Le lundi 22 au matin, lorsque nous nous réveillons, nous sommes seuls dans la maison d’Antonio. Il est reparti avec Elvira, Didier et les filles vers 4h00 du matin. Ils rentrent en voiture vers la région parisienne, ce qui veut dire de longues heures sur la route avant d’être arrivés. Il sont passés nous dire “Au revoir” et me souhaiter un bon anniversaire avec une petite bougie à souffler., en me chantant la chanson “familiale” entonnée pour cette occasion. Pour lui permettre de tout fermer avant leur départ, nous voulions dormir, à côté de la maison, à la belle étoile, mais gentiment, Antonio a insisté pour que nous nous installions dans le garage.
Au lever, le contraste est saisissant avec les journées précédentes durant lesquelles l’animation dans la maison n’a pas faibli. Pendant toutes ces journées, nous nous sommes laissés “portés”.
Antonio nous avait concocté toute une série de ballades pour nous permettre de découvrir sa région. Il nous a fait visité Braga et le site impressionnant de Bom Jesus, la jolie ville de Guimaraes, Porto avec outre la flânerie dans les rue, une belle ballade en bateau sur le Douro, ainsi que le funiculaire qui vous transfère de la ville haute à la ville basse (et inversement) et le tramway typique. Nous sommes aussi allés sur le site de Nostra Senorita da
Graça qui, de par son altitude à plus de 1000 mètres, permet d’embrasser l’ensemble du panorama environnant. A Bom Jesus, nous avons pris le funiculaire qui nous a conduit en haut du site dont nous sommes ensuite redescendus à pied. Le funiculaire, composé de 2 wagons, un en haut, un en bas, fonctionne grâce à un système à eau, doublé d’une crémaillère pour assurer la sécurité en cas de défaillance du système. C’est rassurant, vu la pente… Le wagon du haut est rempli de 4000 litre d’eau, qui vont permettre grâce au poids que cela représente, de faire contre-poids pour permettre l’ascension du wagon qui se trouve en bas et qui lui, a été purgé de sa cargaison d’eau.
L’accueil qui nous a été réservé par Antonio et toute sa famille, maman, frêre, belle soeur, neveu et nièce, habitants tous juste à côté, aura été incroyablement gentil et généreux.La simplicité des rapports était incroyable. Elvira n’aura pas arrêté une seconde d’être au four et au moulin. Pendant une semaine nous avons envahi l’espace. Nous étions 14. Ca courrait et riait de tous côtés, sauf aux moments où la sieste s’imposait, à l’ombre des vignes.
Cela nous a aussi permis, à Jean, le papa de Corinne, et à moi, de reprendre nos discussions politiques. Nous aimons débattre de politique. Et même si des divergences existent, nous savons que nos sensibilités “humanistes” sont proches. Que ces moments ont été agréables!
Merci encore une fois pour ces instants “en famille”.
Nous avons ensuite repris la route sur notre fidèle attelage. Les ascensions ont succédé aux ascensions (et
je n’emploie pas les termes de Pente,Côte). Je n’évoque même pas les descentes, car les pentes sont telles que celles-ci ne durent jamais très longtemps. Notre record de vitesse en descente doit avoisiner les 75km/h… Celui en montée, environ 4,5km/h. On ne se rend même pas compte qu’il existe autre chose que des montées. On a d’ailleurs écrit au ministère de la culture portugais pour lui proposer un nouveau proverbe. Nous attendons sa réponse.
Proverbe portugais proposé : “Ami cycliste, au Portugal, si tu veux du plat, vas en cuisine”.
Ce proverbe ira à merveille avec notre expérience, car c’est vrai que nous nous régalons. On découvre toute une série de plats que nous ne connaissions pas. Une soupe au vin contenant du sucre et du pain. De nouvelles recettes de poulpe. Un pain cuit au four avec du saucisson et du chorizo, des soupes diverses et variées, avec une mention spéciale à celles qui contiennent des feuilles de choux, d’un type particulier que l’on ne trouve pas, à notre connaissance en France. A l’exception des épiceries portugaises.
Nous avons passé les fêtes de la Saint-Jean dans la ville de Lamego, où nous avons vu une partie de la processon et avons mangé les grillades traditionnelles réalisées lors de cette fête.
Nous sommes aussi passés par Luso, ville thermale très mignone située…. sur les hauteurs de Coimbra. Nous avons fait une randonnée pédestre dans la forêt de Buçaco qui jouxte Luso, avec Marie-Françoise et André, deux bretons de la région de Rennes. Nous nous sommes retrouvés tous les 4, seuls, dans le camping de Luso. Cette forêt est impressionnante. Les arbres sont gigantesque, interdiction ayant été donnée par l’église catholique d’en couper le moindre. Et ce, pendant des siècles. Se promener à l’ombre de ces arbres, avec tous les vestiges laissés par les moines ayant occupés le lieux plusieurs siècles durant, a été reposant. Même si l’ascension jusqu’au point le plus haut et son panorama a duré plusieurs heures.
Nous avons toujours autant de signes de sympathie de la part des portugais. Pouces levés, coups de klaxon, … Les gens dans leur très très grande majorité, sont très “disponibles” et se mettent en quatre pour vous rendre service. Si vous faites signe à une voiture, elle s’arrêtera quasi systématiquement. Quitte s’il le faut à faire une marche arrière ou à aller faire demi-tour un peu plus loin. Si vous demandez un renseignement dans la rue, il y a tout de suite un mini attrroupement et chacun a son avis. Quand les explications sont trop difficiles à donner, il arrive que quelqu’un vous accompagne pour vous monter le chemin. C’est ce qu’un vieux monsieur a fait un jour pour nous conduire dans une petite pension du centre de Viseu. Nous marchions à ses côtés pour y accéder et nous avons dû faire de nombreuses pauses pour lui permettre de “reprendre son souffle”, ce qui ne l’a pas fait hésité une seconde pour nous proposer de nous accompagner.
Le seul point noir jusqu’à présent, aura été le camping de Coimbra. Sans détour, il est nul!
Des arbustes à la place des arbres, de la pierraille à la place de l’herbe et comble de malchance, c’est là que nous venons de casser notre bruleur Primus en Titane, réputé incassable. Corinne a bricolé pour ce soir-là une solution avec des parpaings qui nous a permis de manger chaud. Il va falloir qu’on en trouve un nouveau pour la suite.
On continue aussi à parfaire nos connaissances du milieu “paysan”. Pour preuve, nous venons d’apprendre que pour pondre une poule doit être agée au minimum de 6 mois. Nous serons bientôt incollables sur ce sujet des poules…
Nous sommes arrivés samedi soir à Estreito chez les parents de Judite. Judite est une collègue que j’ai l’impression de connaître “depuis toujours”. Elle est douce, gentille, sensible, disponible. Ses parents, Louisa et José, lui ressemblent. On dit bien que “les chiens ne font pas des chats.”
J’avais demandé à Judite si elle serait au Portugal lors de notre passage. Ca lui était impossible à ce moment de l’année, mais aussitôt, elle m’a proposé de passer voir ses parents. Cette invitation spontanée m’avait
déjà touché. Mais en rencontrant ses parents, nous en avons été émus. Car les parents de Judite, ne sont pas tout jeunes et surtout, il sont tous les 2 malades. Nous recevoir, leur crée nécessairement de la fatigue supplémentaire, mais ils font comme si de rien n’était, et se mettent en quatre pour nous faire plaisir.
Ils nous ont spontanément proposé de nous prêter leur voiture pour que nous puissions visiter la région. Le plein était fait. C’est ce qui nous a décidé à accepter… Mais quel humour….
Ainsi, avant-hier nous sommes allés au sanctuaire de Fatima. C’est gigantesque et la ferveur religieuse y est impressionnante. Hier midi nous sommes allés au restaurant pour l’anniversaire de Louisa.
Ensuite nous sommes allés visiter Nazaré, la ballade le long de la corniche est magique avec l’océan en
dessous et les couleurs extraodinaires du ciel, de la ville, de la falaise. Après, nous sommes allés voir la cathédrale d’Alcobaça, qui est classée au patrimoine mondial de l’humanité. Nous avons trouvé qu’elle était effectivement imposante, mais son épuration quasi “totale”, fait qu’elle manque singulièrement de charme, à notre avis. Nous ne l’avons pas trouvé belle. Après nous avons découvert Obidos. C’est une ville très mignone, mais trop touristique avec sa rue principale qui ressemble à celle du Mont Saint-Michel, avec cet alignenemnt de commerces. Par chance, comme il pleut énormément au Portugal depuis 2 jours, il n’y a personne. Il pleut, mais, encore notre bonne étoile, à chaque fois que l’on va se ballader ou que l’on visite un endroit, la pluie s’arrête. J’ai dit à table, un soir, qu’il s’agissait de miracles. Et Louise qui est très pieuse a dit qu’elle allait prier pour moi, afin que je trouve la foi. C’est très gentil de sa part…Nous vous tiendrons au courant de l’évolution…
On vous embrasse tous bien fort. On réenfouche Aucéba jeudi ou vendredi pour glisser toujours plus au sud. Corinne est enthousiaste, il semblerait que le terrain s’aplanisse…
Commentaire de la dite Corinne: je n’ai jamais été très forte en sciences (en attestent mes notes du bac) mais au nord du Portugal, un phénomène me laisse perplexe, à savoir: comment est-ce possible que ça monte tout le temps très longtemps durant des km et que ça ne descende que rarement et sur quelques mètres seulement ???? Certes, comme dit Philippe, c’est très joli mais au bout d’un moment, je ne vois plus que mes pieds tant la côte me semble interminable. D’autant que parfois, la température avoisinne les 35° !!!Donc, plus plat, c’est peut-être moins beau mais ça a son charme aussi!!!













juin 30th, 2009 à 20:40
“Ami cycliste, au Portugal, si tu veux du plat, vas en cuisine”.

Moi, Je vote pour, et allant travailler de temps en temps a Matignon, j’irai en toucher 2 mots a notre 1er ministre M. FILLON pour qu’a sont tour il en parle a la présidence du Portugal. En espèrent qu’il sache parler Portugais
Je suis d’accord avec CORINE, des monté sans descente C frustrant !! Et il n’y a pas de plaisir à monter si on ne descend pas après !! Je sais de quoi je parle, et après que vous ayez lus mon Récit de mes 24h rollers vous comprendrez
Bonne continuation.
Bises
Yann
La famille du 28.
juillet 1st, 2009 à 13:54
Cocorico ! Nous te souhaitons philippe avec un peu de retard un joyeux anniversaire.
Pour les descentes ne t’inquiétes pas Corinne au pérou il y en aura .Nous en avons eu une de 100kms …dommage nous avions le vent dans le nez !
Attention quand même au record de vitesse !
Bonjour a nos voisins Portugais et bonne route a vous .
Depuis que vous avez votre ordi portable et que vous avez retrouve votre clavier je trouve que votre recit est plus long…non? mais votre recit est toujours fort interressant nous attendons le prochain message avec impatience et nous vous lirons certainement dans un cybercafe le long de la route car nous partons un petit mois en vacances …eh! oui! les longs conges ca ne marche pas a chaque fois!!!!!!!!!
bisous a tous les deux sana oublier Aucéba
pierre et isabelle
juillet 4th, 2009 à 14:54
C’est toujours avec autant de plaisir que je déguste le récit de vos aventures. Les Portuguais ont cette chaleur humaine que l’on retrouve dans le sud ouest de notre pays. Je souhaite que Phébus darde un peu moins ses rayons afin qu’un alizé soulage les montées s’il en existe encore de nombreuses. Bon courage à Corine, dur, dur les grimpettes où elle ne regarde que le pédalier.
Bonne route et à bientôt de vous lire les courageux.
juillet 5th, 2009 à 15:21
Bonjour les « tandemistes »
Que des cotes et pas de descente, c’est ce que je disais à ma fille le 1er mai en allant vous voir à Villemomble !!!
La prochaine fois, je vous lirais de Bodrum en Turquie.
Vive les vacances
juillet 5th, 2009 à 19:07
Coucou,
Votre récit donne envie d’aller au Portugal!
Fidèle à mon habitude, j’ai motivé Ferey. Nous avons convenu d’y aller à vélo en partant de Ferran lorsque la maison sera là. A ce propos notre projet avance, nous avons déposé le permis de construire.
Bon voyage, merci pour les récits, on aime les lire.
Bisous de nous 2 à vous 2.
août 3rd, 2009 à 18:47
Salut,
Toujours en retard d’un pays sinon deux avec ces rares connexions à Internet. Bravo pour vos récits forts documentés.
Mes impressions du Portugal (Nord), mais ça remonte à 94, très différentes vous allez voir !
1) gens très sympathiques, ça il faut le souligner, mais indifférents aux cyclistes, certainement à l’époque la promotion sociale ne consistait pas à rouler en vélo… Eprouvé plus tard la même impression en Grèce. Par contre partout on parlait français.
2) routes très souvent pavées, particulièrement dans l’intérieur, région de Braga en particulier, bonjour les fesses, mais ça a peut-être changé ?
3) des heures de repas pires qu’en France, du genre 19h 30 pour le dîner, heureusement que j’allais ensuite en Galice, d’ailleurs il y avait au moins 2 h 30 de décalage le soir en heure espagnole… mais la cuisine était délicieuse
4) une côte Nord moche, désolé de l’écrire, quelle différence avec la côte galicienne. Autant j’ai aimé l’intérieur Nord du Portugal, mais détesté la côte. On m’a dit fort justement que je ne pouvais généraliser, la côte centrale et Sud portugaise étant magnifique et réputée, ce que j’admets bien volontiers.
Bref, ne tenez pas trop compte de ce que j’ai écrit, heureusement pour moi, il apparaît plus que sûr qu’il y aura l’an prochain un voyage au Portugal avec Cyclo Camping International. Alors je serai évidemment partant !
Bonne route, vous devez être sur le point de passer en Amérique du Sud ? Bisous
août 5th, 2009 à 10:31
Bonjour les amis,
et bien oui, j’ai trouvé comment ça marche.
De retour de nos vacaciones Espaniol., j’ai apprécié de vous lire sur votre passage au portugal. Apparemment les portuguais sont toujours aussi sympathiques. C’est marrant l’histoire du prêt de la voiture, ils nous est arrivé la même chose, mais en 1986. a l’époque nous étions partis en car couchettes de la porte d’Italie diection Viéra distant de 1700km, au bout de 26h nous sommes arrivés et sommes allés manger dans un restau face à la mer à Praya de Vièra avec Marie-charlotte et Mathieu, agés à l’époque de 6ans et 2ans. Nous avons demandé au patron ou nous pouvions louer une voiture, il est revenu avec les clés de sa bagnole perso et nous l’a prêtée pour tout le mois, en nous disant: de toute façon je travaille tout le mois de 6h du mat à minuit pendant juillet et août, alors la voiture ça la fera rouler. bon, je vais esayé de trouver la page du maroc, s’il y en a une Grosses bises, profités, que du bonheur, on vous embrasse, Geneviève et Hervé.
PS: pour la voiture, ne vous inquiétez pas je m’en occupe dès que je vois vos enfants de retour.
novembre 29th, 2009 à 12:03
Salut j’espere que sa se passe le tour du monde , j’espere que vous allez bien profitez bien , plein de bonheur , plein de santé , a bientot je vous embrasse . Plein de bisous