Nous écrivons ces quelques lignes depuis chez nos amis Georges et Jacqueline, chez qui nous nous sommes posés pour quelques jours avant de rejoindre le camping de Bagnac-sur-Célé, distant d’à peine quelques kilomètres, pour prendre part au rassemblement CCI.
Georges, Momo et Jacqueline

Georges, Momo et Jacqueline

Le premier soir, nous y avons retrouvé Danielle et Jean, les parents de Corinne, et, surprise, Danielle et Alain Guillermoux, qui en voisins et amis avaient été conviés pour que nous passions tous les 8 une soirée entre copains et famille, comme savent les organiser Georges et Jacqueline. Pour pouvoir prendre part à cette soirée, il a fallu que Georges mette en place une logistique de transport, pour nous permettre d’arriver à une heure « raisonnable ». Nous avions parcouru 60 kms, il nous en restait environ 20 à effectuer et sans son aide, vu les dénivelés, nous n’y serions pas arrivés avant au mieux 22h00.
Le lendemain soir, c’est Monique, une amie de très longue date, qui est invitée pour qu’on puisse se voir. Ils sont « trop »  ces Gowie.
Reprenons maintenant le fil de l’histoire, là où nous l’avions laissé lors de notre précédent article, au départ du Puy.

Nous sommes à présent, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons souhaité « commencer » notre périple par ce chemin, car nous voulions « entrer » doucement dans notre itinérance.

 

             Nous recherchons les contacts, les rencontres, les échanges. Quoi de mieux qu’un parcours sur lequel se retrouvent des « nomades » issus d’horizons divers, qui ont les mêmes « préoccupations » que nous. Se déplacer, faire ses courses, manger, trouver de l’eau, un hébergement. Les contacts sont grandement facilités car les personnes rencontrées « prennent  le temps ». Les lieux d’hébergement communs sont de plus des endroits où les rencontres ont nécessairement lieu. On partage le repas, un bout d’histoire commune et parfois des instants magiques où la barrière de la langue ou du verbe, n’existe plus. Ou un regard, un sourire sont autant de gestes de générosité tournés vers l’autre. Ou les marques d’attention sont quasi-permanentes, chacun faisant attention à l’autre.

            Certains pèlerins donnent une dimension religieuse à leur cheminement. Ils effectuent un pèlerinage. Le pèlerinage de Compostelle. Pour nous ce n’est pas le cas. Encore une fois, nous « profitons » de ce chemin qui regroupe tout ce que nous cherchons : La beauté des paysages, la générosité, l’ouverture d’esprit, les rencontres, les infrastructures qui « facilitent » notre vie de nomades. Malgré cet itinéraire très emprunté, nous nous sommes maintes fois fait la réflexion que nous étions seuls au monde. Au bout d’une semaine, nous ne regrettons absolument pas ce choix. Nous y avons trouvé tout ce que nous avons évoqué ci-dessus.

            Nous avons eu un accueil extraordinaire à l’hébergement pèlerin du Puy-en-Velay. Des bénévoles d’une gentillesse incroyable nous ont permis de passer une fin d’après-midi et un début de matinée mémorable. Si vous passez par là, allez voir cet accueil qui se situe rue du cardinal de Polignac. Vous y rencontrerez des gens exceptionnels.

            Sur notre route nous avons rencontré deux types de randonneurs. Ceux qui vont à Saint-Jacques de Compostelle et ceux, pas moins nombreux, qui vont au rassemblement CCI de Bagnac-sur-Célé. Le mot a du être passé que ce sont les « Guillermou », Alain, mais aussi Danielle qui ont concocté le programme auquel les gens qui le souhaitent pourront adhérer pour tout ou partie, car c’est incroyable le nombre de personnes rencontrées qui sont au courant de ce rassemblement et qui ont pour projet de s’y rendre.

Nous avons roulé jusqu’ici en compagnie de Paul et de Jean-Noël. Quand on dit rouler ensemble, c’était plutôt cheminer chacun à son rythme et se retrouver au hasard de la journée en partageant le repas du soir et le la ville d’hébergement. 

Jean-Noël, nous, des pèlerins sympas et Paul

Jean-Noël, nous, des pèlerins sympas et Paul

 Paul vient de nous quitter, devant rentrer à Thoissey. C’est déjà la fin de quelque chose. Nous avons vraiment apprécié cette aventure commune. C’est toujours une interrogation, même avec un ami, de savoir comment se déroulera le quotidien en voyage. Ce fut chaque jour, un véritable plaisir d’être avec Paul, de le voir « en joie », réfléchir à l’itinéraire, nous apporter ses connaissances très nombreuses, des villages, des lieux, des monuments, être aussi proche de Jean-Noël, qu’il ne connaissait pas voilà encore une semaine. Chaque matin nous attendions de savoir si son arythmie s’était à nouveau déclenchée. Ce qui l’aurait à nouveau conduit à s’arrêter.

            C’est arrivé un matin à Nasbinal. Par chance, quelques heures après le lever, les symptômes avaient disparu, et il a pu  repartir.

            Paul, c’est quand tu veux pour refaire un bout de chemin ensemble!

            En cours de route, à Aumont-Aubrac, nous avons récupéré Mireille et Bernard Baerd qui arrivaient en train pour ensuite se rendre au rassemblement CCI. Quelques jours plus tard, le long du Lot, un cri retentit «  Corrrrriiiinnneee ». C’est Christiane qui hurle pour attirer notre attention. Nos amis les Dodos. Christiane et Michel. Ils sont en contrebas, au bord du Lot en train de pique-niquer. Ni une, ni deux, bien sûr nous bifurquons pour aller déjeuner avec eux.

     

On venait tout juste de passer un peu de temps à faire des photos du cadre dans lequel nous avons franchit nos 1000 premiers kilomètres.

             A présent quelques nouvelles de ma coco. (pas le doudou de François, non, …ma coco à moi. Elle sent moins fort – petit aparté pour la famille). Elle a toujours des soucis avec son oreille, mais c’est en voie d’amélioration. Le traitement prescrit par le médecin de Retournac fait son effet. Elle est toujours un peu « dure de la feuille », ce qui ne facilite pas les dialogues sur le tandem…

             A présent, petites leçons de choses : ci-dessous en vrac quelques nouveaux apprentissages de deux citadins qui découvrent la campagne.

Les oeufs et les poussins : Savez-vous que pour qu’un oeuf donne un poussin, il faut qu’il soit fécondé par un coq et couvé par la poule. Nous pensions que tous les oeufs pouvaient donner des poussins si on laissait le temps à la poule de le couver. On ne rigole pas pour ceux qui savaient. Nous, on assume notre inculture.

 Le renard et la poule : Le mois de mai est le mois ou naissent les renardeaux. C’est donc une période à laquelle les renardes partent en chasse pour nourrir leur progéniture. Comme les poules se lovent parfois dans les haies pour pondre, les mamans renardes n’ont aucun mal à trouver de quoi sustenter leur petits. De ce fait, les agriculteurs apprennent à leur chien à rôder le long des haies pour tenter d’empêcher ce cycle naturel.

 Le saule pleureur : Si un jour, par un beau soleil, vous sentez des gouttes de pluie en passant sous un arbre, vous aurez rencontré le saule pleureur. Quand Georges, nous en a parlé, nous avons pensé qu’il nous racontait n’importe quoi. Ce qui lui arrive assez souvent lorsque l’on évoque ensemble des sujets politiques… On pensait donc qu’il en était de même. Et bien non! C’est incroyable, mais vrai. Nous n’avions jamais entendu parler de ça. Si certains d’entre vous ont des doutes ou sont sceptiques, nous leur fournirons l’adresse ou ils auront la possibilité de venir voir ce phénomène surprenant.

                                

Le petit coq « Sarko » : Les heureux propriétaires, Françoise et Jean, du terrain sur lequel se trouve le saule pleureur évoqué plus haut ont une basse-cour. Dans cette basse-cour il y a un petit coq très agressif et qui régente tout. Ils l’ont baptisé « Sarko ». On se demande bien pourquoi!

 Nous allons donc maintenant rejoindre Bagnac-sur-Célé ou à nouveau, nous aurons la chance d’être entourés d’amis. De nous retrouver dans la chaleur des rassemblement de CCI.

Waouh, c’que c’est chouette ce que l’on vit! On se régale! On s’éclate. A bientôt…,

ps : via l’onglet “photo” du site vous trouverez les nouvelles photos. On les met “en vrac”, sans les trier faute de temps. Nous le ferons dans quelques jours, ainsi que la publication de celles non encore chargées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10 Commentaires à “du Puy-en-Velay à Bagnac sur Célé – 1000 kilomètres – 1000 rencontres”

  1. Stéphane Leroy
    mai 25th, 2009 à 11:58

    Merci Philippe pour le récit de cette étape. J’attends la suite avec impatience.
    Bon courage à tous les 2.

    PS : très bien le coq ;-)

    Stéphane (de la rue des archives, loin, très loin de toi, maintenant….)

  2. Philippe je vois que ta commencer a mettre les photos qu’on sache de qui tu parle ;) magnniiffikke t’a même mis la photos de sarko je trouve ça impréssionnant…!!!

  3. Coucou,

    Je vois que vous avez beau temps et que la bonne humeur est au rendez vous.

    gros bisous

  4. Hello à vous,

    quelle joie de vous lire ; les articles sont vraiment super.
    Plus le temps passe, et plus je trouve important de garder le lien via vos récits…Les photos (surtout ces dernières) sont en plus excellentes.
    L’histoire des oeufs m’a bcp fait rire car elle me rappelle une de nos discussions de cantine … d’ailleurs je crois que nous n’avions pas trouvé la réponse à l’époque !
    Moi, je trouve très chic le coq Sarko … je comprends pourquoi Carla en est tombée amoureuse … d’ailleurs, t’aurais pas sa photo ?
    Je vous embrasse
    Olivier

  5. coucou les petits loups,
    nous avancons donc sur les routes kirghizes….comme je m y attendais c est que de la bosse.Deja 2 cols a plus de 3000m, mais cela vaut le coup de se donner du mal, les paysages sont grandioses.Les kirghizes sont tres accueillants, nous sommes souvent invites a boire le the ou a dormir soit sous la yourte soit dans leur roulotte…nous sommes ravis.
    bonne route a vous, je vois que vous vous eclatez bien…nous avons pense a vous tous pendant ce w-e de cci.
    bises et a+
    le clavier cyrillique, c est pas le top pour moi

  6. coucou les ptits loups!
    de retour de plongée je me pose sur internet et me suis régalée sur votre blog!! déjà dépassé les 1000 kms!! ouf!! c super!! vous avez raison de profiter de la vie… et d’apprendre la nature! ;-).. mieux vaut tard que jamais en ce qui concerne les oeufs! je vous embrasse et continue à vous suivre. BISES à tous les deux.

  7. salut les voyageurs,

    un petit coucou de villemomble. la vie continue et nous pensons souvent à vous.
    les dernières nouvelles sont bonnes :
    la pelouse a grandi de 5 mm en 3 jours en raison d’un temps pluvieux qui permet une croissance accélérée!!!!!!
    les panneaux pour les élections européénnes commencent à décorer nos trottoirs et nous donnent de la lecture!!!!!
    je passe tous les jours devant votre maison et à mon denier passage, rien à signaler, RAS…. pour l’instant!!!!
    colette à installer sa guérite de surveillance et nous prévient dès qu’il y a un problème!!!!
    nous avons installé un système de relais téléphonique entre voisins au cas ou!!!!!
    bref, roulez tranquille, on assure un max!!!!!
    bises

  8. Bonjour Corinne et Philippe,

    Un petit coucou de Franche Comté. J’ai depuis longtemps une carte géante du monde dans mon salon, punaisée à un mur. Une autre dans la cuisine. Une carte de France dans mon couloir. Je ne peux m’empêcher de penser à vous tous les jours lorsque que mon esprit, suivi de mon corps encore endormi, le matin, hante encore un peu les lieux en passant et repassant devant elles, avant de m’envoler tout entier pour la journée. Quel beaux voyage extra-formatage. J’aime votre journal. Votre bonheur fait plaisir à voir. Bonne route. Prenez soin de vous.
    Philippe G.

  9. Excellent l’humour de Genev.

    Votre maison est, en effet, sous haute surveillance.

    Pensons à vous, à bientôt le plaisir de vous lire.

    Bisous

    Timide
    PS. Nous savons que Hervé est avec vous.

  10. Une petite précision concernant le saule pleureur : il a fallu couper ses racines qui plongeaient dans la fosse septique … qui est allé s’asseoir sous ce saule avant cette intervention ?
    Savez-vous que le coq Sarko se laisse caresser et perd alors son agressivité ? Un moyen d’aborder le personnage pour le transformer ? Cela me semble quand même difficile !
    Bisous. Grand’maman

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