La dernière fois, beaucoup de temps s’était écoulé avant qu’on puisse vous donner des nouvelles. Certains s’étaient d’ailleurs plaints auprès de leurs fournisseurs d’accès, pensant que leur messagerie internet était en dérangement…Cette fois, donc, nous reprenons le clavier bien plus vite. On le fait, pour vous tous, qui êtes tenus en haleine par nos récits ….Non, non ne nous remerciez pas, à nous également, ça fait pla
isir!
Le dernier article, nous l’avons écrit chez Carlos et Marianne (la cousine de Philippe). On est resté ensemble, un peu plus d’une semaine. C’est peu et beaucoup à la fois, car les occasions de se voir sont peu nombreuses, du fait des distances et du prix des voyages entre nos 2 continents. La dépréciation du peso argentin associé au cours très élevé de l’euro ne facilite bien sûr pas les choses. Mais en plus, pour les Argentins, c’est toute une « galère » à supporter, pour espérer venir en Europe. En effet, aux problèmes financiers s’ajoute la difficulté d’obtenir l’indispensable visa. Nous, qui voyageons sans souci et passons la majorité des frontières avec notre simple passeport, sommes attristés par les récits respectifs que Carlos et Marianne, tout comme Martin et Karina, nous ont fait de leur passage aux contrôles, des aéroport de Madrid ou de Paris. Tant Carlos, que Karina et Martin ont cru qu’ils n’arriveraient pas à rentrer face à l’arrogance des douaniers et à leurs interrogatoires sans fin! Marianne n’a pas ce problème, elle a la double nationalité française et argentine. On n’est vraiment pas fier d’entendre comment se comportent les douaniers. Eh oui, là dessus l’Europe a trouvé un accord et elle s’est donnée le (mauvais) mot…. Ah, la France, LE pays des droits de l’homme…
Et les choses ne sont pas prêtes de s’arranger, en effet certains pays commencent à poser en retour des contraintes subies, des exigences réciproques… Ex : l’Argentine vis à vis du Canada et des Etats-Unis.
Revenons au plaisir que nous avons eu, à retrouver notre famille argentine.
On a passé tout un week-end dans le Delta del Rio de La Plata. Pour ceux, qui ont ressorti l’atlas pour suivre notre périple, le Delta del Rio de La Plata est proche du Tigre, au nord de Buenos-Aires… (à ce sujet, Corinne est soulagée de voir, à la lecture de vos commentaires, qu’elle n’est pas la seule à être nulle faible en géographie )
C’est un lieu où les maisons sont sur pilotis. Pour se déplacer, il faut un bateau. Lorsqu’on arrive en voiture au port, on commence donc, par aller chercher le bateau, qui est dans un hangar. Et là, ô surprise, le rangement des bateaux est d’enfer: ils sont posés comme sur des étagères. Un chariot élévateur avec de grandes pales, attrape le bateau, le sort du garage et le place sur un appareil pour le descendre à l’eau. L’opération ne prend pas plus de 5 minutes.
Cet endroit est magique. Comme à Venise, les rues sont des canaux qui sont appelés ici «Rio» (fleuve). Il y a des avenues, larges rios et des ruelles, petits rios. Comme dans une ville, il y a l’église, les commerces, les taxis, les transports en commun, etc… L’environnement est superbe. Malgré la pluie. Car, il pleut sans discontinuer toute la journée du samedi. Et pas qu’un peu. Des trombes d’eau . Mais le dimanche, une belle éclaircie, bien belle, nous permet d’aller en barque (à moteur, entendons nous bien!) faire une superbe promenade sur les canaux du delta. C’est vraiment très beau.
Carlos et Marianne ont retapé une maison et Carlos en construit une autre, en bois, sur leur terrain, pour la mettre en location. Car, si quelques personnes habitent ici, c’est surtout un endroit de villégiature, et beaucoup de maisons sont louées à la semaine.
Le dimanche soir, avant de rentrer à Buenos Aires, on fait le détour « classique » au Puerto Frutas, qui est un quartier de la ville de Tigre et un lieu de promenade du week-end. C’est aussi un centre commercial, un peu dans le style de ports comme La Rochelle.
D’ailleurs, en Argentine, plusieurs lieux et paysages nous rappellent la France. Certains quartiers de Buenos Aires, font penser à Paris. Maximilien, le fils de Marianne et Carlos, qui nous fait découvrir sa ville, nous emmène sur le Puerto Madero. Et bien, ça ressemble à Berçy et/ou à la coulée verte sous les arcades près de la Bastille. De même, dans le quartier de la Recoleta, tant par les constructions que par les boutiques, on se croirait dans les quartiers chics de l’Etoile ou du Parc Monceau. Buenos Aires est une très belle ville, très « verte », très aérée avec de très grandes avenues. Malgré ses trois millions d’habitants, on ne se sent pas stressé. Quoi que. Un soir, on se retrouve dans la foule qui sort des bureaux et là, ça nous rappelle des souvenirs…lointains… Ici aussi, ça court dans tous les sens pour attraper le bus ou le métro!!! Mais, on découvre une chose extraordinaire : pour attendre le bus, le train ou une rame de métro, les gens font la queue sagement l’un derrière l’autre, dans l’ordre d’arrivée et pas de resquille!!! Quand la rame ou le bus arrive, chacun monte calmement à son tour et quand il n’y a plus de place, il attend simplement le bus, le métro ou le train suivant. On a du mal à imaginer ça en France.
Autre chose assez incroyable pour nous en France, à la Recoleta, le quartier le plus riche de Buenos Aires, il
y a un cimetière privé très cher (où est enterrée Eva Peron). Déjà, « cimetière privé », ça fait drôle, mais bon, on peut craindre le pire dans les années à venir! Mais surtout, dans ce cimetière, les luxueux cercueils dans les caveaux sont visibles .Comme le luxe et le clinquant sont ici de mise, le caveau est constitué d’une petite chapelle à l’entrée puis éventuellement d’un escalier en marbre pour accéder aux cercueils. Et comme les cercueils ne sont pas enterrés mais empilés sur des « étagères » (oui, oui, comme dans le hangar à bateaux mais en plus « smart »)) on voit les places vides. Ça fait penser à la chanson de Brel « Au suivant »….Étonnant aussi de penser que toute cette « haute société », qui évolue de son vivant dans un milieu très fermé, éprouve le besoin jusque dans la mort de rester « entre gens sélects ». Et idiotie suprême, comme la place est très chère, certains qui n’ont pas les moyens, payent pour que la cérémonie et l’enterrement aient lieu dans ce cimetière et ,dès la cérémonie finie, le défunt est discrètement enterré ailleurs avec le commun des mortels, quelle horreur!!
Bref, on vous parle de ce qui nous a marqué dans Buenos Aires car on a beaucoup déambulé dans Buenos Aires, avec nos super guides. Mais on a aussi et surtout profité de la famille, revu Christiane, la tante de Philippe que l’on n’avait pas vue depuis plus de quinze ans. Philippe a pris plein de photos de son appartement, pour les montrer à sa maman, afin qu’elle connaisse l’environnement de sa sœur.
Ce qui est incroyable, c’est la ressemblance entre la tante et la maman de Philippe. Physiquement, mais aussi dans les mimiques, les attitudes, les expressions. C’est fou! Elles ne se sont pas vues depuis on ne sait combien de temps. Comment est-ce possible? (Si quelqu’un a un début de réponse, qu’il n’hésite pas, car vraiment on s’interroge…).
On est bien à Buenos Aires, on est magnifiquement reçu chez Marianne, Carlos et Maximilien, on resterait
bien encore mais on veut absolument aller voir les chutes d’Iguazu à la frontière du Brésil, et donc, on va déjà repartir (faut pas croire, on n’a pas tout notre temps, il ne nous reste plus que 10 mois !!!!). La veille de notre départ, Carlos et Marianne nous invitent avec toute la famille argentine dans un restaurant typique de « Parilla ». C’ est un barbecue géant avec possibilité de goûter, à volonté, à toutes les viandes. On apprécie (ici, la viande est tendre, tendre…. et il y a même des ris de veaux ). En plus, tout est à volonté: entrées, frites et boissons. Le pied, quoi! Un grand merci vraiment pour tout à Marianne, Carlos et Maximilien.
Carlos est un très bon cuisinier et Corinne a ramené des recettes(et en prime des kilos, car si on était lassé du « pollio con papas fritas y arrows », ce qui nous avait valu de perdre quelques kilos, pas de lézard, ici, on reprend tout!!!) Bref, un de ces jours, on vous mettra les recettes sur le site puisque vous nous le demandez.
On quitte donc Buenos Aires pour Iguazu, avec un saut de bus de plus (quel subtil jeu de mots!), de 20 heures…
Comme on arrive en début d’après midi à Puerto Iguazu, un peu fourbu quand même, on part juste faire une promenade le long du Rio Igazu. On va au « Hito Tres Fronteras », c’est un point de vue qui surplombe l’endroit où se rejoignent les Rio Iguazu et Rio Panama, marquant la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Étonnant de voir en même temps trois pays! (Par compassion, toujours pour les faibles en géographie, les indications données sur les 3 frontières doivent vous aider à trouver sur votre Atlas, là, c’est facile….)
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, on part visiter, côté argentin, les « fameuses » chutes d’Iguazu. Ce matin, il pleut comme « vache qui pisse », des trombes d’eau. On est complètement trempé. Les chaussettes et chaussures font « blop, blop ». Mais on s’en fiche. C’est si beau qu’on fait deux fois la « Garganta del Diablo » (« Gorges du Diable »). Le matin sous un déluge, et l’après-midi, sous un temps plus clément. On marche plus de deux kilomètres, sur des passerelles posées sur le Rio Iguazu, pour arriver sur la plateforme qui surplombe cette chute d’une puissance incroyable. C’est vraiment impressionnant, quel débit! Avec la vapeur d’eau, on ne peut pas voir le fond de la chute qui avoisine les 70 mètres. On fait ensuite le tour de l’ensemble des chutes, à travers une végétation luxuriante, en passant par le circuit supérieur long d’1,2 kms et qui permet de surplomber chacune des chutes, et le circuit inférieur (1,7kms), qui permet d’appréhender chacune des chutes dans toute sa splendeur. C’est vraiment trop beau!!!
Sur les conseils de Carlos et du guide Géo, mais aussi parce que l’on est dans la forêt vierge (« Selva »), on décide de s’inscrire pour faire le « Safari en la Selva ». C’est cher – 300 pesos pour nous 2, soit 60 euros les 2 heures – mais bon, c’est pas tous les jours qu’on va dans la forêt vierge…(enfin vous, je sais pas, mais nous, non!)
Au passage, un petit coup de gueule à l’encontre des guides de voyages, Lonely planet, Guide du Routard, Géo Guide et autres ….C’est fou, les prix ne sont jamais ceux indiqués dans les guides. Que ce soit pour les hôtels ou les excursions. Un hôtel indiqué à 20 pesos par personne, dans le guide, s’avère être à 80 pour nous 2. L’excursion dans la Selva est, dans le guide « Géo 2009 », indiquée à 60 pesos, l’agence qui l’organise nous dit 150 (prix d’ailleurs mentionné sur leur plaquette), pour la même excursion, bien sûr. Cherchez l’erreur. D’ailleurs, entre les bus et les excursions, pour la première fois depuis le début de notre voyage, notre carte bleue nous boude et ne veut plus sortir d’argent car le plafond hebdomadaire est atteint!!!
Bref, revenons à l’excursion dans la forêt vierge. Le guide qui s’occupe des inscriptions nous conseille de choisir celle qui part l’après-midi, à 16h00. Celle du matin, à 10h00, n’étant pas idéale pour voir les grands animaux. OK, on prend celle de 16h00. On est neuf passagers plus un guide dans le 4X4. Il pleut un bon coup au début, mais pas très longtemps et on peut retirer la capote du véhicule. On ne voit aucun grand animal! Ah, si !, incroyable, on voit une fourmi d’1,5cm et quelques oiseaux. Mais le guide est super sympa et intéressant, et les passagers français, avec nous à l’arrière, pleins d’humour. On ne s’embête donc pas, mais le prix reste très cher pour ça. Dans le 4X4, on fait la connaissance de Philippe, un français (qui lui aussi trouve que « ça fait cher la ballade en forêt!! »). Il a une pêche du feu de dieu. Le soir, en rentrant du safari, on va donc boire une bière ensemble, et après la douche indispensable, on se retrouve pour manger. Comme il connait très bien la Thaïlande, où il va depuis 20 ans, il nous file plein de renseignements sur ce pays que nous visiterons dans quatre mois. Corinne ne sait pas qui c’est, mais il est cousin des frères Madiot, qui sont célèbres dans le milieu cycliste. Enfin, c’est ce que Philippe (celui de Corinne, ce coup-ci), lui explique. Marrant, non ?
Le lendemain, on décide d’aller voir les chutes du côté brésilien. La somme pour le faire est, elle aussi, rondelette, mais le site est grandiose et il y a peu de chances que nous y revenions. Et heureusement qu’on y va. Car, c’est de ce côté-là que l’on se rend compte de la majesté du site. C’est grandiose! On embrasse d’un coup d’ œil toutes les chutes. C’est véritablement superbe. Corinne dit que c’est la plus belle chose qu’elle ait vue depuis notre départ. C’est vrai que c’est Extraordinaire, Époustouflant!!! En plus, il n’y a pas trop de monde, il fait super beau, et quel spectacle. On se régale vraiment pendant plus de deux heures. La forêt est très dense, le parc est magnifiquement entretenu. Bref nous sommes super contents d’être là. Si des gens n’ont le temps de ne faire qu’un côté, nous leur recommandons de venir du côté brésilien qui permet d’avoir ce panorama.
D’ailleurs, de ce fait aussi, on a fait un pays supplémentaire….Le Brésil. Ça c’est pour la p’tite histoire, car, c’est sûr, il nous faudra y revenir pour le découvrir vraiment.
Comme on sait que vous aimez nos petites péripéties, on vous livre celle-ci. En rentrant de la visite des chutes, côté brésilien, le taxi, à notre demande, nous dépose dans un petit resto. On commande notre plat, on demande de l’eau du robinet, le serveur nous dit qu’elle n’est pas potable, Ok, on commande une eau gazeuse (pour faire plaisir à Coco). Il revient, nous sert en eau, on goûte, c’est de l’eau plate. On lui dit : « S’il vous plait, on vous a demandé de l’eau gazeuse ». « Ah, mais j’avais pas compris, comme vous vouliez de l’eau du robinet, et blablabla,… ». Il finit par reprendre nos verres, la bouteille d’eau plate, et revient avec une bouteille d’eau gazeuse. On n’est pas certain (notre espagnol n’est pas encore « fluent »), mais on comprend qu’il nous dit, que la première bouteille aussi sera dans l’addition. Alors là ça part au quart de tour. On lui dit qu’effectivement, il a peut-être mal compris ou qu’on s’est mal exprimé, mais qu’il est hors de question que nous payions cette première bouteille. On est vraiment fâché. « C’est bien clair? ». On a déjà reculé les chaises, prêt à partir, si le problème demeure. Ah, on lui dit aussi, qu’on est déjà sympa d’avoir accepté de prendre de l’eau en bouteille, mais qu’on a pas gobé son histoire sur l’eau du robinet, puisqu’on en a bu la veille dans un autre petit resto, vraiment pas loin du sien. Il est saisi par notre réaction. Il cède immédiatement. Et oui, on l’oublie, mais, ces anecdotes nous le rappellent , bien que nous nous sentions « voyageurs », pour certains locaux, « on est des touristes ».
Après s’en être mis plein les mirettes, comme dirait Pierre Perret, on va reprendre notre bus, ce coup-ci, direction Cordoba, pour récupérer Aucéba et notre remorque. A nouveau plus de 20 heures de bus. C’est long! En plus, on n’a ni couverture, ni oreiller pour la nuit, et il fait un froid de canard avec la climatisation. Le plateau repas nous est apporté à 22h00, et le petit déjeuner, à presque 10h00. Bref, cette fois-ci, le bus, c’est pas ça!. Il faut vous dire que les bus sont chers en Argentine. Il y a 3 options, Normal, Semi-Cama (« semi-lit» et Cama (« lit »). Pour espérer dormir on choisit l’option « Cama », et on ne pense pas une seconde qu’il puisse ne pas y avoir de couverture et d’oreiller. Eh ben,si!
Nous voilà donc de retour à Cordoba, chez Karina et Martin. On retrouve avec plaisir les copains, qu’on a connu grâce à Sébastien(Rambour). Comme Martin est musicien, on veut aller voir un de ses concerts et on va décaler de deux jours notre départ en Patagonie, pour San Martin de Los Andes (toujours compréhensif pour les mêmes cancres, c’est plus au sud sur la carte, dans la région de Neuquen)
Martin joue dans 2 groupes, un de Jazz et un de musiques latinos « Mortero ». C’est à un concert du groupe
de Jazz - « So What! Jazz »- qu’on assiste. Super groupe. Tous les musiciens sont excellents, et la chanteuse, Tamara, aussi. Très très bons. Ils s’éclatent tous en jouant, Martin et le batteur sont les plus expressifs lorsqu’ils jouent. Juste avant la fin du concert, le pianiste dit au public, en se plaçant juste devant nous qui sommes au premier rang, qu’il y a un couple d’amis français qui sont venus les voir ce soir. Il raconte l’histoire de l’arrivée des français en Nouvelle-Orléans et l’influence qu’ils ont eue, en acceptant les rapprochements avec les noirs. Et c’est ce mélange qui a permis l’émergence de nouvelles musiques, qui ensuite se sont répandues dans l’ensemble du continent américain. Il nous dédie la dernière chanson. En fait, avec notre niveau d’espagnol (bon quand même, mais toujours pas« fluent »), on n’a pas tout compris du premier coup!! Comme ensuite, on va manger avec le groupe, ils nous ré expliquent. Ils sont tous super sympas. Ils se feraient une joie de venir jouer en France. Si quelqu’un peut les y aider, ce serait extra. (on peut toujours rêver, non ?)
Karina et Martin nous emmènent aussi voir un terrain boisé, en pleine forêt, qu’ils ont acheté l’année dernière. Ils ne l’ont pas payé cher du tout. Ils l’ont acheté parce que beaucoup de leurs copains à eux avaient décidé d’acheter là, ensemble. En plus, en Argentine, les gens n’ont aucune confiance dans leurs dirigeants . Ils ont connu tellement de périodes de crises (lors de la dévaluation de 2001, énormément de gens ont perdu le peu qu’ils possédaient, qui se trouvait à la banque) et l’inflation continuant, qu’ils investissent le peu qu’ils ont dans des biens: voitures ou terrain, car comme dit plus haut, l’argent dans les banques argentines n’est pas sûr. (quelqu’un veut faire un commentaire sur la fragilité du système bancaire???)
Et rituel avant de reprendre la route: la révision du vélo. Donc,la veille de notre départ de Cordoba, Philippe et Martin font ensemble le nettoyage à fond de leurs vélos respectifs. Car Martin veut « apprendre » en regardant comment Philippe procède. Philippe retend la chaine de couple qui était un peu détendue et en profite aussi pour régler le dérailleur avant. Il retend le câble et règle les butées. Voilà, le matériel est prêt. On va pouvoir ré-enfourcher Aucéba. D’autant qu’on a aussi revu notre « garde-robe » et notre matériel de camping. On s’est racheté chacun un cuissard parce que les nôtres commençaient à être recousus de partout, et avec un casque pour Philippe . On a également investi dans un brûleur et une recharge de gaz puisque, contrairement à ce qu’on pensait, on trouve du gaz ici. Et pour faire la cuisine, Corinne préfère ça, au brûleur à essence (oui, Philippe aussi…).
En route maintenant pour la Patagonie, ses glaciers et ses lacs. On ne va plus rester très longtemps en Argentine, on va bientôt passer au Chili. D’ailleurs, on a reçu un message d’un copain de notre association de cyclos sur notre blog, qui nous dit que lui (Alain Grillet)et 4 autres CCIistes (dont Serge et Augustin) viennent d’arriver en Argentine. Nous connaissons grossièrement leur itinéraire prévisionnel. Ils passent par Puerto Montt, puis l’île de Chiloe, avant de passer à Puerto Aisen, et de descendre la Carratera Australe, route que nous allons emprunter. (Là, désolé les cancres, on vous laisse un peu chercher sur la carte, il y a trop de lieux énumérés! Un seul indice, c’est plus au sud que Neuquen, et la Carratera Australe se trouve facilement…au Chili) Il y a donc de fortes chances que l’on se rejoigne puisqu’on va soit se suivre, si on est encore dans le même sens, soit se croiser, lorsque nous aurons fait demi-tour pour remonter ensuite vers l’île de Chiloé.
Voilà, c’est fini pour cette fois ci. On écrira le prochain article au Chili.
En attendant, on vous embrasse. Encore merci à tous ceux qui nous mettent des commentaires, ça nous fait toujours très très plaisir…En revanche, excusez nous de n’avoir pas trouvé le temps de répondre à chacun d’entre vous … On essaiera de se rattraper la prochaine fois.
A très bientôt,

novembre 21st, 2009 à 16:59
Vos récits sont plus captivants et plus agréables à lire que les leçons de géographie de mon enfance ! Grâce à Internet, j’ai de belles cartes des pays d’Amérique Latine que vous parcourez et je peux suivre vos déplacements … et apprendre la géographie … Il est bien temps…mais il paraît qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et que l’on peut enrichir chaque jour ses connaissances !… Les photos nous donnent une bonne idée des paysages que vous admirez.
Bonne route sur Aucéba au Chili ! On vous suit toujours.
novembre 21st, 2009 à 17:33
Première impression : émerveillée par les chutes plus imposantes,
il me semble, que celles de Niagara, le site paraît plus
contrasté
Je continue la lecture de votre récit sur l’Argentine.
Bisous.
PS. Voilà où cela peut conduire de vouloir absolument
boire de l’eau….
novembre 21st, 2009 à 18:42
Bonjour,
Voila un moment que je n’avais pas suivi votre aventure, au moins les événements ne manquent pas des plus sympathiques au moins drôles. La “pêche” vous accompagne toujours et il est très agréable de vous lire, c’est très vivant.Vos récits donnent envie de découvrir tous ces pays…..
Bonne route,
Amicalement,
Aline
novembre 21st, 2009 à 20:26
Heureux argentins qui, à Iguazu au moins, ont encore de si beaux papillons ! Ici,les produits chimiques employés dans les champs ont fait disparaître les papillons, les bleuets. Heureusement que les coquelicots sont revenus !…
Je viens de me régaler à faire défiler les photos de l’Argentine et j’apprécie beaucoup qu’elles soient accompagnées de légendes.
Les chutes d’Iguazu doivent être très impressionnantes !
J’espère qu’au Chili vous trouverez bien vite un cybercafé pour que nous puissions continuer à voyager avec vous.
Bisous
Grand’maman
novembre 22nd, 2009 à 15:41
Voilà une bonne lecture de faite.J’en redemande encore et encore.
Super!je pense que nous allons faire un séjour Thailandais
inoubliable.Courant décembre nous sommes invités dans une famille Thailandaise.Lui est Français,c’est une connaissance de travail.Il est marié à une Thailandaise et ils ont une maison dans la région de Bangkok.Ils vont aussi nous donner des renseignements utils.Plus que 4 mois1/2 à attendre!!!!.
Une semaine aprés avoir dominé les”champions du monde de rugby”,les Français ont pris ce match piége par le bon bout.
43-5.Je suis aussi contente que l’équipe des Samoas ne terminent pas par un nul.J’aime cette équipe de Guérriers.
Samedi nous affrontons les Blacks.Ce sera une autre histoire.
Mais j’y crois trés fort.
QUEL MERVEILLEUX SPORT!!!!!
Mes p’tits loups chéris à bientôt de vous lire.
Bonne visite au Chili et surtout bonne route.
novembre 22nd, 2009 à 23:49
Encore bravo pour vos récits , anectodes , photos .. et accessoirement pour les cours de géographie. ( Moi aussi, je l’avoue je suis à l’aide d’une carte ). Les chutes d’Iguazu sont vraiment extarordinaires mais on attend avec impatience vos impressions de la Patagonie .
C’est drôle la semaine dernière “Envoyé spécial” consacrait un reportage sur la grippe H1N1 à Buenos Aires qui avait sévèrement sévie en faisant de nombreuses victimes et qui s’en est allée aussi soudainement qu’elle était apparue. Ici sur la région parisienne, nous avons une école de quartier qui ferme mais encore pas de panique !!
Nous vous disons bonne route et au plaisir de vous lire la semaine prochaine
Nous vous embrassons,
Les Greg
novembre 23rd, 2009 à 18:37
Salut chers Amis,
J’ai enfin droit aux touches du clavier…Alain est parti pour 40 jours rejoindre Copenhague et être présent lors du G20. Il y a bien sûr Matthieu Monceaux et autres courageux qui affrontent le “mauvais temps” mais l’espoir est là…
En ce qui concerne les bouquins Le Routard et les autres , ns avons aussi les mêmes problèmes J’ai fait la connaissance d’une personne qui a travaillé chez le Routard et qui m’a expliquée que tant que ” les stocks de l’année ” n’étaient pas épuisés, ils se contentaient UNIQUEMENT de changer la couverture… Il paraît : qu’il y a 1 imbécile qui se lève tous les matins…
Proverbe aveyronnais.
Sinon tout va bien, je pense bien à vous et fait comme Grand’maman je révise mes leçons de géographie.
POur encourager mon escargot , vs pouvez si vous avez le temps , l’envie lui envoyer 1 petit message sur l’adresse e.mail
habituelle
Beaucoup de Bisous à vous deux.
Danielle.
novembre 25th, 2009 à 13:12
Toujours autant de plaisir à vous lire.
Hello les voyageurs,
Ouf, j’ai pris ma dose d’oxygène et de rêve avec votre dernier article.
Il n’y a pas à dire, votre voyage et vos rencontres me font rêver.
Ca fait du bien, et nous fait sortir, le temps de la lecture, de notre ambiance Parisienne, et du stress de fin d’année du boulot. Les cartes cadeaux doivent te sembler bien loin
Merci encore pour ces leçons de géographie grandeur nature.
Bonne route et je vous souhaite encore plein de belles rencontres comme vous savez si bien les susciter.
Bises.
Béa
novembre 29th, 2009 à 11:30
HELLO LES AMIS!
Bien vous voilà Chiliens pour quelques temps.
Quelle ambiance il y à dû avoir avec l’équipe CCISTES!!!.Vous connaissant tous sa à dû être “térrible”.
Je vais peut etre monter en Bretagne prochainement pour garder mes petits bouts de choux.Cause fermeture d’école pour grippe H1N1.
J’attend le feu vert de ma belle fille.
Hier au soir,soirée “RUGBY” et oui on est fan ou on ne l’est pas
BRAVO les All Blacks.Ils n’ont pas failli à leur légende.C’est bien les + forts de la planéte rugby,ils l’on confirmés encore une fois.Nos petits Bleus ont vécu un vrai calvaire,face à cette équipe de trés haut niveau.Une belle leçon pour nous.Il y à pourtant de la qualité dans ce groupe.Mais beaucoup de choses à revoir.
Mes p’tits loups nous vous souhaitons bonne rte au Chili,de belles rencontres et surtout prenez soin de vous.A la prochaine!
Bisous baveux des limaces.
novembre 29th, 2009 à 11:50
Bonjour les baladeurs Toujours très heureux d’avoir de vos nouvelles je ne pensais pas que vous etiez des écrivains en puissance Vos récits sont merveileux nous vivons avec vous vos exploits oui le mot n(est pas trop fort
les photos sont merveilleuses enfin des vrais pros vous devriez a votre retour voir nicolas non pas sarko mais hulot pour prévoir une petite non une grande émission de vos exploits qui sont loin d’etre terminés nous attendons la suite avec impatience.
Comme il me faut prévoir combien de soirée dois-je prévoir pour retenir la salle de conférence de la ville
Grosses bises
les Gowie’s
novembre 29th, 2009 à 15:21
Petit mot rapide pour vous dire que malgré la pauvreté de nos commentaires de ces derniers jours nous pensons bien a vous.
On vous embrasse.
La famille du 28
novembre 29th, 2009 à 16:46
Hello les baladeurs du bout du monde !
Votre périple est savoureux … je me suis régalée sur l’altiplano et ai suivi votre séjour argentin avec beaucoup de plaisir. Et voilà, je découvre que Phil était autrefois amoureux de Marianne … quel cachottier ! Je comprends mieux le délice de nos jeux, particulièrement celui du docteur … et votre goût commun aujourd’hui encore pour la crème Mont Blanc! Quant à expliquer pourquoi Nouche et sa soeur se ressemblent tant, mystère et boule de gomme. De vraies fausses jumelles !! Un suspens plus haletant que celui du dernier Resnais,auquel personne n’a rien compris. Je lis un bouquin de Jéromine Pasteur “Ashaninkas”, qui parle magnifiquement du Pérou à l’époque du Sentier Lumineux. Je le garde pour votre retour … un jour. Il devrait vous plaire et vous intéresser. Quant à mes notions de géo, grâce à vous je me rends compte qu’elles ne sont pas si mauvaises. Ouf ! Je suis toujours à Vannes, chez Fanfan & Patrick. Message de leur part :” gros bisous à vous de deux lecteurs fidèles”. Votre site est en bonne place dans leurs “favoris” et ils vous suivent à la trace. (J’espère que ta main frérot va mieux). Ciao & Bacci per tutti due. Cath & Tof
novembre 29th, 2009 à 19:26
bonjour les amis!
content de recevoir vos nouvelles et compte rendu de votre passage argentin! moi ,bien rentré sur TOURS et départ programmé pour la thailande le 16/01/2010!je vois que vous continuez bien et je vous souhaite une bonne continuité! à bientôt sur le web ,comme on dit aux states! take care and keep in touch
cheers philippe
nb: toujours à votre dispo pour conseils sur la thailande!
novembre 30th, 2009 à 00:47
coucou
j’espère que votre voyage depuis Puyuhuapi s’est bien passé et que la modif sur la chaine était la bonne solution. Nous sommes à El Bolson, au soleil, c’est mieux …
à bientôt
michel monique
novembre 30th, 2009 à 00:48
Salut Corinne et Philippe,
Je viens d’apprendre aujourd’hui que vous auriez rejoint au Chili l’équipe de CCI (Serge, Florence et les autres) sur la Carretera Austral; info ou intox ? On attend avec impatience confirmation. Et bonne route dans ce Sud patagonien, passionnant de lire avec bien du retard votre périple sud-américain. Bises et à bientôt vous lire,
JN
novembre 30th, 2009 à 00:52
Commentaire :
Salut j’espere que sa se passe le tour du monde , j’espere que vous allez bien profitez bien , plein de bonheur , plein de santé , a bientot je vous embrasse . Plein de bisous
novembre 30th, 2009 à 16:16
Hola los amigos,
ahora usted debe hablar y leer courament el espanol. Es para esto que voy escribir de otro modo.
Estoy siempre contenta de leer a sus explois.Los fotos son suberbias.
Le abrazo, asta pronto
LOL
novembre 30th, 2009 à 17:20
J’ai à peu près déchiffré le message de Raviel… mais il ne faudrait pas que Philippe et Corinne se mettent à écrire leurs récits en Espagnol … dont ils doivent commencer à être bien imprégnés !…
En Français, nous aimerions connaître le décalage horaire entre la France et le Chili.
Bon voyage à tous les deux sur l’ile de Chiloé … et tâchez de ne plus attraper de tourista !
Bisous
décembre 5th, 2009 à 15:18
bonjour,
Bon si vous êtes sur l’île de Chiloë, j’épère que vous avez moins de pluie qu’ici !!!!!!!!
Nous revenons d’une sortie …sous la pluie…grrrrrrrrr!! avec nos vélos couches…resultat ,une chute ; évidement pour moi et Pierre qui arrive en ralant car j’ai enlevé un peu de peinture !!!!!! L’humeur est comme le temps …GRIS foncé!!!!!!!
Profitez bien du tandem!!!!
Dans l’attente de vous lire ,besos.
Isabelle et Pierre
décembre 5th, 2009 à 16:17
Bonjour à vous, Corine et Philippe,
Quel beau voyage plein de surprises. L’ivresse de la vie hors du moule. Lorsqu’on revient de tels contextes différents, on doit forcément avoir des vues modifiées sur beaucoup de choses. Comme le dit la seule phrase retenue par moi de ceci, appris à l’école : “Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage, ou comme cestui là qui conquit la toison et puis est retourné, plein d’usages et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge…” Prenez bien soin de vous. Bonne route!
décembre 5th, 2009 à 16:19
hola Corinne et Philippe:
como estan veo que ya llegaron a la argentina
que bueno, espero poder seguir viendo el recorrido de su lindo viaje, cuidense mucho, espero tener noticias de ustedes.
Saludos
Harold
décembre 6th, 2009 à 00:28
Adoré l’histoire des ennuis à ….. (la ville au bord du salar d’Uyuni, je perds la mémoire). Je ne sais pas qui écrit, mais c’est palpitant. A+