Voila maintenant de nombreux jours que nous ne nous sommes pas posés pour écrire….
Nous sommes arrivés, il y a 3 jours à Buenos-Aires, chez Marianne et Carlos, les cousins de Philippe. Dans cet environnement idéal, nous passons le week-end dans une maison sur pilotis dans le Delta del Rio de La Plata, nous allons trouver le temps de mettre en forme nos péripéties.
Nous avons envie, tout d’abord, de vous faire partager nos satisfactions actuelles et de profiter de l’occasion pour faire passer un message au cardiologue de Philippe.
Avant de partir pour notre périple en Amérique du Sud, nous avions Une inquiétude, que le Mal Aigu des Montagnes ne nous contraigne à redescendre des hauteurs de la Cordillère des Andes, et à emprunter une autre route longeant la côte du Pacifique. Nous rêvions tellement de ces paysages, de cette ascension « mythique », de rouler sur les traces de nos amis et d’emprunter les voies Incas, que nous aurions été très déçus de ne pouvoir le faire. Aucun moyen n’existe pour dépister, ou anticiper, cet éventuel problème. Il faut y être pour savoir si on y est sujet ou non.
Nous sommes donc tout d’abord super heureux d’avoir réalisé ce rêve. Et si la montée vers ces cimes fut difficile, la descente vers San Salvador de Jujuy en Argentine, a été un vrai régal.
Nous nous rendons compte, à mesure que nous descendons, que nous retrouvons des odeurs, des parfums. Ça nous fait prendre conscience que lorsque nous roulions sur les hauteurs de la Cordillère, nous ne sentions aucun parfum. Pas d’odeurs. On ne s’en était pas rendu compte avant de les retrouver.
Depuis notre entrée en Argentine, nous avons aussi redécouvert les plaisirs de la table. Après 2 mois et demi, nous nous sommes lassés du Pollo con Papas Fritas et Arroz frio (poulet – frites et riz froid). Nous avons retrouvé avec grand plaisir les pavés de viande, les glaces, la cuisine au barbecue, le vin…
Enfin, avant de partir nous avons fait faire une révision complète de nos acabits. A cette occasion, nous avons rencontré des « soignants » qui nous ont « préparé » pour cette aventure. Plusieurs d’entre eux, gentiment, suivent nos péripéties et certains nous écrivent sur ce blog. Nous nous étions engagés à informer le cardiologue de Philippe dés que nous serions redescendus à des altitudes « raisonnables ».
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« Et bien voilà, docteur, on y est, et tout s’est bien passé ».
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A présent et pour la 1ère fois, tout au moins avec cette intensité, nous voudrions partager avec vous des instants que nous avons vécus avec beaucoup de désagréments.
Nous avons adoré Le Salar et les « aventuriers » que nous avons croisés dans ses parages. Mais nous avons détesté la ville d’Uyuni et son seul intérêt mercantile.
Nous étions devenus des porte-monnaies sur pattes. Seul l’appât du gain guidait les rapports que les gens de la ville entretenaient avec nous. Nous avons fini par rencontrer des situations qui nous ont fait exploser.
La première d’entre-elles, nous l’avons croisée en cherchant à organiser notre tour dans le Sud Lipez. Toutes les agences acceptent d’organiser le tour que vous souhaitez, avec même quelques exigences ou particularités (ne pas refaire le Salar où nous sommes déjà passés, ne pas suivre l’itinéraire « commun » du troupeau de 4X4 pour être seuls dans la plupart des endroits, être seulement 4 passagers…). Ensuite le nombre de personnes qui nous auront recommandé l’agence, le contact et le prix, seront nos éléments de choix.
Après notre escapade à Potosi et Sucre, nous retrouvons, à Uyuni, Stéphanie et Félix (les « globetandémistes »), avec qui nous souhaitons réciproquement effectuer cette randonnée.
Nous effectuons, tous les 4, un tour de nombreuses agences de la ville, et nous comparons les propositions. Notre choix se porte sur une agence, recommandée de plus par des amis et qui satisfait nos attentes. Le seul point qui reste, après discussion, est de voir le chauffeur qui doit nous conduire, et le véhicule, pour vérifier son état. Rendez-vous est donc pris pour 18h00.
Lorsque nous arrivons au rendez-vous, pas de voiture, ni de chauffeur. La dame de l’agence nous dit que :
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« l’entretien de la voiture n’est pas fini ».
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« Ok, vers quelle heure pouvons-nous revenir? »
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« Pour ce soir ce ne sera pas possible ».
Des copains nous avaient mis en garde. Ils étaient partis en groupe, à deux 4X4. L’un des 2 était dans un état pitoyable et le chauffeur était « bourré » du matin au soir, d’où notre exigence. En plus 3 heures avant, il n’y avait pas de problème et maintenant ce n’est plus possible! Bizarre. Nous nous voulons conciliants :
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« On peut aller le voir là où il se trouve, s’il ne peut pas se déplacer »
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« Non, ce n’est pas possible ».
Il est 18h15. Nous sommes plantés! Nous ne voulons pas prendre le risque de connaître la même mésaventure que celle racontée par les copains. Nous insistons, mais nous sentons que la personne face à nous se fiche complètement que nous restions ou que nous partions. On décide donc « d’aller voir ailleurs », non sans lui avoir fait part de notre mécontentement.
Stationnée face à cette agence, se trouve un 4X4 qui vient d’arriver. Des jeunes en descendent. On fonce leur demander par quelle agence ils sont partis, et s’ils sont contents de leur tour. Ils nous indiquent l’agence sur le trottoir en face de « la nôtre », et nous disent qu’il n’y a pas eu de problème. Ils ont réservé leur tour depuis San Pedro de Atacama, au Chili. C’était dans un tour « global », ils ne connaissent donc pas le prix spécifique pour le Sud Lipez.
Deux autres 4X4 s’arrêtent devant cette même agence, et les personnes qui en descendent sont français. Eux aussi sont ravis de leur tour, mais eux aussi effectuent un voyage organisé. Par une agence française, pour le coup.
On n’a pas cinquante possibilités, on veut partir demain matin. On décide donc de foncer dans cette agence. Le contact se passe super bien. Doris, c’est la femme qui tient l’agence, nous donne entière satisfaction sur l’ensemble des points. Le chauffeur et le véhicule sont là. Parfait! Nous pouvons passer à la rédaction du contrat préformaté que nous propose l’agence. Nous y notons ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas, le nom du chauffeur et l’immatriculation du véhicule.
On se met d’accord pour payer la moitié le lendemain, avant le départ, et l’autre moitié au retour. On convient donc de se retrouver entre 9h et 9h15, à l’agence, le lendemain pour un départ à 9h30.
Notre soirée se finit bien, d’autant plus que c’est l’anniversaire de Coco. 50 ans ça se fête! Elle a reçu de très
nombreux coups de fil pour le lui souhaiter. Tous l’ont beaucoup touchée. Mais tout particulièrement, celui de nos enfants qui ont pris la peine d’appeler à minuit. Ce qui avec le décalage horaire les obligeait à se lever à 6h00 du matin…
On part donc, guillerets, avec Stéphanie et Félix vers un resto que nous ont indiqué des belges rencontrés le matin même. En chemin, on croise Mimarie, avec qui nous avions sympathisé, au musée de Potosi. Allez zou, nous voilà partis tous les cinq, fêter comme il se doit cet événement. La soirée est animée, gaie et insouciante… On chante le traditionnel « bon anniversaire, nos vœux les plus sincères…. » et Coco soufflera même la bougie symbolique. On va se coucher « tranquille ».
Le lendemain, nous sommes à 9h00 devant l’agence avec Félix. Personne. On attend 10 minutes, personne. On retourne donc à l’hôtel, prévenir les filles, mais pas plus inquiets que ça.
Lorsque nous revenons vers 9h25, l’agence est ouverte, Doris est là; Impeccable! Nous entrons, et elle nous dit :
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« Je n’avais pas vu hier, sur internet, mais j’ai eu un mail, qui me réservait un tour. Et donc le chauffeur et la voiture que vous deviez avoir, sont partis avec un autre groupe. » Et elle ajoute « en plus vous n’étiez pas là à 9h00, et donc, j’ai pensé… » Et là Félix pète un plomb, il explose.
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« Mais si on était là, et toi tu n’étais pas là! Tu racontes n’importe quoi! ».
Le ton monte. Nous sommes à nouveau plantés. Nous devions partir à 9h30 et nous nous retrouvons sans rien, car Doris nous dit, qu’avec nous, elle sent qu’elle va avoir des problèmes et qu’elle préfère donc ne plus faire affaire avec nous. On lui dit qu’on a quand même signé un contrat. Elle s’en fout. C’est nous qui sommes « plantés ». On est chaud, chaud, chaud!!! Nous comprenons vite qu’elle n’a rien prévu pour nous. Elle passe tout de même, mais sans grande conviction, des coups de fil pour essayer de trouver un chauffeur. Même un qu’elle ne connait pas. Elle demande à ses interlocuteurs qu’elle a au bout du fil, s’ils n’en connaitraient pas un disponible….
Vers 10h15, elle finit par trouver quelqu’un de libre. Elle veut l’argent pour acheter les courses alimentaires et l’essence. Rien n’a été fait. C’est du délire. On lui dit qu’on a l’argent et qu’on veut d’abord voir le nouveau chauffeur et la voiture, et que nous irons avec eux faire le plein. Nous paierons là-bas et ne lui donnerons qu’ensuite l’argent pour les courses. En fait pour essayer d’accélérer les choses, nous irons même avec Félix, jusqu’à faire les courses au marché avec la personne « missionnée pour ça »..
On finira par partir vers 11h30, hyper excités, mais satisfaits de prendre enfin la route du sud. Nous payons à l’agence, le complément pour que la somme représente la moitié convenue.
Nous comprendrons que les agences nous maintiennent « férés » et que si elles ne trouvent pas plus intéressant financièrement, vous partez, si par contre elle trouve un autre groupe qui leur rapportera plus, elles vous « remplacent » et vous abandonnent sans aucun état d’âme.
Je suis tellement « énervé » que je vais chercher comment rendre à Doris la monnaie de sa pièce, à notre retour. Et je vais la trouver. Le nerf de la guerre pour eux étant l’argent et la renommée, nous allons jouer sur ces 2 tableaux.
Nous lui expliquerons que nous avons reçu une mauvaise nouvelle par internet, que nous n’avions pas vue, et que nous sommes sans le sou. Nous devons passer des coups de fil pour essayer de trouver un ami qui puisse nous dépanner (ce qu’elle nous avait fait avec les chauffeurs…). Elle nous dit qu’elle veut une empreinte de notre passeport. C’est c’la oui! Qu’elle va appeler la police. Pas de souci. Ensuite, je sors l’appareil photo, la prend en photo, ainsi que la devanture de l’agence, et lui dit qu’avec ça, on va lui faire une super pub dans les guides pour voyageurs. Elle va finir par craquer, et être au bord des larmes, disant qu’elle n’est qu’une employée. Donc pas responsable, certainement. Nous n’avons discuté avec personne d’autres qu’elle!
Je ne sais pas si cela lui servira de leçon pour la prochaine fois, mais je suis tellement énervé que ça me soulage. Je n’aurais pas voulu que cette histoire se finisse comme si de rien n’était.
La 2ème phase de l’opération : « Uyuni, On ne s’est pas fait que des amis!», surviendra au retour du Sud-Lipez. Lorsque nous arrivons à l’hôtel, où nous sommes installés depuis de nombreux jours, et où nous avons fait venir Félix et Stéphanie, les propriétaires veulent que l’on aille chercher un autre endroit pour dormir. Il est 18h30, nous avons tous nos bagages dans une chambre de leur hôtel, nous sommes sales, pas lavés depuis 3 jours, pleins de poussière, nous n’avons qu’une envie, prendre une douche. Comment en sommes-nous arrivés là?
Lors de notre arrivée initiale à Uyuni, nous cherchons un hôtel dans lequel nous pourrons laisser Aucéba et la remorque durant nos déplacements à Potosi, Sucre et ensuite au Sud Lipez. La dame qui nous reçoit, nous dit qu’il n’y a aucun problème, qu’ils ont un espace où nous pourrons laisser tout ça. Parfait! Mais en fait, cette dame s’avérera n’être que la belle-fille et c’est là que le bât blesse, car l’hôtel est dirigé, en fait, par une vieille dame acariâtre pour qui, TOUT doit se payer.
La veille de notre départ pour Potosi, à chaque fois que nous demandons à la belle-fille, à quel moment
nous pourrons installer le tandem et la remorque dans l’espace auquel elle pensait, elle nous dit dans 1 heure. Après 3 demandes, bloqués depuis 3 heures et l’heure du repas ayant sonné, elle finit par nous dire que Belle-Maman ne veut pas qu’on mette les affaires dans le local. On lui dit qu’on part le lendemain matin, qu’on a choisi l’hôtel en grande partie pour ça, et on lui demande qu’elle est la solution de rechange. Elle nous dit qu’on peut louer une chambre d’une personne pour y mettre le tandem, normalement facturée 30 bolivianos, mais qu’elle nous fera « gracieusement » à 25. Waouh! On la voit « embêtée », nous le sommes aussi, on accepte.
Le soir, où nous rentrons de notre virée Potosi / Sucre, nous ne nous posons pas de question et nous dormons dans cette chambre. Le lendemain, nous partons tôt faire le tour des agences avec Félix et Stéphanie, rentrons tard du fait des mésaventures racontées plus haut. Le matin suivant, la belle-fille dit juste à Corinne : « vous ne pourrez pas continuez à dormir dans cette chambre qui est prévue pour une personne ». On part pour le Sud-Lipez, on verra donc ça à notre retour, pensons-nous. Mais dés notre arrivée, ils sont là tous les 3, Belle-Maman, Belle-Fille et Fils (inexistant) et ils veulent que l’on partent sur le champ. Nous, mais aussi Stéphanie et Félix qui ont mis leur tandem et leurs sacoches dans la chambre, le temps de la virée au Sud-Lipez.
Nous avons 2 arguments forts. Nous n’avons pas payé toutes les nuits et nous avons la clef du cadenas qui ferme la porte de la chambre. Comme en plus on a prévu de prendre le train pour la frontière le lendemain, on se dit qu’on va les envoyer paître, dormir dans la chambre cette nuit, et solder tout ça demain matin. Mais je commets une grosse erreur; J’ouvre le cadenas alors qu’ils sont encore là et surtout je laisse la clef sur le cadenas. La belle fille plonge sur le cadenas et le fourre dans sa poche. Plus moyen pour nous d’utiliser la chambre. En plus, ils ne veulent pas donner de chambre à Stéphanie et Félix.
Nous sommes obligés de les menacer de ne pas les payer du tout, pour qu’ils nous donnent une nouvelle chambre, à nous et aux « globetandémistes ». Nous faisons donnant-donnant, nous les billets dans une main, et eux les clefs des chambres. On leur aura laissé une petite fortune (pour la Bolivie), avec le temps que nous y avons passé. Nous même, mais aussi Stéphanie et Félix. Le lendemain, on se fâchera encore, car ils ne veulent pas qu’on laisse nos affaires où que ce soit dans leur hôtel. De jeunes anglais acceptent de les mettre dans leur chambre, la vieille mégère arrive et les menace. Nous les y laisseront quand même le temps d’aller manger, mais pas plus, de peur qu’ils ne soient vraiment embêtés.
Les tandems et la remorque que nous avons fait enregistrer sont dans la salle des bagages spéciaux de la gare. Le train que nous allons prendre tous les 4 ne passant qu’à 2h20 du matin, nous avons une longue journée devant nous. Nous ne voulons pas nous trimballer toutes les sacoches et nous cherchons donc une solution.
Un hôtel acceptera de nous les garder jusqu’à 22h00 pour 4 bolivianos par bagages. Petits ou gros, même prix.
Les nuits à Uyuni sont frisquettes. En revenant chercher nos bagages, craignant le froid, nous demandons au réceptionniste de l’hôtel si on peut rester un petit moment dans le salon qui se trouve juste devant la réception. Il nous dit : « pas de problème, c’est 5 bolivianos par personne ». On n’en pleut plus! On sort très dignement et on a la chance de trouver un café qui nous permet de rester au chaud jusqu’à minuit, après quoi on va tuer le temps dans le hall de la gare.
Le dernier épisode « d’Uyuni, c’est la folie! » va se dérouler pour l’embarquement des tandems et de la remorque, dans le train. Il y a, ce jour-là, énormément de bagages à charger. En fin de matinée, il y a eu de grosses difficultés pour que Stéphanie et Félix puissent prendre leurs billets, du fait de ce problème de place pour les bagages « spéciaux ». Nous , nous avions déjà nos billets depuis quelques jours.
Il y avait également ce matin-là, un motard qui souhaitait enregistrer sa moto. Pensant être « en concurrence » avec le tandem de Félix et Stéphanie, il essaiera même, devant nous, de « corrompre » l’employé de l’enregistrement et le chef de gare. Mais l’employé, préposé à l’enregistrement, voulant essayer d’arranger tout le monde va accepter de prendre tous les bagages. Il nous dira avoir organisé les choses pour que tout puisse être embarqué…Tu parles, Charles!
A l’arrivée du train, à 2h20 du matin, avec le quai complètement bondé, on sent déjà que tout le monde est bien excité. Les filles sont montées dans le train avec les sacoches pendant que Félix et moi, restons sur le quai pour surveiller l’embarquement de nos montures et de la remorque.
Les employés décident d’embarquer en premier la moto. Pas de problème. On les aide, avec le motard, à hisser la bête dans le wagon en la faisant rouler sur une planche de fortune, dont un bout est posé sur le quai, plus bas d’au moins 1m20. Nous pensons qu’ensuite, c’est le tour des tandems. Penses-tu! Le responsable du wagon nous dit « non, non » et il charge des tonnes de trucs en nous repoussant à chaque fois. Ça court dans tous les sens. Personne avec qui parler. Le chef de gare, le responsable de l’enregistrement, sont dans un état second. Le temps passe, nos vélos et la remorque sont encore sur le quai. Et tout d’un coup, le responsable du wagon nous montre l’autre bout du train et nous dit : « vite, vite ».
On comprend qu’on doit rapidement emmener nos tandems vers l’autre extrémité du train. Félix a la possibilité de faire rouler son tandem sur une roue qui n’est pas bloquée. Nous, nous avons emballé les 2 roues et nous ne pouvons donc pas le faire rouler. Porter seul un tandem n’est déjà pas chose facile, mais courir avec, en plus, est quasi impossible. J’en bave. Je porte, cours en hurlant pour demander de l’aide aux gens qui sont encore sur le quai. Il faut dire que la cloche qui annonce le départ imminent du train, a retenti. Le motard a disparu, ce qui ne nous étonne pas. Par chance, un brave homme va venir à mon secours et m’aider à porter Aucéba. Arrivés près de la tête, l’employé qui nous accompagne, hyper excité lui aussi, s’arrête, se retourne, semble ne plus savoir quoi faire. On est comme des idiots sur le quai quasi vide maintenant, et Félix et moi qui hurlons : « Où, Où? ». Pas de réponse. On repart vers l’avant. Cette partie du train n’est pas éclairée, elle est hors quai.. L’employé essaye d’ouvrir un wagon de marchandises, n’y arrive pas, essaye le 2ème qui, lui, s’ouvre. Félix allume sa lampe frontale pour y voir un minimum et là, stupeur, le wagon est plein à « raz la gueule ». Ça crie de tous les côtés, le train doit partir. On va tant bien que mal parvenir avec Félix, à coucher les tandems l’un sur l’autre tout en haut de l’amoncellement d’objets que nous ne pouvons pas identifier. Pas de possibilité d’amarrer quoi que ce soit. Dans la manœuvre, je perds l’équilibre, essaye de me rattraper et je me perce la main avec je ne sais quoi. Le wagon est refermé, nous courrons pour parvenir à monter dans le train avant qu’il ne s’ébranle. Je ne sais même pas si la remorque a été embarquée ou non. Je veux me renseigner. Félix m’incite à monter sans tarder. Je veux savoir. J’aperçois un contrôleur à la porte d’un wagon, je monte. Dés que j’ai franchi la porte, il la ferme à clef, m’interdisant de redescendre alors qu’il ne peut me répondre au sujet de la remorque et que je tiens à regarder au moins sur le quai et dans la salle des objets « spéciaux ».
Rien à faire, le train démarre et je me dis qu’après une telle journée, le comble serait que la remorque soit restée à Uyuni. Le contrôleur percevant mon inquiétude, se renseignera et viendra me dire, 1 heure après quand même, que la remorque a bien été chargée et qu’elle se trouve dans le wagon des bagages.
Pour ce qui est de la découverte de nouveaux paysages, nous avons été ébahis par la beauté des sites que nous avons pu admirer au Sud-Lipez. Les lagunes, les montagnes, les déserts, les animaux, tout est un enchantement de couleurs, de formes, de types de roches. C’est une région très isolée, difficilement accessible, très venteuse et particulièrement froide. Le fait que nous soyons seuls sur la quasi totalité des lieux que nous avons découverts, nous aura permis de vivre ses instants avec le sentiments incroyable d’avoir ces lieux pour nous seuls. Le seul « bémol » que nous mettons à cette excursion de 3 jours est lié aux déplacements. Bien bien trop longs, en voiture.
Avant de vous raconter nos premiers tours de roues en Argentine nous voudrions faire notre « traditionnel » petit bilan du pays que nous venons de quitter. Cette fois-ci donc, celui de la Bolivie, où nous aurons tout de même passé presque 1 mois.
Nous avons très peu roulé en Bolivie. Seulement 5 jours! Nous avons passé beaucoup de temps dans des sites comme La Paz et les iles du lac Titicaca côté bolivien. Nous avons adoré ces endroits, que nous avons pu en partie découvrir accompagnés d’amis boliviens. Nous avons aimé ce pays. Dans quelques années, vu les travaux gigantesques engagés, les routes seront bien meilleures et permettront d’effectuer à vélo, certaines des liaisons que nous avons effectuées en train ou en bus. Il est vrai que certains les font déjà à vélo, même dans leur état actuel.
Nous avons trouvé, en point négatif que globalement dans les endroits « touristiques », les boliviens aiment nous réclamer de l’argent pour tout. Marcher, photographier, bientôt respirer peut-être…
Ci-dessous, une liste à la Prévert, d’éléments qui nous ont marqués. Anecdotiques ou plus sérieux :
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Les boliviens jettent facilement les déchets et plastiques par la fenêtre des bus et des voitures. Mais néanmoins, la Bolivie est nettement plus propre que le Pérou
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Les personnes âgées ne semblent pas faire l’objet d’attention particulière de la part du reste de la population qui n’a pas d’égards spécifiques pour eux. Ils sont bousculés comme n’importe qui dans la rue. On ne leur cède pas la place dans les bus ou collectivo, même s’ils sont très faibles.
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La télévision ici aussi est souvent allumée. Mais peut-être moins, tout de même que dans les pays précédents, à l’exception de la France.
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Prix :
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une chambre « matrimoniale » avec SdB et eau chaude : env. 60 bolivianos ( env.6,5€)
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prix moyen d’un repas : 12 bolivianos (env. 1,30€)
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une bouteille d’eau (2 l) : 4 bolivianos (0,5€)
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repas le plus cher : 180 bolivianos pour 2 (20 €) anniversaire de Coco (50ans)
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repas le moins cher : 1, 50 bolivianos (env. 0,16 €) – dans la rue, sur des bancs sans table, sous une bâche près du marché central de La Paz.
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Ici comme au Pérou :
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la quasi-totalité des animaux sont en liberté.
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Tout le monde se promène avec son rouleau de papier toilette.
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Le papier toilette usagé ne se jette pas dans la cuvette des WC mais dans la poubelle.
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Evo Morales, le président actuel, est en tête des sondages pour les élections présidentielles qui se dérouleront en Décembre de cette année. Comme au Chili et au Pérou.
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Et enfin, une petite synthèse de notre périple en Bolivie :
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26 jours : du jeudi 24 Septembre au lundi 19 Octobre
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24 jours de franc soleil, 1 jour nuageux, 1 jour de pluie
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275 kms à vélo
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la plus longue étape en distance : 109 kms pour relier Sica-Sica à Oruro.
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la plus longue étape en temps : 5h26 sur le vélo de Sica-Sica à Oruro
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la plus courte étape en distance : 3 kms pour aller de la gare de Villazon à la frontière argentine.
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La plus petite moyenne : 12,7 km/h pour relier Uyuni au Salar (et pourtant c’est plat! Mais c’est de la piste)
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24 jours passés à plus de 3500 mètres
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répartition de nos 26 nuits par type d’hébergement : 24 hôtels, 1 dans le train entre Uyuni et Villazon (frontière), 1 en camping sauvage
Nous voici donc arrivés en Argentine. Nous avons rapidement profité de l’infrastructure développée des campings en Argentine. Nous avions envie de camper. C’est ce que nous avons donc fait dés les premiers jours.
Nous avons aussi, tout de suite, pu vérifier que l’accueil des argentins et leur sollicitude n’étaient pas des
vains mots. Pour exemple, nous avons été invités, par 8 personnes en 4 jours à venir dormir chez eux si nous le souhaitions. Nous ne pouvions pas être partout à la fois et nous avons donc dû décliner quelques propositions. Nous avons même, parfois, monté la tente dans le jardin des gens qui nous le proposaient.
Nous avons aussi découvert et goûté, un autre aspect emblématique de l’Argentine, à savoir son Maté. Il s’agit d’une boisson, à base d’herbes (yerba mate) que l’on place dans un verre (le Mate). On utilise une sorte de paille (la Bombilla) pour le boire. C’est aussi, un moment social, « de partage ». Le rituel se nomme « La ronda de mate entre amigos » (la ronde du maté entre amis). Le Maté et sa Bombilla, qui ne quitte plus le verre, sont passés d’une personne à l’autre. A chaque fois qu’un « ami » a fini son « verre », il le rend à la personne qui a la thermos. Celle-ci rajoute un peu d’eau chaude au fond du maté par un coin du verre, afin que toutes les herbes ne soient pas mouillées ensemble, et le passe au suivant de la ronde. Et ça tourne comme ça quasiment indéfiniment. Tant qu’il y a de l’eau chaude. On peut dire « merci », par politesse, quand on reçoit le maté. Mais si on dit « merci » en rendant le maté, cela signifie qu’on en a assez et qu’on sort de la ronde. Partout, tout le temps, la quasi totalité des argentins se déplacent avec leur maté et leur thermos d’eau chaude.
Petit, Philippe a beaucoup rêvé de ce pays. Sa cousine Marianne, dont il était amoureux, y vivait. Il adorait faire du cheval et se voyait donc bien vivre dans ce pays et devenir Gaucho (homme marginal, libre, dont les
seuls biens sont son cheval et son couteau. Qui chasse pour vivre et loue, parfois, ses services pour toutes sortes de travaux. Qui fut très respecté en Argentine, car il était l’emblème d’un certain code de l’honneur!). A défaut de devenir Gaucho en Argentine, il deviendra Gauchiste en France…
Le fait que le Che soit argentin, aura certainement aussi participé à cette idéalisation. A ce propos nous sommes allés, par hasard, dans son village, près de Cordoba lors d’une virée pour un pique-nique au bord d’une rivière, avec Martin et Karina.
Plus grand, avec l’apparition de la dictature, il idéalisera beaucoup moins d’y venir et militera même farouchement pour que la France boycotte la coupe du monde de football qui s’y déroula en 1978. Avec le succès que l’on connait…
Arrivés à Buenos-Aires, la vue des différents sites « emblématiques » de la période dictatoriale ont ravivé les
souvenirs de cette époque. La Escuela Superior de Mecanica de l’Arme – L’école supérieure de mécanique de l’armée, qui servit de centre de détention et de torture et d’où partaient Los Vuelos de la Muerte : les vols de la mort. Les « disparus », martyrisés, étaient embarqués dans un avion et ensuite jetés dans le vide au dessus de la mer. Au Portugal aussi, c’était « raffiné », les disparus étaient mis, pieds et poings liés, dans une barque dont le fond était ensuite percé… Nous sommes également allés sur la plaza de Mayo où les « folles de la place de mai », mères de disparus, tournent tous les jeudis, avec un foulard blanc noué sur la tête et une photo de leur(s) disparu(s), en réclamant de savoir ce que sont devenus leur(s) enfant(s).
Nous avons senti depuis notre entrée dans le pays, en discutant avec de très nombreuses personnes, un bouillonnement, une excitation, une exaspération envers la « classe dirigeante » et les hommes politiques en particulier, qui nous font penser que quelque chose « couve ». L’avenir nous dira…
Nos premiers tours de roue en Argentine, auront été l’occasion pour nous, de franchir le cap des 5000 kms, et de nous adonner à notre séance photo devenue maintenant, traditionnelle…
Nous avons pour la première fois de notre vie, mangé dans des wagons-restaurants et dormi dans une cabine couchette . Nous nous sommes crus pendant quelques heures aventuriers dans l’Orient Express…
A Salta, superbe ville du nord de l’Argentine, nous avons été invités à l’inauguration d’un magasin de gnomes et de fées, ce qui nous a permis, outre de rencontrer beaucoup de gens sympas, de boire du
champagne. Ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Le même soir, nous sommes allés écouter une de nos rencontres de la journée, qui joue de la musique saltanaise (un artiste qui chante accompagné de sa guitare. Tout le monde peut venir jouer avec lui d’un instrument qu’il aura apporté, et/ou chanter avec lui, s’il le souhaite. Ambiance garantie) dans un bar - restaurant très réputé pour ce genre d’évènement. Nos copains saltanais, Alicia, Nathalie et Eugénio qui nous y accompagnaient, nous auront permis de faire plein de découvertes dans cette ville très jolie.
Nous avons également eu la chance qu’un copain
cyclotouriste français, Sébastien Rambour, nous envoie les coordonnées d’amis à lui, qui habitent à Cordoba. Nous n’avions pas prévu d’y passer, mais suivant notre règle : Si on est invité, on y va…, nous avons intégré cette ville dans notre périple. Et grand bien nous en a pris. On est « tombé » sur un couple adorable, débordant de vie. Karina et Martin nous ont accueillis avec une gentillesse et une générosité incroyables. Ils nous ont fait partager leur passion de la nature, leur connaissance de la culture argentine et de leur ville en passant énormément de temps avec nous. Nous retournons d’ailleurs les voir dans quelques jours.
Vendredi soir à l’aéroport international de Buenos-Aires, nous avons accueillis Florence (Stéfani) et Christine (Colin). 2 copines, cyclotouristes françaises membres de CCI (Cyclo Camping International), elles aussi. Elle arrivent en « éclaireurs » d’un groupe plus nombreux qui va débarquer dans quelques jours. Nous étions avec nos cousins, Carlos et Marianne qui ont été bien efficaces pour que leur transport vers la capitale, avec leurs montures, ne se transforme pas en une grosse « arnaque » économique. La société qui les véhiculait voulant leur faire prendre, une camionnette pour les vélos, un taxi pour les autres bagages et un taxi pour elles deux. Carlos, très persuasif et joignant le geste à la parole, obtiendra que tout, y compris elles, soit embarqué dans la seule camionnette.
Le lendemain, nous nous sommes baladés tous les 4, à travers la ville, accompagnés de Carlos comme guide personnel. Elle sont parties dimanche, vers la région des 7 lacs, au centre du pays, au pied de la Cordillère. Nous même, allons y aller dans une ou deux semaines. Peut-être retrouvera t-on le groupe pour pédaler quelques jours avec eux, ou au moins « boire un coup », comme nous l’évoquons ensemble depuis plusieurs mois… Qui vivra verra!
En terme de découverte, nous avons aussi eu un épisode « survie ». Dans la Quebrada de Huamauaca. Pour la 1ère fois de notre vie nous avons connu « l’angoisse » de manquer d’eau. Sur une portion d’environ 50 kms entre San Salvador de Jujuy et Salta, avec une végétation luxuriante, des monts et des vallées, et quasiment aucune maison. Il fait très beau, très chaud. Nous avons fini nos gourdes et nous n’avons pas croisé une maison depuis très très longtemps. Il nous reste environ 20 kms à parcourir, les choses ne se présentent pas très bien…. Mais comme d’hab, la chance nous sourit. On rencontre deux jeunes garçons sur un cheval. On leur demande s’ils ont de l’eau. Ils n’en ont pas, mais nous indiquent une ferme qui se trouve à environ 2kms de là. Nous y allons. Corinne rentre dans la propriété qui semble « endormie ». Par chance, le gardien est là et Corinne peut remplir nos gourdes. Plus de peur que de mal. On pourra donc continuer à vous faire partager nos aventures….
On est comme des coqs en pâte ici, à Buenos Aires, choyés par Marianne et Carlos… On en profite en se laissant porter. On part en fin de semaine pour les chutes d’Igazu, à la frontière avec le Brésil.
En attendant, on vous embrasse. Soyez sympas, n’oubliez pas de nous mettre un petit message en utilisant les commentaires à la fin de l’article.
A très bientôt,
P.S. Pour voir la legende des photos, il suffit de positionner la souris dessus. Et, via l’onglet:”photos”, vous pouvez voir plus de photos des pays traverses.












novembre 3rd, 2009 à 21:49
Eh ben dites donc ! quelle épopée …
Vous allez avoir des souvenirs à ne plus savoir qu’en faire.
Bravo pour vos photos, elles sont magnifiques (ma préférée : l’arbre de pierre) et merci pour les textes animés. Je vous tire toujours et plus que jamais ma révérence !
… Nous, de l’autre côté de l’océan atlantique dans un petit pays qui s’appelle la France, nous attendons d’un jour à l’autre la venue au monde de 2 petits garçons (ceux d’Arnaud et Gwénaëlle, des jumeaux) qui vont certainement nous changer notre rythme de vie actuel ! voilà pour les nouvelles Yerroises.
Je vous embrasse bien fort et pense -of course- bien à vous. Bisous, claudine.
novembre 3rd, 2009 à 23:45
bonjour à vous
pour nous la Bolivie, c’a été un magnifique souvenir (en dehors de la route de Potosi à Uyuno qui a été un véritable enfer)
à part quelques volées de cailloux voire de douche avec de l’inca cola bien collant, pas eu de pb particuliers.
et encore, nous ne parlons pas espagnol, tout juste le français.
je pense que j’ai une négociatrice redoutable qui en fait reculer plus d’un, y compris peut etre evo morales et le sentier lumineux.
nous arrivons au vn le 11/2,rdv à fixer au nord ouest du tonkin
requinquévez vous en globules rouges en mangeant de bonnes parrillas à la francese et aussi un petit coup de vin rouge local.
est ce que vous avez pensé à vérifier l’état de votre chaine ?
toupetivelo
novembre 4th, 2009 à 00:35
Salut mes amis, quelles péripéties et quels stress vous avez dû avoir à la fin du périple Bolivien ! J’espère que la main va mieux Philippe ! En tous cas, les photos sont superbes et vous aussi.
Soyez sympas avec ces pauvres chiens, vous savez que je suis un défenseur de la cause animal
En France, nous ne sommes pas cernés par les chiens, mais plutôt par des virus et autres gros rhumes … ça tombe comme des mouches !
Je vous embrasse, à très bientôt avec hâte de vous lire
novembre 4th, 2009 à 01:32
Estimados Corinne y Phillip, que Dios los proteja e ilumine para que esta gran aventura sea un exito que gozen de buena salud y que les esperen bon temps……….es el deseo de Charles y Marianne……………..
novembre 4th, 2009 à 08:13
Quelle épopée !… Mais, une fois de plus, la conclusion est que l’argent corrompt tout !… L’ère de “l’argent-roi” finira-t-elle un jour ? On peut en douter, quand on voit repartir tous les délires autour de la bourse !
Ceci dit, vous vivez des moments exceptionnels, que nous suivons avec vous … par la pensée !
Votre blog nous permet aussi d’avoir des nouvelles de Claudine, notre “fille d’adoption” !
Quant au problème des personnes âgées, je ne crois pas qu’il soit particulier à la Bolivie : nous pouvons le vivre tous les jours en France, où nous nous faisons bousculer sur les trottoirs et où les cheveux blancs de grand-père n’incitent que très rarement à lui céder une place dans les transports en commun.
novembre 4th, 2009 à 12:43
NOUS GARDONS UN TRES BON SOUVENIR DE LA BOLIVIE
Je ne voudrais pas qu’à la lecture de votre blog les cyclos intéressés par ce pays rebroussent chemin.
Je fais donc pas de notre expérience ; nous avons roulé en bolivie en 2007, 800 km, certes les routes n’étaient pas superbes, nous n’avons jamais été arnaqué ( et pourtant nous ne parlions pas l’espagnol ); à uyuni, l’agence a été au top, chauffeur, voiture, repas; nous avons même pu laisser nos vélos et nous bagages pendant 3 jours gratos !
VOUS N’AVEZ PAS EU DE BOL…
bon, mais même en France on retrouve ces problèmes, qui ne s’est jamais fait arnaquer et qui trouve facilement un petit hotel qui garde pendant plusieurs jours tout votre bazar.
ce sont les aléas du voyage….
Vous superbes photos nous font revivrre les bons moments passés en Bolivie.
Passez de bons moments en Argentine, j’attends vos commentaires avec impatience.
bises
anne marie
novembre 4th, 2009 à 15:21
Merci pour ce (long) billet. On devient comme des enfants gatés : j’attendais avec impatience le reste de votre récit, plein de rebondissements.
Félicitations pour faire face à l’adversité et les galères (l’hotel à Uyuni, le départ précipité en train, etc,..).
Comme toujours, beaucoup de détails et un style qui nous fais parfaitement vivre votre quotidien.
Pas ailleurs, je ne sais pas de qui est cette phrase, mais pour moi, elle va devenir collector : “A défaut de devenir Gaucho en Argentine, il deviendra Gauchiste en France…”. J’adore !!!!!!!!!
Bonne continuation
novembre 4th, 2009 à 15:26
Pensant qu’il peut y avoir eu une incompréhension, nous voulons apporter quelques précisions.
Nous gardons nous aussi UN EXCELLENT SOUVENIR DE LA BOLIVIE.
Nous nous sommes régalés à traverser ce pays et à le visiter. Tout le monde a été adorable avec nous durant toutes ces journées.
Mais POUR NOUS, Uyuni fait exception, et est complètement “dénaturée” par le tourisme de masse.
Il est vrai que des touristes rencontrés, et nous l’avons écrit, ont été satisfaits de leur passage dans cette ville. Mais il est vrai aussi, que de nombreux autres ont eu des soucis.
Le dire n’interdit pas d’y aller, mais restitue notre histoire.
Bises et amitiés à Amaba … et à tous les autres,
Philippe & Corinne
novembre 4th, 2009 à 16:50
Bien qu’éprouvantes pour vous, vos péripéties au niveau des
transports ne manquent pas de piquant, tout se négocie !
La qualité de vos récits nous conduit à l’évasion, nous en
avons besoin en cette période automnale.
Toujours de très belles photos, elles illustrent parfaitement
votre périple.
J’ai terminé mon “petit voyage itinérant”, très belles
découvertes dans une région que je ne connaissais pas.
Ce soir j’ai prévu de sonner chez les ptits loups.
Prenez soin de vous, que Philippe surveille bien sa blessure.
Grosses bises.
novembre 5th, 2009 à 23:04
Salut à vous
Quel plaisir de vous lire.
Ces bonnes colères de voyageurs à vélo nous rappellent des souvenirs…vivants ! Les pires pour nous étaient en Chine et en Inde. Après, tout ça, reste que de droles souvenirs et si ça peut vous rassurer cet été en Bretagne on a revécu ça…avec la SNCF, l’exotisme au bout du chemin !
Pour notre part, nos 2 expériences à uyuni (en vélo et en 4X4) ont été très positives. Seul bémol, l’ultra bas débit des cyber cafés qui ne nous a pas permis de partager nos belles photos de ce coin exceptionnel.
Nous avons aussi adoré le nord ouest argentin que vous venez de parcourir : un de nos best of du tour du monde.
Alors profitez profitez, la vie est plus monotone ici…malgré un sympathique wend automnal avec CCI en Aveyron !
Bonne continuation
Caroline et Xavier, CCistes rencontrés à Bagnac/Célé
novembre 6th, 2009 à 11:22
Nous avons bu vot’e beulle boutillou, beulle mais ben p’tite !
C’est vrai…Nous ovons lu aveque boucoup d’attention vot’ bloôôg.
C’est la vrai vie, miladiou.
Ah, c’est l’Annif de Danielle la …la…la…la
Arrêteuh ! vont appeler les gondarmes
M’enfin, peurquoi ?
Vieux motard que qu’ jamais :
Joyeux anniversaire Corinne !
Ça va mieux Danielle ? Ne renverse pas ton verre et prend leu clavier
Fa gaffe elles sont ben ptites les touououches.
Le Bon bon bon Bourgooogne de vot’e dépaart
Saint Désert les 9 et 10 du moâââ deu mai
Volontairement ou.. oublié
A ressurgi pour mon Annifff
Et je suis sous sous le balcon
Saôule , je suis
Et le lendemain…
une citrouille…la haut ! plus de carrosse
A vous tous qui intervenez sur ce blog, ne vous méprenez pas
Ce n’est qu’un Incident…
Faites sourire nos amis en leur racontant vos vrais aventures de tous les jours.
A bientoooooôt
novembre 6th, 2009 à 15:12
Ah nous oublions : “vie” et “aventure” c’est féminin..C’est vrai.
Pouvons nous utiliser vos infos pour les fiches par pays, bientôt informatisées.
En attendant votre réponse, veuillez accepter l’expression de nos sentiments les plus déjantés.
novembre 6th, 2009 à 17:12
Bonjour los amigos,
eh! ben di donc que d’aventures en ce moi d’octobe.
cè bien raconté, sans tro de fote. tou cela pour vous dir que nico a décidé de fèr prende dè cour de francé à tou le monde. il tomb dan lè sondage tan mieu. Bon nous on prépar activemen not 1er anivèrsèr de mariage, on sera aussi nombreu co mariage, sauf vou, mè ne vou inquiété pa, jé prévu un peti discour sur vot périple. On vous m, on pense bien à vou, profitez,comme vous savez le faire si bien. grosse biz, les toujours jeunes mariés. les foto son magnific.
novembre 7th, 2009 à 09:53
Ouaouh !!! et bé que d’événements et de jolis choses ! c’est vrai que vos photos sont magnifiques et précisent bien vos écrits toujours aussi intéressants.
Après cette lecture je n’en ai que plus envie de partir. Et tant mieux : c’est pour le we prochain… enfin !
J’ai enregistré votre adresse dans ma liste de diffusion. Donc, sauf avis contraire, vous recevrez qq news pendant mon voyage. Pour les photos ça dépendra de la qualié de la connection.
En attendant je vais profiter encore un peu de mon petitou.
Tous les voyageurs que j’ai eu le plaisir de rencontrer sont revenus enchantés de l’Argentine avec de très bons souvenirs autant des contacts que des paysages. Alors continuez à vous régaler, profitez bien et surtout prenez bien soin de vous.
Bonne route, bises
Chantal
novembre 7th, 2009 à 10:34
Merci pour vos nouvelles !
C’est dingue de constater à quel point il faut être prudent quand on cherche à acheter quelque chose dans ces pays.
On dirait que les gens sont tous super sympas et très généreux… sauf quand on commence à parler d’argent.
J’admire votre dextérité et votre fermeté en la matière. Grâce à cela, vous arrivez à bien profiter sans être trop pollués par ces problèmes.
Bonne route !
Eric.
novembre 7th, 2009 à 13:31
Coucou les amis,
SUPERBE l’album photos de la Bolivie.
Nous sommes nullement étonnés par ce que vous nous racontez. L’argent qui circule dans les lieux touristiques dénature les échanges humains, nous pensons que ceci est vrai dans n’importe quel pays a des degrés différents selon le niveau de vie des habitants.
Bon Anniversaire Coco, cela me fait penser que j’aurai 50 ans dans deux ans. J’aimerai le fêter dans notre nouvelle maison, à Ferran et avec votre présence.
Pendant que vous campez et peut-être avez-vous trop chaud, chez nous, les couleurs d’automne sont au summum de leur beauté, les érables…
Les chutes d’Igazu! veinard, Ferey m’en a beaucoup parlé, des chutes et de la végétation environnante. J’imagine le bruit, la fraicheur, l’embrun.. C’est surement plus beau que les chutes du Niagara car plus sauvage.
Régalez vous et racontez nous.
On vous embrasse.
novembre 9th, 2009 à 00:01
Remarquable, à tous les points de vue, toujours dans la bonne humeur. Bravissimo. Arnaques: avons vu un peu l’équivalent avec un taxi à Buenos-Aires : il nous a fait croire qu’on avait donné 5 pesos - qu’il avait sorti de sa poche - alors qu’on avait donné 50 (il a échangé subrepticement les 2 billets dans sa poche); impossible de nous en défaire. Ce coup est parait il classique à Bs As: ne donnez pas le bilet sans témoins; donnez-le au dernier moment. Bon anni à Corinne et bon rétablissement de la main de Philippe. Bises. BMB
novembre 9th, 2009 à 08:05
Bonjour les Gdrs Loup,
Mon ordi me joue de vilains tours en ce moment.Je viens donc tout juste de lire mon roman preferé,qui commencer à me manquer
serieusement.
Bon je constate que l’aventure avec un gdr A continue,avec ses
bons et mauvais moments.
A regarder les photos il me semble que vous avez perdu du poid
tous les 2.Mais surtout toi Coco.
Ici la neige à fait son apparitions.Le sommet du Jura est tout
blanc.Bientôt je vais chausser les raquettes.Trés bon entrainement avant de reprendre” BAOBAB” qui hiberne.
Je voudrai envoyer plein de GROS bisous à nos amis Martine et Ferey et leur dire que l’on pense souvent à eux.
Chers Gdrs loups on vous embrasse,on vous aime,bonne rte.
cricri et mimi
novembre 9th, 2009 à 17:47
Que d’émotion sur la fin de votre séjour en Bolivie, on a l’impression de lire un roman dont on peut pas arrêter la lecture avant de connaitre la fin de votre mésaventure. Pour une fois cela ne nous donne pas envie de connaitre ce pays comme les autres. Nous aussi nous avons vu des lamas galopants mais s’était au cirque Pinder samedi dernier. Votre séjour en Argentine à l’air de se dérouler à merveille et pourvu que ça dure.
A bientôt.
novembre 10th, 2009 à 15:04
Bonjour,
C’est toujours un plaisir de lire vos aventures. Vos photos me font rêver surtout depuis que vous êtes en Amérique du sud. C’est un rêve de gamin d’aller sur ce continent.
Je vous souhaite une bonne continuation.:)
novembre 10th, 2009 à 20:09
Bonsoir les voyageurs,
Encore quelques émotions par procuration, que de péripéties pas très agréables mais qui vont vous laisser des souvenirs innoubliables. Nous pensons à vous.
A plus tard de vous lire
Jeanne
novembre 10th, 2009 à 22:37
Avec un peu de retard, en fait je ne le savais pas :
JOYEUX ANNIVERSAIRE CORINE
Les argentins (grand joueur de rugby) ont paraît-il de la viande exceptionnel.Moi qui suit un “carnivore” pourriez vous me le confirmer
Bonne continuation
novembre 15th, 2009 à 18:54
content d’avoir de nouveau de vos nouvelles, je découvre à vous lire tous ces pays qui me sont inconnus, c’est un véritable plaisir de voir les photos qui accompagnent vos écrits, tous cela ne me donne qu’une seule envie, celle de partir et de voyager, merci à vous et Bonne continuation
Luc
novembre 16th, 2009 à 17:24
hello
Zut flute !! j’avais écrit un long message qui n’est pas âssé
Je recommencerai plus tard
Bises du bout du monde !!! Mi-Marie à USHUAIA!!!
novembre 18th, 2009 à 22:40
Bonjourles voyageurs du monde
Nous suivons avec attention vos exploits le mot n’est pas trop fort.Malgre tous ces kms vous semblez etre en pleine forme cela fait très plaisir.
Nous sommes heureux de voir votre avec quel optimisme vous vivez vos petites mesaventures c’est une belle leçon.
je m’ennuie personnellement de ne pas pouvoir discuter avec philippe pour les régionales , de parler de Ségolene , enfin notre petit discour d’avant enfin il y a un bon coté dans l’histoire c’est que je n’ai personne pour me contrarié aussi j’en PROFITE.
NOUS VOUS FAISONS DE GROSSES BISES A BIENTOT
Les Gowie’s
novembre 22nd, 2009 à 20:10
Coucou ! Je pense qu’au retour il faudra que vous vous fassiez éditer le récit de votre périple car c’est passionnant.
Vite…il me tarde de lire la suite…
Bisous.
MOMO.
décembre 5th, 2009 à 02:03
Bonjour à vous, Corine et Philippe,
Quel beau voyage plein de surprises. L’ivresse de la vie hors du moule. Lorsqu’on revient de tels contextes différents, on doit forcément avoir des vues modifiées sur beaucoup de choses. Comme le dit la seule phrase retenue par moi de ceci, appris à l’école : “Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage, ou comme cestui là qui conquit la toison et puis est retourné, plein d’usages et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge…” Prenez bien soin de vous. Bonne route!