Nous vous avions laisses aux pieds des pyrennees, nous avons parcouru beaucoup de routes depuis, et nous allons tenter de vous faire partager nos multiples aventures, ainsi que le detail des jours qui ont precede notre arrivee chez Alice et Jean¬François, a Castagnede.
Parmi nos premieres fois, nous commencerons bien evidemment par le fait de continuer a etre en vacances au-dela des habituelles 3 semaines de conges que nous prenions en general l’ete.
Nous continuerons tout de suite apres par le clavier espagnol qui nous cree bien des tracas. Au lieu de notre habituel “azertyuiop”, nous avons comme base “qwertyuiop”. De plus, pas d’accents français disponibles et des accents la ou on n’en veut pas. Mais comme on est tous super debrouillard, on va tous s’adapter.
Nous poursuivrons par le rassemblement CCI (Cyclo Camping International) de Bagnac-sur-Cele, ou durant 3 jours nous avons ete tres gentiment mis a l’honneur. Alain et Danielle Guillermou, Christiane et Michel Dodos, ainsi que Serge Fichant avaient tout manigance pour ne pas nous laisser partir sans une nouvelle fète. Nous avons ete presente, ainsi que notre projet lors de la reception par la
municipalite et lors de la soiree de projections des films de cyclo-aventuriers. Un feu d’artifice a meme ete tire en notre honneur au milieu du stade de football.
C’etait aussi la premiere fois que nous rencontrions quelqu’un venu specialement pour faire notre connaissance apres nous avoir decouvert a travers notre site. Il s’agissait de Chantal et nous avons passe un super moment en sa compagnie. C’est d’ailleurs grace a elle, comme nous l’avons deja ecrit, que nous sommes alles chez Alice et Jean-François. Le dimanche de notre depart, avec leur attention habituelle, Ferrey et Martine nous ont accompagnes pendant un bon bout de route.
Nous nous retrouvons a nouveau seuls pour poursuivre notre periple qui doit nous conduire vers Saint-Jacques. S’interrogeant sur la route a suivre a la sortie d’un village, Balbenque la capitale de la truffe, nous demandons notre chemin. Et de fil en aiguille, nous voici attables autour d’un verre, avec pour la premiere fois un champion, LE champion de la ”chasse a la truffe”. Il est entoure de toute sa famille en plein branle-bas de combat car la voiture du petit fils, qui devait ramener sa famille a Paris est immobilisee. Voici la liste de nos decouvertes liees a cette rencontre :
1- Sur une Audi TT, malgre un prix tres eleve, il n’y a pas de roue de secours, pas de galette non plus. Donc un gros clou dans un pneu necessite de faire jouer son assistance rapatriement, ainsi que le remorquage du vehicule. Ce qui, en l’occurrence, represente un vol Toulouse - Paris pour le couple et ses 2 enfants, le remorquage de la voiture jusqu’a un garage local, la commande d’un pneu special a la maison mere, et enfin un vol Paris - Toulouse pour le conducteur afin de recuperer et remonter sa voiture a Paris. Clin d’oeil pour Sebastien, notre fils, qui lorgnait sur ce modele, on lui rappelle que même la peugeot 309 de la famille possede une roue de secours. Ce que le grand-pere ne manqua pas de faire remarquer a son petit fils en lui rappelant que des sa premiere voiture, pourtant modeste, il avait toujours eu des roues de secours.
2- La production de truffes : En quelques annees, on est passe de 2 tonnes de truffes, chaque mardi, uniquement issues du canton, a 150 kilogrammes pour tout le departement.
3- Les cochons qui cherchent les truffes, sont dresses et ne sont utilises qu’une annee. Et ensuite finissent en saucisson.
Nous avons pour la premiere fois traverse le pays basque. Une banderolle deployee dans Saint-Jean-Pied-de-Porc nous a fait “toucher” pour la premiere fois la peur des represailles et le mutisme qui en decoule. En effet, comme cette banderole etait ecrite en basque, nous en avons demande le sens, a deux personnes. La premiere nous a repondu qu’elle ne parlait pas politique et le lendemain lorsque nous avons reevoquer cet episode elle nous a clairement explique que par peur elle ne s’approchait jamais de ces sujets. La deuxieme personne interrogee, qui lorsque nous l’avons abordee nous a repondu en français, s’est cantonnee a parler en basque apres que nous lui ayons pose la question. Nous sommes toujours interesses par la traduction de cette phrase “Sarkozy - Zappatero NON DA JON”.
Partis de Saint-Jean-Pied-de-Porc, nous nous sommes pour la premiere fois lances a l’assaut d’un col de 28 kms. Cette escalade devant nous permettre de franchir les Pyrennees, etait incontournable. La responsable de l’auberge, nous voyant partir a 10h00 sous un soleil de plomb, s’est exclamee que c’etait la premiere fois qu’elle voyait des pelerins partir aussi tard. En sueur pendant pres de 4 heures, dans cette tres longue ascension nous avons souvent pense a sa petite phrase. Depuis, ne rigolez pas, nous avons le temoignage d’Herve, nos reveils oscillent entre 6h et 6h30 et nos departs s’effectuent entre 8h00 et 9h00.
Cette etape nous a amenes pour la premiere fois de notre tour du monde a passer une frontiere. Plus concretement, a changer de pays car la frontiere n’est même plus materialisee. Ce qui demeure le plus marquant pour nous, c’est de ne pas revenir en France avant 15 mois et de devoir entendre et parler une autre langue que notre langue maternelle.
En Espagne, notre cheminement au plus pres du chemin de Saint-Jacques nous a conduit a emprunter, outre l’autoroute, la route nationale 210. La partie entre LOGROÑO et SANTO DOMINGO DE LA CAZALDA a ete une veritable horreur. Un traffic infernal avec un flot ininterrompu de camions, nous obligeait a rouler sur la bande d’arrèt d’urgence, reduite a la portion congrue (80 centimetres, peut-etre meme moins), avec une attention de chaque instant pour ne pas en sortir. Cette bande recoltant tous les dechets de la route, nous avons subi pour la premiere fois de ce voyage, une crevaison.
Cette situation qui devait continuer pour l’etape suivante de 65 kms entre SANTO DOMINGO DE LA CAZALDA et BURGOS, nous a amenes a prendre la bonne decision, a savoir, effectuer ce troçon en car. C’est ainsi, que pour la premiere fois, nous avons embarque dans la soute du car, le tandem, la remorque et le velo d’Herve. Ce ne fut pas simple, mais cela nous a permis de voir ce que nous pourrions ameliorer pour la prochaine fois que cette situation se presentera.
Pour nos hebergements, nous avons privilegie les accueils pelerins pour developper les rencontres, et lorsqu’il n’y en avait pas ou trop loin, nous avons toujours apprecie les petits camping croises sur notre route. Dans chacun de nos hebergements pelerins nous avons fait des rencontres ephemeres mais riches. TOUS les hebergements nous ont plu de par leur convivialite et la simplicite des rapports: Le contacts des autres cultures est tres enrichissant. Entendre et devoir tenter de parler plusieurs langues est egalement stimulant.
Herve est arrive, un beau matin, au gîte de Sauboire, avec des pains au chocolat pour partager avec nous notre route jusqu’a Saint-Jacques. Lui qui apprehendait le moindre bruit pour dormir a dù subir nos desirs et se retrouver dans les dortoirs des auberges de pelerins avec une bonne quantite de ronfleurs, le nombre de lits a varie jusqu’a present entre 9 et environ 100.
Tous les jours sur la route, on croise un nombre grandissant de pelerins. A chaque rencontre, l’echange debute de la même façon . “Hola. Buen Camino“. Un sourire, un p’tit geste et chacun pousuit a son rythme.
On ne sait pas encore ce que nous reserve la fin du Camino jusqu’a Saint-Jacques, mais pour le moment nous sommes ravis de ce que nous avons vecu sur ce chemin et nous vous invitons vraiment a l’effectuer un jour. C’est une belle experience.
On a quelques fois dû pousser le tandem. La plupart du temps, cela s’est produit lorsqu’on empruntait le chemin pedestre des pelerins, la pente de la montee etait trop importante pour la fatigue du moment. A l’inverse, ce matin, en arrivant a Leon nous avons du effectuer une descente a pied. La pente etait incroyablement raide et de profondes ornieres truffaient le chemin. Herve a maugree pendant toute la matinee, il est mème tombe une fois. Ce n’etait pas son jour puisqu’il avait auparavant failli se faire renverser par une voiture. Mais il ne nous a pas abandonnes pour autant et sa bonne humeur habituelle a rapidement repris le dessus.
Il est 4h25 du matin et nous allons maintenant aller profiter de la chambre superbe que Taoufik et Isabelle qui nous accueillent a Leon, nous offrent dans un hôtel luxueux. Corinne est contente, il y a mème un seche-cheveux… Ce qu’elle n’avait pas approche depuis un moment.
On essaira d’inserer des photos dans l’article demain: Certaines sont chargees et vous pouvez y acceder via l’onglet “photo”.
Bonne journee a tous.









juin 5th, 2009 à 06:08
Je rêve : Corinne et Philippe réveillés à 4 h.30 - ce tour du monde est vraiment marqué d’évènements exceptionnels!…
Vous serez certainement contents de faire une pause au Portugal, et nous nous réjouissons de vous y retrouver pour ce qui sera pour nous le 4ème - et dernier hélas ! - “grand départ”. Après, ce sera l’absence de plus d’un an … et vous ne serez même plus en Europe la plupart du temps ! Il me faut essayer de reporter la tristesse au 20 Juin…
En attendant, bonne route : j’espère que vous allez retrouver des chemins plus favorables au cyclisme !
Je vous embrasse. Maman
juin 5th, 2009 à 07:22
… et grand-maman au clavier dès 06h00 ! ! !
Ils vont enfin se roder, attraper le rythme… faire la sieste… Ola ! La sieste, quelle belle invention en voyage. Je vous en souhaite beaucoup ! ! !
juin 5th, 2009 à 16:09
VIVE L’ESPAGNE !!!! la grande randonnée se corse … les anecdotes se multiplient et ce n’est que une ébauche de votre grande virée.
La lecture est plaisante, encore… encore … et encore des nouvelles !!! Bises de Touraine.
PS) Hervé n’aurait pas du se séparer des petites roues de son vélo… pour assurer son équilibre …..
” stabilisateurs retirés,
chute assurée !!!”
juin 6th, 2009 à 12:09
Nous commentons votre blog pour la première fois !
Est-ce que le saucisson du porc “élevé à la truffe” est-il meilleur que le “cochonou” ??
Votre adieu à la France est touchant, bienvenue donc en Espagne, et bienvenue aux mauvaises suprises. Qui ne s’est jamais retrouvé sur un chemin de cailloux, ou sur une autoroute, alors qu’il pensait faire sa route sur du bon bitume agréable ? Espérons que vous en aurez le moins possible !
juin 6th, 2009 à 12:49
NON DA JON
Veut dire Ou est Jon
Jon est un militant basque espagnol qui à disparu !!!
La banderole sous entend que le gouvernement espagnol ou français est lié à sa disparition
N’oublie ques mes origines sont Basque espagnol
Fred
juin 6th, 2009 à 14:05
buenos dias los espanoles
sur nos claviers français il manque le tilde qu’on doit mettre sur le n.
Michel a bien enregistré qu”il faut se lever tôt pour faire les cols . Il part dans 15 jours pour la traversée des Alpes avec un copain.
Vous avez du en baver avec les camions,on a déjà vécu cela quelques kilomètrs en Bretagne ,c’est angoissant et difficile de tenir la ligne droite.
On pense bien à vous . Bises Marie et Michel
juin 6th, 2009 à 16:21
Et une frontière pour un tandem de choc, Une…!!!
Que le temps passe vite, (enfin pour nous !!) déjà plus d’un mois et plus de 1000 Kms… j’imagine vos journée commençant par le réveille pas forcement toujours agréable, mais surtout vos départ et itinéraire du jour qui je pense doit vous enchantée dés le 1er pied pausé sur la pédale.
Votre voyage me fait rêver depuis peut et m’encourage a mon tour à partir aussi… mais en Rollers. Non pas pour un tour du monde mais juste un Paris/Bordeaux prévu pour l’année prochaine.
J’ai dans la tête de faire Paris /Troyes prochainement (après mais 24h), je vous tiendrai au courant dès la finalité de ce petit projet, en attendant merci de nous faire partagé vos grande vacances par vos récits toujours aussi agréable a découvrir.
On vous encourage et vous embrasse.
La famille du 28
juin 7th, 2009 à 22:38
Coucou,
Bravo pour avoir surmonté brillamment toutes ces difficultés!
Il semblerait que cela a été plus difficile pour Hervé.
Nous revenons de la convergence, la grande fête du vélo.
10 000 cyclistes (de tous ages) des banlieues d’ile de France ont convergé vers Paris jusqu’aux Invalides où nous nous sommes rassemblés pour un grand pique-nique. La nationale 20 et toutes les rues de Paris étaient entièrement pour nous, nous faisions fi des feux rouges (avec la bénédiction de la police).
Bref, c’était génial.
On vous embrasse,
à bientôt, via le blog,
Martine et Ferey
juin 7th, 2009 à 23:36
Adios amigos,
? como vamos ?
Il semble que vous allez très bien et ça nous ravi.
Hervé ne nous avait pas dit qu’il logerait dans des hebergements pélerins, pas étonnant qu’il soit grognon…
Sachez que nous n’avons plus le soleil du 1er mai:
11° le matin, temps couvert et maussade et depuis hier pas de corvée d’arrosage.
Nous avons plaisir à vous lire.
Bises à vous trois.
Buen camino y hasta la proxima.
juin 8th, 2009 à 09:20
¿Ho la que tal?
Alors cette fois ci c’est pour de bon vous avez quité la France. Suivez vous le chemin ou prenez vous la route? Si vous suivez le chemin, je peux vous indiquez des petits coins supers pour bivouacer. Sinon, pas trop chaud en Espagne? Ici en Ht Savoie il tombe beaucoup d’eau. Tout est détrempé.
Buen Camino
Stéphane
juin 8th, 2009 à 12:24
hola les amigos???
je vois qu’il y a toujours quelques choses à lire… c’est magniiiffiikkkkeee;))
bon Philippe j’espère que tu pratique ton espagnol;) hé oui il faut amortir toutes les séances d’espagnol;)
je suis mais ravi pour Corinne d’avoir trouvé un sèche cheveux;)
bon on attend la suite des aventures de Philippe et Corinne;)
Mon bonjour à Taoufik;)
juin 8th, 2009 à 14:25
C’est un réel plaisir de vous lire et cela nous permet de mieux vous imaginer…. Surtout le Chef pestant contre ces automobilistes qui osent emprunter la route !!!! Sacré Hervé… tu nous raconteras tout cela trés bientôt je pense !!
Corinne, j’imagine ce plaisir que tu as dû ressentir sous ton sèche-cheveux…. cela fait partie de toutes ces petites choses qui nous semblement futiles tant qu’elles ne nous manquent pas!
Profitez de tous ces bons moments et merci de nous en faire profiter. Gros bisous sans oublier le Chef !!!
Blandine et Luc
juin 8th, 2009 à 21:06
c’est vrai que c’est super, je ne sais quoi dire, vous lire c’est comme lire un bon livre d’aventures, avec les moments d’émotion et aussi merci pour l’enrichissement de ma culture, parce que le poussin, moi c’est comme vs!!! les truffes, les AUDI sans roue de secours……
Léon je connais, l’Espagne est un pays que j’ai beaucoup apprécié, la gentillesse des gens et la bonne cuisine, avec le soleil bien sûr.
J attends les prochains épisodes comme tout le monde
HENRY
juin 9th, 2009 à 10:50
si un simple sèche cheveux suffit à rendre Corinne heureuse il faut que je pense à en prendre un pour le Portugal
juin 9th, 2009 à 11:45
On apprend vite a se lever de bonne heure surtout losqu’il fait chaud !!
bon! nous voyons que tout va bien pour vous et que les premières côtes ont été franchies avec succès donc pour l’amérique latine ce ne sera pas le pérou !
nous continons a vous suivre et de notre côté nous préparons nos trois semaines de vacances!!un tour du monde …en france !
roulement de tambour, la semaine prochaine nous présentons notre diaporama …vous êtes bien sur invités !
bisous bonne route et a tres bientot
pierre et isabelle
juin 12th, 2009 à 07:34
Pédalez, roulez ! Je reconnais là votre courage,
votre détermination. Bravo, continuez.
Vos récits nous permettent de vous situer,d’imaginer
ce qu’est votre quotidien, bien rempli surtout réveillés
à 6 h 30, étonnant quand même !!!
Bisous.
juin 12th, 2009 à 13:39
Salut les P’tits Loups,
j’ai hâte de savoir où vous en êtes ; merci de prendre le temps de nous raconter tout ça, photos à l’appui (ça m’a fait plaisir de vous voir avec Alice et Jean-François).
Déjà plusieurs difficultés vaincues, des moments “spéciaux”, des joies et des agacements, autant de preuves de votre volonté et pugnacité. C’est de bonne augure. Et toujours votre bonne humeur !
Aujourd’hui je vais, non sans une certaine excitation, prendre mes billets pour le Mali… mais c’est encore loin.
Je pense bien à vous
Gros bisous
Chantal
juin 15th, 2009 à 08:46
BONJOUR
Nous pensons bien a vous nous sommes très heureux de voir votre enthousiame et votre bonheur de vivre des moments intenses.
Nous recherchons l’endroit ou nous pourrions aller pour vous dire bonjour, nous oensons actuellement au chili ou ????
a bientôt de vous lire
les Gowie’s
juin 15th, 2009 à 17:53
ça avance à ce que je vois!
Y a même Taoufik qui profite pour faire la pose…
Dommage que tu sois pas passé par la région bordelaise, j’aurais pu venir te faire un coucou.
J’attends la suite avec impatience.
juin 18th, 2009 à 15:38
Un petit coucou !! Ahh, c’est avec un grand plaisir que je suis vos belles escapades aventuresques !!
Superbes photos !!
Bon courage et à très bientôt ^__^
juin 19th, 2009 à 19:07
bonjour !
Je suis contente de voir que votre périple se déroule aussi bien que possible et qu’il est riche en rencontres diverses.
Bon courage. A +. BIG BIZZZZZZ
juin 20th, 2009 à 14:46
Pedaler aux premieres heures de la journee, cela est indispensable pour nous aussi.nous sommes a Boukhara ou il fait 40 degres a l ombre.Donc reveil avant 5 heures du matin pour profiter de la fraicheur toute relative de la matinee ( 30 degres ).
notre voyage se termine et nous rentrons en France dans une semaine.
Nous pensons bien a vous.Pedalez bien.
bises