il y a beaucoup de monde sur le bateau et les sièges ne s&#8217;inclinent quasiment pas. Philippe s&#8217;allonge par  terre dans les travées, Coco, elle, se couche sur 3 sièges (eh non, elle n&#8217;a pas maigri). Depuis ce matin, Philippe a des douleurs vives au ventre, et au milieu de la journée, il doit se ruer aux toilettes. Ce sont les premiers signes d&#8217;une tourista carabinée qu&#8217;il va conserver pendant 6 jours et qui l&#8217;oblige à « faire la vidange », à peu près toutes les 3h, jour et nuit.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Arrivés à Chaiten, dimanche matin, nous sommes accueillis à la sortie du bateau par un guide local, qui a un message pour nous de la part d&#8217;Augustin. Ils sont partis hier matin pour les Termas (« thermes ») de Amarillo, à 30 kilomètres de Chaiten et nous attendent là-bas. On enfourche le vélo, après un bon petit déjeuner, direction la bande de joyeux drilles de CCI. On touche au but!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100055.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1311" title="Chaiten : le volcan toujours en activité" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100055-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">En traversant Chaiten, on voit encore les stigmates de l&#8217;explosion du volcan qui a eut lieu l&#8217;année dernière. Certaines maisons ont encore le rez-de chaussée totalement enterré dans la cendre. Le volcan est encore en activité. C&#8217;est une première pour nous de voir une telle fumerolle sortir du cratère d&#8217;un volcan. Ça ressemble à l&#8217;image que l&#8217;on a d&#8217;un champignon atomique. C&#8217;est très impressionnant.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Alors que nous sommes en plein dans l&#8217;ascension qui mène aux thermes, sur une piste bien escarpée, nous apercevons Augustin qui arrive à vélo. Ils ont décidé de venir nous attendre sur la route, pour nous éviter d&#8217;avoir à grimper jusqu&#8217;aux thermes. C&#8217;est à moitié réussi&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Apparaissent ensuite Serge, Christine, Florence, et Alain. Francis et Mathilde sont partis devant. Nous sommes vraiment contents de retrouver ce groupe dans lequel nous avons de vrais bons copains. C&#8217;est</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11000691.jpg"><img class="size-medium wp-image-1312 alignright" title="Les premiers kilomètres avec le groupe, ça discute pas mal..." src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p11000691-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;"> toujours un plaisir de partager des moments avec eux. Et on sait par avance que la route ne sera pas triste.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;">Le groupe a prévu d&#8217;aller, si possible, jusqu&#8217;à Santa Lucia, à environ 70 kilomètres de là. Il y a un campement possible sous un pont, en cours de route. Un arrêt y est prévu, pour voir l&#8217;état des troupes, et décider d&#8217;y dormir ou de continuer.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> On dormira bel et bien à Santa Lucia dans une toute petite hospédaje où nous serons reçus avec une très grande générosité, par une famille adorable. La nuit se passe très très mal pour Philippe, et le lendemain matin, il est sans force. Impossible de repartir dans cet état. Deux options s&#8217;offrent à nous. Se reposer et attendre l&#8217;amélioration pour repartir, ou bien trouver un moyen de transport pour nous emmener jusqu&#8217;à la prochaine étape. Nous avons tellement voulu rejoindre le groupe, nous sommes tellement heureux de partager des moments avec eux que le choix s&#8217;effectue de lui même. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Augustin qui parle couramment l&#8217;espagnol, va aider Coco à trouver un 4X4 « taxi » qui va nous conduire à la Junta. Celui-ci, on va le payer. Ce sera la dernière fois.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10504731.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1315" title="de g à d : Augustin, Francis, Philippe, Coco, Serge, Christine, Alain et Florence" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p10504731-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050471.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1316" title="Coihaique : Chez le vélociste local. Un joyeux drille! Avec sa femme et sa fille" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050471-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;"> </span>Dans le groupe, il y a un médecin: Florence. Elle va, avec beaucoup de discrétion et de gentillesse surveiller les symptômes de Philippe et leur évolution, allant jusqu&#8217;à envoyer un mail à sa fille, praticienne à l&#8217;hôpital en France, pour s&#8217;inquiéter des « saloperies » qui traîneraient dans les pays que nous avons traversés. De toutes façons, il faut attendre l&#8217;arrivée à Coihaique pour une éventuelle analyse de selles (pas celles du vélo, bien sur). Rien n&#8217;est possible avant ,car nous ne traversons que des petits villages sans infrastructure adéquate. Donc tout le groupe suit l&#8217;état de santé de Philippe : nausées, maux de ventre et diarrhées!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050451.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1320" title="La Carretera à la sortie de Puyuhuapi" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050451-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050431.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1321" title="La Carretera Austral : Une pause, sur la piste, au milieu de nulle part" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050431-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Nous passons 8 jours avec ce groupe de copains, sur cette route fantastique qu&#8217;est la Carretera Austral - (leur blog :  <a href="http://cci-chili-argentine.over-blog.fr/">http://cci-chili-argentine.over-blog.fr</a><a href="http://cci-chili-argentine.over-blog.fr/"> </a>pour suivre et encourager la petite bande). C&#8217;est fort de retrouver des personnes avec qui tu sais à l&#8217;avance, que la vie de groupe va être facile. Nous avions déjà roulé plusieurs fois avec certains d&#8217;entre eux, que nous apprécions tout particulièrement. Nous en avons découverts d&#8217;autres à l&#8217;occasion de cette virée. Ce furent vraiment de superbes journées. Les conditions n&#8217;étaient pas faciles, faciles : pistes, météo, p&#8217;tits problèmes de santé, mais on s&#8217;est vraiment régalé, des paysages, de l&#8217;ambiance, …</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050475.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1330" title="Coihaique : L'église est pleine. Florence, Alain et Coco sont dans l'assemblée" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050475-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="color: #0000ff;"> </span>Le Dimanche, à Coihaique, Corinne va à la messe avec Alain et Florence. C&#8217;est toujours assez extraordinaire d&#8217;être à l&#8217;autre bout du monde à la messe et de prier avec les gens du pays, mais de se retrouver là, avec des copains, c&#8217;est vraiment unique. Ce qui est marquant, en Amérique latine, c&#8217;est qu&#8217;il y a beaucoup de messes et que les églises sont pleines! C&#8217;est vrai que les chants sont très beaux, et entraînants, et les messes sont gaies. Autre chose étonnante aussi: parfois, pendant l&#8217;office, des confessions ont lieu et donc, une « file d&#8217;attente » se forme dans un coin de l&#8217;église. En revanche, dès que la messe est finie, la confession s&#8217;arrête même s&#8217;il reste du monde qui attend!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100082.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1318" title="La Junta : Emilie et Karel sont là!" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100082-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050463.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1319" title="Coihaique : Restaurant entre co-loc, les autres arriveront le lendemain" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1050463-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Par épisode, Emilie et Karel, se sont joints à nous. Nous les avions croisés à Uyuni. Nous avions apprécié les quelques heures passées ensemble. C&#8217;est un couple de jeunes enseignants français qui a fait le choix d&#8217;un mi-temps annualisé, pour réaliser cette année, leur projet de partir 6 mois, à vélo en Amérique du Sud - (leur blog : <a href="http://odyssees.canalblog.com/">http://odyssees.canalblog.com</a> pour les suivre et les encourager)</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> La Carretera Austral est une route, dont la construction a été décidée par Pinochet, le dictateur qui renversa S.Allende, afin de pouvoir intervenir militairement au sud, en  permettant à ses troupes et à ses chars de s&#8217;y rendre, et montrer de cette façon à ses voisins argentins que cette région n&#8217;était pas « à prendre ». Pour la petite histoire, des interrogations existent, en Argentine, sur le rôle joué par ce salopard de Pinochet, grand ami de M.Tatcher, dans la crise entre l&#8217;Argentine et l&#8217;Angleterre, qui a débouché sur la guerre des Malouines&#8230; Massacre pour un bout de terre perdu en plein océan. Mais c&#8217;est une autre histoire, on s&#8217;égare.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Aujourd&#8217;hui 90% de cette voie, qui va de Chaiten à Villa O&#8217;Higgins, est constituée de pistes de pierres. Les nombreux aménagements en cours vont rendre cette piste beaucoup plus praticable. Et donc l&#8217;ouvrir, petit à petit, au tourisme de masse. La majorité des touristes se rend sur les sites tels que les parcs nationaux et les glaciers, soit en bateau, soit par avion jusqu&#8217;à la grande ville la plus proche puis en 4X4, ce qui laisse la Carretera aux seuls cyclistes, à quelques motards et aux locaux. La conséquence directe r<span style="color: #000000;">isque d&#8217;être une envolée des prix. </span>Actuellement, les quelques petits villages traversés ont des commerces, hospedajes, restaurants, épiceries, etc&#8230; très simples et à des prix tout à fait abordables. A l&#8217;inverse, les prix d&#8217;entrée dans les parcs et les expéditions sur les sites naturels sont à des prix exorbitants. N<span style="color: #000000;">ous avons renoncé </span>à aller voir la Laguna San Rafaël, accessible seulement  par bateau, ou en hélicoptère. Le prix de l&#8217;excursion en bateau, pour 1 journée, est de 340 dollards par personne (on rappelle quand même, qu&#8217;on est actuellement hors saison touristique!). Qui peut se payer ça? Ne parlons même pas des locaux, qui n&#8217;ont pas de tarif différent <span style="color: #000000;">du nôtre p</span>our cette excursion, et qui ne peuvent donc même pas connaître un site extraordinaire à quelques kilomètres seulement de chez eux. Comme les concessions sont exclusives, il n&#8217;y a aucune concurrence. C&#8217;est du délire!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">La Patagonie, argentine et chilienne, est certainement une des régions du monde, où la terre a été la plus vendue à de riches étrangers. Certains sous couvert d&#8217;écologie,  affichent leur volonté de préserver la nature. Cela restera à confirmer, au-delà des avantages fiscaux liés à leurs fondations dont ils bénéficient actuellemen<span style="color: #000000;">t. Par exemple, lorsqu&#8217;ils rendront ces terres aux états, les restituant ainsi à la collectivité. Restitution éventuellement assortie d&#8217;un cahier des charges contraignant pour les gouvernements, pour préserver effectivement la nature. D&#8217;autres ont de simples vues mercan</span>tiles. Benetton est un de ceux-là. Certains sont même allés jusqu&#8217;à acheter des glaciers, afin d&#8217;avoir une réserve d&#8217;eau potable en vue des graves crises annoncées dans ce domaine. Ce qui est le plus insupportable dans cette affaire, est que les gouvernements de ces pays, corrompus, aient laissé se faire cette vente d&#8217;espaces naturels, retirés du bien commun!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100100.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1323" title="L'attaque du gros chien blanc : La tige du fanion cassée net" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100100-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100101.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1324" title="L'attaque du gros chien blanc : la tige cassée net" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100101-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">En arrivant dans les environs de Coihaique, nous avons encore eu quelques aventures avec nos amis les bêtes&#8230;Un méchant gros chien blanc, nous a fait des misères. Il a attaqué chacun des cyclos du groupe au fur et à mesure des passages (étalés sur 2 jours). Sa technique semble identique pour chacune de ses attaques. Il fonce sur sa cible, en partant du haut d&#8217;une colline et en aboyant comme un gros méchant, qu&#8217;il est. Nous concernant, n&#8217;étant vraiment pas inquiets, on l&#8217;a bien vu arriver et foncer sur nous. Mais à côté de la Bolivie, où nous avons<span style="color: #000000;"> craint p</span>our nos mollets, les chiens du Chili aboient beaucoup mais s&#8217;arrêtent vite si on élève la voix en faisant preuve d&#8217;autorité. Donc on le voit arriver, on fait la grosse voix et on le pointe d&#8217;un doigt autoritaire. Il dévie de sa trajectoire, et là, vas savoir pourquoi, il fonce sur la remorque, la percute, cassant net la tige, support de nos fanions. Sous sa masse, la remorque chasse sérieusement, et c&#8217;est un coup de pot qu&#8217;on ne se soit pas cassé la binette. Lui est assommé, sur le bas côté sous la violence du choc. On se dit que ça lui servira peut-être de leçon. Le récit fait par les membres du groupe arrivé le lendemain, nous prouve que non.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">De<span style="color: #000000;">vant réemprunter cette</span> route pour aller à Puerto Aysen, prendre le bateau, nous nous sommes particulièrement bien équipés, pour affronter ce molosse. Quelqu&#8217;un a dû l&#8217;avertir, car il n&#8217;était pas à sa place habituelle&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">A Coihaique, nous avons aussi, eu le plaisir de retrouver Emilie et Karel. Ils étaient excités. Ils avaient des infos à nous donner concernant le couple de hollandais. Un ami à eux, cyclo belge, avait roulé quelques jours avant avec les hollandais. Ils lui ont raconté les raisons de leur attitude à notre encontre. (Ah, enfin, on va savoir&#8230;). Et là, on se tient bien! Nous sommes des « voleurs de connaissances ». Il faut se méfier de nous, et ne pas nous parler! Ils lui ont raconté que nous avions <span style="color: #000000;">posé plein de quest</span>ions sur leur matériel, ce qui est vrai (en particulier, ils avaient un réchaud qui nou<span style="color: #000000;">s paraissait </span>très efficace). C&#8217;est bien là, le signe de personnes qui volent des connaissances et ça nous, on ne le supporte pas, lui ont-ils dit&#8230; Le penser, c&#8217;est déjà inquiétant,&#8230; mais aller jusqu&#8217;à le raconter, ça fait peur!!! Enfin, on en a bien rigolé tous les 4 ensuite.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Avant de conclure, nous faisons le bilan « traditionnel » de notre périple en Argentine : Voilà encore un pays que nous avons adoré (Corinne a tellement aimé ce pays, qu&#8217;elle souhaiterait que nous y refassions une incursion. On verra, comment ça se goupille&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100008.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1329" title="p1100008" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/12/p1100008-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></p>
<ul>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les argentins vénèrent 2 figures légendaires. Les deux types de 		sanctuaires présents partout en Argentine, sont liés à 2 		histoires,&#8230; et demie&#8230;  :</p>
</li>
</ul>
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</ul>
<ul>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">La Difunta 	Correa ( « La défunte Correa »): Une femme part à 	pied, avec son enfant,  à la recherche de son mari. L&#8217;histoire se 	déroule dans une zone très désertique, sans eau. La femme 	exténuée, meurt. Son enfant est sauvée en s&#8217;allaitant au sein de 	sa maman. Depuis, les gens laissent des bouteilles d&#8217;eau, en verre 	ou en plastique, pleines, à côté de chaque sanctuaire à sa 	mémoire.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">El 	Gauchito Gil : ( « Le petit gaucho Gil ») : Un gaucho 	qui s&#8217;appelle Gil, refuse d&#8217;aller à la guerre. Des gens enlèvent 	son fils. Il demande aux ravisseurs d&#8217;échanger son fils contre lui. 	Les ravisseurs le tue et tous meurent sur l&#8217;instant. Pour vénérer 	son personnage, son courage et son sang versé, les argentins posent 	des drapeaux rouges, près de ses sanctuaires, eux-même peints en 	rouge. Il semble aussi qu&#8217;il ait joué un rôle de « Robin des 	Bois », prenant l&#8217;argent aux riches pour le donner aux 	pauvres.</p>
</li>
</ul>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les argentins sont révoltés après Carlos Mehnem qui a ruiné le 		pays en piochant allègrement dans les caisses, en l&#8217;endettant dans 		des proportions insensées, et en vendant tout ce qu&#8217;il a pu a des 		compagnies étrangères (l&#8217;eau vient d&#8217;être re-nationalisée après 		avoir appartenu pendant des années à Véolia). Il est poursuivi 		en justice, mais personne ne croit à une condamnation quelconque.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Pour « pouvoir joindre les 2 bouts », beaucoup 		d&#8217;argentins exercent  2 métiers.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Dans tous les kiosques, figurent en bonne place « Le Monde 		Diplomatique » en version espagnole.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">L&#8217;actuelle présidente de la république, est la femme du précédent 		président, qui a fait 2 mandats et qui ne pouvait donc pas se 		représenter aux dernières élections. Lui, est à nouveau 		candidat en 2012. Tant que ça reste en famille, pourquoi se gêner? 		Ça ne vous rappelle pas les Clinton? C&#8217;est pas magnifique, la 		démocratie représentative? On pourrait p&#8217;t-être l&#8217;améliorer. 		Penses-tu!</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La Parilla : la cuisine au barbecue est une tradition nationale.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le pays est rempli de campings « libres » : sans 		clôture, gratuits, avec tables, bancs et … barbecues. On peut y 		mettre la tente où l&#8217;on veut.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La viande est l&#8217;aliment de base de tout repas. Ah, les bife de 		chorizo&#8230; (« pavés »de 500 grammes minimum)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Chez nous, les bidets sont « décoratifs ». En 		argentine, tout le monde les utilise après chaque passage aux 		toilettes.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons appris à cette occasion que chaque pays possède 4 		attributs. Ceux de la nation argentine sont … à compléter car 		on en a déjà oublié la majorité&#8230; : (nous allons ouvrir un 		post sur le forum de velomonde.fr, à ce sujet).</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">la fleur</p>
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<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">le sport national : Le Horse Ball</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">l&#8217;hymne</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">la couleur</p>
</li>
</ul>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">A Buenos-Aires, 80% du parc automobile est de marque européenne et 		neuf ou en parfait état.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Buenos-Aires est une ville qui ressemble beaucoup aux villes 		européennes, et qui nous a paru très riche.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La culture du soja se développe à tour de bras dans toutes les 		régions du pays. Aux alentours de Cordoba, une mince rangée 		d&#8217;arbres masque des champs gigantesques totalement dédiés à sa 		culture. Cette tendance à la monoculture inquiète beaucoup les 		habitants de la région.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les poubelles sur roulettes n&#8217;existent pas. Les gens construisent 		dans la rue, devant chez eux, un bac, en fer ou en bois, en hauteur 		à cause des chiens, dans lequel ils déposent leurs sacs 		poubelles. Une autre technique consiste à fixer des crochets aux 		poteaux électriques, en bois, et à y suspendre leurs sacs.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La signalisation routière n&#8217;est absolument pas respectée.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le panneau de sens interdit n&#8217;existe pas, il est seulement indiqué 		par le sens de la flèche sous le nom de la rue.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les élèves de l&#8217;école publique sont tous en haut blanc, en signe 		de rassemblement national après les années de dictature.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Prix :</span></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une chambre « matrimoniale » avec SdB et eau chaude : 			env. 80 pesos argentins ( env.16€)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">prix moyen d&#8217;un repas : 55 pesos (env. 10€) Mais c&#8217;est toujours 			hyper copieux</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une bouteille d&#8217;eau (2 l) : nsp. ( nous avons bu l&#8217;eau du robinet)</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le plus cher :  140 pesos pour 2 (env.26 €)  - repas avec 			Philippe Madiot à Iguazu.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le moins cher : 40 pesos pour 2 (env. 7,5 €) – dans des 			restaurants locaux, non touristiques..</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et enfin, une petite synthèse de notre périple en Argentine :</p>
<ul>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">32 jours : du lundi 	19 Octobre au jeudi 19 Novembre</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">24 jours de franc 	soleil, 4 jours nuageux, 4 jours de pluie</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">669 kms à vélo</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape 	en distance : 116 kms pour relier  Yala  à <span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">Valquero 	– La Caldera</span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape 	en temps : 5h32 sur le vélo pour parcourir 106kms de <span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span style="text-decoration: none;">Valquero 	– La Caldera à Salta.</span></span></span></span></span></span></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus courte étape 	en distance : 52 kms pour aller de San Martin de Los Andes au Lago 	Faulkner.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La plus petite 	moyenne : 12,5 km/h pour relier le Lago Faulkner à Villa La 	Angostura.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">répartition de nos 32 nuits par type d&#8217;hébergement : 17 chez des 	particuliers, 6 à l&#8217;hôtel, 5 en camping dont 1 dans le jardin de 	Paola, 4 dans des bus.</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Voilà, c&#8217;est fini pour cette fois. On termine cet article à Quellon, petite ville située au sud l&#8217;île de Chiloë, où nous venons de débarquer. Nous vous raconterons la superbe traversée que nous venons de vivre et la suite de nos péripéties, lors de notre prochain récit..</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En attendant, on vous embrasse. Encore merci à tous ceux qui nous mettent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://velomonde.fr/2009/12/06/les-fuites-dun-cyclo-en-patagonie-la-carretera-austral-avec-les-copains-de-cci/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217; Argentine : la famille, les copains, la nature, le voyage&#8230; bref, du plaisir!</title>
		<link>http://velomonde.fr/2009/11/19/l-argentine-la-famille-les-copains-la-nature-le-voyage-bref-du-plaisir/</link>
		<comments>http://velomonde.fr/2009/11/19/l-argentine-la-famille-les-copains-la-nature-le-voyage-bref-du-plaisir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 20:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière fois, beaucoup de temps s&#8217;était écoulé avant qu&#8217;on puisse vous donner des nouvelles. Certains s&#8217;étaient d&#8217;ailleurs plaints auprès de leurs fournisseurs d&#8217;accès, pensant que leur messagerie internet était en dérangement&#8230;Cette fois, donc, nous reprenons le clavier bien plus vite. On le fait, pour vous tous, qui êtes tenus en haleine par nos récits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La dernière fois, beaucoup de temps s&#8217;était écoulé avant qu&#8217;on puisse vous donner des nouvelles<span style="color: #000000;">. Certains s&#8217;étaient d&#8217;ailleurs plaints auprès de leurs fournisseurs d&#8217;accès, pensant que leur messagerie internet était en dérangement&#8230;Cette fois, donc, nous reprenons le clavier bien plus vite. On le fait, pour vous tous, qui êtes tenus en haleine par nos récits ….Non, non ne nous remerciez pas, à nous également, ça fait pla</span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p10502331.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1266" title="p10502331" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p10502331-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="color: #000000;">isir!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Le dernier article, nous l&#8217;avons écrit chez <span style="color: #000000;">Carlos et Marianne</span> (la cousine de Philippe). On est resté <span style="color: #000000;">ensemble, un peu plus d&#8217;une semaine. C&#8217;est peu et beaucoup à la fois, car les occasions de se voir sont peu nombreuses, du fait des distances et du prix des voyages entre nos 2 continents. La dépréciation du peso argentin associé au cours très élevé de l&#8217;euro ne facilite bien sûr pas les choses. Mais en plus, pour les Argentins, c&#8217;est toute une « galère » à supporter, pour espérer venir en Europe.  En effet, aux problèmes financiers s&#8217;ajoute la difficulté d&#8217;obtenir l&#8217;indispensable visa. Nous, qui voyageons sans souci et  passons la majorité des frontières avec notre simple passeport, sommes attristés par les récits respectifs que Carlos et Marianne, tout comme Martin et Karina, nous ont fait de leur passage aux contrôles, des aéroport de Madrid ou de Paris. Tant Carlos, que Karina et Martin ont cru qu&#8217;ils n&#8217;arriveraient pas à rentrer face à l&#8217;arrogance des douaniers et à leurs interrogatoires sans fin! Marianne n&#8217;a pas ce problème, elle a la double nationalité française et argentine. On n&#8217;est vraiment pas fier d&#8217;entendre comment se comportent les douaniers. Eh oui, là dessus l&#8217;Europe a trouvé un accord et elle s&#8217;est donnée le (mauvais) mot&#8230;.</span> <span style="color: #000000;"> Ah, la France, LE pays des droits de l&#8217;homme&#8230;</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Et les choses ne sont pas prêtes de s&#8217;arranger, en effet certains pays commencent  à poser en retour des contraintes subies, des exigences réciproques&#8230; Ex : l&#8217;Argentine vis à vis du Canada et des Etats-Unis.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Revenons au plaisir que nous avons eu, à retrouver notre famille argentine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">On a passé tout un <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> week-end dans le Delta del Rio de La Plata. Pour ceux, qui ont ressorti l&#8217;atlas pour suivre notre périple, le Delta del Rio de</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> La Plata est proche du Tigre, au nord de</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> Buenos-Aires&#8230; (à ce sujet, Corinne est soulagée de voir, à la lecture de vos commentaires, qu&#8217;elle n&#8217;est pas la seule à être </span></span><span style="text-decoration: line-through;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">nulle</span></span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> faible en géographie )</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-decoration: none;" lang="fr-FR" align="left">C&#8217;est <span style="color: #000000;">un lieu où les maisons sont sur pilotis. Pour se déplacer, il faut un bateau. Lorsqu&#8217;on arrive en voiture au port, on commence donc, par aller chercher le bateau, qui est dans un hangar. Et là, ô surprise, le rangement des bateaux est d&#8217;enfer: ils sont posés comme sur des étagères. Un chariot élévateur avec de grandes pales, attrape le bateau, le sort du garage et le place sur un appareil pour le descendre à l&#8217;eau. L&#8217;opération ne prend pas plus de 5 minutes.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="text-decoration: none;"> </span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Cet endroit est magique. Comme à Venise, les rues sont des canaux qui sont appelés ici «Rio» (fleuve). Il y a des avenues, larges rios et des ruelles, petits rios. Comme dans une ville, il y a l&#8217;église, les commerces, les taxis, les transports en commun, etc&#8230; L&#8217;environnement est superbe</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. Malgré</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> la pluie. Car, il pleut sans discontinuer toute la journée du samedi. Et pas qu&#8217;un peu. Des trombes d&#8217;eau . Mais le dimanche, une belle éclaircie, bien belle, nous permet d&#8217;aller en barque (à moteur, entendons nous bien!) faire une superbe promenade sur les canaux du delta. C&#8217;est vraiment très beau. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Carlos et Marianne ont retapé une maison et Carlos en construit une autre, en bois,  sur leur terrain, pour la mettre en location. Car, si quelques personnes  habitent ici, c&#8217;est surtout un endroit de villégiature, et beaucoup de maisons sont louées à la semaine.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Le dimanche soir, avant de rentrer à Buenos Aires, on fait le détour « classique » au Puerto Frutas, qui est un quartier de la ville de Tigre et un lieu de promenade du week-end. C&#8217;est aussi un centre commercial, un peu dans le style de ports comme La Rochelle.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050227.jpg"><img class="size-medium wp-image-1258 alignright" title="p1050227" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050227-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>D&#8217;ailleurs, en Argentine, plusieurs lieux et paysages nous rappellent la France. Certains quartiers de Buenos Aires, font penser à Paris. <span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Maximilien, le fils de Marianne et Carlos, qui nous</span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">fait découvrir sa ville,</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> nous emmène sur le Puerto Madero. Et bien, ça ressemble à Berçy et/ou à la coulée verte sous les arcades près de la Bastille. De même, dans le quartier de la Recoleta, tant par les constructions que par les boutiques, on se croirait dans les quartiers chics de l&#8217;Etoile ou du Parc Monceau. Buenos Aires est une très belle ville, très « verte », très aérée avec de très grandes avenues. Malgré ses trois millions d&#8217;habitants, on ne se sent pas stressé. </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Quoi que. Un soir, on se retrouve dans la foule qui sort des bureaux et là, ça nous  rappelle des souvenirs&#8230;lointains&#8230; Ici aussi</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">, ça court dans tous les sens pour attraper le bus ou le métro!!! Mais, on découvre une chose extraordinaire : pour attendre le bus, le train ou une rame de métro, les gens font la queue sagement l&#8217;un derrière l&#8217;autre, dans l&#8217;ordre d&#8217;arrivée et pas de resquille!!! Quand la rame ou le bus arrive, chacun monte calmement à son tour et quand il n&#8217;y a plus de place, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">il attend simplement le bus, le métro ou le train suivant. </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">On a du mal à imaginer ça en France. </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Autre chose assez incroyable pour nous en France, à la Recoleta, le quartier le plus riche de Buenos Aires, il<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050188.jpg"><img class="size-medium wp-image-1254 alignleft" title="p1050188" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050188-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> y a un cimetière privé très cher (où est enterrée Eva Peron). Déjà, « cimetière privé », ça  fait drôle, mais bon, on peut craindre le pire dans les années à venir! Mais surtout, dans ce cimetière, les luxueux cercueils dans les caveaux sont visibles .Comme le luxe et le clinquant sont ici de mise, le caveau est constitué d&#8217;une petite chapelle à l&#8217;entrée puis éventuellement d&#8217;un escalier en marbre pour accéder aux cercueils. Et comme les cercueils ne sont pas enterrés mais empilés sur des « étagères » (oui, oui, comme dans le hangar à bateaux mais en plus « smart »)) on voit les places vides. Ça fait penser à la chanson de Brel « Au suivant »&#8230;.Étonnant aussi de penser que toute cette « haute société », qui évolue de son vivant dans un milieu très fermé, éprouve le besoin jusque dans la mort de rester « entre gens sélects ». Et idiotie suprême, comme la place est très chère, certains qui n&#8217;ont pas les moyens, payent pour que la cérémonie et l&#8217;enterrement aient lieu dans ce cimetière et ,dès la cérémonie finie, le défunt est discrètement enterré ailleurs avec le commun des mortels, quelle horreur!!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090615.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1250" title="p1090615" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090615-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Bref, on vous parle de ce qui nous a marqué<span style="color: #000000;"> dans Buenos Aires car on a beaucoup déambulé dans Buenos Aires, avec nos super guides. Mais on a aussi et surtout profité de la famille, revu Christiane, la tante de Philippe que l&#8217;on n&#8217;avait pas vue depuis plus de quinze ans. Philippe a pris plein de photos de son apparteme</span>nt, pour les montrer à sa maman, afin qu&#8217;elle connaisse l&#8217;environnement de sa sœur.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Ce qui est incroyable, c&#8217;est la ressemblance entre la tante et la maman de Philippe. Physiquement, mais aussi dans les mimiques,<span style="color: #000000;"> les attitudes, les expressions. C&#8217;est fou!</span> Elles ne se sont pas vues depuis on ne sait combien de temps. Comment est-ce possible? (Si quelqu&#8217;un a un début de réponse, qu&#8217;il n&#8217;hésite pas, car vraiment on s&#8217;interroge&#8230;).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">On est bien à Buenos Aires, on est magnifiquement reçu chez Marianne, Carlos et <span style="color: #000000;">Maximilien, o</span>n resterait<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050243.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1268" title="p1050243" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050243-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> bien encore mais on veut absolument aller voir les chutes d&#8217;Iguazu à la frontière du Brésil, et donc, on va déjà repartir (faut pas croire, on n&#8217;a pas tout notre temps, il ne nous reste plus que 10 mois !!!!). La veille de notre départ, Carlos et Marianne nous  invitent avec toute la famille argentine dans un restaurant typique de « Parilla ». C&#8217; est un barbecue géant avec possibilité de goûter, à volonté, à toutes les viandes. On apprécie  (ici, la viande est tendre, tendre&#8230;. et il y a même des ris de veaux ). En plus, tout est à volonté: entrées, frites et boissons. Le pied, quoi! Un grand merci vraiment pour tout à Marianne, Carlos <span style="color: #000000;">et Maximilien.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"> Carlos est un très bon cuisinier et Corinne a ramené des recettes(et en prime des k</span>ilos, car si on était lassé du « pollio con papas fritas y arrows », ce qui nous avait valu de perdre quelques kilos, pas de lézard, ici, on reprend tout!!!) Bref, un de ces jours, on vous mettra les recettes sur le site puisque vous nous le demandez.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">On quitte donc Buenos Aires pour Iguazu, avec un saut de bus de plus (quel subtil jeu de mots!), de 20 heures&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050264.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1259" title="p1050264" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050264-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Comme on arrive en début d&#8217;après midi à Puerto Iguazu, un peu fourbu quand même, on part juste faire une promenade le long du Rio Igazu. On va au « Hito Tres Fronteras », c&#8217;est un point de vue qui surplombe l&#8217;endroit où se rejoignent les Rio Iguazu et Rio Panama, marquant la frontière entre l&#8217;Argentine, le Brésil et le Paraguay. Étonnant de voir en même temps trois pays! (Par compassion, toujours pour les faibles en géographie, les indications données sur les 3 frontières doivent <span style="color: #000000;">vous aider à trouver</span> sur votre Atlas, là, c&#8217;est facile&#8230;.)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, on part visiter, côté argentin, les « fameuses » chutes d&#8217;Iguazu. Ce matin, il pleut comme « vache qui pisse », des trombes d&#8217;eau. On est complètement trempé. Les chaussettes et chaussures font « blop, blop ». Mais on s&#8217;en fiche. C&#8217;est si beau qu&#8217;on fait deux fois <span style="color: #000000;">la </span>« Garganta del Diablo » (« Gorges du Diable »). Le matin sous un déluge, et l&#8217;après-midi, sous un temps  plus clément. On marche plus de deux kilomètres<span style="color: #000000;">, sur des passerelles posées sur le Rio Iguazu, pour arriver sur la plateforme qui surplombe cette chute d&#8217;une puissance incroyable. C&#8217;est vraiment impressionnant, quel débit! Avec la vapeur d&#8217;eau, on ne peut pas voir le fond de la chute qui avoisine les 70 mètres. On fait ensuite le tour de l&#8217;ensemble des chutes, à travers une végétation luxuriante, en passant par le circuit supérieur long d&#8217;1,2 kms et qui permet de surplomber chacune des chutes, et le circuit inférieur (1,7kms), qui permet d&#8217;appréhender chacune des chutes dans toute sa splendeur. C&#8217;est vraiment trop beau!!!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left"><span style="color: #000000;"> Sur les conseils de Carlos et du guide Géo, mais aussi parce que l&#8217;on est dans la forêt vierge (« Selva »), on décide de s&#8217;inscrire pour faire le « Safari en la Selva »</span>. C&#8217;est cher – 300 pesos pour nous 2, soit 60 euros les 2 heures  – mais bon, c&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;on va dans la forêt vierge&#8230;(enfin vous, je sais pas, mais nous, non!)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Au passage, un petit coup de gueule à l&#8217;encontre des guides de voyages, Lonely planet, Guide du Routard, Géo Guide et autres ….C&#8217;est fou, les prix ne sont jamais ceux indiqués dans les guides. Que ce soit pour les hôtels ou les excursions. Un hôtel indiqué à 20 pesos par personne, dans le guide, s&#8217;avère être à 80 pour nous 2. L&#8217;excursion dans <span style="color: #000000;">la</span> Selva est, dans le guide « Géo 2009 », indiquée à 60 pesos, l&#8217;agence qui l&#8217;organise nous dit 150<span style="color: #000000;"> (prix d&#8217;ailleurs mentionné sur leur plaquette), p</span>our la  même excursion, bien sûr. Cherchez l&#8217;erreur. D&#8217;ailleurs, entre les bus et les excursions, pour la première fois depuis le début de notre voyage, notre carte bleue nous boude et ne veut plus sortir d&#8217;argent car le plafond hebdomadaire est atteint!!!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Bref, revenons à l&#8217;excursion  dans la forêt vierge. Le guide qui s&#8217;occupe des inscriptions nous conseille de choisir celle qui part l&#8217;après-midi, à 16h00. Celle du matin, à 10h00, n&#8217;étant pas idéale pour voir les grands animaux. OK, on prend celle de 16h00. On est neuf passagers plus un guide dans le 4X4. Il  pleut un bon coup au début, mais pas très longtemps et on peut retirer la capote du véhicule. On ne voit aucun grand animal! Ah, si !, incroyable, on voit une fourmi d&#8217;1,5cm et quelques oiseaux. Mais le guide est super sympa et intéressant, et les passagers français, avec nous à l&#8217;arrière, pleins d&#8217;humour. On ne s&#8217;embête donc pas, mais le prix reste très cher pour ça. Dans le 4X4, on  <span style="color: #000000;">fait la connaissance de</span><span style="color: #0000ff;"> </span>Philippe, un français (qui lui aussi trouve que « ça fait cher la ballade en forêt!! »). Il a une pêche du feu de dieu. Le soir, en rentrant du safari, on va donc boire une bière ensemble, et après la douche indispensable, on se retrouve pour manger. Comme il connait très bien la Thaïlande, où il va depuis 20 ans, il nous file plein de renseignements sur ce pays que nous visiterons dans quatre mois. Corinne ne sait pas qui c&#8217;est, mais il est cousin des frères Madiot, qui sont célèbres dans le milieu cycliste. Enfin, c&#8217;est ce que Philippe (celui de Corinne, ce coup-ci), lui explique. Marrant, non ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="text-decoration: none;">Le lendemain, on décide </span>d&#8217;aller voir les chutes du côté brésilien. La somme pour le faire est,<span style="color: #000000;"> elle aussi,</span> rondelette, mais le site est grandiose et il y a peu de chances que nous y revenions. Et heureusement qu&#8217;on y va. Car, c&#8217;est de ce côté-là que l&#8217;on se rend compte de la majesté du site. C&#8217;est grandiose! On embrasse d&#8217;un coup d&#8217; œil toutes les chutes. C&#8217;est véritablement superbe. Corinne dit que c&#8217;est la plus belle chose qu&#8217;elle ait vue depuis notre départ. C&#8217;est vrai que c&#8217;est Extraordinaire, Époustouflant!!!  En plus, il n&#8217;y a pas trop de monde, il fait super beau, et quel spectacle. On se régale vraiment pendant plus de deux heures. La forêt est très dense, le parc est magnifiquement entretenu. Bref nous sommes super contents d&#8217;être là. Si des gens n&#8217;ont le temps de ne faire qu&#8217;un côté, nous leur recommandons de venir du côté brésilien qui permet d&#8217;avoir ce panorama.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p10906361.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1262" title="p10906361" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p10906361-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090656.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1264" title="p1090656" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090656-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p10906361.jpg"> </a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">D&#8217;ailleurs, de ce fait aussi, on a fait un pays supplémentaire&#8230;.Le Brésil. <span style="color: #000000;">Ça c&#8217;est pour la p&#8217;tite histoire, car, c&#8217;est sûr, il nous faudra y revenir pour le découvrir vraiment.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Comme on sait que vous aimez nos petites <span style="text-decoration: none;">péripéties,</span> on vous livre celle-ci. En rentrant de la visite des chutes, côté brésilien, le taxi, à notre demande, nous dépose dans un petit resto. On commande notre plat, on demande de l&#8217;eau du robinet, le serveur nous dit qu&#8217;elle n&#8217;est pas potable, Ok, on commande une eau gazeuse <span style="color: #000000;">(pour faire plaisir à Coco). Il revient, nous sert en eau, on goûte, c&#8217;est de l&#8217;eau plate. On lui dit : « S&#8217;il vous plait, on vous a demandé de l&#8217;eau gazeuse ». « Ah, mais j&#8217;avais pas compris, co</span>mme vous vouliez de l&#8217;eau du robinet, et blablabla,&#8230; ». Il finit par reprendre nos verres, la bouteille d&#8217;eau plate, et revient avec une bouteille d&#8217;eau gazeuse. On n&#8217;est pas certain (notre espagnol n&#8217;est pas encore « fluent »), mais on comprend qu&#8217;il nous dit, que la première bouteille aussi sera dans l&#8217;addition. Alors là ça part au quart de tour. On lui dit qu&#8217;effectivement, il a peut-être mal compris ou qu&#8217;on s&#8217;est mal exprimé, mais qu&#8217;il est hors de question que nous payions cette première bouteille. On est vraiment fâché. « C&#8217;est bien clair? ». On a déjà reculé les chaises, prêt à partir, si le problème demeure. Ah, on lui dit aussi, qu&#8217;on est déjà sympa d&#8217;avoir accepté de prendre de l&#8217;eau en bouteille, mais qu&#8217;on a pas gobé son histoire sur l&#8217;eau du robinet, puisqu&#8217;on en a bu la veille dans un autre petit resto, vraiment pas loin du sien. Il est saisi par notre réaction. Il cède immédiatement. Et oui, on l&#8217;oublie, mais, ces anecdotes nous le rappellent , <span style="color: #000000;">bien que nous nous sentions « voyageurs », pour certains locaux,  « on est des touristes ». </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Après s&#8217;en être mis plein les mirettes, comme <span style="color: #000000;">dirait</span> Pierre Perret, on va reprendre notre bus, ce coup-ci, direction Cordoba, pour récupérer Aucéba et<span style="color: #000000;"> notre </span>remorque. A nouveau plus de 20 heures de bus. C&#8217;est long! En plus, on n&#8217;a ni couverture, ni oreiller pour la nuit, et il fait un froid de canard avec la climatisation. Le plateau repas nous est apporté à 22h00, et le petit déjeuner, à presque 10h00. <span style="color: #000000;">Bref, cette fois-ci, le bus, c&#8217;est pas ça!. Il faut vous dire que les bus sont chers en Argentine. Il y a 3 options, Normal, Semi-Cama (« semi-lit» et Cama (« lit »). Pour espérer dormir on choisit l&#8217;option « Cama », et on ne pense pas une seconde qu&#8217;il puisse ne pas y avoir de couverture et d&#8217;oreiller. Eh ben,si!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous voilà donc de retour à Cordoba, chez Karina et Martin. On retrouve avec plaisir les copains, qu&#8217;on a connu grâce à Sébastien(Rambour)<span style="color: #0000ff;">.</span> Comme Martin est musicien, on veut aller voir un de ses concerts et on va décaler de deux jours notre départ<span style="color: #0000ff;"> </span><span style="color: #000000;">en Patagonie,</span> pour San Martin de Los Andes (toujours compréhensif pour les mêmes cancres, c&#8217;est plus au sud sur la carte, dans la région de Neuquen)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Martin</span></span><span style="text-decoration: none;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">joue dans </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">2 groupes, un de Jazz et un de musiques latinos « Mortero »</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. C&#8217;est à un concert du groupe</span></span><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050323.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1271" title="p1050323" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1050323-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> de Jazz - « So What! Jazz »- qu&#8217;on assiste. Super groupe. Tous les musiciens sont excellents, et la chanteuse, Tamara, aussi. Très très bons. Ils s&#8217;éclatent tous en jouant, Martin et le batteur sont les plus expressifs lorsqu&#8217;ils jouent. Juste avant la fin du concert, le pianiste dit au public, en se plaçant juste devant nous qui sommes au premier rang, qu&#8217;il y a un couple d&#8217;amis français qui sont venus les voir ce soir. Il raconte l&#8217;histoire de l&#8217;arrivée des français en Nouvelle-Orléans et l&#8217;influence qu&#8217;ils ont eue, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">en acceptant les rapprochements </span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">avec les noirs. Et c&#8217;est ce mélange qui a permis l&#8217;émergence de nouvelles musiques, qui ensuite se sont répandues dans l&#8217;ensemble du continent américain. Il nous dédie la dernière chanson. En fait, avec notre niveau d&#8217;espagnol </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">(bon quand même, mais </span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">toujours pas« fluent »), on n&#8217;a pas tout compris du premier coup!!  Comme ensuite, on va manger avec le groupe, ils nous ré expliquent. </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Ils sont tous </span></span></span>super sympas<span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. Ils se feraient une joie de venir jouer en France. Si quelqu&#8217;un peut les y aider, ce serait extra. </span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">(on peut toujours rêver, non ?)</span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">Karina et Martin nous emmènent aussi voir un terrain<span style="color: #000000;"> boisé, en pleine forêt,</span> qu&#8217;ils ont acheté l&#8217;année dernière. Ils ne l&#8217;ont pas payé cher du tout. Ils l&#8217;ont acheté parce que beaucoup de leurs copains à eux <span style="text-decoration: none;">avaient </span>décidé d&#8217;acheter là, ensemble. En plus, en Argentine, les gens <span style="color: #000000;">n&#8217;ont aucune confiance dans leurs dirigeants</span> . Ils ont connu tellement de périodes de crises <span style="color: #000000;">(lors de la dévaluation de 2001, énormément de gens ont perdu le peu qu&#8217;ils possédaient, qui se trouvait à la banque)  e</span>t l&#8217;inflation continuant, qu&#8217;ils investissent le peu qu&#8217;ils ont dans des biens: voitures ou terrain, car comme dit plus haut, l&#8217;argent dans les banques argentines n&#8217;est pas sûr. (quelqu&#8217;un veut faire un commentaire sur la fragilité du système bancaire???)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Et rituel avant de reprendre la route: la révision du vélo. Donc,la veille de notre départ de Cordoba, Philippe et Martin font ensemble le nettoyage à fond de leurs vélos respectifs. Car Martin</span></span><span style="font-weight: normal;"> veut « apprendre » en regardant comment Philippe procède. Philippe retend la chaine de couple qui était un peu détendue et </span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">en profite</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> aussi pour régler le dérailleur avant. Il retend le câble et règle les butées. Voilà, le matérie</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">l est prêt. On va pouvoir ré-enfourcher Aucéba. D&#8217;autant qu&#8217;on a aussi revu notre « garde-robe » et notre matériel de camping. On s&#8217;est racheté chacun un cuissard parce que les nôtres commençaient à être recousus de partout, et </span></span><span style="text-decoration: line-through;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">avec</span></span></span><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> un casque pour Philippe . On a également investi dans un brûleur et une recharge de gaz puisque, contrairement à ce qu&#8217;on pensait, on trouve du gaz ici. Et pour faire la cuisine, Corinne préfère ça, au brûleur à essence (oui, Philippe aussi&#8230;).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">En route maintenant pour la<span style="color: #0000ff;"> </span><span style="color: #000000;">Patagonie, ses glaciers et ses lacs. </span>On ne va plus rester très longtemps en Argentine, on va bientôt passer au Chili. D&#8217;ailleurs, on a reçu un message d&#8217;un copain de notre association de cyclos sur notre blog, qui nous dit que lui (Alain Grillet)et 4 autres CCIistes (dont Serge et Augustin) viennent d&#8217;arriver en Argentine. Nous connaissons grossièrement leur itinéraire prévisionnel. Ils passent par Puerto Montt, puis l&#8217;île de Chiloe, avant de passer à Puerto Aisen, et de descendre la Carratera Australe, route que nous allons emprunter. (Là, désolé les cancres, on vous laisse un peu chercher sur la carte, il y a trop de lieux énumérés! Un seul indice, c&#8217;est plus au sud que Neuquen, et la Carratera Australe se trouve facilement&#8230;au Chili) Il y a donc de fortes chances que l&#8217;on se rejoigne puisqu&#8217;on va soit se suivre, si on est encore dans le même sens, soit se croiser, lorsque nous aurons fait demi-tour pour remonter ensuite vers l&#8217;île de Chiloé.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Voilà, c&#8217;est fini pour cette fois ci. On écrira le prochain article au Chili.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En attendant, on vous embrasse. Encore merci à tous ceux qui nous mettent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir&#8230;En revanche, excusez nous de n&#8217;avoir pas trouvé le temps de répondre à chacun d&#8217;entre vous &#8230; On essaiera de se rattraper la prochaine fois.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La Bolivie, c&#8217;est (mal) fini – L&#8217;Argentine nous tend les bras.</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 13:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>

		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>

		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Voila maintenant de nombreux jours que nous ne nous sommes pas posés pour écrire&#8230;.

Nous sommes arrivés, il y a 3 jours à Buenos-Aires, chez Marianne et Carlos, les cousins de Philippe. Dans cet environnement idéal, nous passons le week-end dans une maison sur pilotis dans le Delta del Rio de La Plata, nous allons trouver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Voila maintenant de nombreux jours que nous ne nous sommes pas posés pour écrire&#8230;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/marianne-carlos-et-coco-sur-bateau.jpg"><img class="size-medium wp-image-1197 aligncenter" title="Avec Marianne et Carlos sur le delta " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/marianne-carlos-et-coco-sur-bateau-300x224.jpg" alt="marianne-carlos-et-coco-sur-bateau" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous sommes arrivés, il y a 3 jours à Buenos-Aires, chez Marianne et Carlos, les cousins de Philippe. Dans cet environnement idéal, nous passons le week-end dans une maison sur pilotis dans le Delta del Rio de La Plata, nous allons trouver le temps de mettre en forme nos péripéties.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/delta1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1201" title="paysage du delta " src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/delta1-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/detlta2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1202" title="Paysage du delta" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/detlta2-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous avons envie, tout d&#8217;abord, de vous faire partager nos satisfactions actuelles et de profiter de l&#8217;occasion pour faire passer un message au cardiologue de Philippe.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/chiens-sur-pontons.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1204" title="Ils nous poursuivent" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/chiens-sur-pontons-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Avant de partir pour notre périple en Amérique du Sud, nous avions Une inquiétude, que le Mal Aigu des Montagnes ne nous contraigne à redescendre des hauteurs de la Cordillère des Andes, et à emprunter une autre route longeant la côte du Pacifique. Nous rêvions tellement de ces paysages, de cette ascension « mythique », de rouler sur les traces de nos amis et d&#8217;emprunter les voies Incas, que nous aurions été très déçus de ne pouvoir le faire. Aucun moyen n&#8217;existe pour dépister, ou anticiper, cet éventuel problème. Il faut y être pour savoir si on y est sujet ou non.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous sommes donc tout d&#8217;abord super heureux d&#8217;avoir réalisé ce rêve. Et si la montée vers ces cimes fut difficile, la descente vers San Salvador de Jujuy en Argentine, a été un vrai régal.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/paysage-de-la-descente.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1205" title="Paysage de la descente" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/paysage-de-la-descente-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/payage-de-la-descente-2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1206" title="Paysage de la descente" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/payage-de-la-descente-2-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous nous rendons compte, à mesure que nous descendons, que nous retrouvons des odeurs, des parfums. Ça nous fait prendre conscience que lorsque nous roulions sur les hauteurs de la Cordillère, nous ne sentions aucun parfum. Pas d&#8217;odeurs. On ne s&#8217;en était pas rendu compte avant de les retrouver.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Depuis notre entrée en Argentine, nous avons aussi redécouvert les plaisirs de la table. Après 2 mois et demi, nous nous sommes lassés du Pollo con Papas Fritas et Arroz frio (poulet – frites et riz froid). Nous avons retrouvé avec grand plaisir les pavés de viande, les glaces, la cuisine au barbecue, le vin&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/martin-cuisine-au-barbecue.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1208" title="Martin nous fait notre premier repas au barbecue" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/martin-cuisine-au-barbecue-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Enfin, avant de partir nous avons fait faire une révision complète de nos acabits. A cette occasion, nous avons rencontré des « soignants » qui nous ont « préparé » pour cette aventure. Plusieurs d&#8217;entre eux, gentiment, suivent nos péripéties et certains nous écrivent sur ce blog. Nous nous étions engagés à informer le cardiologue de Philippe dés que nous serions redescendus à des altitudes « raisonnables ».</p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Et bien voilà, docteur, on y est, et tout s&#8217;est bien passé ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"> </p>
</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A présent et pour la 1ère fois, tout au moins avec cette intensité, nous voudrions partager avec vous des instants que nous avons vécus avec beaucoup de désagréments.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous avons adoré Le Salar et les « aventuriers » que nous avons croisés dans ses parages. Mais nous avons détesté la ville d&#8217;Uyuni et son seul intérêt mercantile.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous étions devenus des porte-monnaies sur pattes. Seul l&#8217;appât du gain guidait les rapports que les gens de la ville entretenaient avec nous. Nous avons fini par rencontrer des situations qui nous ont fait exploser.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La première d&#8217;entre-elles, nous l&#8217;avons croisée en cherchant à organiser notre tour dans le Sud Lipez. Toutes les agences acceptent d&#8217;organiser le tour que vous souhaitez, avec même quelques exigences ou particularités (ne pas refaire le Salar où nous sommes déjà passés, ne pas suivre l&#8217;itinéraire « commun » du troupeau de 4X4 pour être seuls dans la plupart des endroits, être seulement 4 passagers&#8230;). Ensuite le nombre de personnes qui nous auront recommandé l&#8217;agence, le contact et le prix, seront nos éléments de choix.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Après notre escapade à Potosi et Sucre, nous retrouvons, à Uyuni, Stéphanie et Félix (les « globetandémistes »), avec qui nous souhaitons réciproquement effectuer cette randonnée.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous effectuons, tous les 4, un tour de nombreuses agences de la ville, et nous comparons les propositions. Notre choix se porte sur une agence, recommandée de plus par des amis et qui satisfait nos attentes. Le seul point qui reste, après discussion, est de voir le chauffeur qui doit nous conduire, et le véhicule, pour vérifier son état. Rendez-vous est donc pris pour 18h00.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Lorsque nous arrivons au rendez-vous, pas de voiture, ni de chauffeur. La dame de l&#8217;agence nous dit que :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« l&#8217;entretien de la voiture n&#8217;est pas fini ».</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Ok, vers quelle heure pouvons-nous revenir? »</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Pour ce soir ce ne sera pas possible ».</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Des copains nous avaient mis en garde. Ils étaient partis en groupe, à deux 4X4. L&#8217;un des 2 était dans un état pitoyable et le chauffeur était « bourré » du matin au soir, d&#8217;où notre exigence. En plus 3 heures avant, il n&#8217;y avait pas de problème et maintenant ce n&#8217;est plus possible! Bizarre. Nous nous voulons conciliants :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« On peut aller le voir là où il se trouve, s&#8217;il ne peut pas se déplacer »</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Non, ce n&#8217;est pas possible ».</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Il est 18h15. Nous sommes plantés! Nous ne voulons pas prendre le risque de connaître la même mésaventure que celle racontée par les copains. Nous insistons, mais nous sentons que la personne face à nous se fiche complètement que nous restions ou que nous partions. On décide donc « d&#8217;aller voir ailleurs », non sans lui avoir fait part de notre mécontentement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Stationnée face à cette agence, se trouve un 4X4 qui vient d&#8217;arriver. Des jeunes en descendent. On fonce leur demander par quelle agence ils sont partis, et s&#8217;ils sont contents de leur tour. Ils nous indiquent l&#8217;agence sur le trottoir en face de « la nôtre », et nous disent qu&#8217;il n&#8217;y a pas eu de problème. Ils ont réservé leur tour depuis San Pedro de Atacama, au Chili. C&#8217;était dans un tour « global », ils ne connaissent donc pas le prix spécifique pour le Sud Lipez.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Deux autres 4X4 s&#8217;arrêtent devant cette même agence, et les personnes qui en descendent sont français. Eux aussi sont ravis de leur tour, mais eux aussi effectuent un voyage organisé. Par une agence française, pour le coup.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On n&#8217;a pas cinquante possibilités, on veut partir demain matin. On décide donc de foncer dans cette agence. Le contact se passe super bien. Doris, c&#8217;est la femme qui tient l&#8217;agence, nous donne entière satisfaction sur l&#8217;ensemble des points. Le chauffeur et le véhicule sont là. Parfait! Nous pouvons passer à la rédaction du contrat préformaté que nous propose l&#8217;agence. Nous y notons ce qui est inclus, ce qui ne l&#8217;est pas, le nom du chauffeur et l&#8217;immatriculation du véhicule.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On se met d&#8217;accord pour payer la moitié le lendemain, avant le départ, et l&#8217;autre moitié au retour. On convient donc de se retrouver entre 9h et 9h15, à l&#8217;agence, le lendemain pour un départ à 9h30.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Notre soirée se finit bien, d&#8217;autant plus que c&#8217;est l&#8217;anniversaire de Coco. 50 ans ça se fête! Elle a reçu de très<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/anniversaire-co.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1209" title="Le gâteau d'anniversaire et la bougie" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/anniversaire-co-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a> nombreux coups de fil pour le lui souhaiter. Tous l&#8217;ont beaucoup touchée. Mais tout particulièrement, celui de nos enfants qui ont pris la peine d&#8217;appeler à minuit. Ce qui avec le décalage horaire les obligeait à se lever à 6h00 du matin&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On part donc, guillerets, avec Stéphanie et Félix vers un resto que nous ont indiqué des belges rencontrés le matin même. En chemin, on croise Mimarie, avec qui nous avions sympathisé, au musée de Potosi. Allez zou, nous voilà partis tous les cinq, fêter comme il se doit cet événement. La soirée est animée, gaie et insouciante&#8230; On chante le traditionnel « bon anniversaire, nos vœux les plus sincères&#8230;. » et Coco soufflera même la bougie symbolique. On va se coucher « tranquille ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le lendemain, nous sommes à 9h00 devant l&#8217;agence avec Félix. Personne. On attend 10 minutes, personne. On retourne donc à l&#8217;hôtel, prévenir les filles, mais pas plus inquiets que ça.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Lorsque nous revenons vers 9h25, l&#8217;agence est ouverte, Doris est là; Impeccable! Nous entrons, et elle nous dit :</p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Je n&#8217;avais pas vu hier, sur internet, mais j&#8217;ai eu un mail, qui me réservait un tour. Et donc le chauffeur et la voiture que vous deviez avoir, sont partis avec un autre groupe. » Et elle ajoute « en plus vous n&#8217;étiez pas là à 9h00, et donc, j&#8217;ai pensé&#8230; » Et là Félix pète un plomb, il explose.</p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">« Mais si on était là, et toi tu n&#8217;étais pas là! Tu racontes n&#8217;importe quoi! ».</p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le ton monte. Nous sommes à nouveau plantés. Nous devions partir à 9h30 et nous nous retrouvons sans rien, car Doris nous dit, qu&#8217;avec nous, elle sent qu&#8217;elle va avoir des problèmes et qu&#8217;elle préfère donc ne plus faire affaire avec nous. On lui dit qu&#8217;on a quand même signé un contrat. Elle s&#8217;en fout. C&#8217;est nous qui sommes « plantés ». On est chaud, chaud, chaud!!! Nous comprenons vite qu&#8217;elle n&#8217;a rien prévu pour nous. Elle passe tout de même, mais sans grande conviction, des coups de fil pour essayer de trouver un chauffeur. Même un qu&#8217;elle ne connait pas. Elle demande à ses interlocuteurs qu&#8217;elle a au bout du fil, s&#8217;ils n&#8217;en connaitraient pas un disponible&#8230;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vers 10h15, elle finit par trouver quelqu&#8217;un de libre. Elle veut l&#8217;argent pour acheter les courses alimentaires et l&#8217;essence. Rien n&#8217;a été fait. C&#8217;est du délire. On lui dit qu&#8217;on a l&#8217;argent et qu&#8217;on veut d&#8217;abord voir le nouveau chauffeur et la voiture, et que nous irons avec eux faire le plein. Nous paierons là-bas et ne lui donnerons qu&#8217;ensuite l&#8217;argent pour les courses. En fait pour essayer d&#8217;accélérer les choses, nous irons même avec Félix, jusqu&#8217;à faire les courses au marché avec la personne « missionnée pour ça »..</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On finira par partir vers 11h30, hyper excités, mais satisfaits de prendre enfin la route du sud. Nous payons à l&#8217;agence, le complément pour que la somme représente la moitié convenue.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous comprendrons que les agences nous maintiennent « férés » et que si elles ne trouvent pas plus intéressant financièrement, vous partez, si par contre elle trouve un autre groupe qui leur rapportera plus, elles vous « remplacent » et vous abandonnent sans aucun état d&#8217;âme.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Je suis tellement « énervé » que je vais chercher comment rendre à Doris la monnaie de sa pièce, à notre retour. Et je vais la trouver. Le nerf de la guerre pour eux étant l&#8217;argent et la renommée, nous allons jouer sur ces 2 tableaux.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous lui expliquerons que nous avons reçu une mauvaise nouvelle par internet, que nous n&#8217;avions pas vue, et que nous sommes sans le sou. Nous devons passer des coups de fil pour essayer de trouver un ami qui puisse nous dépanner (ce qu&#8217;elle nous avait fait avec les chauffeurs&#8230;). Elle nous dit qu&#8217;elle veut une empreinte de notre passeport. C&#8217;est c&#8217;la oui! Qu&#8217;elle va appeler la police. Pas de souci. Ensuite, je sors l&#8217;appareil photo, la prend en photo, ainsi que la devanture de l&#8217;agence, et lui dit qu&#8217;avec ça, on va lui faire une super pub dans les guides pour voyageurs. Elle va finir par craquer, et être au bord des larmes, disant qu&#8217;elle n&#8217;est qu&#8217;une employée. Donc pas responsable, certainement. Nous n&#8217;avons discuté avec personne d&#8217;autres qu&#8217;elle!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Je ne sais pas si cela lui servira de leçon pour la prochaine fois, mais je suis tellement énervé que ça me soulage. Je n&#8217;aurais pas voulu que cette histoire se finisse comme si de rien n&#8217;était.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La 2ème phase de l&#8217;opération : « Uyuni, On ne s&#8217;est pas fait que des amis!», surviendra au retour du Sud-Lipez. Lorsque nous arrivons à l&#8217;hôtel, où nous sommes installés depuis de nombreux jours, et où nous avons fait venir Félix et Stéphanie, les propriétaires veulent que l&#8217;on aille chercher un autre endroit pour dormir. Il est 18h30, nous avons tous nos bagages dans une chambre de leur hôtel, nous sommes sales, pas lavés depuis 3 jours, pleins de poussière, nous n&#8217;avons qu&#8217;une envie, prendre une douche. Comment en sommes-nous arrivés là?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Lors de notre arrivée initiale à Uyuni, nous cherchons un hôtel dans lequel nous pourrons laisser Aucéba et la remorque durant nos déplacements à Potosi, Sucre et ensuite au Sud Lipez. La dame qui nous reçoit, nous dit qu&#8217;il n&#8217;y a aucun problème, qu&#8217;ils ont un espace où nous pourrons laisser tout ça. Parfait! Mais en fait, cette dame s&#8217;avérera n&#8217;être que la belle-fille et c&#8217;est là que le bât blesse, car l&#8217;hôtel est dirigé, en fait, par une vieille dame acariâtre pour qui, TOUT doit se payer.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La veille de notre départ pour Potosi, à chaque fois que nous demandons à la belle-fille, à quel moment <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/la-chambre-de-la-discorde.jpg"><img class="size-medium wp-image-1211 alignleft" title="La chambre objet du conflit" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/la-chambre-de-la-discorde-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>nous pourrons installer le tandem et la remorque dans l&#8217;espace auquel elle pensait, elle nous dit dans 1 heure. Après 3 demandes, bloqués depuis 3 heures et l&#8217;heure du repas ayant sonné, elle finit par nous dire que Belle-Maman ne veut pas qu&#8217;on mette les affaires dans le local. On lui dit qu&#8217;on part le lendemain matin, qu&#8217;on a choisi l&#8217;hôtel en grande partie pour ça, et on lui demande qu&#8217;elle est la solution de rechange. Elle nous dit qu&#8217;on peut louer une chambre d&#8217;une personne pour y mettre le tandem, normalement facturée 30 bolivianos, mais qu&#8217;elle nous fera « gracieusement » à 25. Waouh! On la voit « embêtée », nous le sommes aussi, on accepte.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le soir, où nous rentrons de notre virée Potosi / Sucre, nous ne nous posons pas de question et nous dormons dans cette chambre. Le lendemain, nous partons tôt faire le tour des agences avec Félix et Stéphanie, rentrons tard du fait des mésaventures racontées plus haut. Le matin suivant, la belle-fille dit juste à Corinne : « vous ne pourrez pas continuez à dormir dans cette chambre qui est prévue pour une personne ». On part pour le Sud-Lipez, on verra donc ça à notre retour, pensons-nous. Mais dés notre arrivée, ils sont là tous les 3, Belle-Maman, Belle-Fille et Fils (inexistant) et ils veulent que l&#8217;on partent sur le champ. Nous, mais aussi Stéphanie et Félix qui ont mis leur tandem et leurs sacoches dans la chambre, le temps de la virée au Sud-Lipez.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous avons 2 arguments forts. Nous n&#8217;avons pas payé toutes les nuits et nous avons la clef du cadenas qui ferme la porte de la chambre. Comme en plus on a prévu de prendre le train pour la frontière le lendemain, on se dit qu&#8217;on va les envoyer paître, dormir dans la chambre cette nuit, et solder tout ça demain matin. Mais je commets une grosse erreur; J&#8217;ouvre le cadenas alors qu&#8217;ils sont encore là et surtout je laisse la clef sur le cadenas. La belle fille plonge sur le cadenas et le fourre dans sa poche. Plus moyen pour nous d&#8217;utiliser la chambre. En plus, ils ne veulent pas donner de chambre à Stéphanie et Félix.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous sommes obligés de les menacer de ne pas les payer du tout, pour qu&#8217;ils nous donnent une nouvelle chambre, à nous et aux « globetandémistes ». Nous faisons donnant-donnant, nous les billets dans une main, et eux les clefs des chambres. On leur aura laissé une petite fortune (pour la Bolivie), avec le temps que nous y avons passé. Nous même, mais aussi Stéphanie et Félix. Le lendemain, on se fâchera encore, car ils ne veulent pas qu&#8217;on laisse nos affaires où que ce soit dans leur hôtel. De jeunes anglais acceptent de les mettre dans leur chambre, la vieille mégère arrive et les menace. Nous les y laisseront quand même le temps d&#8217;aller manger, mais pas plus, de peur qu&#8217;ils ne soient vraiment embêtés.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les tandems et la remorque que nous avons fait enregistrer sont dans la salle des bagages spéciaux de la gare. Le train que nous allons prendre tous les 4 ne passant qu&#8217;à 2h20 du matin, nous avons une longue journée devant nous. Nous ne voulons pas nous trimballer toutes les sacoches et nous cherchons donc une solution.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Un hôtel acceptera de nous les garder jusqu&#8217;à 22h00 pour 4 bolivianos par bagages. Petits ou gros, même prix.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les nuits à Uyuni sont frisquettes. En revenant chercher nos bagages, craignant le froid, nous demandons au réceptionniste de l&#8217;hôtel si on peut rester un petit moment dans le salon qui se trouve juste devant la réception. Il nous dit : « pas de problème, c&#8217;est 5 bolivianos par personne ». On n&#8217;en pleut plus! On sort très dignement et on a la chance de trouver un café qui nous permet de rester au chaud jusqu&#8217;à minuit, après quoi on va tuer le temps dans le hall de la gare.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le dernier épisode « d&#8217;Uyuni, c&#8217;est la folie! » va se dérouler pour l&#8217;embarquement des tandems et de la remorque, dans le train. Il y a, ce jour-là, énormément de bagages à charger. En fin de matinée, il y a eu de grosses difficultés pour que Stéphanie et Félix puissent prendre leurs billets, du fait de ce problème de place pour les bagages « spéciaux ». Nous , nous avions déjà nos billets depuis quelques jours.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Il y avait également ce matin-là, un motard qui souhaitait enregistrer sa moto. Pensant être « en concurrence » avec le tandem de Félix et Stéphanie, il essaiera même, devant nous, de « corrompre » l&#8217;employé de l&#8217;enregistrement et le chef de gare. Mais l&#8217;employé, préposé à l&#8217;enregistrement, voulant essayer d&#8217;arranger tout le monde va accepter de prendre tous les bagages. Il nous dira avoir organisé les choses pour que tout puisse être embarqué&#8230;Tu parles, Charles!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A l&#8217;arrivée du train, à 2h20 du matin, avec le quai complètement bondé, on sent déjà que tout le monde est bien excité. Les filles sont montées dans le train avec les sacoches pendant que Félix et moi, restons sur le quai pour surveiller l&#8217;embarquement de nos montures et de la remorque.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les employés décident d&#8217;embarquer en premier la moto. Pas de problème. On les aide, avec le motard, à hisser la bête dans le wagon en la faisant rouler sur une planche de fortune, dont un bout est posé sur le quai, plus bas d&#8217;au moins 1m20. Nous pensons qu&#8217;ensuite, c&#8217;est le tour des tandems. Penses-tu! Le responsable du wagon nous dit « non, non » et il charge des tonnes de trucs en nous repoussant à chaque fois. Ça court dans tous les sens. Personne avec qui parler. Le chef de gare, le responsable de l&#8217;enregistrement, sont dans un état second. Le temps passe, nos vélos et la remorque sont encore sur le quai. Et tout d&#8217;un coup, le responsable du wagon nous montre l&#8217;autre bout du train et nous dit : « vite, vite ».<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/le-train.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1212" title="Le train d'Uyuni à Villazon" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/le-train-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> On comprend qu&#8217;on doit rapidement emmener nos tandems vers l&#8217;autre extrémité du train. Félix a la possibilité de faire rouler son tandem sur une roue qui n&#8217;est pas bloquée. Nous, nous avons emballé les 2 roues et nous ne pouvons donc pas le faire rouler. Porter seul un tandem n&#8217;est déjà pas chose facile, mais courir avec, en plus, est quasi impossible. J&#8217;en bave. Je porte, cours en hurlant pour demander de l&#8217;aide aux gens qui sont encore sur le quai. Il faut dire que la cloche qui annonce le départ imminent du train, a retenti. Le motard a disparu, ce qui ne nous étonne pas. Par chance, un brave homme va venir à mon secours et m&#8217;aider à porter Aucéba. Arrivés près de la tête, l&#8217;employé qui nous accompagne, hyper excité lui aussi, s&#8217;arrête, se retourne, semble ne plus savoir quoi faire. On est comme des idiots sur le quai quasi vide maintenant, et Félix et moi qui hurlons : « Où, Où? ». Pas de réponse. On repart vers l&#8217;avant. Cette partie du train n&#8217;est pas éclairée, elle est hors quai.. L&#8217;employé essaye d&#8217;ouvrir un wagon de marchandises, n&#8217;y arrive pas, essaye le 2ème qui, lui, s&#8217;ouvre. Félix allume sa lampe frontale pour y voir un minimum et là, stupeur, le wagon est plein à « raz la gueule ». Ça crie de tous les côtés, le train doit partir. On va tant bien que mal parvenir avec Félix, à coucher les tandems l&#8217;un sur l&#8217;autre tout en haut de l&#8217;amoncellement d&#8217;objets que nous ne pouvons pas identifier. Pas de possibilité d&#8217;amarrer quoi que ce soit. Dans la manœuvre, je perds l&#8217;équilibre, essaye de me rattraper et je me perce la main avec je ne sais quoi. Le wagon est refermé, nous courrons pour parvenir à monter dans le train avant qu&#8217;il ne s&#8217;ébranle. Je ne sais même pas si la remorque a été embarquée ou non. Je veux me renseigner. Félix m&#8217;incite à monter sans tarder. Je veux savoir. J&#8217;aperçois un contrôleur à la porte d&#8217;un wagon, je monte. Dés que j&#8217;ai franchi la porte, il la ferme à clef, m&#8217;interdisant de redescendre alors qu&#8217;il ne peut me répondre au sujet de la remorque et que je tiens à regarder au moins sur le quai et dans la salle des objets « spéciaux ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Rien à faire, le train démarre et je me dis qu&#8217;après une telle journée, le comble serait que la remorque soit restée à Uyuni. Le contrôleur percevant mon inquiétude, se renseignera et viendra me dire, 1 heure après quand même, que la remorque a bien été chargée et qu&#8217;elle se trouve dans le wagon des bagages.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1080967.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1213" title="La Laguna Colorada" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1080967-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090050.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1214" title="Les montagnes du désert de Siloli" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090050-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090069.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1215" title="La Laguna Verde" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090069-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090144.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1216" title="L'Arbre de Pierre" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090144-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour ce qui est de la découverte de nouveaux paysages, nous avons été ébahis par la beauté des sites que nous avons pu admirer au Sud-Lipez. Les lagunes, les montagnes, les déserts, les animaux, tout est un enchantement de couleurs, de formes, de types de roches. C&#8217;est une région très isolée, difficilement accessible, très venteuse et particulièrement froide. Le fait que nous soyons seuls sur la quasi totalité des lieux que nous avons découverts, nous aura permis de vivre ses instants avec le sentiments incroyable d&#8217;avoir ces lieux pour nous seuls. Le seul « bémol » que nous mettons à cette excursion de 3 jours est lié aux déplacements. Bien bien trop longs, en voiture.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1080989.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1218" title="p1080989" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1080989-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090218.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1219" title="La danse des flamands roses" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090218-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090126.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1220" title="Lama &quot;galopant&quot;" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090126-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090181.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1221" title="Viscacha (lapin à longue queue et plus grandes oreilles)" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/p1090181-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Avant de vous raconter nos premiers tours de roues en Argentine nous voudrions faire notre « traditionnel » petit bilan du pays que nous venons de quitter. Cette fois-ci donc, celui de la Bolivie, où nous aurons tout de même passé presque 1 mois.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons très peu roulé en Bolivie. Seulement 5 jours! Nous avons passé beaucoup de temps dans des sites comme La Paz et les iles du lac Titicaca côté bolivien. Nous avons adoré ces endroits, que nous avons pu en partie découvrir accompagnés d&#8217;amis boliviens. Nous avons aimé ce pays. Dans quelques années, vu les travaux gigantesques engagés, les routes seront bien meilleures et permettront d&#8217;effectuer à vélo, certaines des liaisons que nous avons effectuées en train ou en bus. Il est vrai que certains les font déjà à vélo, même dans leur état actuel.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons trouvé, en point négatif que globalement dans les endroits « touristiques », les boliviens aiment nous réclamer de l&#8217;argent pour tout. Marcher, photographier, bientôt respirer peut-être&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ci-dessous, une liste à la Prévert, d&#8217;éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les boliviens jettent facilement les déchets et plastiques par la fenêtre des bus et des voitures. Mais néanmoins, la Bolivie est nettement plus propre que le Pérou</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Les personnes âgées ne semblent pas faire l&#8217;objet d&#8217;attention particulière de la part du reste de la population qui n&#8217;a pas d&#8217;égards spécifiques pour eux. Ils sont bousculés comme n&#8217;importe qui dans la rue. On ne leur cède pas la place dans les bus ou collectivo, même s&#8217;ils sont très faibles.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">La télévision ici aussi est souvent allumée. Mais peut-être moins, tout de même que dans les pays précédents, à l&#8217;exception de la France.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><span style="text-decoration: underline;">Prix :</span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une chambre « matrimoniale » avec SdB et eau chaude : env. 60 bolivianos ( env.6,5€)</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">prix moyen d&#8217;un repas : 12 bolivianos (env. 1,30€)</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">une bouteille d&#8217;eau (2 l) : 4 bolivianos (0,5€)</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le plus cher : 180 bolivianos pour 2 (20 €) anniversaire de Coco (50ans)</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">repas le moins cher : 1, 50 bolivianos (env. 0,16 €) – dans la rue, sur des bancs sans table, sous une bâche près du marché central de La Paz.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Ici comme au Pérou :</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la quasi-totalité des animaux sont en liberté.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Tout le monde se promène avec son rouleau de papier toilette.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le papier toilette usagé ne se jette pas dans la cuvette des WC mais dans la poubelle.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Evo Morales, le président actuel, est en tête des sondages pour les élections présidentielles qui se dérouleront en Décembre de cette année. Comme au Chili et au Pérou.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"> </p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Et enfin, une petite synthèse de notre périple en Bolivie :</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">26 jours : du jeudi 24 Septembre au lundi 19 Octobre</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">24 jours de franc soleil, 1 jour nuageux, 1 jour de pluie</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">275 kms à vélo</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape en distance : 109 kms pour relier Sica-Sica à Oruro.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus longue étape en temps : 5h26 sur le vélo de Sica-Sica à Oruro</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">la plus courte étape en distance : 3 kms pour aller de la gare de Villazon à la frontière argentine.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La plus petite moyenne : 12,7 km/h pour relier Uyuni au Salar (et pourtant c&#8217;est plat! Mais c&#8217;est de la piste)</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">24 jours passés à plus de 3500 mètres</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">répartition de nos 26 nuits par type d&#8217;hébergement : 24 hôtels, 1 dans le train entre Uyuni et Villazon (frontière), 1 en camping sauvage</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous voici donc arrivés en Argentine. Nous avons rapidement profité de l&#8217;infrastructure développée des campings en Argentine. Nous avions envie de camper. C&#8217;est ce que nous avons donc fait dés les premiers jours.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons aussi, tout de suite, pu vérifier que l&#8217;accueil des argentins et leur sollicitude n&#8217;étaient pas des <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/moi-mate-et-paola.jpg"><img class="size-medium wp-image-1223 alignleft" title="Le maté avec Paola, notre première hôtesse" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/moi-mate-et-paola-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>vains mots. Pour exemple, nous avons été invités, par 8 personnes en 4 jours à venir dormir chez eux si nous le souhaitions. Nous ne pouvions pas être partout à la fois et nous avons donc dû décliner quelques propositions. Nous avons même, parfois, monté la tente dans le jardin des gens qui nous le proposaient.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons aussi découvert et goûté, un autre aspect emblématique de l&#8217;Argentine, à savoir son Maté. Il s&#8217;agit d&#8217;une boisson, à base d&#8217;herbes (yerba mate) que l&#8217;on place dans un verre (le Mate). On utilise une sorte de paille (la Bombilla) pour le boire. C&#8217;est aussi, un moment social, « de partage ». Le rituel se nomme « La ronda de mate entre amigos » (la ronde du maté entre amis). Le Maté et sa Bombilla, qui ne quitte plus le verre, sont passés d&#8217;une personne à l&#8217;autre. A chaque fois qu&#8217;un « ami » a fini son « verre », il le rend à la personne qui a la thermos. Celle-ci rajoute un peu d&#8217;eau chaude au fond du maté par un coin du verre, afin que toutes les herbes ne soient pas mouillées ensemble, et le passe au suivant de la ronde. Et ça tourne comme ça quasiment indéfiniment. Tant qu&#8217;il y a de l&#8217;eau chaude. On peut dire « merci », par politesse, quand on reçoit le maté. Mais si on dit « merci » en rendant le maté, cela signifie qu&#8217;on en a assez et qu&#8217;on sort de la ronde. Partout, tout le temps, la quasi totalité des argentins se déplacent avec leur maté et leur thermos d&#8217;eau chaude.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Petit, Philippe a beaucoup rêvé de ce pays. Sa cousine Marianne, dont il était amoureux, y vivait. Il adorait faire du cheval et se voyait donc bien vivre dans ce pays et devenir Gaucho (homme marginal, libre, dont les<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/moi-et-marianne.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1224" title="Avec Marianne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/moi-et-marianne-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> seuls biens sont son cheval et son couteau. Qui chasse pour vivre et loue, parfois, ses services pour toutes sortes de travaux. Qui fut très respecté en Argentine, car il était l&#8217;emblème d&#8217;un certain code de l&#8217;honneur!). A défaut de devenir Gaucho en Argentine, il deviendra Gauchiste en France&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Le fait que le Che soit argentin, aura certainement aussi participé à cette idéalisation. A ce propos nous sommes allés, par hasard, dans son village, près de Cordoba lors d&#8217;une virée pour un pique-nique au bord d&#8217;une rivière, avec Martin et Karina.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Plus grand, avec l&#8217;apparition de la dictature, il idéalisera beaucoup moins d&#8217;y venir et militera même farouchement pour que la France boycotte la coupe du monde de football qui s&#8217;y déroula en 1978. Avec le succès que l&#8217;on connait&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Arrivés à Buenos-Aires, la vue des différents sites « emblématiques » de la période dictatoriale ont ravivé les<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/la-place-des-folles-de-mai.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1225" title="La place des &quot;folles de mai&quot;" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/la-place-des-folles-de-mai-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> souvenirs de cette époque. La Escuela Superior de Mecanica de l&#8217;Arme – L&#8217;école supérieure de mécanique de l&#8217;armée, qui servit de centre de détention et de torture et d&#8217;où partaient Los Vuelos de la Muerte : les vols de la mort. Les « disparus », martyrisés, étaient embarqués dans un avion et ensuite jetés dans le vide au dessus de la mer. Au Portugal aussi, c&#8217;était « raffiné », les disparus étaient mis, pieds et poings liés, dans une barque dont le fond était ensuite percé&#8230; Nous sommes également allés sur la plaza de Mayo où les « folles de la place de mai », mères de disparus, tournent tous les jeudis, avec un foulard blanc noué sur la tête et une photo de leur(s) disparu(s), en réclamant de savoir ce que sont devenus leur(s) enfant(s).</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons senti depuis notre entrée dans le pays, en discutant avec de très nombreuses personnes, un bouillonnement, une excitation, une exaspération envers la « classe dirigeante » et les hommes politiques en particulier, qui nous font penser que quelque chose « couve ». L&#8217;avenir nous dira&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nos premiers tours de roue en Argentine, auront été l&#8217;occasion pour nous, de franchir le cap des 5000 kms, et de nous adonner à notre séance photo devenue maintenant, traditionnelle&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/nos-5000-kilometres.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1227" title="5000 Kilomètres parcourus" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/nos-5000-kilometres-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons pour la première fois de notre vie, mangé dans des wagons-restaurants et dormi dans une cabine couchette . Nous nous sommes crus pendant quelques heures aventuriers dans l&#8217;Orient Express&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">A Salta, superbe ville du nord de l&#8217;Argentine, nous avons été invités à l&#8217;inauguration d&#8217;un magasin de gnomes et de fées, ce qui nous a permis, outre de rencontrer beaucoup de gens sympas, de boire du<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/inauguration.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1228" title="Inauguration au champagne" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/inauguration-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> champagne. Ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Le même soir, nous sommes allés écouter une de nos rencontres de la journée, qui joue de la musique saltanaise (un artiste qui chante accompagné de sa guitare. Tout le monde peut venir jouer avec lui d&#8217;un instrument qu&#8217;il aura apporté, et/ou chanter avec lui, s&#8217;il le souhaite. Ambiance garantie) dans un bar - restaurant très réputé pour ce genre d&#8217;évènement. Nos copains saltanais, Alicia, Nathalie et Eugénio qui nous y accompagnaient, nous auront permis de faire plein de découvertes dans cette ville très jolie.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">Nous avons également eu la chance qu&#8217;un copain <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/coco-karina-et-martin.jpg"><img class="size-medium wp-image-1230 alignleft" title="Karina et Martin chez qui nous sommes à Cordoba" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/coco-karina-et-martin-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>cyclotouriste français, Sébastien Rambour, nous envoie les coordonnées d&#8217;amis à lui, qui habitent à Cordoba. Nous n&#8217;avions pas prévu d&#8217;y passer, mais suivant notre règle : Si on est invité, on y va&#8230;, nous avons intégré cette ville dans notre périple. Et grand bien nous en a pris. On est « tombé » sur un couple adorable, débordant de vie. Karina et Martin nous ont accueillis avec une gentillesse et une générosité incroyables. Ils nous ont fait partager leur passion de la nature, leur connaissance de la culture argentine et de leur ville en passant énormément de temps avec nous. Nous retournons d&#8217;ailleurs les voir dans quelques jours.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Vendredi soir à l&#8217;aéroport international de Buenos-Aires, nous avons accueillis Florence (Stéfani) et Christine (Colin). 2 copines, cyclotouristes françaises membres de CCI (Cyclo Camping International), elles aussi. Elle arrivent en « éclaireurs » d&#8217;un groupe plus nombreux qui va débarquer dans quelques jours. Nous étions avec nos cousins, Carlos et Marianne qui ont été bien efficaces pour que leur transport vers la capitale, avec leurs montures, ne se transforme pas en une grosse « arnaque » économique. La société qui les véhiculait voulant leur faire prendre, une camionnette pour les vélos, un taxi pour les autres bagages et un taxi pour elles deux. Carlos, très persuasif et joignant le geste à la parole, obtiendra que tout, y compris elles, soit embarqué dans la seule camionnette.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le lendemain, nous nous sommes baladés tous les 4, à travers la ville, accompagnés de Carlos comme guide personnel. Elle sont parties dimanche, vers la région des 7 lacs, au centre du pays, au pied de la Cordillère. Nous même, allons y aller dans une ou deux semaines. Peut-être retrouvera t-on le groupe pour pédaler quelques jours avec eux, ou au moins « boire un coup », comme nous l&#8217;évoquons ensemble depuis plusieurs mois&#8230; Qui vivra verra!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/paysage-de-la-descente-3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1231" title="Quebrada de Huamacua : Vaches en liberté" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/paysage-de-la-descente-3-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/cest-beau-mais-cest-dur.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1232" title="C'est beau, mais c'est dur..." src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/11/cest-beau-mais-cest-dur-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">En terme de découverte, nous avons aussi eu un épisode « survie ». Dans la Quebrada de Huamauaca. Pour la 1ère fois de notre vie nous avons connu « l&#8217;angoisse » de manquer d&#8217;eau. Sur une portion d&#8217;environ 50 kms entre San Salvador de Jujuy et Salta, avec une végétation luxuriante, des monts et des vallées, et quasiment aucune maison. Il fait très beau, très chaud. Nous avons fini nos gourdes et nous n&#8217;avons pas croisé une maison depuis très très longtemps. Il nous reste environ 20 kms à parcourir, les choses ne se présentent pas très bien&#8230;. Mais comme d&#8217;hab, la chance nous sourit. On rencontre deux jeunes garçons sur un cheval. On leur demande s&#8217;ils ont de l&#8217;eau. Ils n&#8217;en ont pas, mais nous indiquent une ferme qui se trouve à environ 2kms de là. Nous y allons. Corinne rentre dans la propriété qui semble « endormie ». Par chance, le gardien est là et Corinne peut remplir nos gourdes. Plus de peur que de mal. On pourra donc continuer à vous faire partager nos aventures&#8230;.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On est comme des coqs en pâte ici, à Buenos Aires, choyés par Marianne et Carlos&#8230; On en profite en se laissant porter. On part en fin de semaine pour les chutes d&#8217;Igazu, à la frontière avec le Brésil.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En attendant, on vous embrasse. Soyez sympas, n&#8217;oubliez pas de nous mettre un petit message en utilisant les commentaires à la fin de l&#8217;article.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">P.S. Pour voir la legende des photos, il suffit de positionner la souris dessus. Et, via l&#8217;onglet:&#8221;photos&#8221;, vous pouvez voir plus de photos des pays traverses.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Salar Maximum – Un pot z&#8217;et les pâtes ronds</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 00:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corinne et Philippe</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>

		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis notre dernier article, où nous vous faisions part de nos interrogations quant à la suite de notre parcours en Bolivie, nous avons très nettement progressé, dans tous les sens du terme.
En fait, une nouvelle fois, nous nous sommes largement laissés porter par les évènements, et comme précédemment, cela ne nous a pas mal réussi.
Nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Depuis notre dernier article, où nous vous faisions part de nos interrogations quant à la suite de notre parcours en Bolivie, nous avons très nettement progressé, dans tous les sens du terme.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En fait, une nouvelle fois, nous nous sommes largement laissés porter par les évènements, et comme précédemment, cela ne nous a pas mal réussi.<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080816.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1149" title="p1080816" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080816-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous écrivons ces quelques lignes depuis Sucre. C&#8217;est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, alors que La Paz est le siège du gouvernement et des finances. C&#8217;est également une ville emblématique de la sécession que les « riches » provinces boliviennes, ont tenté d&#8217;imposer au pouvoir central bolivien, il y a quelques mois. Celui-ci pour la première fois de son histoire est représenté, depuis 4 ans, par un indien aymara, Evo Morales.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les prochaines élections, comme au Pérou et au Chili d&#8217;ailleurs, ont lieu en décembre de cette année. La constitution bolivienne a été modifiée par référendum pour réduire la durée du mandat présidentiel de 5 à 4 ans et surtout permettre à Evo Morales de se représenter.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Les tentions politiques ont été très violentes dans le pays au moment des déclarations d&#8217;indépendance par certains gouverneurs. Certaines provinces ont vu des affrontements se terminer dans le sang, et certains gouverneurs « sécessionnistes » ont été emprisonnés.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous voulons donc, en premier lieu, venir dans cette ville pour « sentir » une autre Bolivie que celle que nous percevons sur l&#8217;Altiplano, majoritairement peuplée d&#8217;indiens. A ce titre, un exemple est frappant. A peine arrivés au abords de Sucre, on voit fleurir un peu partout des « tags » politiques qui appellent à voter NON à la modification de la constitution, alors que nous n&#8217;avons vu que des appels à voter OUI jusqu&#8217;ici. Nous avons un peu perçu ce clivage, lors de quelques discussions politiques que nous avons pu avoir durant notre séjour à La Paz.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Une devise bolivienne relevée au hasard de nos flâneries: « Nous ne sommes pas les ennemis des riches, mais nous sommes plutôt les amis des pauvres ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous voulons aussi bien sûr, découvrir une ville aux nombreux charmes, et que nous ont recommandé nombre de boliviens, mais également de « routards », ces derniers temps. On commence notre récit  par Sucre, mais on va vite s&#8217;arrêter, car nous venons tout juste d&#8217;y arriver et nous vous en reparlerons plus longuement, lors de notre prochain article.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> La dernière fois nous vous avions laissé, alors que nous étions encore à La Paz. Nous avons eu la chance d&#8217;y retrouver Stéphanie et Félix, un jeune couple de tandémistes français, qui ont décidé de tout plaquer pour s&#8217;offrir Le voyage de noces dont ils rêvaient. Ils sont partis pour 2 ans, mais se laissent la possibilité de prolonger cette aventure Leur philosophie nous plaît : </span><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">« </span></span><span style="color: #808080;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">Nous ne pouvons pas dire que notre projet est à vocation humanitaire ou d’aide quelconque…si ce n’est celui de notre avenir… Partant du constat que nos situations respectives ne nous correspondent pas fondamentalement, nous voyons ce projet plutôt comme un parcours initiatique en allant à la rencontre de populations, paysages et cultures différentes qui comptent parmi les plus grands enrichissements du voyage”</span></span></span><span style="color: #808080;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span><span lang="fr-FR">.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> Nous nous suivions depuis quelques temps, échangeant des mails pour se situer géographiquement. Nous avons fini par nous retrouver une première fois à Copacabana, puis à La Paz, donc. Vous pouvez les suivre et les encourager à partir du lien suivant : </span><a href="http://globetandemistes.wifeo.com/">http://globetandemistes.wifeo.com/</a><span lang="fr-FR"> </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A notre retour de Sucre, nous devrions faire ensemble le Sud Lipez, région qui semble, elle aussi, magique.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080754.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1154" title="p1080754" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080754-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a> <img class="alignnone size-medium wp-image-1155" title="p1080765" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080765-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ces quelques jours auront été marqués par énormément de rencontres de voyageurs. Beaucoup de cyclos, avec la même petite flamme dans les yeux, et la même passion des contacts, de l&#8217;aventure et des découvertes. Thiago, Iwao, Adrian, Pablo, Toraji, Emilie et Karel, Olivier et Nadège, Stéphanie et Félix, René. Des bénévoles à nouveau, Tim et Christian, venus aider la Bolivie à développer des centres de santé. Une réceptionniste de La Paz, qui nous a offert, ainsi qu&#8217;à Stéphanie et Félix, des pin&#8217;s de la Bolivie après avoir gentiment animé chacun de nos passages devant son bureau. Des routards « pédestres » également, Miramie, Sedgwick et Anita,. Nous avons aussi retrouvé des drancéens qui parcourent l&#8217;Amérique du sud en 4X4 et avec qui nous avions mangé à Sicuani.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040814.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1150" title="de g à d :Stéphanie, Olivier, Nadège et Félix avec nous 2 bien sûr" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040814-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Lors d&#8217;une soirée à La Paz, où nous devons manger avec Stéphanie et Félix, deux autres français, Nadège et Olivier, se joignent à nous. Ils vont en sens inverse du nôtre, ils remontent vers le nord. Lui est parti pour 4 ans (avec un budget de 5 euros par jour), et son amie, l&#8217;a rejoint au Chili, pour faire un bout de route avec lui. Dans le fil de la discussion, on apprend que l&#8217;oncle et la tante d&#8217;Olivier, font partie de CCI (Cyclo Camping International). Et, je te le donne Emile, c&#8217;est Mireille et Bernard Baerd. De bons copains à nous. Incroyable. A l&#8217;autre bout de la terre&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">La période a aussi été marquée par quelques « incidents » matériels. Chacun en soi étant minime, pour ne<a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p10407331.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1160" title="Réparation du pantalon de Philippe" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p10407331-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a> pas dire ridicule, mais cette succession de « mésaventures »  montre qu&#8217;après près de  5,5 mois sur les routes, tout s&#8217;use, et qu&#8217;un certain nombre de choses ne finiront pas le voyage avec nous. Le MP3, les lunettes de Philippe, son unique pantalon qui se découd, une paire de chaussettes trouée, une sacoche trouée réparée avec une rustine, une cheminée qui maintient le grand et le moyen plateau, tout ça est à remplacer, à réparer ou à rafistoler, cassés ou tellement abimés qu&#8217;ils deviennent inutilisables.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A La Paz, nous avons pu constater qu&#8217;il y a deux Bolivie. Une très riche, qui habite, soit en plein centre de La Paz, soit mieux encore, à une vingtaine de kilomètres, près de la Vallée de la Lune (sans intérêt), et qui habitent soit des immenses demeures, sur les hauteurs avec une vue à couper le souffle, soit, ce qui se développe beaucoup, dans des lotissements cernés de hauts murs et gardés par des vigiles. Nous avons également appris, en traversant certaines banlieues « moins aisées » de La Paz, qu&#8217;il existe des justices expéditives. Lorsqu&#8217;un mannequin est pendu à un poteau à l&#8217;entrée du quartier, cela signifie qu&#8217;ici la justice est rendue par les habitants et de façon « radicale ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous avons relié Oruro depuis La Paz en 2 jours, alors que nous pensions le faire en 3. Les routes étaient faciles et le revêtement, quasi idéal. En chemin, on rencontre un jeune Uruguayen, Pablo Rusinol, qui lui file en sens inverse, vers le nord, et qui maudit le vent qu&#8217;il a en permanence dans le nez. Il est super sympa, et on discute un long moment. Sa maman est professeur de français et si on veut y aller, elle serait ravie de parler avec nous, nous dit-il. Ça sera pour une autre fois&#8230;. On garde toujours les invitations&#8230;.On fait des photos et on s&#8217;échange bien évidemment nos adresses électroniques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="fr-FR"> Le premier jour de route, on décide d&#8217;aller jusqu&#8217;à Sica Sica, ce qui doit nous permettre de faire des « petites journées », demain et après-demain. On y arrive vers 15h00. Les derniers kilomètres montent pas mal, pas de grosses pentes, mais très longues et répétitives. Co arrive complètement vannée. On cherche une chambre. On a du mal à en trouver une, car il y a une fiesta dans la ville à partir d&#8217;aujourd&#8217;hui et pour 4 jours. La première hospédaje est complète, mais on nous propose quand même une chambre, triste, sombre, sans quasiment de lumière, mais en dépannage, donc sympa. A la deuxième hospédaje, il n&#8217;y a plus de place non plus. A la troisième, coup de pot, il y a de la place, c&#8217;est calme, la dame me dit 15bolivianos. On accepte tout de suite, mais 1 heure après, c&#8217;est par personne. On a un peu l&#8217;impression de se faire avoir, mais Co veut dormir, c&#8217;est une vieille dame et on a pas trop envie de négocier. On galère un peu pour rentrer le tandem dans la chambre, mais on finit par y arriver. L&#8217;eau ne fonctionne pas dans les « Banos » (sanitaires communs). Chez les hommes ce sont des toilettes turques. Super! Le papier dans la poubelle et pas d&#8217;eau pour chasser les crottes&#8230;  Le lendemain matin pour notre petit déjeuner, on a deux tasses l&#8217;eau chaude. L&#8217;une « a vécu » et n&#8217;a pas du souvent rencontrer le liquide vaisselle&#8230;Pour se laver les dents, comme il n&#8217;y a toujours pas d&#8217;eau dans les banos, on le fait à un robinet dans la cour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p10807621.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1162" title="p10807621" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p10807621-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Le 2ème jour, le matin, une voiture nous double et s&#8217;arrête quelques centaines de mètres devant. En sortent un « local » et deux « occidentaux », dont un qui se met au milieu de la route et mitraille avec son appareil photo. On s&#8217;arrête bien sûr pour discuter et leur demander qu&#8217;il nous envoie les photos, on en a pas tant que ça, de nous deux sur le vélo. En fait ils sont allemands et font partie d&#8217;une ONG qui travaille dans le milieu médical. Ils sont en Bolivie depuis plusieurs années. On discute un long moment et on s&#8217;échange nos adresses électroniques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Après quoi, on a encore droit aux chiens qui viennent nous exciter. Depuis hier, on a des cailloux dans ma poche arrière, que Corinne prend pour leur lancer, s&#8217;ils deviennent vraiment menaçants. A un moment, j&#8217;entends une voix apeurée, me dire « j&#8217;en ai plus Philippe ». Il faut dire qu&#8217;on en a 2 ou 3 qui nous cavalent après. Alors, il ne reste plus qu&#8217;à accélérer, et par chance, ensuite, il y a une descente. On les largue. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est arrivé 3 fois, et 2 hier. Toujours le matin, et souvent en traversant, ou en approchant des villages. Le matin, il fait un peu frisquet, ça doit les réchauffer. Hier, il y en a un qui nous a montré des crocs inquiétants un long moment, il faut dire qu&#8217;à ce moment là on avait pas les cailloux, et je faisais juste le geste. Quand il a compris, non en fait, il comprenait pas, parce qu&#8217;à chaque geste, il s&#8217;écartait, mais il revenait encore plus agressif. J&#8217;peux dire que dans ces cas là, les jambes fonctionnent bien. On a besoin de récupérer après, mais on s&#8217;en sort, jusqu&#8217;à présent.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous sommes arrivés à Oruro, un samedi en milieu d&#8217;après-midi, sous un soleil éclatant. C&#8217;est une ville minière (étain), et notre inconscient a une vision de ce type de ville, grise, triste, pour ne pas dire lugubre. Ce qui est une belle bêtise, admettons-le, mais c&#8217;est comme ça. Aucune de celles que nous avons traversées n&#8217;aura été le reflet de cette image. Bien au contraire. Nous avons trouvé, en journée, une ville nonchalante, et le soir au contraire, une ville très animée. Nous avons assisté à une «manifestation festive » des étudiants en médecine, dans les rues de la ville. Leurs costumes et leur énergie étaient tellement sympathiques que personne ne pensait à râler ou klaxonner. Il y avait aussi sur la place centrale, un cours collectif de danse traditionnelle. Très énergique également, avec pour les garçons des « sauts de cabris » dans tous les sens, et des pas très chaloupés pour les filles&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Le train passe 4 jours par semaine dans cette ville pour relier Uyuni. Le Lonely Planet et Guide du routard, <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040835.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1164" title="p1040835" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040835-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>« références » des guides pour les routards, descendent tellement le train « Wara Wara del Sur » que nous n&#8217;envisageons pas de le prendre. Il passe à Oruro les dimanches et mercredis. Nous sommes dimanche, et  pensons devoir attendre le mardi pour prendre l&#8217;autre train, « L&#8217;Expresso del Sur ». Mais, pour nous rendre compte de la configuration des quais, de l&#8217;enregistrement, de l&#8217;achat des billets, etc&#8230;nous allons faire un tour à la gare. Et comme d&#8217;habitude, la chance va nous sourire. Nous commençons une discussion, vraiment par hasard, avec le chef de gare, sans savoir qui il est. Nous en venons à discuter des trains, des horaires, de notre projet. Et là, tout va très vite. Il nous explique que seul, ce train, celui du dimanche et du mercredi, acceptera de prendre notre tandem et la remorque, que celui des mardis et vendredis, ne prend pas de bagages « spéciaux ». Il nous explique où trouver de quoi emballer notre attelage et nous donne rendez-vous à 16h00 pour qu&#8217;ensemble nous nous occupions du chargement d&#8217;Aucéba et de la remorque.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous achetons tout le nécessaire, scotch, carton, couches pour bébés pour les protections des parties fragiles, (ce qui ne manquera pas de faire rigoler les gens présents à la gare lorsque nous procéderons à l&#8217;emballage) au marché. Nous allons manger, puis en milieu d&#8217;après-midi, direction la gare. On emballe donc le tandem et la remorque, sur place, et lorsque c&#8217;est fini, notre copain le chef de gare, nous accompagne à la pesée du matériel, puis appelle le responsable du chargement du train et lui explique que nous allons choisir l&#8217;emplacement, que rien ne doit venir contre ou sur nos affaires, que nous allons sangler nous-même, nos équipements et qu&#8217;arriver à Uyuni, il faut qu&#8217;il nous aide à tout récupérer. Il va d&#8217;ailleurs appeler son collègue d&#8217;Uyuni pour qu&#8217;on nous y réserve le meilleur accueil. Il faut dire que le train arrive à 2h20 du matin à Uyuni&#8230;.Nous avons juste eu un peu de stress, quand nous avons vu qu&#8217;ils chargeaient d&#8217;énormes bonbonnes d&#8217;oxygène, dans le même wagon que notre attirail. Le responsable a eu beau nous expliquer que ça ne risquait rien, on imaginait déjà, une bonbonne roulant, tombant sur le tandem&#8230; Mais tout s&#8217;est bien passé et nous avons tout récupéré en parfait état. Voilà comment on s&#8217;est retrouvé à Uyuni, en plein milieu de nuit, sans avoir eu le temps de dire « ouf ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080921.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1166" title="Rouler sur le Salar ... le rêve" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080921-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080838.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1167" title="Sur le Salar avec notre compagnon japonais Toraji" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080838-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A Uyuni; nous avons bien sûr, découvert le célèbre Salar&#8230;.Rouler et dormir sur le Salar d&#8217;Uyuni, c&#8217;est le rêve de tout cyclo. Et là c&#8217;est fantastique&#8230; Pour nous, touristes, car sur le Salar, il y a aussi des hommes qui creusent en permanence pour récupérer le sel non iodé qu&#8217;il contient. Ils sont payés 6 bolivianos (soit env 0,65€) la tonne de sel. Ils sont obligés de porter des passe-montagnes et des lunettes de soleil pour ne pas être brulés par la réverbération du soleil sur cette étendue toute blanche.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">L&#8217;iode est intégrée par la suite, dans une usine de traitement qui se trouve à Colchani, petit village situé à la périphérie du salar. Et pour la santé, cet ajout est essentiel. Malheureusement, les paysans qui habitent alentour, n&#8217;en ont pas tous conscience et  les pains de sel non traités se conservant mieux, ils les privilégient. Ce qu&#8217;ils ignorent, c&#8217;est que l&#8217;absence d&#8217;iode favorise à la longue le goitre et crétinisme, maladies qui frappent certains villages reculés.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Ce site superbe risque fort d&#8217;être profondément transformé dans les années qui viennent. En effet,  il semble que sous sa croûte de sel (40m d&#8217;épaisseur quand même), le salar renferme plus de la moitié des réserves de lithium du monde. Bien que le site soit protégé, il semble que la décision ait été prise par le gouvernement bolivien d&#8217;exploiter ces richesses.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040848.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1169" title="La piste pour le Salar : la cata" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040848-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080786.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1170" title="Colchani : Les enfants accourrent à la sortie de l'école" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080786-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous y avons passé 2 jours extraordinaires. Nous étions partis d&#8217;Uyuni, avec un cyclo japonais, Toraji, qui <a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080853.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1178" title="Le Salar : Lever de soleil, même la lune veut voir ça" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080853-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>voyage seul pour 1 année, et remonte jusqu&#8217;au Guatemala. Passés les 25 kilomètres de pistes, complètement défoncés, avec des passages tellement dévastés ou sablonneux que nous avons été plusieurs fois obligés de pousser, avant d&#8217; enfin, arriver sur le Salar. Y rouler, en entendant les cristaux exploser sous les pneus, s&#8217;orienter un peu comme on peut, car il n&#8217;y a aucune indication bien sûr. Se sentir « seuls au monde » dans cette immensité. Y manger le soir en discutant et en observant le soleil couchant. C&#8217;est vraiment magique. On s&#8217;emmitoufle dans nos duvets à 19h00, on éteint à 20h00. Ceci, sans parler du lever  de soleil, inoubliable! On est sorti, un peu, pas très longtemps, car à cette heure-là, le froid est très vif. On s&#8217;est vite re-glissé dans nos duvets bien chauds, on a ouvert la tente en grand et on a « profité ». La veille, en l&#8217;installant, on a orienté la tente à l&#8217;est, justement pour profiter de ce spectacle. Après un moment, Co se rendort. Toraji doit encore dormir, il a planté sa tente plus loin et on ne l&#8217;entend pas. Je prends les écouteurs et me mets la musique que j&#8217;aime. Écouter les Creedence, Balavoine,  François Béranger, etc&#8230;, devant un tel spectacle, avec Coco endormie à côté, restera un moment de félicité que j&#8217;aurais personnellement rarement connu.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080855.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1172" title="p1080855" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080855-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080884.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1173" title="p1080884" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080884-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080892.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1175" title="Coco ne va pas tarder à se rendormir" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080892-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080899.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1176" title="p1080899" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080899-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous avons eu du mal à planter nos piquets dans ce sol dur comme de la pierre. J&#8217;ai apprécié mon gros clou pour préformer les trous, et mon marteau. Ils m&#8217;ont bien rendu service. Sans eux, n&#8217;ayant pas une tente « autoportante », nous n&#8217;aurions pas pu dormir sur le Salar. Et ça, c&#8217;eût été vraiment dommage. Ces 2 jours resteront des moments marquants de notre voyage, c&#8217;est sûr!</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080819.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1180" title="p1080819" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080819-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080875.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1188" title="Merci au clou et au marteau" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080875-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Au retour, nous devons à nouveau emprunter la piste qui mène à Uyuni, c&#8217;est la galère. Elle est vraiment complètement pourrie. On essaie de prendre des pistes parallèles sur les bas côtés, mais çà n&#8217;est  pas vraiment mieux. Et donc, on en « chie », comme à l&#8217;aller, d&#8217;ailleurs les moyennes sont identiques, malgré le vent dans le dos. En fait, on est obligé d&#8217;aller doucement si on ne veut pas tout casser. On est d&#8217;ailleurs obligé de pousser plusieurs fois car la tôle ondulée, où le sable risqueraient de causer trop de dégâts. Le comble, c&#8217;est qu&#8217; arrivés à peu près à 10 kms d&#8217;Uyuni, la piste est barrée par environ 5 ou 6 camions qui bloquent la route, nous obligeant à passer sur le bas-côté, dans le sable pour rejoindre la route plus loin. Ce sont les transporteurs de la région qui bloquent tous les accès à Uyuni. Ils réclament de pouvoir travailler dans d&#8217;autres districts, dans lesquels, ils n&#8217;ont pas le droit d&#8217;exercer jusqu&#8217;à présent.. L&#8217;approche des élections présidentielles doit aussi exacerber certaines revendications. En vélo, on s&#8217;arrange toujours nous semble t-il. Mais cette grève nous bloquera pour notre voyage vers Potosi et Sucre. On sera, là encore, philosophe et surtout pas excité comme certains, qui crient au scandale de se voir bloquer ainsi, « pris en otages », (ça nous rappelle des « interviews TF1 », lors de grèves dans les transports en France). Comment autrement que par l&#8217;action, appuyer ses revendications quand les discussions sont suspendues ou n&#8217;existent pas?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080931.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1181" title="p1080931" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080931-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040840.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1182" title="p1040840" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040840-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Arrivés à l&#8217;hôtel, je nettoie Aucéba et la remorque d&#8217;abord au balai pour dégrossir puis, avec une éponge. Il y a tellement de poussières et de sel partout, sur les sacoches, sur les vêtements. Co d&#8217;ailleurs lave tous nos vêtements qui sont infestés de poussières.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Cette période a aussi été marquée, par les contacts avec les amis que nous allons retrouver dans différents pays, Argentine, Nouvelle-Zélande, Vietnam, Thaïlande,  dans les prochains mois. Ils réservent leurs billets d&#8217;avion, on essaye de déterminer où nous allons pouvoir nous retrouver. Ça nous fait vraiment plaisir d&#8217;avoir ces contacts. Car ce sont des gens qu&#8217;on aime et sans se projeter, pour continuer à profiter de l&#8217;instant présent, nous nous réjouissons de les retrouver et de partager ensemble une partie du voyage ou plus exactement, un voyage.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous sommes ensuite allés à Potosi, où nous avons visité le musée de la monnaie. Cette ville est célèbre pour sa montagne qui renfermait de phénoménales réserves d&#8217;argent. La légende veut qu&#8217;en 1544, un jeune berger qui avait perdu des lamas, décida de passer la nuit sur la montagne. Comme le froid arrivait, il fit un feu et tout à coup  aperçut un filet. C&#8217;était un filet d&#8217;argent qui coulait, fondu par la chaleur du feu. Ainsi naquit la folie de Potosi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040862.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1190" title="La plaza de Armas et au fond la célèbre montagne de Potosi" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040862-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /> </a><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040875.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1191" title="Emblème de l'hôtel de la monnaie de Potosi" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1040875-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">Dés 1545 Charles Quint, roi d&#8217;Espagne, ordonna l&#8217;extraction des richesses de Potosi. A partir de cette époque, 8 hôtels de la monnaie frappèrent la monnaie pour la couronne espagnole, à travers toute l&#8217;Amérique du Sud. A cette période, la valeur des pièces étaient universelle. Tout cet argent a été injecté dans les économies européennes par la couronne d&#8217;Espagne. C&#8217;est grâce à cet argent, principalement, que les pays européens, sont devenus si riches et si développés. Des milliers d&#8217;indiens, mais également des esclaves africains sont morts dans les mines d&#8217;Amérique du Sud pour extraire toutes ces richesses, dont aucun d&#8217;entre eux n&#8217;a pu profiter à l&#8217;époque. Et qui aujourd&#8217;hui encore, n&#8217;est pas considérée par nos pays occidentaux, comme une dette vis à vis de ces pays.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR" align="left">La Bolivie frappa la monnaie pour elle, à partir de son indépendance, en 1825. Mais elle ne le fait plus actuellement. L&#8217;année dernière, c&#8217;est la France qui a fabriqué ses billets, et c&#8217;est le Chili qui a frappé ses pièces.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On va vite fait, ensuite, d&#8217; attraper un bus pour aller à Sucre où nous arrivons vers 17h30. C&#8217;est rigolo, parce qu&#8217;il y a une mini émeute dans le bus, car au milieu d&#8217;un quartier de Potosi, donc même pas au terminal, le bus attend une dame qui n&#8217;arrive pas, retardant d&#8217;une demi-heure le départ effectif. Rapidement, le chahut commence. J&#8217;y participe, et ça s&#8217;échauffe. C&#8217;est rigolo.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Avant de vous laisser pour quelques jours, nous voulons vous donner, en vrac, diverses petites infos et vous faire part de quelques réflexions :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Tout d&#8217;abord, concernant nos petits bobos, on vous rassure immédiatement, l&#8217;atout tout&#8230;, mais non, la toutou, ah mais c&#8217;est insupportable ces doigts qui « fourchent », donc on vous disait, la toux de Corinne, tout va bien. Elle a quasiment totalement disparue.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On ne vous en a plus parlé, mais nos fourmis dans les mains se sont nettement améliorées depuis que nous avons changé la guidoline au Maroc.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Pour tous ceux qui auraient des difficultés à nous joindre par téléphone, on vous propose de vous mettre en contact avec Paul, qui parvient lui, à nous joindre partout. Même dans les endroits les plus reculés&#8230; (en fait, maintenant, on achète une puce par pays, mais notre téléphone « dézoné » n&#8217;est que « bi-bande » quand ici, ils fonctionnent plutôt en « tri ou quadri-bande »)</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nos enfants Sébastien et Aude ont depuis peu, un an de plus. Sébastien 24 ans et Aude 19.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">En Bolivie, la forme des jupes des femmes indique leur condition. Plissée, c&#8217;est une femme mariée, droite, elle est «libre».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">Nous apprenons que le prix nobel de la paix a été décerné à Barack Obama. Nous devons être totalement déconnectés des réalités et avoir « raté » nombre d&#8217;informations. Le budget de la défense américaine a t-il été divisé par 4? La CIA a t-elle été dissoute? Le président américain a prévenu les dictateurs de tous poils qu&#8217;à l&#8217;avenir, ils ne seraient plus soutenus par la puissance américaine, Les troupes américaines se sont retirés des pays dans lesquels ils sont intervenus&#8230;. Merci à ceux qui ont les infos de nous faire une mise à niveau, parce que là, « brute de fonderie », cette distinction est mal comprise.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">A très bientôt,</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR">On vous embrasse, et n&#8217;oubliez pas de nous mettre un petit message en utilisant les commentaires à la fin de l&#8217;article.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" lang="fr-FR"><a href="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080836.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1186" title="p1080836" src="http://velomonde.fr/wp-content/uploads/2009/10/p1080836-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
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