La canicule annoncée au Maroc vient de débuter. Le thermomètre avoisine les 50° à Marrakech. Par chance, encore une fois, nous sommes posés. Cette fois, nous sommes à Casablanca dans la famille de Sabrine. Et oui, déjà arrivés à notre but final au Maroc. C’est une longue histoire que nous allons tenter de vous faire vivre dans la suite de l’article.
Mais d’abord, revenons à Séville, là où nous nous sommes quittés. Nous voulions vous parler de la cathédrale et de ses innombrables trésors que l’on découvre à chaque nouvelle salle. C’est d’abord la cathédrale la plus grande après celle de la place Saint-Pierre à Rome. Elle est GIGANTESQUE! Tout y est époustouflant. La quasi totalité des objets sont beaux. La sépulture de Christophe Colomb qui repose désormais dans la cathédrale est vraiment une oeuvre que nous avons trouvée splendide. L’accès à la tour et la vue depuis ses hauteurs sont impressionnantes. On embrasse du regard l’ensemble de la ville et la quasi totalité des monuments de Séville. C’est vraiment un endroit que nous avons aimé.
Le soir de cette visite, Agustin nous a préparé une soirée surprise en nous emmenant à un spectacle de
Flamenco sur une scène en plein air, d’un des parcs de la ville. Le spectacle était décomposé de la façon suivante : Un “animateur”, grand connaisseur du Flamenco, retraçait l’histoire de cet art en s’appuyant sur des textes de 2 poètes. Une lectrice déclamait un des poèmes. Et la chanteuse, accompagnée à la guitare, entonnait le texte précédemment récité. On a donc pu découvrir les divers aspects du Flamenco : du tragique au comique. Cerise sur le gâteau, une danseuse est apparue pour enchanter l’espace. C’était magnétique, les poses, la fierté des attitudes, les mouvements du corps et de la robe, y compris de la traine maniée avec une dextérité incroyable, faisait que le regard était capté par ses mouvements.
Ensuite tapas, poissons frits, vers minuit pour finir en beauté cette superbe journée. Agustin pensait en prendre suffisamment pour qu’il leur en reste le lendemain. C’était mal nous connaitre. A part quelques arrêtes (et encore…), il ne restait rien.
Le lendemain, après 3 nuits passées à Séville, on réenfouche Aucéba, pour la dernière partie de l’Andalousie qui va nous conduire à Tarifa pour y prendre le ferry vers le Maroc.
On a prévu de s’arrêter à Arcos-de-la-Frontera, village blanc haut perché, que nous voulons découvrir. Nous
avons hâte de rencontrer Emilio, avec que nous avons contacté via nos listes d’hébergement. L’échange téléphonique a été hyper simple et super gentil et nous sommes sûrs de “tomber” sur quelqu’un de généreux. On y arrive, alors qu’ Emilio est à son travail . Il fait l’accueil et les réservations dans l’hôtel de son père, qui vient de prendre sa retraite. Première pub de ce site, mais l’hôtel que nous avons visité est superbe, ses prix on ne peut plus raisonnables et la ville est à découvrir. Il s’agit donc de l’hôtel “La Fonda”, en plein centre ville et avec les gens les plus conviviaux que l’on puisse espérer. L’adresse : C/ Corredera 8311630 Arcos De La Frontera, Espagne. Téléphone :+34 956 700 057 Ce n’est pas là que nous allons dormir puisqu’Emilio nous a invité chez lui. Comme son service n’est pas fini, il nous donne ses clefs et nous explique comment nous rendre chez lui. Il ne nous connaissait pas cinq minutes avant! Vive la confiance et le fait de ne pas avoir peur de l’étranger. Nous avons passé une superbe soirée, qu’ Emilio nous a aidés à réaliser. Où et quels tapas manger? Quelle balade de la ville effectuer? Avant de sortir nous avons rencontré Belem, son amie qui, n’étant pas en forme, préfère rester avec Emilio chez lui pour dîner. Pour notre dîner, Emilio nous a suggéré les plats suivants : Pinochitos (brochette de poulet), Crujiente de Langostine (beignets de langoustine), Caracoles (petit escargots avec jus). Tout est excellent. On est attablé dehors, comme des rois. L’endroit est prisé car il y a du monde déjà en place, mais aussi plein de gens qui attendent une table. Comme d’hab, on a de la chance. On va ensuite se balader. La ville est extraordinaire. Les points de vue du haut de la falaise sont saisissants. Le lendemain matin nous prenons tous le petit déjeuner ensemble, puis Belem part travailler et nous discutons longtemps avec Emilio, qui parle parfaitement le français et couramment l’anglais. Il se rend compte que le tourisme, ne marche pas très bien cette année et s’inquiète de l’évolution de l’hôtel. Il ne sait pas encore s’il demeurera à Arcos pour assurer la suite de son papa, lorsque celui-ci arrêtera totalement. Lorsque nous partons d’Arcos, Emilio nous offre une bouteille de vin blanc de sa région. Nous, la veille, nous étions arrivés les mains vides! Nous boirons cette bouteille en pensant à lui le soir de notre arrivée à Tanger. Nous avions trouvé un frigidaire pour la mettre au frais…
Petit intermède culturel grâce à Emilio : il nous a expliqué d’où vient « De la Frontera » accolé au nom de plusieurs villes du sud de l’Espagne (Arcos, Vejer, …) : il s’agit de la frontière entre les catholiques et les musulmans au 16ème siècle. A cette période, ils sont confinés au sud de l’Europe, eux qui, des siècles auparavant, avaient atteint Poitiers.
Notre périple nous conduit justement à Vejer-de-la-frontera. Sur la route, ce matin-là, nous croiserons 6 serpents, endormis ou écrasés. On n’a pas vérifié…Vejer est une superbe ville. Pour la voir, il faut la mériter car l’ascension pour y parvenir est longue et pentue. On veut se connecter à internet avec l’e-pc, et on se tourne donc vers les pensions, hôtels, etc… Le camping en plus est tout en bas. Si nous y étions allés, il aurait fallu crapahuter pour voir quelque chose. On fait un tour de ville pour essayer de voir les hôtels qui pourraient nous convenir, on rencontre des français installés ici, dont Damien avec qui on fait une photo. Ils ont ouverts 2 restaurants. On ira peut-être… On va déjà se laver. En fait, nous n’irons pas. Trop cher, ce que comprend parfaitement Damien, qui nous avait invités à repasser le voir. On reste une journée pleine à Vejer. On trouve la ville jolie, mais elle est « polluée » par la nature des touristes qui l’envahissent et qui lui donne un cachet « m’as-tu vu » que l’on n’aime pas.
La journée suivante va être particulière. Nous pensions à l’origine, atteindre Tarifa dans la matinée et n’effectuer la traversée du détroit de Gibraltar que le lendemain, 14 juillet.
En fait, tout s’est enchainé très vite ce jour-là. En arrivant à Tarifa, guidé par un touriste belge qui vient là depuis 15 ans, on s’est retrouvé au port, prêts à embarquer. On a sympathisé avec les douaniers, le temps que Corinne achète les billets (chers 106€ : 45€ par personne + 16€ pour un vélo), et ni une, ni deux, lorsqu’elle sort, on passe devant tout le monde pour embarquer les avants-derniers sur le ferry qui devait partir 5 minutes plus tôt.
Dans le ferry,, tous les employés nous aident à arrimer solidement Auceba pour qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises pendant la traversée. Dans la file de la douane pour les gens qui n’ont pas de véhicule, on fait la connaissance d’Abderrahim, qui habite à Tanger. Il travaille à Pamplune, et ne peut rentrer chez lui qu’au plus 4 fois par an. Il nous donne plein d’infos sur Tanger et le Maroc, et est vraiment désolé de ne pas pouvoir nous accueillir chez lui, la famille au complet étant réunie pour son arrivée. Bien évidemment nous comprenons sans problème. Il nous donne ses coordonnées, à Tanger et en Espagne et nous dit de l’appeler, si nous avons le moindre problème au Maroc.
Je fais des photos dans le ferry et me fait « sermonner » par 2 employés, qui me disent que les photos sont interdites. La même chose se passe lorsque je sors dans le port de Tanger, et la sécurité, m’accompagne
même pour me montrer que c’est bien écrit sur un panneau. Après quelques échanges, ils tournent la tête et me laissent photographier. Mais à peine passés les grilles du port, Corinne me montre un très grand panneau sur lequel est écrit qu’il est interdit de photographier dans les lieux publics. Ce qui veut dire également dans la rue….
On va à l’hôtel recommandé par Agustin, mais il est complet pour tout le mois nous dit le réceptionniste. Il nous indique l’hôtel d’en face, où nous allons. Il commence à faire chaud, on n’a qu’une envie, se poser, ne pas galérer à chercher. C’est un 4 étoiles, on accepte donc un prix que l’on n’aura jamais mis jusqu’à présent. 900 dirham (environ 80€). Et pour une chambre et un hôtel très quelconques. On se pose, on se fait une sieste et on va se balader. Dans le « marché des pauvres », on se fait accoster par un homme jeune, Abdul, qui parle très bien français, qui nous dit que la médina et la casbah ne sont pas par là et qui nous propose de nous accompagner. On lui dit que nous n’avons pas besoin de guide et que l’on aime découvrir en flânant. Il nous répond que ce serait bien pour les 2 pour s’entraider, lui nous montre et nous nous lui donnons un peu d’argent. A ce moment de la journée, il ne nous reste que 50 dirhams en poche. On le lui dit, et il accepte de passer la soirée avec nous et de nous faire découvrir Tanger pour ce prix.
Il nous fait voir des tonnes de choses, mais ne nous accompagne pas partout, n’étant pas guide officiel, il évite certains passages. On va assister à la dure loi de la corruption. Il se fait interpeller par un policier de la brigade touristique qui veut sa part de ce qu’on lui donnera. Le policier lui dit de finir sa visite avec nous et de passer ensuite le voir. Abdul est persuadé que le policier ne le croira pas sur le montant gagné et décide donc de jouer au chat et à la souris, en tentant de l’éviter le plus longtemps possible, mais avec le risque de se retrouver incarcéré, en fin de compte. Tous les marocains rencontrés nous confirmerons que tout fonctionne sur la base du bakchich.
Le lendemain après-midi, alors que vous venions de finir grossièrement notre itinéraire prévisionnel : Tetouan, Chefchaouen, Fes, Meknes,…, nous recevons un mail d’Anne, une amie des Lancelot (amis cyclistes nantais) que nous avions rencontrée chez eux. Le courant, lors de cette soirée, était super bien passé et nous savions qu’Anne, était au Maroc où elle s’était mariée quelques mois auparavant. Elle nous propose de passer les voir à Rabat pour faire la connaissance de Lahcen, son mari. Comme vous le savez déjà, on ne refuse aucune invitation, et on change donc nos plans. Direction la côte ouest pour atteindre Rabat via Asilah, Larache, Moulay-Bousselham et tous les petits villages intermédiaires.
Notre sortie de Tanger s’avèrera relativement facile. Pour qui a l’habitude de rouler à Paris à vélo, c’est
kif-kif. On est parti très tôt, mais on perd tout le bénéfice de ce départ matinal, une heures après. En effet, on rencontre Aziz et sa famille, sur une aire de station service ou se trouvent de nombreux marocains, travaillant en France, qui viennent passer leurs vacances ici. Ils viennent tous d’effectuer la traversée Espagne – Maroc. Nous allons discuter près d’une heure avec eux. Aziz et sa famille vont à Safi et nous invite à venir découvrir leur ville et à venir y manger le meilleur poisson de tout le Maroc. On note les coordonnées.
Tout va pour le mieux, le soleil est présent, un petit vent nous rafraichit et nous donne l’illusion qu’il ne fait pas chaud. Quand tout à coup, en travers de la route, on aperçoit une remorque couchée sur le côté. Des gens s’affairent pour récupérer le chargement et le transvaser dans un autre camion qui se trouve juste devant. On voudrait faire une photo, mais c’est trop dangereux car les voitures et les camions qui arrivent en face contournent l’obstacle et viennent « manger » toute notre partie de route.
Il y a plein de débris sur la chaussée. Première erreur, je ralentis. Les morceaux ont donc bien le temps de pénétrer dans la gomme. Deuxième erreur, passée la partie où se trouvent les débris, je ne m’arrête pas. A chaque tour de roue, les morceaux pénètrent plus profondément, jusqu’à attaquer la chambre à air. Si j’avais passé la main juste après, j’aurais peut-être chassé les indésirables.
Le résultat est celui que vous aurez tous devinez, nous récoltons après quelques centaines de mètres, une superbe crevaison. Et le plus embêtant, c’est que le pneu est abimé, coupé nettement sur la bande de roulement. On a quand même un peu de chance, il y a de l’ombre à quelques mètres. On va s’y installer.
C’est une sorte de parking en bordure de mer. On est sur du sable. On dévisse les fixations de la remorque et on enlève ensuite une sacoche, et badaboum, le déséquilibre créé, fait basculer vélo et remorque qui tombent dans un bruit inquiétant. Encore un coup de pot, rien ne semble détérioré. On change la chambre à air, on réparera l’autre plus tard, et nous reprenons la route. On croise nos premiers dromadaires qui attendent pour traverser la nationale. Auparavant d’ailleurs on avait vu des moutons qui attendaient et une autre fois des vaches. On voit beaucoup de petites vespa avec un plateau arrière. Quelques chevaux et ânes qui tirent des charrettes, il y a du monde, mais globalement côté circulation ça va. Tout à coup, Coco a à peine le temps de me dire « c’est quoi ce bruit » que le pneu arrière se dégonfle en 2 secondes. Et merde! Et là, pas d’ombre où que l’on regarde. On souffle pour se détendre, on se met sur le bas côté de la route qui est truffé de morceaux de verre, donc on porte tandem et remorque, et on répète les mêmes gestes que ceux effectués quelques minutes plus tôt, en prenant soin de ne pas répéter notre bêtise avec les sacoches. Un homme en robe de chambre, 2 casquettes sur la tête, vient nous voir, venant de nulle part, il ne parle pas français, mais cherche à nous aider. Comme il appuie super fort sur le tandem, je lui dis « non, doucement ». Je ne sais pas s’il comprend, mais il s’en va. Au passage il nous dépose une de ses casquettes sur le tapis où sont déposées nos sacoches et affaires à enlever du tandem quand on le retourne. Il revient quelques minutes plus tard et le manège recommence. Il ré-appuie sur le vélo pendant que je gonfle. Même remarque, je lui rend sa casquette, il la pose sur le tandem. Je lui dis non et la lui rend. Nous avons fini et nous ré-attelons lorsqu’il décide de nous jeter quelques sacs plastiques qu’il avait dans ses poches, il faut dire que le long de la côte, ce n’est pas ce qui manque, et il enlève sa robe de chambre qu’il jette sur le bas côté. Et il part. Pauvre bougre avec qui nous n’avons pas su dialoguer.
Bon maintenant, il fait super chaud, on est crevé, on s’est levé tôt ce matin et nous commençons à avoir faim. Pour aller à Larache, il reste encore environ 45 kms. On se dit qu’on a un peu de boulot sur le vélo, ah oui, on s’est aussi rendu compte que le voile de la roue arrière s’est accentué et donc il faut aussi s’en occuper, réparer les chambres à air et mettre de la colle dans la coupure du pneu pour tenter de limiter sa dégradation. On demandera d ‘ailleurs aux enfants, qui viennent nous rejoindre à la fin du mois à Casablanca, de nous en ramener un neuf. Donc, on décide de se poser à Asilah.
Le lendemain, le parcours est particulièrement chaotique. Nationale 1 jusqu’à Larache. Rien de particulier à en dire, il faut être vigilant car on peut se retrouver avec 3 voitures de front et nous tout petits, visiblement inexistants!!! Ils doublent, qu’il y ait ligne blanche ou pas.
La deuxième partie après Larache est folklorique. Un policier nous recommande de prendre l’autoroute pour aller à Moulay-Bousselham. La bande d’arrêt d’urgence est grande, et c’est beaucoup moins dangereux que la petite route que nous voulions emprunter. Allez zou, nous voilà à la barrière de péage. Nous nous arrêtons boire un coup et manger un peu avant d’affronter l’autoroute. Ce délai nous est fatal, peut-être pas d’ailleurs puisque nous écrivons encore. Tout le ban et l’arrière ban des responsables de l’autoroute et des autorités policières viennent nous voir, nous amènent le dépliant avec les amendes encourues par les véhicules non autorisés. Prendre l’autoroute est interdit aux vélos. Ils nous expliquent gentiment, mais longuement, par où passer.
« Après le rond-point, à droite, prendre la direction zone industrielle ». Tu l’as dit. C’est un va-et-vient incessant de camions qui se croisent sur une route défoncée. Ils transportent du sable dans un sens et y retournent à vide. Ça va durer comme ça sur une bonne dizaine de kilomètres. La partie précédente était de la rigolade par rapport à celle-ci. La suite sera plus sympa en terme de paysages, vallonnés, mais la route a des nids de poules quasiment tous les 500 mètres. Et ce n’est pas un par-ci par-là, non il y en a partout.
On arrive enfin à l’étape prévue et on s’arrête à un agence immobilière. Un marocain, croisé au petit déjeuner, nous avait dit ce matin que c’était un bon plan. L’agence est tenue par une française, Martine. Elle
va se mettre en 4 pour nous trouver une location. C’est Claude et Fatima, avec leur fille Myriam qui vont avoir le bonheur de nous héberger, dans leur studio. On mange le couscous du midi avec eux. Il est 3 heures. Après la sieste, Claude nous fait découvrir la ville. Il nous propose de revenir en invités quand on voudra. Il nous donne son numéro de portable, si nous avons un problème, n’importe où au Maroc. Il a travaillé comme responsable dans les domaines agricoles du roi, et il connait beaucoup de monde semble-t-il. Nous devons nous présenter comme étant de sa famille et il nous dit qu’ainsi, nous n’auront aucun problème. On ne savait pas encore qu’on l’appellerait 3 heures plus tard.
Il y a de la brume quand nous commençons à pédaler, mais elle se lève au bout d’1/4h, le ciel restant couvert et chargé, ce qui ne nous déplaît pas, pour atténuer la chaleur. Dans le 1er village que l’on traverse, nous assistons à un spectacle incroyable. Il y a des camions et des gens dans tous les sens, des gens partout, ça court, ça marche, ça parle, ça crie. C’est le marché aux bras, du matin, pour tous les travaux possibles et imaginables. Corinne voit un jeune homme non retenu en pleurs. Traverser le village dans ces conditions est fou. Slalomer entre les camions qui sont coincés, ceux qui arrivent en face, les piétons partout et l’état de la route…bonjour les sensations.
Autant la route d’hier passait à côté des villages, autant celle d’aujourd’hui les traverse. C’est là que la route est la plus défoncée, il y a eu de très importantes inondations l’hiver dernier. C’est là aussi, que l’on voit les premiers enfants qui nous courent après sur quelques mètres pour nous réclamer de l’argent. Nous trouvons des passages totalement recouverts par le sable, certaines fois ça passe sans trop de difficultés, d’autres fois c’est plus profond et on « tangue » un peu. On avance malgré tout pas trop mal, même si, et ça nous ne le saurons qu’après en avoir discuté ensemble, Corinne pense que j’ai fait beaucoup de progrès car elle trouve ça dur ce matin, tandis que moi, je trouve que je fournis beaucoup d’efforts pensant que Corinne « gère » sa fatigue, vue la distance que nous avons à parcourir. Nous avons en effet prévu de nous arrêter ce soir à Kenitra, ville où nous pensons trouver un hébergement sans trop de mal. Donc environ 90 kms à parcourir.
Voilà devant nous un long passage sablonneux, avec des chiens et deux jeunes en train de marcher. On s’engage, c’est profond, on patine, la roue avant chasse, on est obligé de s’arrêter et de pousser l’attelage. Les jeunes écartent les chiens de la voix et nous nous saluons gentiment. On remonte en selle et après quelques centaines de mètres on s’arrête pour manger un petit quelque chose avant de continuer. Le tandem béquillé, par habitude, je fais tourner la roue arrière à la main. Elle se bloque rapidement. Je regarde pourquoi, et m’aperçois qu’elle a un voile important. Je regarde à quel niveau, et tâte les rayons concernés. L’un d’eux est très détendu. Bizarre, j’ai fait les réglages il y a quelques jours. Je le resserre, quand tout à coup il y a un gros bruit. Et merde, il a cassé! Je regarde, non, il n’est pas cassé! Alors quoi? Il faut que je regarde attentivement pour me rendre compte que le moyeu s’est cassé au niveau de la fixation de 2 rayons. Ça devait faire un bout de temps que ça couvait, ce qui explique les efforts ressentis ce matin, et l’augmentation du voile des jours précédents. Bon, et maintenant qu’est-ce qu’on fait? Car dans ces conditions, on ne peut plus rouler. On est bloqué au milieu de nulle part. Immédiatement, on appelle Claude, qui nous répond tout de suite et s’occupe de trouver une solution.
Un homme à pied arrive à notre hauteur et nous sourit gentiment. Par geste je lui fais comprendre que le vélo est cassé, et que je cherche un camion pour nous emmener. Il nous fait comprendre qu’il va trouver, et commence à repartir. A ce moment apparaît une camionnette qui transporte des gens. Il l’arrête. Au même
moment arrivent les deux jeunes qui marchaient, l’un des deux parle français. On discute et rapidement le chauffeur accepte de nous emmener à Rabat, mais pas à Casablanca. Casablanca où nous aurions pu laisser le vélo chez Sabrine et revenir en train sur Rabat. Ok pour Rabat. On négocie le prix. Après des palabres on passera des 500 dirhams de départ à 450. En fait, tout bien pensé, et de l’avis même de Lahcen, avec qui on en parlera plus tard, c’est un bon prix. Le temps de faire l’aller-retour, le prix de l’essence, du péage, etc…On démonte donc la remorque, on charge le tout en sanglant bien, et nous voilà partis. Mohammed, celui avec qui j’ai échangé par signes, nous accompagne. Je pense qu’il aura une part du prix. On va mettre environ 1h30 pour arriver à Rabat, avec à la clef quelques scènes d’anthologie par exemple un demi-tour sur l’autoroute avec franchissement du terre-plein central, pour aller chercher de l’essence à la station qui se trouve de l’autre côté.
En route, nous avons contacté Lahcen et Anne à Rabat. Lahcen prend en charge le rendez-vous avec le chauffeur, à Rabat. Il monte avec nous près de la gare routière pour nous guider jusqu’à la maison de leur copine où nous pourrons laisser vélo et remorque. Nous faisons donc la connaissance de Lahcen dans des conditions pour le moins pittoresques. Il est instituteur dans un petit village berbère dans le haut atlas. Dés que nous avons déchargé la camionnette et que nous sommes attablés autour du couscous, on se dit qu’on a beaucoup de chance d’avoir des copains sur place et un endroit où l’on sent un calme et une tranquillité qui vont nous faire le plus grand bien après le « coup de chaud » de ce matin.
Vient ensuite à régler le problème de trouver une nouvelle roue. Après quelques discussions, nous tombons tous d’accord , pour dire que si on peut, il vaut mieux la faire faire en France (Anne est cyclotouriste, a de nombreuses fois voyagé au Maroc, et Lahcen fait du vélo et connait très bien Rabat). J’appelle Rando-Cycle, qui est super, il me dit que le moyeu est garanti et qu’il faudra donc qu’il le récupère et que bien-sûr, il nous prépare une nouvelle roue pour mercredi, que Sébastien pourra passer chercher pour nous l’apporter au Maroc. Top!
Ça se goupille bien. Demain, on s’occupera du problème de l’acheminement vers Casablanca.
On s’installe dans un petit hôtel de la médina, très simple, WC et douche sur le palier, mais super propre.
Nous passerons deux jours à Rabat. Nous avons passé la quasi totalité de notre séjour en compagnie d’Anne et Lahcen. Nous avons énormément discuté ensemble. Nous nous sommes baladés, nous avons partagé tous nos repas. Ce furent vraiment des instants supers. On sentait que nous étions tous contents d’être ensemble. Le calme, la sérénité de Lahcen, la douceur et les attentions d’Anne, nous ont vraiment permis de passer cet épisode dans des conditions quasi idylliques
Le samedi nous cogitons tous pour lister les solutions possibles pour transporter le tandem et la remorque vers Casablanca : Car, Train, Location de véhicule, Grands Taxi, Fourgonnette Honda avec plateforme, etc…Au final, 2 solutions « fermes » s’offrent à nous : Sabrine a un copain qui peut faire un aller-retour Casablanca – Rabat avec un Kangoo. Ça sera « chaud » pour faire rentrer
l’ensemble, mais on devrait y arriver. Lahcen a un copain de copain qui peut trouver le même type de camionnette que celle prise pour arriver à Rabat. Pour ne prendre aucun risque, et ne pas déranger Sabrine et son copain pour rien, nous opterons pour la solution de Lahcen. Nous donnerons l’argent à Lahcen, qui a négocié le prix, qui le remettra à son copain, qui lui même paiera le chauffeur. C’est compliqué, mais avec Lahcen aux manettes, on n’est pas inquiet!
Le dimanche vers 15h00, on part de Rabat et on quitte Anne et Lahcen. On appelle Sabrine pour la prévenir et on se met d’accord pour se retrouver devant l’hôtel de son oncle. Elle et SiMo, diminutif de Sidi Mohammed, un copain de Sabrine que nous avons déjà rencontré à Paris, viendront nous chercher pour nous guider jusqu’à la maison de la famille Berrada.
Voilà encore une histoire qui se termine, on ne peut mieux. Elle nous a offert la possibilité de mieux
découvrir des copains, de découvrir Rabat, sa médina et sa casbah. Elle nous a permis d’arriver plus tôt dans la famille de Sabrine, où nous le sentons dés le début, nous allons être comme des « coqs en pâte ». Ils vont également nous permettre de voir « un autre Maroc » que celui que nous avons côtoyé jusqu’à présent. Nous vous en parlerons prochainement à l’occasion d’un nouvel article.
Nos quelques petits soucis mécaniques.
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On vient de vous en parler longuement…
Nos quelques petits soucis de santé :.
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Aucun! Pas de moustique dans l’oreille gauche!.
Une petite synthèse de notre voyage en Espagne pour la partie andalouse :
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8 jours : du lundi 06 juillet au lundi 13 juillet
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8 jours de franc soleil et grosse chaleur
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363 kms à vélo
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la plus longue étape en distance : 101 kms pour relier Séville à Arcos de la Frontera C’est aussi la plus longue en temps : 6h02
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la plus courte étape en distance : 20 kms pour aller de Calanas à.Séville (on a pris le train) C’est aussi la plus courte en temps : 1h47
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Train de Calanas à Séville
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répartition de nos 8 nuits par type d’hébergement : 4 hôtels, 4 chez des particuliers

























juillet 22nd, 2009 à 22:56
Eh bien, je viens de voir un bon film.
J’ai ri, par moment, à en pleurer.
J’ai encore mon kleenex à la main.
Je suis sûr que Jacqueline, en bas, à télé, n’a pas eu un programme aussi dépaysant, pittoresque, haut en couleurs, hilarant.
Je vous ai imaginé au fil des lignes et j’en ri encore.
Merci.
juillet 22nd, 2009 à 23:09
Super article !! Vous avez dû sacrement en baver ! En tout cas, il y a de l’humour et j’ai bien rigolé … et puis Sabrine va enfin devenir une People :-).. elle va être en pleine homepage du site ! Gros bisous à tous
juillet 23rd, 2009 à 18:17
çà c’est de l’aventure ! Merci de nous faire partager avec autant de réalisme ce que vous vivez.
Bon courage à vous deux.
Stephane (de la rue des archives, toujours…).
juillet 23rd, 2009 à 19:59
Au moins vous ne vous ennuyez pas.Il se passe toujours quelque chose avec les p’tits loups.C’est l’aventure avec un grd A.Nous espérons que la suite du voyage au Maroc sera plus cool.
Nous adorons vous lire.Pourquoi acheter de la lecture cet étè?nous avons ce qu’il nous faut avec velomonde.fr
Nous sommes heureux de vous savoir en santé.
Nous attendons avec impatience la suite du roman.
on vous embrasse,on pense fort à vous,on vous aime.
juillet 24th, 2009 à 18:27
bonjour,
eh vous avez bien de la chance d’avoir chaud, si cela vous dit de venir vous rafraîchir en Bretagne, la maison est ouverte…il y a des vols directs sur Rennes !
Drôle d’idée de faire le Maroc à vélo en juillet, mais l’aventure, c’est l’aventure !
j’éspère que vos soucis mécaniques vont se régler et que vous serez au top pour la traversée de la Cordillère des andes, et là par question que la tribu apporte le matos pour réparer, on se dem…tout seul.
Bon séjour au maroc, reposez-vous bien.
bises
alain et anne marie
juillet 24th, 2009 à 19:08
Vous lire me fait remonter beaucoup de souvenir.
M’étant marié au Maroc, le délai pour les papiers c’est environ 8 semaines, cela c’est réglé avec “bakchich” en 3 jours.
Sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute, j’y ai vu des chevaux, des bourricots, des vélos, des autostoppeur policier et militaire, etc….
Je suis d’accord avec Anne Marie et Alain qu’elle idée le Maroc en Juillet, même en voiture il y fait trop chaud !!!
Au fait une question:
Avec toutes les aventures de vécues comment trouvez vous le temps d’écrire ?
Bonne continuation
Fred
juillet 25th, 2009 à 23:35
Coucou,
C’est vrai, le Maroc au mois de juillet, quelle idée bizarre!
En Normandie, bien au chaud et à l’abri de la pluie dans nos polaires et Gortex nous avons bien pensé à vous.
Nous avons pris un bon bol d’air frais, mais pas autant d’aventures!
Nous souhaitons une bonne remise en forme à Aucéba.
A bientôt pour la suite de vos aventures,
Bisous à vous deux de nous deux
juillet 26th, 2009 à 14:12
« bakchich…Salam Aleykoum »
La police rançonne régulièrement. Nous avons assisté à cela aussi. Intercéder en faveur de ces bougres besogneux, ne fait qu’augmenter la pénalité…
Pourquoi, Mohamed VI laisse perdurer cet usage* ? (alors qu’il a fait amener, jusque dans le moindre petit village : la lumière, l’eau courante, le goudron, l’instituteur. Il a également amélioré ! un peu ! les Droits de la Femme).
*C’est un usage !…selon nous.
Le policier peut se transformer spontanément en Accueil Cyclo généreux.
Y aurait-il un Iznogoud parmi les conseillers du « Roi des pauvres »?
Salam Aleykoum ! Danielle et Alain
juillet 27th, 2009 à 16:30
J’avais hâte d’avoir de vos nouvelles et bien j’ai été servi avec toutes vos péripéties. C’était:”même pas drôle” mais j’ai bien rigolé pendant la partie de skip-boo, les cartes dans une main et le wap dans l’autre à suivre votre histoire, les autres ne trouvaient rien de commique dans notre partie. Par ailleur je note que vous n’avez pas suffisament prié lors de votre pélerinage à Fatima sinon tout cela ne vous serait pas arrivé. Continuez sur cette voie (pour nous faire rire) mais attention les enfants ne seront pas toujours présent pour vous ravitailler en matériel.
juillet 29th, 2009 à 21:36
Hola los amigos!
Nous revenons de notre tournée …en france et avons vécu nous aussi quelques petits problemes mécaniques.dans la descente d’un col les jantes chauffent et nous entendons pchtt!! le tandem chasse et nous nous arrêtons a temps …pierre répare et nous repartons… quelques kilomètres plus loin…pchtt!! Pierre joue son dernier jocker (dernière chambre a air!) ,il constate qu’un rayon est cassé et au moment de gonfler la pompe casse ,nous poussons ..dans une descente et trouvons une maison ou le propriétaire a un compresseur nous reprenons la descente mais avec des temps de pose pour laisser refroidir les roues!!!
Nous aussi nous avons eu chaud ,Martine et Ferey le cotentin c’était risqué!
par contre nous n’avons pas vu de chameaux de serpents sur la route mais juste quelques malheureux hérissons qui n’ont pas bien regardé avant de traverser !!
nous vous souhaitons bonne route et meilleure santé a Aucéba ,a bientôt de vous lire.
Bisous a Anne et Lahcen qui lirons certainement le blog.
juillet 30th, 2009 à 16:02
Salut
je m`appele Carlos et je suis peruvien
je sais grace a mes amis Anne Francoise et Andre que vous viendrez ici …
bon si vous avez quelque question sur le Perou n´hesitez pas a me dire … aussi mes parents ils louent des chambres alors si vous voulez vous pourriez essayer de dormir chez l´habitant a Arequipa
Bon continuasion
Carlos
août 1st, 2009 à 10:15
Bonjour les grands petits Loups.
Il est 9h27, je commence la matinée en vous écrivant ce petit mot afin de passer un peu de temps avec vous.
Voilà, ici le temps n’est pas trés beau, mais ce n’est pas grave on s’occupe.
Quand Jean vous a parlé du Maroc et des petits déboires, il a oublié de vous dire qu’il y avait été en touriste mais qu’il s’était essayé a faire le lustrage du sol du hall de l’hôtel!
Si vous voulez un jour de mauvais temps, je vous raconterai.
Nous donnons régulièrement de vos nouvelles aux gens du quartier, vous voyez on ne vous oublie pas.
Hier j’ai aperçu Seb.
Nous voyons de temps à autre Cookie.
Le quartier est calme, ce sont les vacances!!!!!!
Bon, chers petits loups, je vous fais de gros bisous et à la prochaine.
août 1st, 2009 à 13:53
Dans Casa, si vous croisez Omar et Aïcha (vous ne pouvez pas les rater), saluez-les de notre part !!!
Vous craignez de vous tromper ? Essayez, vous verrez bien ! ! !
Bon vent pour la suite. Je viens de voir Jean-Noël Phal et qqs autres CCI de passage par Cluny !
août 2nd, 2009 à 23:57
Bravo pour ce feuilleton marocain que nous avons suivi avec grand intérêt. Nous venons de voir que Carlos d’Aréquipa vous a déjà contactés (nous vous avions donné sa carte à Luso), quant à Anne-Françoise qui est à Lima, voici ses coordonnées : Anne-Françoise Bagot de Godoye, e-mail : bretybarr@hotmail.com, n° tél. 00 51 12 47 28 96 , adresse Avenida Grou 653 DPCO A3 Barranco LIMA 4 PEROU.
Bon séjour au Pérou, nous attendons de vos nouvelles pour d’autres aventures.
Mie Foise et André
août 3rd, 2009 à 18:56
Salut les P’tits Loups,
Palpitantes ces aventures marocaines ! C’est un pays magnifique où je ne suis allé qu’une fois, mais sans vélo et à une saison bien plus tiède. Je vous admire d’avoir enduré de telles températures !
Ici tout le monde semble parti ou presque, bien que les media nous annoncent régulièrement que la majorité des gens reste… ou part très peu de temps.
Alors ça approche ce vol vers Lima ? Bisous et bonne route !
août 4th, 2009 à 17:55
saluuuutttt mes amis..Comment ça va?
moi je suis arrivé a paris…j’étais bien au maroc avec vous et mes parents et mes freeere … bon je vous félicite pour l’article …vous y avez passé tellement de temps…mais je vois le résultat il est top !!!!
bon je vous bisoute les amigos …. je suis la plus chanceuse g t la dernière a vous voir avant votre départ pour le pérou …
je te donne RDV au maroc alors à toi et a corinne et aussi aux enfants pour le retour ;)ça va être chouette;)))
août 5th, 2009 à 19:24
Ouaouh !!! pour l’aventure… mais aussi pour votre article ; vraiment chapeau.
Bon j’espère que sous d’autre latitude votre destrier sera plus docile. Les grosses dénivelés vont arrivées et les paysages somptueux aussi, sans compter les rencontres… j’attends la suite. Grâce à vous l’été sans vélo (et au boulot) est moins difficile.
L’été est chaud, comme je l’aime, les copains partent puis reviennent avec leurs souvenirs et belles images. J’attends mon tour patiemment… “tout vient à temps qui sait attendre”.
En attendant je profite de mon petitout qui vous envoie son plus joli sourire ; et oui, il ne sait pas encore faire les bisous mais par contre ça y est il marche… crevant -rire-!!
Bonne route et prenez bien soin de vous
Bises
Chantal
août 8th, 2009 à 17:49
Bien le bonjour à vous 2, pensons très souvent à vous, où êtes-vous en ce moment ? Anne-Françoise de Lima vient de nous envoyer un mail, elle serait très heureuse de vous rencontrer, n’hésitez pas à la contacter (coordonnées données précédemment, le n° de tél, c’est depuis la France, à voir l’indicatif du Pérou), elle poura peut-être vous rendre service pour vous familiariser à cette très grosse ville qu’est Lima.
En tout cas, bon pédalage et bonnes découvertes
Amitiés
Mie Foise et André
décembre 10th, 2009 à 16:17
C’est un vrai plaisir de vous lire !!! je voyage avec un peu avec vous , merci.
Je vous souhaite un joyeux Noêl à tous les deux et une bonne route.
Nadège