Nous arrivons à Nazca, le vendredi 21 Août, dans l’après-midi. Le chauffeur du car de Perù Bus, est super sympa. On sympathise rapidement. Il nous installe devant. On s’échange nos adresses et à l’arrivée à Nazca, on fait une série de photos avec lui et le « receveur ».
Sœur Tabernacle nous avait préalablement, aidé à réserver une chambre « matrimoniale », dans une pension recommandée par le Lonely et le Guide du Routard, les 2 guides que nous trimballons avec nous pour le Pérou. A ce sujet, pour éliminer du poids, on arrache des guides, les pages qui ne nous serviront pas, en fonction de nos itinéraires prévisionnels. C’est ainsi qu’au Maroc, ayant changé totalement nos plans, nous n’avions plus de guide. Mais en fait, on peut très bien vivre sans. Bon reprenons….
Nous arrivons donc dans un hôtel de « routards », où toutes les chambres donnent sur un patio, ce qui est fréquent au Pérou, d’après notre modeste expérience. Le gros avantage du patio, outre le charme de l’espace fleuri, c’est qu’il permet les rencontres, les gens ne demeurant pas dans leur chambre. Nous avons ainsi pu collecter de multiples infos concernant l’itinéraire et les lieux où nous allons passer. Les chambres sont équipées d’eau chaude, avec un système électrique qu’on enclenche à la demande, mais qui parfois délivre quelques coups de jus. Il y a là, un « homme à tout faire », qui est fan de vélo, et avec qui nous allons discuter à de nombreuses reprises. C’est lui qui nous indiquera la route à emprunter pour « monter » vers Puquio, et plus loin Abancay et Cuzco. Ce détail a son importance comme nous allons vous l’expliquer un peu plus loin.
Nous décidons d’aller voir les lignes de Nazca en tandem. Nous sommes en manque. Voilà maintenant 35 jours que nous n’avons pas ré-enfourcher Aucéba, à l’exception d’un tour de quartier à Lima, après l’avoir remonté, suite au transport en avion, et un tour à Ica après avoir peaufiné tous les réglages. C’est assez excitant de remonter sur le tandem et de pouvoir rouler pendant un bon moment (50 km environ). Il y a un tout petit peu d’appréhension quant à la façon dont la roue va se comporter, mais on oublie vite ce problème potentiel.
Les lignes vues de l’observatoire, ou du mirador sont des dessins sur le sol… au milieu de nulle part. On pourra dire que nous y avons été, mais je pense que nous en avons plus appris sur ce sujet par la lecture et les reportages que par ce qu’on a vu aujourd’hui. Que retiendra-t-on de ce lieu, sur lequel nous serons venus? Inutile de faire le déplacement pour ça. En tous cas dans les conditions dans lesquelles nous les avons vues. Peut-être qu’en avion…
Au retour, un petit jeune sur sa bicyclette, Ronaldo,18 ans environ, fait demi-tour pour rouler avec nous jusqu’à Nazca. C’est sympa. On discute un peu. On partage avec lui, eau et oranges. Il nous raccompagne jusque devant la pension. D’après ce que l’on comprend il n’habite pas très loin de notre pension. On lui propose donc de venir boire un coup, mais il doit être attendu, car il demande l’heure et nous dit qu’il doit partir.
Maintenant, on va répartir nos affaires dans les sacoches et la remorque et Corinne va faire cuire le riz et les œufs, pour nos futurs repas, sur les 2 ou 3 jours qui viennent, car il n’y a pas de ravitaillement avant le km43, que l’on n’est pas sûr de pouvoir atteindre en 1 journée. Ce soir, on reçoit un appel sur le portable. C’est Serge Fichant. On apprécie cette attention. Il va partir pour Buenos-Aires avec un petit groupe, tous membres de CCI, début novembre. Ils seront également à vélo. Et si la possibilité se présente, on roulera un moment ensemble.
Demain matin, c’est le grand départ. « A l’attaque » des Andes.
80Kms d’ascension.
Lever à 7h00, on prend le petit déjeuner dans le patio. Il fait frisquet mais le soleil brille. Nous avons bien dormi. De 21h30 à 6h45, une bonne petite nuit. On finit de charger les dernières affaires, petits pipis, cacas et on sort tout dans la rue pour assembler l’attelage une fois dans la rue. On part vers 8h30, en présence de tous les gens de l’hôtel venus assister au départ. On a mis 1h30 à se préparer, c’est pas possible on est super long, ou super tranquille. C’est selon la façon de voir….
Nous voici en route, très très chargés. 9litres d’eau, 1kg de riz cuit, donc avec le poids de l’eau en plus, tous les vêtements été, hiver, etc… Nous n’avons jamais roulé aussi lourdement chargés. Ça promet! Le temps est agréable, un petit vent nous pousse gentiment, il fait encore frais, tout va bien. Les kilomètres s’enchaînent, et Philippe commence à s’en étonner. Et pour cause!. Nous devions tourner à gauche pour prendre l’embranchement pour Puquio et Cuzco, et pas de carrefour en vue. On fait signe à un motard, lui demandant de s’arrêter. Il nous ignore superbement. Nous aurons plus de chance avec le 2ème. Il nous confirme ce que nous craignions, il va falloir faire demi tour. L’embranchement est juste à la sortie de Nazca. En plus nous avions les notes des Mercat et des Bathel qui auraient dû nous aider, mais à l’auberge, notre « homme à tout faire », amoureux du vélo, nous a dit : « c’est facile, il y a un embranchement, vous prenez à gauche, il y a un panneau indiquant Puquio - Cuzco ». Ben oui, mais le panneau n’y est plus…
Vu l’heure, on vient de faire environ 15kms pour rien, on se dit qu’il est trop tard, pour envisager de monter et atteindre le point que l’on vise à minima, à savoir le km 33 de la montée. On retourne donc à l’auberge où nous prenons cette fois, une chambre « matrimoniale ». On remettra ça demain…. On parle du vélo, bien-sûr!
On décide d’en profiter pour faire à nouveau un peu de bricolage sur le tandem. Le garde-boue arrière est à recouper car, si nous franchissons une bosse un peu « sensible », il saute, forcé par le triangle de la remorque. On demande donc une scie, et vite fait bien fait, l’aménagement est réalisé. On regonfle aussi les pneus.
Dans l’après-midi, on décide d’enfourcher à nouveau Aucéba pour aller voir les aqueducs, dont nous avons
lu le plus grand bien. Ils sont sur la route de Puquio, donc on peut déjà voir par quoi on commencera demain. Sans personne pour nous expliquer le fonctionnement du système, on peut juste s’émerveiller devant le travail des pierres mises en place et la qualité de la conception qui permet, encore aujourd’hui, d’utiliser ce système. Un peu frustrés, on prendra des informations à notre retour à la pension sur internet.
Un peu préoccupés par le mal aigüe des montagnes, on commence à prendre les cachets de Diamox, et on va en ville, s’acheter des feuilles de Coca. Pas pour les fumer, mais pour les boire en infusion.
Ce coup-ci, ça y est, on est parti. Deuxième grand départ. Lever à 7h10, on prend à nouveau le petit déjeuner dans le patio. Il fait bon et le soleil brille. Nous avions préparé le maximum, hier soir, ce qui nous permet de commencer à pédaler à 8h00.
Ça va monter toute la journée. On refait les niveaux d’eau, dans la dernière épicerie avant « le désert ». Elle se trouve près d’une mine d’or, et est tenue par un vieil homme, à moitié aveugle. On lui prend 7 bouteilles de 625ml et on remplit notre 2ème vache à eau. Il s’avèrera que son eau est infecte. Mais comme toujours, on a de la chance; car il y a beaucoup de travaux sur la route et les ouvriers nous permettront a chaque fois de refaire les niveaux. Ils ont d’énormes bonbonnes d’eau bouillie.
En partant ce matin, on vise un peu ce qu’on fait nos amis Isabelle et Pierre Lancelot, à savoir faire une étape « cool », le 2ème jour, 17km. Comme, le premier jour, ils avaient trouvé un coin pour dormir autour du km 33, on se dit que ce serait bien d’y arriver à ce km33. A partir du km 25, la route devient passablement mauvaise, pleine de trous partout.
En fait, on s’arrêtera au km 31,5 dans un coin « idéal » pour le sauvage. On dit ça sans avoir une grande
expérience. Mais c’est encaissé, à l’abri des regards de la route, plat, et c’est là! Comme on est cuit, ça tombe très bien. On s’y arrête sur les coups de 16h45. Montage de la tente, toilette de chat, repas, saisie du carnet de route et un peu de lecture. La nuit tombe à 18h00. Le coucher de soleil est superbe et le ciel étoilé magnifique.
Le deuxième jour, on a changé de paysage. On a quitté les montagnes rocailleuses qui nous entouraient depuis Nazca, pour arriver ce soir, au milieu de la pampa, avec de petites collines. En terme de journée « cool », celle-ci est à marquée d’une croix blanche. Notre meilleure moyenne de tous les temps; un peu plus de 5km/h. On est parti de notre campement à 8h30 et on est arrivé à Villa Tambo à 17h00. On avance 2kms par 2kms. Quand la journée est finie, on est cuit. La journée cool sera donc pour demain. On va y réfléchir ce soir.
Ce soir on dort à 2800m, dans un restaurant / épicerie, qui ferme entre 21h et 22h et qui ouvre entre 5h et 6h. La nuit va être courte, pour nous, mais on est content d’être dans ce contexte. On ne voit pas grand chose, la salle étant éclairée avec une seule lampe à gaz, posée sur le comptoir. Pour la toilette, on oublie et pour les toilettes, on se débrouillera comme en camping. Les seules du village,(un trou et 2 planches), sont payantes, la fille qui s’en occupe est désagréable et vu l’état, ça ne le mérite pas.
Ce midi, on a mangé à Hualhua(km43), à la table de gens qui tiennent une épicerie où nous avions acheté de
l’eau. On leur a demandé si on pouvait se mettre à leur table à l’ombre, et ils ont accepté. Ils écoutaient de la musique rock américain, assez puissamment pour qu’on l’entende en arrivant dans le hameau. Cette musique n’était pas pour déplaire à Philippe, et les gens étaient adorables. Que demander de mieux.
Un kilomètre à peine après être repartis, nous tombons sur une autre épicerie / restaurant. On se dit qu’on prendrait bien un maté de Coca et que comme il n’est pas référencé sur la feuille Mercat / Barthel, on va relever les coordonnées. On y va donc, et on commence à discuter avec le patron à qui on dit qu’on est français. Il nous dit : « mais je connais des français à vélo » et il va chercher une carte de visite qu’il nous tend… Et incroyable, c’est la carte du site d’Isabelle et Pierre Lancelot. On est bien content de les revoir, même seulement en photo….Un peu passée, la photo d’ailleurs! En fait, on apprécie de rouler dans leur sillon, un an après, et dans celui des Barthel, deux années après leur expédition..
On a bien réfléchi toute la soirée, et on a décidé de passer une journée supplémentaire ici. En fait, deux choses principalement, on guidé ce choix. La première, se reposer et s’acclimater à l’altitude, la seconde, passer le col à 4350m, sans y dormir, ce qui signifie 33kms à faire en 2 jours (nous devenons « modestes » au vu de nos performances de la veille).On veut essayer de dormir « au pire » à 3800 mètres.
Le 3ème jour donc, la première chose à faire est de demander à nos hôtes, si on peut rester dans la salle du
restaurant / épicerie un jour de plus. Il n’y a pas de souci. Ensuite, notre priorité va être de se laver. On sait qu’au centre de santé, 2kms plus bas, il y a un point d’eau. On part donc avec tout notre attirail, vêtements de rechange, trousse de toilette, vache à eau, cuvette et on suit un bout de route avant de couper à travers la pampa. On prend de l’eau, puis on va chercher un coin un peu isolé pour pouvoir être tranquille au moment de se dévêtir. Les sous bois d’eucalyptus feront parfaitement l’affaire.
Après quoi on revient au village. Il est déjà 11h15, alors que nous étions partis à 9h30… Le retour en fait a été marquant, car chaque effort se ressent et nous sommes obligés de faire des pauses fréquentes lorsque nous coupons à travers la pampa où ça monte plus dur que par la route. Nous nous intéressons ensuite, à notre liste de courses pour les 2 jours à venir, car jusqu’à Pampa Galleyras, il n’y a plus aucune épicerie, hameau ou restaurant. On convient avec Anna-Maria, notre hôtesse, qu’elle nous préparera 1 plat pour 2, soit 1 repas. Corinne fait une salade avec maïs, riz, fromage et œuf, ce qui fait un 2ème repas. Aparté : nous avons gouté pour la 1ère fois un épi de maïs tiède avec du fromage. C’est pas inoubliable, mais c’est pas mauvais du tout. Les gens en raffolent ici et Anna-Maria en vend plein au bus locaux qui s’arrêtent devant chez elle. Fin de l’aparté. Notre 3ème repas sera constitué de pain et fromage. Le 4ème, si tout se passe comme prévu, devrait être pris, soit dans un restaurant, soit acheté dans une épicerie.
Après le repas de midi, nous avons tour à tour un petit coup de barre et on s’endort un petit quart d’heure sur nos chaises. On discute avec tous les gens qui attendent un transport leur permettant de remonter « en collectivo » jusqu’à Puquio. Et comme ils attendent un bon moment, ça nous permet de discuter pas mal.
Anna-Maria et Marcellino nous ont appris qu’un couple de français en vélo couché s’étaient arrêtés chez eux, il y une semaine. Il va falloir se renseigner pour savoir si quelqu’un les connait. D’ailleurs, merci les copains de CCI, si vous pouvez glaner des infos.
Le 4ème jour, on a prévu de se lever à 6h00 pour un départ à 7h00.
Durant la nuit, petit moment de panique. Philippe a le nez bouché et la gorge hyper sèche. Il se dit qu’il a la crève et comme la veille, un rien le fatiguait, il commence vraiment à se stresser pour le lendemain à vélo. Il finit par se raisonner en se disant qu’on essaiera de toute façon et qu’on verra bien si ça passe. Et en fait au fil du temps, ça s’est amélioré, tant et si bien, que ça aura été la journée la plus facile pour lui depuis le départ de Nazca.
Hier au soir, Anna-Maria et son frère avec qui on discutait de la route du lendemain et des problèmes liés à l’altitude, nous on dit, qu’il y avait une maison abandonnée, près d’un pont « Punto Toro Muerto », approximativement 21km plus loin, et qu’après être montée, la route redescendait pour revenir aux alentours de 3500mètres. Et ben c’était une info particulièrement intéressante et on a cherché à atteindre ce fameux pont, pour aller inspecter cette maison abandonnée. On a trouvé le pont au km24, à l’altitude (GPS)
de 3590mètres. Par contre la maison ne fait pas l’affaire pour notre nuit. Trop près de la route, le toit s’est effondré et il y a donc des pierres dans une bonne partie de la pièce, le reste étant jonché de crottes diverses et de PQ. Mais juste en face, part un chemin, qui descend assez vite près du lit d’un torrent. Un peu avant d’atteindre le lit du torrent, il y a une plateforme, on ne voit quasiment pas l’endroit de la route. Allez zou, on y va. Mais Co à la trouille, car Philippe a vu une sorte de Lynx pas très loin de la maison abandonnée et il s’est armé, en lui demandant de faire de même. Donc maintenant, allez dormir pas très loin de l’endroit de la rencontre ne la tente guère. Philippe essaie de la rassurer, l’endroit est idéal, le « lynx » est reparti, ne nous a pas attaqué quand il nous a vu, et il lui semble avoir lu que cette espèce est gentille…
Bon, Philippe croit être parvenu à calmer les angoisse de Co et on s’est installé là. Les autres petites anecdotes du jour : nous avons vu notre 1ère vigogne, et pour la première fois, un chauffeur de poids lourd s’arrête spontanément pendant notre repas de midi, pour nous donner 2 fruits, pas identifiés pour l’instant, mais bons, et qui ressemblent au melon pour le goût et la forme, mais en plus petit.
Il est maintenant 19h00 et on est déjà dans les duvets depuis 1/2h. La nuit tombe vers 18h30. Et le froid avec.
Ce soir Coco a mal à la tête et demande à Philippe de la réveiller de temps en temps pour être sur qu’elle vit encore!
Le 5ème jour : La nuit s’est bien passée, sauf apparemment pour Coco qui était un peu stressée et qui trouvant que Philippe dormait trop profondément, s’est sentie obligée de « monter la garde ».
Que dire de cette journée? On a eu froid! Il a fallu que nous ressortions les manchettes, même dans les montées, le vent a été quasiment de face,toute la matinée. Et d’un froid. On a vu plein de vigognes, tout au long de la journée, plus ou moins loin de nous. Parfois seulement à 3mètres. Nous avons aussi apprécié nos premières descentes. Finie les journées où tu montes sans arrêt. Pour les descentes nous avions mis les coupes-vents. Ah et l’état des routes. Inouï! Des trous monstrueux, des parties de plusieurs centaines de mètres où la route se transforme en piste. Plus de bitume. A d’autres moments, on se croirait sur le Paris – Roubaix, tellement il semble que nous roulions sur des pavés.
Alors que l’on mangeait un bouillon au péage de Pampa Galleyras, un motard s’arrête près du tandem pour faire des photos. Il nous aperçoit et vient discuter avec nous. Il est brésilien et fait un tour en Amérique du Sud. Il nous demande si nous allons passer au Brésil et on lui dit non, sauf peut-être aux chutes d’Iguazu. Super nous dit-il, j’y habite et je vous invite à venir à la maison. Il nous donne ses coordonnées et insiste pour que nous le contactions. C’est toujours rigolo, ces rencontres de hasard au milieu de nulle part.
Ce soir nous couchons dans un hôtel-restaurant très sommaire. Le prix est élevé par rapport à ce que l’on a payé à Nazca, et nous hésitons un peu. Mais la prochaine ville est en haut d’une côte relativement longue, il n’est pas très tôt et on en a marre. La fille au comptoir n’est pas très agréable mais le patron est très gentil. Le soir à nouveau, toilette dans la chambre avec la bassine et au menu, encore, poulet (pollo), frites (patatas) et toujours le riz (arroz). On commence à en avoir un peu marre. Déjà! En plus frites et riz arrivent souvent quasiment froids.
6ème jour : Nous partons « tranquillo » sur les coups de 9h30, il fait beau et nous n’avons que 34kms à faire…. Ce soir on veut se poser à Puquio.
Les paysages aujourd’hui, sont vraiment superbes. On s’arrête donc pour prendre quelques photos. On
rencontre plein de gens, ce qui nécessite de multiples arrêts pour discuter. Et puis, tout de même il y a de nombreuses montées, alors que nous pensions faire une journée plutôt descentes. C’est ce que nous avions imaginé en lisant les minutes du parcours au Pérou, fait par les Mercat et actualisées par les Barthel. Et bien, parfois les chiffres peuvent être trompeurs. Tout ce qui est écrit est à peu près juste, mais si on détaille les éléments, cela peut faire une succession de descentes et de montées et non une descente à la seule lecture de la différence d’altitude entre le point de départ et le point d’arrivée. Donc aujourd’hui, on a été un peu surpris aussi par les dénivelés. Après 3h de route, nous n’avions pour toutes les raisons énoncées plus haut, parcouru que 15kms.
Depuis que nous sommes au Pérou, on est bien en deçà des 50 kms de moyenne journalière sur lesquels nous avions établi notre itinéraire prévisionnel. Il va donc falloir que l’on avance, d’une façon ou d’une autre. Sans se prendre la tête, mais pour pouvoir justement profiter des rencontres prévues et de toutes celles que l’on souhaite faire. On verra comment demain.
En arrivant à Puquio, nous avons rencontré Alex, un sculpteur péruvien de 37 ans qui vit à Lima et qui est venu aider son père à construire sa maison en adobe (terre séchée), à Puquio. Il a appris le français pendant ses études et est venu vers nous très chaleureusement, pendant que nous cherchions un hôtel. C’est lui qui nous a conseillé l’hôtel où nous sommes, après que nous ayons visité tous les hôtels de Puquio, c’est à dire 7. Nous nous sommes retrouvés le soir pour boire un verre ensemble après le dîner.
L’hôtel dans lequel nous sommes est nickel. La chambre est claire, propre et tout est en parfait état. Sous la douche, Philippe se fait la réflexion qu’au delà du confort matériel que représente un tel hôtel (on se calme quand même, il ne s’agit que de 40 soles, soit 10€), douche chaude, lit commun, table, chaise, électricité pour recharger nos appareils, service de lavage des vêtements (1 soles pour un vêtement d’adulte à manche longue ou pantalon, 50 centimes de soles pour le reste), etc…ce qui est vachement agréable, c’est de se relâcher complètement. Dans toutes les autres situations, il y a la nécessité d’être attentif, vigilant. Pas stressé du tout, mais les sens en éveil. Et là, dans la chambre, tu relâches tout. Et c’est super grisant comme impression.
Bon demain, repos, mais comme il y a la procession de Santa Rosa de Lima autour de la Plazza de Arma, on va quand même mettre le réveil pour y assister, et en plus Corinne veut prendre un petit déjeuner dans la chambre et il faut que Philippe aille chercher pain frais (commandé), lait et café. Ah, les vacances!
7ème jour :
La nuit portant conseil, nous nous sommes réveillés ce matin, en repensant que nous n’avions que 50 jours « autorisés » sur nos passeports, pour traverser le Pérou. Et nous en sommes déjà à 19 jours! On calcule à la va vite en fonction des kilomètres prévisionnels qui nous restent à parcourir, de notre moyenne actuelle, soit 25km/jour et des visites et détours sans vélo que nous avions imaginés. Nous arrivons à à peu près à 40 jours.
Comme nous l’avons déjà écrits, nous avons la chance d’avoir des amis qui sont passés par là, il y a tout juste un an. Nous filons vite les appeler pour leur demander des infos sur leur temps de parcours. Toujours aussi disponibles alors qu’ils rentrent à peine de leur week-end, et qu’il est tard pour eux, ils nous répondent en retour par mail, le soir même
On reprend nos calculs et conclusion : 7 jours de « trop » avec l’hypothèse d’aller à Abancay en 1 journée. Il va falloir réfléchir à ce que nous allons faire. Peut-être grappiller un jour par ci, par là. On va tester avec Andahuaylas. On y reste 3 jours au lieu des 4 prévus, et on voit combien de jours on met pour aller à Cuzco. Et là on avise.
Aujourd’hui, on a donc « réservé » une camionnette pour demain 7h30 à l’hôtel, qui nous conduira à Abancay. Les bus passent aux alentours de 5h00 du matin sans être sûrs de disposer d’une cale pour y mettre le tandem et la remorque, car ils viennent de Lima et sont déjà chargés. En plus les cales ne correspondaient pas à la configuration que nous avions eu avec Perù Bus. Donc se lever à 3h30 sans être sûrs du résultat…. nous avons choisi le confort et la certitude. Mais, il ne faut jamais avoir de certitudes….
8ème jour :
En fait de confort et de certitude, et bien nous avons été servis. Nous sommes prêts à 7h30, heure du rendez-vous prévu pour le départ devant l’hôtel. A 7h45, ne voyant personne, Philippe passe un coup de fil au chauffeur dont nous avions les coordonnées. Il baragouine on ne sait quoi, mais on comprend qu’il arrive. Il arrive effectivement, mais avec une autre voiture (et d’un autre format, plus petit bien sûr) que celle convenue ensemble la veille, et un autre chauffeur. Il nous demande si ça rentre dans cette voiture. Philippe lui dit, « non, il faut l’autre ». Il dit à l’autre chauffeur: « tu vois, ça n’ira pas ». Il nous dit : « ok, je vais la chercher et je reviens ». On sent « moyen » le coup. Il ne reviendra pas! En fait, il a filé le « contrat » (en plus c’est vrai, nous avions signé un contrat), à une autre personne qui a un break, avec galerie sur le toit, et qui arrive donc avec sa voiture.
On commence par s’échauffer un peu, Philippe est même bien chaud pour aller à la police, mais en 3
minutes, on a réfléchi. Soit on parvient comme on l’a prévu à être à Abancay ce soir, soit on se prend la tête toute la journée pour faire rendre gorge à ce connard, mais au final, on a pas bougé d’un iota. Il faut dire aussi, que le réceptionniste de l’hôtel, nous dit : « je le connais », en parlant du nouveau chauffeur qui vient d’arriver avec sa voiture. A ce sujet, nous avons choisi cet hôtel, entre autre parce que le réceptionniste avait l’œil vif et pétillant, et qu’on le sentait « démerdard ». On retourne donc les voir, et on négocie le prix. Ok pour un prix inférieur de 25%, avec le repas pris en commun et payé par nous.
En fait, ils sont adorables. On passe un temps fou, à tout amarrer correctement. Et Philippe sait être chieur. Il vérifie dix fois chaque élément, ce qui ne lui paraît pas bien est repris, mais franchement le résultat est bien. Le patron qui accompagnait le chauffeur, le laisse seul avec nous. René, un p’tit jeune de 27 ans, avec qui on discute un bon moment, toujours assisté par le dictionnaire en cas de blanc….
Nous arrivons à Abancay, à l’hôtel »Impérial » qu’avait tant apprécié les Lancelot et où ils avaient pu laisser leur vélo pour aller à Andahuaylas. On pose nos affaires, on prend une douche et on file à la station de bus pour voir les horaires pour demain matin pour Andahuaylas. A priori, on va prendre un «collectivo» (minibus) à 9h00 qui met 3h30 pour effectuer le trajet.
On rentre à l’hôtel, où on trie nos affaires pour ne garder que ce que l’on veut emporter demain, le reste, c’est-à-dire Aucéba, la remorque, et une sacoche resteront dans une pièce fermée de l’hôtel dans laquelle nous rangeons tout dés ce soir.
9ème jour :
Et bien voilà, on vient d’arriver à Andahuaylas, où nous avons été accueillis par Raul, le coordinateur de l’association MUNAY, et sa femme Nieves.
Pour la petite histoire, nous avions prévu, pour déranger le moins possible, d’aller à l’hôtel, et nous avions commencé notre tournée. Corinne étant patraque après le trajet, on s’arrête devant une maison, de laquelle sort une dame. Elle nous demande, ce que nous cherchons. Elle se propose de nous accompagner au 5ème hôtel que nous étions entrain de chercher. Chemin faisant, on discute du but de notre venue à Andahuaylas, et lorsque l’on évoque Munay, elle nous dit : « j’ai une amie qui est vice-présidente de Munay « local » et elle nous conduit au Cappuccino « café français », dans lequel on pourra la rencontrer. Sur place, on « tombe » sur Brice, un français qui vient tout juste (il y a 2 semaines) de se marier avec une péruvienne. Ils ont tous les 3 ouvert ce café, qui fait crêpes, gaufres, en plus de la cuisine locale. On appelle donc Raul, depuis le café, et quand on évoque l’hypothèse d’aller à l’hôtel, Raul nous dit « pas question, je viens vous chercher et je vous installe dans les locaux de l’association ».
Sans cette rencontre improbable, on dormirait à l’hôtel au lieu d’être au cœur de l’association. But de notre détour à Andahuaylas.
Raul nous accompagne demain et après-demain pour nous présenter les sites et les activités de l’association dans leur détail. Nous vous en parlerons lors du prochain article.
Ps 1 :En discutant avec Nuebe dans la cuisine, Corinne apprend que la fille de Nuebe et Raul qui a 29 ans est atteinte de la maladie de Croslin et devient aveugle. Elle doit donc se faire opérer des yeux dans une clinique privée de Lima. Pour ce faire, on lui demande une somme exhorbitante de 2300 $ pour l’oeil droit (opération planifiée le 25/09/09) et de 4000$ pour une transplantation de cornée à l’oeil gauche 3 mois plus tard. On ne sait pas sur quoi peut déboucher ce petit mot dans l’article mais si vous avez des idées ou des contacts, cela pourra peut être faire avancer les choses. De notre côté, on va contacter un médecin qui est en relation avec le Pérou pour voir ce qui est possible.
Ps 2 : La roue tient! Merci qui? Merci José-Luis, notre champion cycliste de Madrid. On vous remet d’ailleurs les coordonnées de la boutique. Cela peut servir aux cyclos qui sont ou qui passent à Madrid.
Notre flash publicitaire : La boutique des vélocistes à Madrid : ALNI (www.alni.es) Carretera de Canillas, 15 - Madrid
Ps 3 : Les premières photos du Pérou sont téléchargés. Vous pouvez les voir via l’inglet “photos” du site



septembre 4th, 2009 à 22:40
hola! los amigos!
Que d’émotion en lisant que l’aubergiste vous a présenté notre photo …un peu passée !
Si vous cherchez bien vous allez encore en trouver !
Bisous , bonne route et à bientôt.
Isabelle et pierre.
septembre 4th, 2009 à 23:04
Coucou, me revoilou…
Content d’avoir de vos nouvelles.
Les photos sont belles et typiques,
vous avez d’ailleurs très bonne mine.
L’altitude vous réussi.
Grosses bises y BUEN CAMINO !!!
septembre 5th, 2009 à 08:05
bonjour
votre récit nous rappelle quelques (bons) souvenirs.
vous avez du camper dans la montée sur l’altiplano dans le meme virage que nous.
eh oui, l’altiplano, c’est bien alti mais pas du tout plano, et ce n’est que le début….
c’est mathématique 10 km à 5 km/heure cela fait 2 heures et demi.
gardez le moral et mettez le petit développement.
amaba et toupetivelo
septembre 5th, 2009 à 09:18
Il y a un monde fou accro à votre feuilleton d’un style nouveau… Beaucoup délaissent «FR3 : Plus belle la vie » pour se précipiter sur le web et lire en boucle vos aventures. Les sociologues devraient se pencher sur ce phénomène de société.
On a notre petite idée, mais nous vous la dévoilerons lorsque que nous vous rejoindrons en 2010, en Serbie.
Bon, on profite de l’antenne pour une page de pub CCI :
Les WE :
Poitiers 12 13 septembre (Anne et Michel)….. on y sera
Saint Nazaire 26 27 septembre (Bernard et Charles)
Rodez 17 18 octobre (Caroline et Xavier)
Et un raid :
Toulouse Copenhague (Matthieu)…en passant par Paris et être à vélo (of course) mi décembre, présents pour l’ultimatum « protégeons notre planète » (la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la plus importante depuis celle de Kyoto en 1997)
Danielle m’y envoie pour que j’apprenne à ne pas tirer la chasse d’eau au moindre petit pipi.
Véloescargot
septembre 5th, 2009 à 16:17
Si les communications téléphoniques nous font le plus grand plaisir, elles ne peuvent qu’être relativement courtes et nous sommes heureux d’avoir davantage de détails en lisant vos récits. Ce n’est pas de tout repos… même si les paysages sont magnifiques. Mais nos organismes européens ne sont pas entraînés pour la vie à plus de 3000 mètres ! Vous voilà bien loin de nos petits tracas de la vie quotidienne ! Et nous pouvons mieux imaginer ce qu’est votre vie actuelle.
Les rencontres (nombreuses heureusement) avec les enfants, Sylvie,Elvira nous permettent d’échanger les informations. Il semble que je devrais me mettre aux MNS, cela manque encore à ma culture ! Je suis contente aussi d’avoir au passage des nouvelles des personnes avec lesquelles nous avions beaucoup sympathisé le 9 mai.. et pour certains revus avec plaisir ensuite.
Nous avons retrouvé nos habitudes rosnéennes… avec un petit surcroît de travail vu l’état du jardin ravagé par la sécheresse pendant notre absence de 2 mois. Il paraît que je pourrais poursuivre en m’attaquant aussi au jardin du 17 avenue Marceau ! C’est du moins l’opinion des “p’tits loups”. Mais là, je préfère passer le flambeau aux jeunes ! Cela ne m’empêche pas de préparer les repas pour 5 et je crois qu’ils sont plus variés que les vôtres !…
Tout le monde nous demande de vos nouvelles. Nous avons reçu hier une très gentille carte de vacances (Jura) de Marie-Hélène, impatiente de retrouver son ordi et votre blog.
Nous pensons beaucoup à vous. Bon courage.
Très affectueux baisers.
Grand-père et grand’maman
septembre 6th, 2009 à 17:28
Hello les amis,
Voici un passionnant récit!
Nous ne connaissons pas “plus belle la vie” étant des fans d’Arte, mais nous sommes sûr que c’est moins captivant que les aventures des ptits loups.
Je me suis très bien reconnue en Coco lorsqu’elle se sent obligée de monter la garde pendant que Philippe dort tranquille…Cela m’a rappelé quelques ambiances similaires.
Merci Alain pour le programme CCI, et cela nous a permis d’inviter Matthieu pour une halte chez nous en allant à Copenhague, d’ailleurs tu es aussi le bienvenu puisque Danielle t’y envoie.
Vous rejoindre n’est malheureusement pas à l’ordre du jour, nous partons ce soir à Ferran, notre projet représente beaucoup de réflexion, de temps, mais du plaisir aussi.
Nous verrons…
Bisous de nous 2
septembre 6th, 2009 à 21:29
Bon je viens de trouver votre commentaire sur le Pérou…
Il faut s’y faire à l’altitude. C’est vrai qu’au début c’est fatiguant et je suis d’accord avec vous pour dire que ça fait du bien de se retrouver quelques fois entre 4 murs un peu confortables pour souffler…
J’ai mis votre site en favoris çà me permettra de m’évader de temps à autre de mon quotidien entre le collège et nos deux enfants… Charmants d’ailleurs. Je vous enverrai quelques photos de notre été…
Bises
Hélène
septembre 6th, 2009 à 21:58
Pas mauvais le maté coca n’est-ce pas ? quant aux feuilles de coca, vous pouvez les machouiller doucement et les garder dans votre bouche, c’est efficace, paraît-il contre le MAM. C’est ce que nous avions fait entre Aréquipa et Cusco sur les conseils de notre guide, mais nous n’étions pas en vélo…Passerez-vous par Aréquipa ? si oui, pensez à Carlos s’il est encore là, car il doit venir à Paris préparer un master mais ne sais à partir de quand. Bon courage pour parcourir cette magnifique chaîne des Andes, vos récits nous rappellent de bons souvenirs et nous vous envions ! Cusco, c’est superbe !
Grosses bises
Mie Foise et André
septembre 6th, 2009 à 22:29
Hello les tandemistes !
Nous sommes un couple egalement en vadrouille autour du globe, nous sommes en ce moment a Andahuaylas ou Cedric et Pascale nous ont parle de vous ! Nous serons normalement demain a Abancay ou nous nous remettrons en selle (apres avoir triche d une ou deux centaine de km en bus!)
Si on appuie fort sur les pedales, avons nous une chance de vous retrouver ?! Si non j imagine que vous profiterez de Cusco quelques jours, peut etre pourrons nous nous y croiser ? Serez vous a l auberge Estrellita (conseille par de nbreux cyclistes…)
N hesitez pàs a nous faire signe ! via notre site
http://globetandemistes.wifeo......-blog.html
PS : nous sommes egalement de (recents) membres CCI, peu actifs et encore anonymes !
A bientòt,
Stephanie et Felix
septembre 7th, 2009 à 17:38
la montagne, ça vous gagne ?
je vois que vous êtes arrivés à Abancay en transport en commun….moi, je me souviens très bien de cette arrivée en vélo, et cette route qui n’arrête pas de monter, comme par hasard, l’entrée de la ville est tout en haut !
Bon, je vois que vous êtes courageux et que vous reprenez la route pour Cuzco !!!! j’attends votre récit, la monte est très dure, mais quand vous lirez mon baratin, vous serez en haut.
pour vour rassurer sur le timing après Cuzco et en direction du lac titicaca cela roule mieux et il n’y a pas énormément de visites à faire , surtout si vous avez déjà fait la vallée sacrado.mais bon, vous n’allez pas concurrencer les vélos-escargots !
serez-vous dans les temps pour le Vietnam ?nous allons regarder ppour les billets d’avion.
Bises à vous 2 et profitez de votre passage à Cuzco pour vous reposer.
anne marie
septembre 9th, 2009 à 13:12
Je t’avais prévenue pour les routes péruviennes, la circulation, les routes à 2 voies où tu es à 3 sur la largeur (impressionnant quand on est au milieu).
Au fait, t’as mangé du ceviche (que j’ai pas aimé, trop froid^^), mais fais attention, le CUY (prononcer “testicule”) c’est du cochon d’Inde, soit pas surprise.
septembre 10th, 2009 à 10:51
J’ai repris le boulot donc j’ai enfin eu tout le temps afin de lire vos aventures et il s’en passe des choses. Pour le arroz, il va falloir vous y habituer car en Asie c’est le plat de base. Le cola attention n’y prennez pas trop goût car vous n’en trouverez pas sur d’autres continents et attention aux douanes. Didier s’est mis au vélo mais je sais pas pour combien de temps et surtout pour combien de km pour l’instand le tour du paté de maison lui suffit.
Bon pédalage pour la suite et à bientôt sur mms. Bisssssssssssssseeeeeessssssssss des Montreuillois.
septembre 12th, 2009 à 23:14
Quel récit.
Des rencontres à chaque instant et qui souvent se transforment en aventure.
Avez vous des nouvelles du lynx ? Cette gentille bète voulait surement faire votre connaissance.
Gros bisous
didier
septembre 13th, 2009 à 01:15
Bonjour depuis Cluny… J’ai lâché le fil de votre route après le Maroc… et je reviens voir ! Vu de France, vous avez l’air “pas mal”
Ça me fait plaisir.
Cluny est en pleine ébullition : Nous entamons ce jour les fêtes du 1100° anniversaire de l’abbaye et de la ville… Tout le monde sur le pont, et notre maison aussi reprend du service.
Je vais essayer de ne plus perdre le fil… Bon vent !
septembre 13th, 2009 à 12:35
bonjour à vous deux,
toujours aussi agréable de vous lire, même si je prends un peu de temps pour le faire, je vous rattrape parfois jusqu’à vous perdre et vous retrouver à votre prochaine étape.
Amusant et anecdotique, la chérie de Nicolas, mon fils est péruvienne et Nora a parfois le mal du pays, je lui ferais bientôt lire votre passage chez elle, je suis certain qu’elle va adorer ce moment…
bonne continuation à vous deux
Une spéciale info pour Philippe…. Je m’installe au 5eme bloto en principe le 4/10
septembre 13th, 2009 à 13:37
Bonjour,
je vous avais laissé (vacances oblige), je vous retrouve sur un autre continent. Les aventures se succédent à un rythme qui m’incite à lire encore et encore. Durant mon séjour lotois, pas d’internet mais vous étiez de nos discutions.
Aujourd’hui, j’essais de ratraper le retard de vos périgrinations.
Bon courage et à la prochaine fois.
J B.
septembre 13th, 2009 à 23:30
kikouu Philippe et Corinne… comment ça va ? je vois que ça pédale encore …je vois aussi qu’on a toujours de la lecture ..Philippe j’arrive plus à lire les article en une fois mais j’adore lire vos réci…. bref je vois que vous vous en sortez vachement bien donc tant mieux ..vous êtes toujours dans mes pensées…. moi c’été pas trop la forme j’ai perdu quelqu’un de la famille et du coup ce n’été pas trop la joie ces derniers temps ….et ça me motive encore plus pour rentrer auprès des miens ….
je vous embrasse très très fort et je vous souhaite encore du courage pour la suite ..gros bisous à vous deux ….prennez soin de vous ..et faites gaffes des fous que vous pouvez croiser sur la route….mais je pense que après les routes marocaine le pire est resté derrière vous…
je vous aime gros poutou
septembre 14th, 2009 à 10:45
Bonjour,
Je suis très décue. Effectivement le message écrit début septembre n’apparait pas. Je recommence, à la lecture de votre début d’aventure peruvienne, je suis repartie 24 ans en arrière et oui!!! le temps passe lorsque nous avions fait ce voyage avec Christian mais par les transports en commun sauf 5 jours de rando entre Cuzco et Macchu Pichu pour découvrir au lever du soleil ce village Inca perché à 2500m. Et nous avions survolé en avion les pistes de Nazca qui effectivement perdent tout leur charme à terre…. en avion c’est impressionnant. Notre montée à Cuzco en car, nous étions les deux seuls touristes avait été aussi une aventure, 36 heures dans des conditions remarquables, puisque les indiens qui avaient certainement été faire leurs courses à NAzca n’avaient pas l’habitude d’être dans un car et avaient été très trsè malade tout le long du chemin….je vous laisse donc deviner l’odeur qui régnait dans le car…ils étaient tous prostrés et n’attendaient qu’une chose arriver…par contre des souvenirs de paysages absolument magnifique sur cet altiplano et l’arrivée sur Abançay….le car était déja assez ancien, donc vitres peu jointives et il fait très froid la nuit….A Cuzco, nous avosn le souvenir d’une ville très belle et d’une région magnifique également avec ces forteresses incas, les villages et des noms chatoyants. Pour démarrer notre “trek” comme on dit aujourd’hui, nous avions pris le train des indiens en direction de MAcchu Pichu et étions descendu au km 40, 44 je ne sais plus très bien. Et là nous avions passé deux cols à plus de 4000 m , le mal de l’altitude s’était fait un peu sentir, et découvert un sentier pavé et oui…le sentier des incas parsemé de fontaines, de temples quelque chose de vraiment très beau, paysages aussi grandioses avec sommets à + de 6000m enneigés, la découverte de MAcchu Pichu au lever du soleil par la porte du soleil reste aussi un magnifique souvenir.
Je vous disais aussi que cet été, nous avons beaucoup pensé à vous en voyant des vélos sur une route extraordinaire puisqu’elle passe deux cols à + de 5300m et là des vélos!!! pas de tandem. Courageux car cette route est davantage une piste, seule lien entre Delhi et le LAdakh donc énormément de camions, pas de quoi se croiser bien sûr, sauf espace aménagé, encore c’est un grand mot. Les camions chassent non pas de petits graviers mais d’énorme morceaux de pierre sous leur roue….il n’est évidemment pas question de rouler en short avec juste une petite casquette sur la tête, les cyclistes s’apparentent plutôt à des chevaliers des temps moderne, casqué et jambes et bras bien protégées. Nous étions au Ladakh cet été aussi pour randonner à haute altitude, la montagne est tellement belle vue de haut…
J’espère que je vais savoir vous faire aprvenir ce message,
Amicalement
septembre 14th, 2009 à 11:29
Bonjour,
Je n’étais pas encore venu voir votre site, mais au cours de quelques vadrouilles estivales, on m’avait parlé de vous et des péripéties du début de voyage. Maintenant vous êtes en plein dans l’aventure. cette route par Abancay était quasi inaccessible en 1992 à cause du sentier lumineux, c’était leur repaire. J’espère avoir l’occasion d’y aller, et faire des randos dans la Cordilière Blanche.
Vous avez trouver de beaux coins de bivouac, pas toujours facile au Pérou!
Vous devez être en Bolivie maintenant, j’avais bien aimé ce pays.Irez-vous au sud-Lipez?
Moi je pense partir pour Inde, Népal, en novembre, mais je n’ai rien préparé encore, ma soeur qui doit récupérer ma maison, n’arrive pas à vendre la sienne.
Bon voyage.
Régis
septembre 27th, 2009 à 15:50
Rien à lire aujourd’hui, dommage, on s’habitue vite.
ce soir de vois Nora, l’amie de Nicolas, je lui demanderai si elle à lu vos aventure Péruvienne et si elle retrouve son pays natal.
en ce qui me concerne, le voyage sera plus court… pas de déménagement en cours vers Blotto avant fin octobre, je vis mes dernières heures au 14 temple. Dans l’attente de vous lire de nouveau, j’espère que tout va bien pour vous.
Bien à vous,
Luc
janvier 30th, 2010 à 00:39
Bonjour Corinne et Philippe,
Je me suis promis de ne pas aller me coucher sans vous envoyer des nouvelles ! Et bien sûr, j’ai commencé par prendre des vôtres ! Quel oxygène de vous lire dans vos journées sauvages où vous avez la sagesse d’accepter toutes les invitations ! Comme ça, moi aussi je découvre toutes ses personnes. La nouvelle zélande à l’air magnifique. J’ai regardé votre site avec Clément, mon dernier qui a 20 ans depuis 4 jours! et qui est amoureux d’une très sympathique Murielle. Ils ont apprécié vos photos et commentaires et se disent encore plus motiver pour voyager à leur tour ! Merci de votre élan partagé. J’espère que le dos de Philippe a retrouvé sa solidité et que Corinne peut faire reposer ses mollets ! Je vous devine toujours aussi enthousiaste et heureux, malgré l’énergie à pédaler dans le vent, le sable, les montagnes !
Ici,le temps bof,bof ! normal c’est l’hiver, déjà il ne fait plus nuit à 17h30 et ça, j’aime bien ! Ma maison est en vente, visite demain à 11h : Clément râle d’avoir à se lever, j’ai promis les croissants ! Je commence à chercher un nouveau logement, envoyez moi des ondes d’ailleurs pour trouver du beau, calme et pas cher ! Je profite de n’être pas encore dans les cartons pour faire mon mémoire de fin de formation en méthode de communication de Jacques Salomé. Je pense souvent à vous ! Je vous embrasse. Marie R
janvier 31st, 2010 à 21:52
Bonjour,
Si vous avez eu une pensée pour nous pour le festival depuis la Nouvelle Zélande et bien se fut la même chose de notre côté pour votre voyage.
J’espère que vous viendrez y prendre un café l’année prochaine pour nous raconter votre aventure.
Bientôt l’Ascension, et son rassemblement … et oui le temps passe vite.
N’auriez vous pas une photo de Tane Mahuta ?
Bon courage
Olivier Richet