Nous reprenons notre histoire, là où nous nous étions arrêtés, à savoir à Andahuaylas, dans l’association « Munay ».

Nous sommes installés dans les locaux de l’association à Munay Wasi. Là, nous sommes les seuls « non péruviens ».

Raul, le coordinateur des projets de Munay, nous fait visiter le site. Il y a:

  • une école pour les petits de 3 à 5 ans, qui sont environ une quarantaine avec 6 assistantes maternelles.

  • une classe pour les enfants de 6 à 8 ans.

  • un cabinet dentaire superbement équipé, mais qui ne fonctionne que lorsque qu’un dentiste volontaire y vient.

  • une bibliothèque avec ludothèque pour les enfants.

  • des dortoirs pour les volontaires qui viennent travailler dans l’association.

  • une cuisine, ainsi qu’une cantine, qui fonctionnent avec l’école.

  • une salle commune dans laquelle se tiennent des réunions de quartier ou bien des séminaires, ou encore des fêtes. Et, en ce moment, pour 3 jours, cette salle sert de dortoir pour une soixantaine d’enfants qui sont en classe découverte.

Le soir nous allons faire quelque courses dans le quartier pour manger. Corinne qui est mal fichue s’abstient, elle est vraiment patraque, elle a froid et pratique avec assiduité les toilettes!

Nous venons d’entamer notre cinquième mois de voyage. C’est incroyablement riche ce que l’on vit. Le temps file….

Le lendemain, nous avons rendez vous, sur la Plaza de Armas, avec Raul, qui va nous servir de guide, aussi bien pour les activités de MUNAY, que pour les visites « touristiques ».

Nous allons commencer par visiter le marché d’Andahuaylas. Il est gigantesque. On y trouve de tout. Philippe s’y achète un lance-pierre, en souvenir de son enfance et également pour éloigner les chiens si nécessaire. Mais il a bien perdu la main, et Raul doit l’initier au maniement de cette arme très utilisée ici. A la fin de la journée, tout de même, il parvient à tirer une pierre sans s’exploser un des doigts qui tient le lance-pierre.

Ensuite nous passons chez Raul, pour y prendre la voiture et retrouver Nieves, sa femme. Elle est entrain de laver le linge avec l’aide d’une étudiante qui suit des cours le soir, et vit chez eux en accomplissant divers travaux ménagers. Ce mode de fonctionnement semble répandu au Pérou. Les gens « emploient » quelqu’un, à qui ils paient des études.

Il y a également, une deuxième jeune fille qui s’occupe également des tâches ménagères et des enfants.

Nous partons tous les quatre, à la Laguna de Pacucha, à environ 15kms d’Andahuaylas. Le site est superbe, c’est un très grand lac entouré de montagnes somptueuses. Nous le contournons pour aller dans la montagne, voir une école ouverte récemment par Munay pour toute une communauté de paysans. Les enfants y sont une douzaine « encadrés » par une institutrice. Des mamans s’occupent de préparer le repas dans la cuisine extérieure, accolée à l’école(frites, bien sûr). Il y a aussi une douche solaire et des WC secs. Raul se met en colère avec le maçon car celui-ci a arrêté les travaux de la douche solaire ,faute de matériau. Raul n’est pas content de ne pas avoir été prévenu et qu’il ait fallu qu’il vienne pour s’en rendre compte. Cet après-midi, il va donc s’occuper de faire livrer un camion de sable….

En revenant vers la Laguna, nous visitons les ruines de Sondor. Superbe site Inca. La vue depuis le point le plus haut, (qu’il faut atteindre, soit dit entre nous, le souffle c’est pas encore ça!) est fantastique. Nous sommes seuls sur le site. C’est grandiose.

Nous rentrons ensuite manger chez Nieves et Raul, avant d’aller voir le site de Munay Semillas, grand lieu d’hébergement pour les volontaires de Munay. On y rencontre Luc, arrivé en décembre pour un mois et qui est encore là, voulant même y rester et qui cherche un travail, pour avoir un moyen de subsistance. On y rencontre aussi Pascale, qui est au Pérou depuis 9 mois. Elle a vadrouillé dans le pays pendant 3 mois et est revenu à Andahuaylas pour y finir son séjour, en Amérique du Sud. Son année sabbatique se terminant bientôt, elle rentre le mois prochain en France.

Sur le chemin de Munay Semillas, nous sommes passés par la maison des mères de Munay. C’est un lieu de repos, où les femmes viennent quelques jours avant l’accouchement, qui a lieu, lui, au centre de santé situé à côté, et où elles reviennent après l’accouchement, pour s’y reposer quelques jours.

Munay a également inventé le PEB, le Poêle Economique à Bois, qui ne nécessite qu’un tout petit peu de bois. Ce poêle équipe donc la cantine de la maison des mères.

Nous passons également voir une famille qui a une marraine française via l’association. Cela revient à verser environ 40€ par mois, qui servent à des achats « durables », par exemple poules pour avoir des œufs. Munay a installé des WC secs pour cette famille, qui ne disposait de rien précédemment.

Nous finissons notre « tournée » par le « Paraïaso » (le Paradis en Quechua). C’est un lieu où Munay, avec l’aide d’un « spécialiste » local, fait pousser des semences de toutes variétés pour pouvoir ensuite inciter les villageois à faire un jardin potager, ce qui leur permettra de subvenir à leur diversification alimentaire. La dénutrition est un des principaux problèmes du Pérou. La pomme de terre étant la base alimentaire quasi unique des paysans. Munay est en train de construire un petit laboratoire où ils testeront les semences pour retenir celles qui sont les plus simples à installer et qui ne nécessitent pas trop d’entretien.

La personne qui s’occupe des plants sur place, fait de nombreux essais de plantations. Le site est incroyable., et très vert. Il y en a partout et comme c’est à flanc de colline, pour tout voir, il faut grimper, descendre, regrimper, etc… (no comment sur notre souffle!)

Pendant notre visite, on va d’ailleurs se prendre une bonne saucée. Notre première au Pérou. Mais comme tout finit toujours bien, on profitera juste après d’un superbe arc-en-ciel.

Le lendemain, toujours avec Raul,nous allons dans la communauté de Churubamba. Raul a réservé un mini-bus car outre nous deux, il y a le maçon péruvien qui fabrique les douches solaires, Luc, Margot, et Pascale, les seuls volontaires français de l’association actuellement.

Nous allons dans l’école de la communauté, installée par Munay. Il y a de nombreuses classes. Nous en visitons deux et « el professor » nous explique les difficultés auxquelles il est confronté. Le premier problème est dû au fait que les enfants sont des enfants de paysans et soit, ils ne viennent pas pour travailler aux champs, soit, après l’école, ils doivent aider à la ferme. Le deuxième problème est lié à la langue (Quechua vs Castillan), le troisième à la malnutrition.

Pour résoudre ce dernier point, Munay vient d’installer un jardin, dont l’entretien est assuré par des groupes de tricoteuses. Elles sont déjà organisées en groupe pour le tricot. Munay leur vend la laine au prix coûtant à J. Les femmes paient Munay à J+2mois, le temps d’avoir vendu une partie de leur production. En contrepartie, elles « donnent » du temps pour entretenir le potager, ce qui, à terme, avec l’installation de la serre, leur permettra d’avoir de la verdure à donner à leurs enfants.

Pour détailler les problèmes liés à la langue : les enfants parlent Quechua dans leur environnement familiale, alors que la langue officielle est l’espagnol (le Castillan), ce qui complexifie les apprentissages. Ils ne commencent l’espagnol qu’à partir de la 3ème année.

Pour l’organisation de la classe, les élèves travaillent en groupe de 4, avec un référent dans le groupe, qui peut aider les autres. Il n’y a aucune note individuelle, pour ne pas dévaloriser qui que ce soit.

Dans le jardin de l’école, est installée une douche solaire. Le système de la douche solaire est basique. Une arrivée d’eau avec suffisamment de pression qui descend directement de la montagne. Un T, dont une partie est directement l’eau froide, la 2ème serpente dans des tuyaux peints en noir (pour récupérer la chaleur du soleil) et dont les bouts sont 2 bouteilles fixées sur le tuyeau. Le serpent est composée de 8 tubes et c’est cette succession de tubes qui permet à l’eau d’être chauffée par le soleil. Dès 9h00, quand le soleil chauffe, et jusqu’en fin d’après-midi, il y a de l’eau chaude. Aujourd’hui la douche solaire est réservée aux enfants de l’école. Mais les cours s’arrêtant à 14h30, Munay essaie de voir si la communauté pourrait accepter qu’ensuite la douche puisse être utilisée par les adultes. Toutes les décisions sont prises collectivement dans les réunions de la communauté. Ce mode de fonctionnement semble très souple et efficace. Une fois la décision prise.

On visite également le centre de santé, où chaque jour il y a médecin et infirmier. Ils nous expliquent que les gens ne viennent que lorsqu’ils sont malades et qu’ils veulent une guérison immédiate. Pour eux dans le cas contraire, cela indique que le centre de santé ne sert pas à grand chose. La grosse difficulté réside dans la prévention, dont ils ne perçoivent pas l’utilité.

Avant de reprendre le collectivo qui doit nous ramener à Abancay, nous allons manger avec Raul, Nieves, leur petit fils et Pascale. Après ça, on va boire un coup chez Brice au « Cappuccino ». On en profite pour se connecter en Wi-fi et charger quelques photos sur le site. (A ce propos, allez-vous les voir? Via l’onglet photo du site )

Lorsque l’on arrive au rendez-vous du collectivo, on sent tout de suite lembrouille. Ils nous ont « effacés » de la liste des passagers de 16h00. Là, on se met en colère. On était passé la veille pour changer l’horaire et devant nous, ils avaient fait la correction. On s’installe donc le mini-bus et on attend après avoir poussé un bon coup de gueulante. Ils comprennent qu’on n’en bougera pas, et sans qu’on sache trop leur arrangement, Corinne change de place pour être à côté du chauffeur, et hormis ça, quand le mini-bus part, nous sommes dedans…..

Le retour est somptueux. Les paysages, grandioses, magnifiques, et avec une lumière de fin de journée. C’est un vrai régal. Par contre, on peut déjà dire que nous avons fait la « route de la mort ». La route est étroite et les précipices vertigineux. Lorsque l’on croise un camion ou qu’on doit effectuer un dépassement, on sert les fesses. D’ailleurs souvent dans les collectivos et mini-bus, les péruviens se signent lorsque la voiture commence à rouler. Ça rassure…

Nous voici donc de retour à notre hôtel d’Abancay, où sont restés Aucéba et les affaires. Le matin nous avons rendez-vous avec un chauffeur qui doit nous « monter », le lendemain, au sommet de la collina, à la sortie d’Abancay, sur la route de Cuzco. (33kms d’ascension bien pentue, soit un jour pour nous dans cette configuration). Ce qui va donc nous faire « gagner » un jour et pas mal d’efforts. On n’a pas trop confiance en lui. Le 1er jour c’était 20 soles, hier quand on l’a croisé, c’était devenu 100$. On a raison, il ne viendra pas. Heureusement, hier soir, nous en avons parlé au réceptionniste de l’hôtel qui nous a dit qu’il s’en occuperait aujourd’hui. Et ce matin, avec un petit jeune, Henry, qui fait beaucoup de vélo, ils s’occupent de nous trouver un taxi. On a fixé la barre à 40 soles. Tous les 2 sont postés dans la rue devant l’hôtel et quand un taxi, qui correspond au besoin, passe, ils lui font signe. Le 1er sera le bon. Ils le connaissent tous les 2 et il accepte de nous monter demain matin à 8h00 pour 35 soles. Philippe dit « non ce sera 40 ». On sait pas pourquoi, sauf qu’il lui paraît vraiment sympa, et qu’en plus il est content que le problème soit déjà réglé.

Après ça, pendant que Corinne va charger l’article et mettre les photos, Philippe révise le tandem et la remorque. S’assurer que tout fonctionne, est serré. Un p’tit coup de nettoyage, et on regonfle les pneus. Henry vient voir la bête, et discuter. Il nous apprend qu’il étudie la cuisine, et qu’il va venir en Allemagne l’année prochaine en Août. Sa sœur habite là-bas. On lui donne notre adresse pour qu’il puisse venir en France. Co lui demande une recette typique péruvienne. Il dit « pas de problème je te l’écrirais, et ce soir je vous invite à la maison. Je vais vous faire à manger ». Rendez-vous est pris pour 19h00 à l’hôtel .

Entre temps, on va ranger les affaires pour notre départ de demain. Finalement, le soir, Henry qui n’a pas pu cuisiner, passe nous chercher et on va manger dans un resto « musical » de la rue principale d’Abancay. C’est tellement fort qu’on a du mal à se comprendre et au bout d’un moment, on décroche. Il est gentil comme tout et passionné par la cuisine et l’histoire. En rentrant, il vient discuter un peu dans la chambre, mais au bout d’un moment, on lui fait comprendre qu’on a besoin de dormir pour être en forme demain. Ah, il nous offre 2 livres de cuisine péruvienne. Ce qui comble Philippe… pour qui faire la cuisine est une passion. Ils sont assez légers car il sait que nous sommes en vélo.

Le lendemain, au petit déjeuner, Henri est là, dans la cuisine. L’hôtel appartient à son père. Il nous prépare un « Causa », plat typique du Pérou. Comme on s’est déjà « baffré » de pain, Philippe ne peut en avaler qu’un mais Co parvient à manger les deux.

On arrive au col vers 9h30. On enfourche Aucéba et moins d’une heure après, on arrive aux portes de Curahuasi. On s’arrête pour faire les photos de nos 4000 kilomètres et alors que nous sommes entrain de ranger, une voiture s’arrête à notre hauteur. Un jeune d’une trentaine d’année, Harold, en sort et nous demande s’il peut faire des photos. On lui dit pas de problème et on commence à discuter. De fil en aiguille, on s’échange nos adresses et il nous dit qu’il y a une super ballade à faire à Curahuasi. Aller voir le Canyon de l’Apurimac, depuis le mirador auquel on accède par un chemin de montagne . Au bout d’un moment, il nous dit, « si vous êtes d’accord, on laisse votre équipage chez un ami à moi qui habite à 2 minutes et je vous emmène ». Ni une, ni deux, c’est parti. On débarque donc chez Werner, le fameux ami. On y laisse tour notre attirail et on monte dans la voiture d’Harold. En fait Werner, qui est ingénieur agronome et qui travaille à la municipalité, va nous accompagner aussi, en moto, avec son neveu Braulio. On monte sur un chemin de montagne qui a été inauguré par la municipalité mercredi dernier, soit il y a 2 jours. Arrivés au bout du chemin, on laisse voiture et moto et on continue à pied. On va d’abord au mirador de Capitan Roumi (le capitaine des pierres – en quechua). Le vertige de Philippe l’empêche de s’approcher de trop du précipice. Le canyon est vertigineux. C’est le plus profond du monde – 13400m.. On continue ensuite vers le mirador de San Cristobal, qui est le point d’observation le plus haut. Et bizarrement, pendant la marche le vertige de Philippe disparaît quasi complètement, et il peut s’approcher, faire des photos… L’altitude nous rend l’ascension difficile, et nous faisons de multiples pauses, alors que nous voyons bien que les autres n’ont aucune difficulté. Le paysage est grandiose. On voit des condors. Un feu apparaît devant nous sur une montagne en contre-bas. L’agriculteur qui brûlait son champ (courant au Pérou), n’a pu le maîtriser bien évidemment, et il prend vite de l’ampleur poussé par le vent. On apprend alors que dans ce cas, ils ne peuvent rien faire, car même il n’y a pas de pompiers à Curahuasi et de toutes façons, il n’y a pas d’eau pour éteindre les feux!

Nous nous sommes régalés avec cette superbe randonnée, et nos accompagnateurs. Nous redescendons et nous allons manger avec Harold au restaurant de l’hôtel que nous avait recommandé Henry. Chose rigolote, c’est le père d’Harold qui a été l’architecte de cette hospédaje.

Werner vient nous rejoindre pour discuter. En se quittant le midi, il nous donne rendez-vous à 19h00 sur la plaza de Armas. Après s’être retrouvés, il nous emmène, devant l’épicerie d’un copain à lui où il nous offre une bière et une petite bouteille d’anis. C’est la spécialité de la région, l’anis. On prend notre bière que l’on boit tranquillement sur un banc en pierre devant l’épicerie. On y restera un long moment, à discuter avec Werner et son copain épicier. Ensuite on va manger tous les 3 dans un restaurant de pollo au four. On doit également se croiser demain car Werner va, comme nous, à Limatambo, et il nous rattrapera sur la route. Ça c’est sûr, vu notre rythme!

On repart donc le lendemain de Curahuasi. Au début, on roule vite: ça descend! Ensuite quelques plats et faux plats, nous font plafonner à 10km/h. A 9h30 on est au pont d’où débute l’ascension. On en a pour 21kms. Il s’avère que les pourcentages sont loin d’être réguliers. Le début va à peu près, la fin par contre est particulièrement difficile. Ça monte sacrément. Corinne n’a plus de jus depuis un moment. Au mieux on fait des pauses tous le 2 kms, au pire, c’est tous les 500m. On est à environ 2kms du but vers 14h30. Malgré les difficultés, Philippe trouve que les paysages sont superbes. Co, elle ne regarde que ses chaussures. Alors qu’on fait une pause, on voit arriver Werner en moto. On discute un moment et on convient qu’il nous retrouvera en ville. La ville étant petite, il n’aura pas trop de difficultés. On arrive « cuits » à Limatombo. On veut manger et se poser. Co trouve une petite Hospédaje bien calme qui donne sur un petit jardin intérieur, avec une chambre spacieuse où nous n’avons aucun mal à rentrer le tandem et la remorque.

En fin d’après-midi, Werner vient discuter avec la propriétaire pour qu’elle nous trouve un taxi qui puisse nous monter au col demain matin, pour 30 soles. Il est évident qu’on ne pourrait pas le faire dans les circonstances actuelles : Altitude et Poids. A ce sujet, on a décidé qu’à Cuzco, on refait le tri et on vire tout ce qui n’est pas indispensable.

Le taxi que nous a trouvé la dame de l’hospédaje n’a pas de galerie comme nous en avons l’habitude. Le chauffeur nous dit « je vais demander à un autre taxi avec une galerie, de venir ». En fait, il revient, car nous dit-il, il n’y en pas de disponible. Il nous dit : « ça va aller, avec mes 2 barres latérales ». Y’a pas d’autres solutions immédiates, on essaie donc, et « ça va le faire ». Philippe ne peut pas serrer les sangles autant que d’habitude sous peine de lui arracher ses barres. Mais avec les 2 sangles et sa corde, l’ensemble est solidement fixé quand même. Nous avions négocié 30 soles pour monter au col (26kms), il propose à Philippe de nous déposer à l’adresse que l’on veut à Cuzco, pour 50soles, comprend Philippe . Il s’avérera que c’était 60 soles. Corinne était crevée hier et a super mal dormi, à cause des « mousquos », qu’elle a rencontrés à Curahuasi et dont les boutons l’ont démangée toute la nuit, l’obligeant à se gratter en permanence, Philippe accepte la proposition.

Ça nous fera également, à nouveau, « gagner »un jour. Toujours cette nécessité de sortir du Pérou avant fin Septembre, et avec le temps « nécessaire » en Bolivie, sans se speeder, mais en voulant arriver chez Marianne, à Bueno-Aires, avant fin Octobre pour avoir du temps avec eux et la famille et également se laisser la possibilité d’aller voir les chutes d’Iguazu.

On arrive donc à Cuzco, en milieu de matinée. On va dans la maison de Puri, une péruvienne qui vit à Rennes et que connaissent nos amis Barthel. Berna, la dame qui « garde » la maison de Puri, est là à notre arrivée. Outre le gardiennage de la maison, elle vend du Maté autour du Mercado (marché) de Tio, qui est juste à côté. Elle a un fils de 35 ans, Angel, qui vit aussi dans la maison.

On va déjeuner sur le marché dans une petite échoppe, bourrée de Péruviens, notre critère numéro un pour sélectionner les resto! Une serveuse dit à Corinne, c’est rare que les « gringos » parlent Espagnol, d’habitude, ils nous parlent en anglais. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait cette réflexion. Et pourtant notre espagnol n’est pas encore très bon, mais on se débrouille!!!

Le début d’après-midi est consacré à la préparation de notre séjour à Cuzco. Nous hésitons encore sur le Machu Piccu. Beaucoup de gens ici, nous recommandent d’y aller en nous disant que c’est exceptionnel. D’autres par contre qui y sont allés, ont été déçus. Alors? On verra.

Cet après-midi, nous voulions aller à la Plaza de Armas, mais on est parti tard et le trafic est dense. Nous sommes donc juste allés à la banque et nous avons retiré 1500 soles. (environ 380€). Nous ne récupérons que des coupures de 100 soles, peu pratiques à utiliser. Nous rentrons dans la banque pour avoir des billets de coupures inférieures. Un policier, nous demande ce dont nous avons besoin. On lui explique, il nous dit « donnez moi vos billets, je m’en occupe ». On lui dit qu’on préfère l’accompagner, il nous dit « mais avec moi, c’est sûr, je suis policier ». Il comprend qu’on ne les lui remettra pas et il nous accompagne devant une porte où le change se fait, client par client. Porte sécurisée et gardée à l’intérieur par un autre policier, auquel le nôtre dit, « après c’est à eux ». L’agent de banque qui nous fait la monnaie ne nous donne pas tous les billets qu’il a en main. Il les trie. On lui demande pourquoi, et il nous explique, très gentiment, que certains sont des faux et comment les reconnaître : figure dans le papier visible à la lumière, et couleur du montant en bout de billet, qui change selon l’inclinaison du billet.

Quand on racontera cette anecdote à la famille d’Harold, ils nous diront qu’on a eu raison de se méfier.

Pour notre deuxième jour à Cuzco, on prend notre temps. Nous avons trié la remorque et les sacoches et enlevé ce qui ne nous semblait pas indispensable. Le réchaud et l’essence, les hauts techniques de vélo à manches longues et sous-vêtement bleus, le fauteuil, les sur-chaussures de pluie, les chaussettes super chaudes, les jeux, les petites roues,… Nous allons envoyer une partie à la maison et une partie chez Marianne, la cousine de Phiippe, à Buenos-Aires.

Après nous sélectionnons ce que nous voulons voir autour de Cuzco et dans la vallée sacrée. Harold nous téléphone et vient nous rejoindre. Nous discutons avec lui de nos projets de visite dans la vallée sacrée. Il nous propose de nous accompagner demain avec « son amoureuse ». On trouve ça super et bien sûr, on accepte.

On pensait partir de Cuzco, samedi, mais Harold nous a invité chez lui le samedi, pour le repas familial. On partira donc dimanche matin.

Harold a la gentillesse de nous consacrer toute son après-midi. Nous voulons aller voir la « Fiesta de la Virgen de Natividad - Allmundena ». Défilé avec de magnifiques couleurs, costumes, rythmes, danses. . Tout le monde (Harold, la police) nous disent de faire attention aux agressions et au pickpockets, mais tout ce passe très bien. Pour nous rendre aux différents endroits où nous voulons aller, nous parcourons la ville en voiture avec Harold. Ce qui nous donne un aperçu complet de la cité qui est très étendue. Nous nous déplaçons aussi beaucoup à pied. Il y a énormément de touristes dans le centre historique, mais dés qu’on s’en éloigne, on n’en voit quasiment plus. Nous allons près de la plaza de Armas, voir la pierre angulaire, aux 12 facettes. Les assemblages de pierres Incas pour l’élaboration des murs, sont incroyables. On n’y passerait pas une feuille de papier à cigarettes. Ensuite nous allons acheter nos billes « touristico » pour pouvoir visiter les sites que nous avons sélectionné. Nous prenons, sans réfléchir, le Billeto a 130soles par personne, qui donne aussi le droit d’accès, à des sites que nous ne voulons pas visiter. On ne sait pas qu’il y a d’autres formules. Heureusement, Harold, vigilant, nous alerte (à ce sujet, les habitants de Cuzco, ne paient pas pour l’accès aux sites de la Vallée Sacrée, sauf pour le Macchu Pichu). On récupère donc notre argent et on prend la 2ème formule à 70soles par personne qui nous donne droit à tout ce que l’on veut voir.

Nous voulons aussi aller à l’Alliance Française, pour essayer de trouver des journaux récents et des livres à échanger. Nous récupérons la voiture qu’Harold a garé dans la rue qui conduit à l’église San Antonio, objectif du défilé précédemment évoqué.. On se retrouve avec la voiture en plein milieu du défilé! Les gens sont vraiment « cools » car personne ne nous dit rien.

Arrivés à l’Alliance Française nous sommes surpris, car personne n’y parle français. Iil n’y a pas de journaux récents, nous avons seulement trouvé le journal de la Seine-Saint-Denis daté de mai 2009… Pas de possibilité d’acheter ou d’échanger un livre à emmener. Pas d’espace d’échange d’infos autour des français à Cuzco. C’est la première Alliance française où nous allons, mais nous sommes bien déçus.

Le lendemain, soit le mercredi 09 Septembre, Harold et Maribel arrivent vers 7h15 et nous partons, tout de suite, vers les hauteurs de Cuzco pour aller au pied du Jesus Blanco. On peut y découvrir la ville depuis ses hauteurs, et essayer de voir la forme du jaguar que représente la ville.

Et maintenant, direction Pisac. Là, c’est vraiment l’enchantement. Il n’y a quasiment personne et le site est magnifique. Nous montons jusqu’au point le plus haut du site, vertigineux, avant de redescendre vers la ville par un chemin de randonnée.

Philippe a le vertige qui recommence à le titiller, mais encore une fois, au fil du temps, ce sentiment s’estompe. La randonnée est vraiment très belle.

Le midi, nous mangeons dans un petit resto que connait Harold. Nous y avons goûté pour la première fois du Cui (cocon d’inde). C’est pas inoubliable, mais c’est bon. Il y a peu de viande et beaucoup de petits os.

Après le déjeuner, on va à Ollanloytambo. Là, par contre, beaucoup de touristes. On réussit à les éviter pendant un moment en prenant le chemin en sens inverse. Mais on se retrouve au milieu de la foule, lorsque nous atteignons les hauteurs du site.

La ville, en elle-même, est restée très « rustique ». Il y a encore des maisons qui sont celles dans lesquelles vivaient les incas. Nous visitons 2, car Harold les connait. Des gens y vivent. Ils gardent les crânes de leurs ancêtres dans l’unique pièce de la maison, et ils font l’élevage de Cuis (cochons d’inde) également dans cette pièce.

Nous reprenons la route, et dans une petite ville, Yucay, il y a un défilé de toutes les écoles devant les autorités de la ville. On s’arrête pour y faire un petit tour et prendre quelques photos.

Ce jour-là, nous appelons notre fils, Sébastien pour lui souhaiter « bon anniversaire ». A 17h00, ici, il est minuit à Paris. Mais nous ne sommes pas les premiers à le lui souhaiter, ses sœurs nous ont précédés!

Le programme de notre journée suivante, jeudi 10 Septembre: prendre un taxi pour aller à Cuzco, au point de départ des colectivos pour Urubamba. Se faire déposer à Chinchero, visiter la ville et le marché, prendre un taxi qui nous emmène à Moray, nous attende pendant qu’on visite le site, et nous emmène ensuite à Maras puis au Salinas (marais salants en étages). Tous ces sites sont très peu visités, mais nous ont été recommandés par pleins de locaux. Depuis les Salinas, descendre jusqu’à la route par le sentier de montagne avant de regagner Urubamba en colectivo, et enfin retour à Cuzco, toujours en colectivo.

Notre programme s’est déroulé à merveille. C’était vraiment un super tour. Dans le premier colectivo, nous avons sympathisé avec un archéologue péruvien qui allait à Ollanloytambo, et qui partait bientôt en Espagne en espérant pouvoir faire un tour en France, à Paris où il connait du monde.

A la sortie de Cuzco, nous apercevons un couple qui arrive en Pino, tandem où le passager est à l’avant en position couchée. Nous allons en reparler…

Dans le village de Chinchero, il y a la fête de la Virgen de la Natividad, qui dure trois jours, et tout le village, aujourd’hui, se rend à la messe. Tout le monde est en costumes traditionnels et c’est une véritable explosion de couleurs.

Le site de Moray est superbe. C’est un site où les Incas ont testé la conception des cultures en étages, orientation, profondeur, et les types de cultures, résistance, rendement. La ballade à partir des Salinas est impressionnante car on marche sur le bord des bassins et le petit muret est très étroit et par forcément plan. En plus, le côté est tout de suite à pic. Mais les couleurs des différents bassins, dans ce milieu naturel, sont extraordinaires.

Le vendredi, on prépare un repas français pour nos hôtes Berna et Angel et on va à la poste pour envoyer nos 2 paquets de sur-poids : 1 pour la maison, 5,485 kg et un chez Marianne à Buenos-Aires, 1,835kg . On peut dire qu’on s’est vraiment allégé, 7,320kg et financièrement aussi ( 281 soles ~70€). Mais le plus important, vraiment, c’est de rouler allégés. On verra le résultat.

Après, on se rend à l’association Qosqo Maki, dans laquelle travaille Angel. On y rencontre Isabelle, une française qui l’a fondée. Elle est au Pérou depuis maintenant 40 ans et a la nationalité péruvienne. Son combat est d’aider les enfants des rues de Cuzco. Elle a créé, à l’origine, un atelier (avec seulement 5 enfants)qui faisait des puzzles en bois. Ils les vendaient, ce qui permettait de couvrir les dépenses de fonctionnement. Les enfants dormaient dans la petite pièce qui leur servait d’atelier. Par la suite, elle a voulu qu’aucun enfant ne soit plus « obligés » de dormir dans la rue et elle a crée une « Hospédaje » pour les enfants des rues. Gratuite, sans obligation aucune, sinon celle de fournir un nom, mais qui peut-être réel ou faux, elle s’en fiche. Elle accueille les enfants mineurs, jusqu’à 18 ans donc. Elle leur fournit lit, douche, ludothèque, bibliothèque, journaux. Ils n’ont absolument aucune obligation.

En parallèle, elle a créé deux vrais ateliers. Le premier est une menuiserie, qui est une excroissance du petit atelier du début. L’autre est une boulangerie. Les produits sont vendus et il y a une véritable démarche d’entreprise. l’association cherche des clients. Ce n’est pas un centre de formation. Les enfants qui y travaillent, ont parfois du mal à s’y habituer. Dans la rue, ils n’ont pas de contraintes, autre que celle de travailler pour manger, et ils sont payés immédiatement. Alors que là, ils ne sont payés qu’en fin de mois et leur travail est conditionné par celui des autres et conditionne celui des suivants, dans le processus de fabrication. On sent Isabelle, dame de 70 ans, passionnée et hyper dynamique.

On mange avec toute l’équipe dans un resto équitable du quartier. On rencontre un jeune d’une école de commerce qui vient faire une année de césure dans l’association. Il doit s’occuper de développer l’aspect commercial et aider Isabelle dans ses tâches quotidiennes. Super ambiance festive.

Après on va aire un tour dans le quartier de San Blas à Cuzco. Un quartier où il fait bon flâner. Co aurait bien acheter une belle veste verte. Mais on a pas de solution sous la main pour l’envoyer à Paris. Donc, il faut qu’elle oublie…

Samedi, c’est le jour où Harold nous invite dans sa famille. Sa maman nous a fait un plat excellent. Co a préparé un far breton, qui a été bien apprécié. Un peu brûlé néanmoins. Le repas est très agréable, tout le monde discute. Encore une ambiance festive! Sur les coups de 17h00, on dit qu’il faut qu’on aille préparer nos affaires pour notre départ demain. Harold et Maribel nous raccompagnent et ils nous disent que le lendemain, il viennent à 7h00 pour nous guider jusqu’à la sortie de la ville, afin de nous montrer la route.

On est en contact par mail, jusqu’à présent, avec un couple de français en tandem qui nous suivent à quelques jour. Aujourd’hui, on se téléphone et on se rend compte que ce sont eux que l’on a aperçu avec le Pino, quelques jours plus tôt. On va essayer de se retrouver dans les jours qui viennent pour rouler ensemble. Peut-être à Juliaca..

On repart donc, de Cuzco le dimanche, comme prévu. Angel s’est levé pour prendre le petit déjeuner avec nous et nous dire au revoir. Harold et Maribel nous montrent le chemin, et nous protègent avec leur véhicule. Puis ce seront les adieux, un peu dur!! Harold et Maribel forment un super couple, et on espère vraiment les revoir. On a bien accroché ensemble.

On roule super bien,pour une fois! Sauf qu’aujourd’hui, un bus nous a frôlé comme jamais. Pas plus de 5cm , sans exagérer. On a eu peur.

Les jours ne se ressemblent pas. Dès le lendemain, les 40 premiers kilomètres, ne sont que des bosses. Ça monte et ça descend en permanence. Co est mal. Pas de jus, manque de souffle. Par chance, les 30 derniers kilomètres se font avec vent dans le dos et terrain plat. On file et on arrive sur les coups de 14h00 à Sicuani. Impeccable.

On commence à chercher une chambre. Nos premières visites ne sont pas terribles. Alors que Philippe va voir un nouvel hôtel, Co se fait aborder par un jeune français, Guillaume, en stage ici et qui dort dans la maison paroissiale. Il va se débrouiller pour nous y trouver une place . Super Gentil. Il fait une formation d’animateur de quartier près de Toulouse et il effectue, au Pérou son stage de 2ème année, dans une association. Il travaille autour des violences familiales et de la maltraitance infantile. Ces deux aspects sont aussi très fréquents au Pérou.

On passe la soirée avec Guillaume et Hugo, un péruvien qui travaille avec lui, dans l’association.

Le lendemain matin, juste avant notre départ de Sicuani, nous avons la chance de rencontrer la jeune archéologue qui organise les fouilles dans l’église de la ville (on y a retrouve beaucoup de vestiges et d’ossements de l’époque inca et coloniale) , et qui nous propose de venir visiter le chantier. C’est passionnant.

Nous sommes vraiment deux veinards. On tombe toujours sur des personnes gentilles, généreuses, qui nous font découvrir ce pays, sous un aspect complémentaire aux paysages superbes et gigantesques que l’on croise chaque jour. Merci à chacun d’entre eux.

On vous embrasse tous. Écrivez-nous. Ne posez pas le clavier, tapotez donc sur le site et le forum… Merci de votre soutien.

20 Commentaires à “Générosité : Des rencontres toujours aussi extraordinaires”

  1. apres cusco, c’est tout plat (ou presque) en direction du lac Titicaca.
    philippe, tu vas pouvoir te reposer et laisser pédaler ta coéquipière, c’est l’avantage du tandem.
    pensons beaucoup à vous et à tout ce qui vous attend encore.
    ce week end, c’est la fete chez nous pour les raisons que vous savez.
    amaba est sur le pont et pour l’entrée, il y a des plats de tous les pays traversés ainsi que les petites drapeaux correspondants.
    toupetivelo

  2. Bonjour Corinne et Philippe,
    ça y est, Christine Colin et moi avons pris nos billets:nous embarquons pour Buenos Aires le 30 octobre. Peut-être y serez-vous à ce moment-là? Ce serait chouette de s’y retrouver! Notre intention est de partir assez vite en bus en direction de Junin de los Andes pour faire la route des 7 lacs, et de retrouver Serge, Augustin et Francis à Bariloche aux alentours du 8 novembre. Pour nous,le retour est programmé le 27 février.
    Merci pour vos récits et photos, qui me permettent de rêver, en attendant que le rêve devienne réalité.
    Florence

  3. Toujours de tout cœur avec vous, mais le manque de sommeil de ces derniers jours me fais écrire ce petit mot rapide.
    Ne m’en veuillez pas. Je vous dis à très bientôt un peu plus longuement. Je vous envie toujours autant mais vu ce que je lis sur l’état des routes du Pérou, je ne suis pas près d’y venir en rollers !! ;-)
    Bonne continuations dans vos découvertes touristique et humaine.
    Bises à vous deux.

    Yann

    La famille du 28

  4. Ouah ! O peut dre aue vous n ètes pas avares en details et anectodes, genial !
    Nous vous suivons! Mais mais la visite version chemin des ecoliers du Machu Picchu ne nous permettra pas de vous rattraper aussi vite que prevu ! Nous partons demain matn direction Julliaca, preez donc votre temps a Aeriquipa!
    On reste en contact ! Bone route et au plaisir de se recontrer,
    Steph et felix, le tandemistes semi couches, de Cusco

  5. Salut les routards,
    toujours aussi intéressant et instructif de vous lire. j’ai pris un rythme de croisière, une fois par semaine et je tache de voir ou vous en êtes, je voyage à travers vos aventures et cela n’est pas désagréable. Avec une fille qui revient de New-York (stage Bio. 6 mois pour son Master) une fille qui rentre de congés d’Australie, une autre qui vient et de partir au Portugal et mon garçon qui revient de Hongrie et dont l’amie est Péruvienne, j’ai juste l’impression d’être entouré de grand voyageur…. Nora l’amie de Nico est de Lima même ! Son université est à La Molina mais il ne se souvient plus le nom de son quartier. Il doit lui demander.
    continuez à nous raconter, à la semaine prochaine.

  6. Bonjour les amis,
    Notre paisible We ne se termine pas sans le bonheur de lire vos récits complets et si riches. Que de rencontres fabuleuses ! On est de tout coeur avec vous .. A la semaine prochaine
    Bien à vous deux
    Les greg

  7. Les p’tits loups on ne vous oublis pas.Sauf que les jours,les semaines et les mois passent trop vite.Mais vous etes toujours trés présent dans nos penseés.
    Michel n’a pas trouvé mieux que de me faire poncé le gdr balçon
    et de passé le produit ensuite.Histoire de ne pas m’ennuiée à Biviers.Mais pour y resté je suis prete à faire n’importe quoi.
    En lisant vos contrendus j’ai l’impréssion d’etre à vos cotés.
    Mais à la fin je reviens vite les pieds sur notre sol Français.
    Cette semaine je m’occupe des billets d’avion.Nous partirons de
    Genéve le 15/04/2010.Pour etre à Bangkok le 16,d’ou la nous prendrons soit le bus soit le train pour Khon Kaen.Et peut etre
    se retrouver à cet endroit?.Nous en reparlerons plus tard.Pour
    l’intant ils vous reste encore du chemin à faire.Et moi il faut
    absolument que je me remette sur”BAOBA” pour etre à la hauteur l’an prochain.Mais pas de soucis”SA VA FAIRE”.
    Bonne continuation,bonne route encore beaucoup de belles
    rencontres.Des bisous baveux des limaces.

  8. coucou encore moi, je vous suis en même temps que Jessica qui fait un peu le même trajet! elle était à aguacaliente et au Macchu Picchu du 20 au 23. là elle part pour Puno en train et le lac titicaca qu’elle a prévue a partir du 28 ! j’ai l’impression que vous êtes à chaque fois très proche. au cas où, je te laisse le n° de Lucie avec qui elle voyage 06.19.01.94; ce serait drole de vous retrouver la-bas! elle me dit que parfois elle cherche des yeux un tandem ;-)
    nous sommes de tout coeur avec vous pour ce voyage fascinant et merci de vos nouvelles. bises . Ghislaine

  9. Coucou Corinne,

    Je viens de passer un long moment à réver en lisant votre carnet de voyage. Tout se passe bien pour vous c’est chouette quelle belle aventure.
    Moi je suis en congé maternité depuis deux semaines et je profite de pouvoir encore me mouvoir pour me ballader. J’attends un petit garçon, on va l’appeler Eliot, il devrait arriver fin octobre. Pour l’instant tout se passe bien mon ventre grossit tous les jours et il gigotte beaucoup.
    Je pense à vous continuer de nous faire rêver !!
    Prenez soin de vous deux

    Biz

    Vikie

  10. Coucou les P’tits Loups, me revoilà !
    Non je ne vous ai pas oubliés, juste un peu bousculée. Quel bonheur de vous lire, j’ai pris 2 soirées pour rattraper mon retard ; 2 soirées très intéressantes avec l’évasion en prime.
    Merci de raconter aussi bien.
    Mi-septembre un cyclo-campeur est passé à la maison, une amie revient de 3 mois passé au Québec… Il y a du voyage dans l’air ! et ouf le mien approche (tout de même) quoique il me faut encore patienter 1,5 mois. je ressens aussi le besoin de vacances. Alors voilà je suis en pleine préparation maintenant.
    Pour ce qui est du contexte politico-économico-social, il évolue tristement. On voit le repli sur soi mais aussi un renouveau de solidarités, les jeunes gens qui laissent leur place dans les transport en commun par exemple.
    Je reprends doucement l’activité physique (aquagym) je compte aussi voir un nouveau ostéo… à force je vais bien remonter sur mon vélo, non mais !!!
    En attendant continuez à me faire rêver et découvir le monde et merci. Prenez bien soin de vous.
    Bonne route, bon vent, bonnes rencontres et tout et tout
    Bises
    Chantal

  11. Rien à lire aujourd’hui, dommage, on s’habitue vite.
    ce soir de vois Nora, l’amie de Nicolas, je lui demanderai si elle à lu vos aventure Péruvienne et si elle retrouve son pays natal.
    en ce qui me concerne, le voyage sera plus court… pas de déménagement en cours vers Blotto avant fin octobre, je vis mes dernières heures au 14 temple. Dans l’attente de vous lire de nouveau, j’espère que tout va bien pour vous.
    Bien à vous,

    Luc

  12. Bonjour,

    Nous venons de voyager en vous lisant. Mes enfants vont retenir que cela permet d’acheter des lance-pierres et de rencontrer des gens pour apprendre à s’en servir. Belle leçon !!!
    Et Pierre (mon mari) et moi nous sommes transportés mentalement au Pérou et en Cordillère des Andes qui sont des destinations fascinantes à nous donner envie de suivre vos pas …mais finalement on reste là … à vous lire puis à se redire qu’on en ferait bien autant … mais on reste là à rêver … à vous souhaitez de continuer de rencontrer, d’avancer, de dépasser tous les petits soucis qui vont avec ce grand périple que nous suivons à distance …

    J’écoute encore quand je peux ‘là bas si j’y suis’
    Je pense alors à toi Philippe qui aime bien aussi cette émission et je me dit ‘là bas il y est !’

    Sylvie

  13. Corinne & Philippe,

    Je ne vous oublie pas. Je vais relancer les copains afin
    qu’ils se mettent à leur clavier

    A.Marie et Denis sont actuellement à Oléron donc dans
    l’impossibilité de vous écrire.

    Ma dernière séance de cinéma : l’affaire Farewell, film
    que vous auriez vu, je pense !

    Je vous embrasse.

    Colette

  14. Voilà un voyage et une narration passionnants, qui ravive mon regret de n’avoir pas pu visiter ces pays. Il y a des paysages extraordinaires … que je dois me contenter d’admirer en photo. Mais pour ce qui est de la vie quotidienne des péruviens, il me semble être revenue dans les campagnes françaises des années 1940-60 avec l’eau à la fontaine du village et le petit édifice au fond du jardin. On était loin, à l’époque, des machines à laver et du confort actuel… A Quimiac chez la nourrice de Jean, que j’ai connue en 1953, le sol était encore en terre battue… mais le roti de veau était d’une tout autre qualité que ceux que l’on peut acheter maintenant : l’élevage en batterie n’avait pas été inventé !… l’industrie du tourisme non plus. Pour connaître la vie des autochtones, il faut vraiment parcourir le pays dans les conditions où vous le faites.
    Bon courage pour aborder les côtes en manquant de souffle en raison de l’altitude.
    Nous pensons beaucoup à vous et vous suivons par la pensée.
    Jean et Danielle

  15. 5 mois de voyage en accéléré .. je suis content pour vous de toutes vos découvertes qui font envie … profitez en bien …vous ne manquez rien ici … les photos qui m’ont le plus fait plaisir sont celles du maroc … supers moments ..
    Que la force soit avec vous
    Gilles

  16. Salut les visiteurs du monde
    je vous propose un petit week-end au Portugal le 10 octobre prochain si vous êtes dans le coin car on sait jamais vraiment où vous êtes car la dernière fois que l’on s’est vu c’était au Pérou de St Brévin. Si tout se passe comme prévu je me fait un petit week-end en célibataire et je vais voir ma grand-mère.
    Vos photos donnent envies de voyager. Mais cela ne m’est pas possible et il faut d’abord que j’apprenne au filles à faire du vélo sans petites roues et Grandmaman est témoin que j’ai déjà essayé. Continuez à nous faire rêver.
    Bisous à bientôt et quand vous serez en argentine on pourra vous appeller tout les jours c’est dans notre forfait internet et même sur les portables, bon d’accord pas tout les jours on veut pas vous retarder dans votre parcourt.
    LOL

  17. Bonjour Corinne et Philippe ! Je m’y crois… au Pérou ! Je n’ai pas tout lu, mais quand même de quoi sentir l’ambiance, de vous deviner essoufflés, rassurer par les signes de croix quand on croise une voiture ! Ca remplace très bien les assurances !!! De sentir aussi toutes les expériences culinaires, certaines vidantes et d’autres très comblantes : heureusement que vous êtes en vélo ! Idéal pour garder la ligne !
    Ici, temps toujours très beau, rythme classique occidental un rien épuisant ! Avec des moments intéressants comme ce soir , où j’ai fait travailler deux collègues, avec la méthode de communication de Jacques Salomé, qui se disent que c’est bon pour elles de prendre du temps pour elles, pour cheminer. C’est riche pour moi !
    Mes enfants vont bien; j’espère que les vôtres aussi.
    Pleins de bisous et de joie pour continuer vos découvertes.
    Marie

  18. laurence et andré (dentiste)
    septembre 30th, 2009 à 17:11

    hello…….la fenetre du cabinet ouverte sur un été qui ne veut pas finir,nous revons d’horizons lointains en vous lisant.Comme nous sommes petits dans notre hexagone aux idées rétrécies,peureuse de l’étranger…….Nons vous embrassons.LAURENCE et ANDRE

  19. Bonsoir les voyageurs,

    Je vous invite ce week end en Bourgogne, c’est pour une bonne cause, comme à chaque fois que nous nous rendons dans cette belle région.
    Pour sensibiliser le public à la menace que font peser les changements climatiques sur la survie des terroirs, le photographe Spencer Tunick, bien connu pour ses photos de foules nues (à Lyon, notamment, il y a quelques années), et l’association Greenpeace organisent une prise de vue de personnes nues dans les vignobles du Mâconnais.

    Nos amis de Fontaine sont ils à l’origine de cette initiative ??

    Continuez à nous faire rever
    didier

  20. Hi tourists, you obviously managed to get yourselves extracted from the shingle and looking at your photos have continued to enjoy our countryside. It was great to have meet you, our time together was the highlight of our holiday.

    Take care
    Gordon and Barbara

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