Nous voilà donc partis sur les routes, pour le début de notre aventure.

Partout où nous passons, nous sommes des stars, les gens rencontrés ont l’intuition que nous ne sommes pas juste partis pour une ballade dominicale, surtout lorsque nous ne sommes pas un dimanche…ça doit être dû à l’attelage et aux drapeaux sur la remorque. A ce propos, le travail minutieux exécuté par Adrian et Sébastien est réellement superbe. Notre remorque déjà parfaitement profilée par Christian Touze est devenue une véritable oeuvre d’art originale.
Donc, on nous hêle au passage, on nous fait des grands coucous. Comme nous ne sommes pas farouches, nous nous arrêtons systématiquement. Et on rameute les copains, les passants - “vous vous rendez compte, ils partent pour un tour du monde”, et nous voilà avec un petit attroupement. C’est toujours super sympathique.
Bon ensuite, l’ambiance retombe dés qu’on annonce que l’on est parti de chez nous depuis, 1, 2, 3… jours. Ca calme sur l’esprit “baroudeur” qu’on nous prêtait jusqu’àlors.
Nous sommes invités à manger, dans leur restaurant, par un couple de jeunes restaurateurs qui nous a donné sa carte de visiste. On a aussi un rendez-vous, le 1er dimanche de septembre avec un groupe de randonneurs à cheval, … et ainsi de suite.

On parle de 2010, bien sûr.

Un jour, on nous arrête, alors que nous venons juste de partir, pour prendre un verre de Chablis dans un cadre superbe, d’un moulin en bord du Serein, magnifique petit ruisseau que l’on suit déjà depuis la veille. On s’est d’ailleurs, là aussi, engagé à repasser à notre retour pour y rester un plus long moment avec notre hôte. Le Chablis a un effet bizarre sur les jambes de Corinne. Elle se sent “toute chose”!
Et comme depuis le 3ème jour, les bosses sont apparues. Petites au début, puis moyennes pour devenir sérieuses sur la fin du parcours de cette semaine, notre progression s’en ressent.
Le matin, on se met en route au chant du coq. Euh, ça ma chérie, c’est pas le chant du coq, ça ressemble plutôt à la sirène mise en route par les villes, le 1er mercredi du mois. C’est NOTRE chant du coq.
Ce qui est vraiment extra-odinaire, c’est le rapport au temps. Rien ne nous contraint. On prend et fait les choses comme ça vient. On se lève quand on est réveillé (arrêtez de rigoler), on part quand on est prêt, on mange quand on a faim, on sieste quand on en ressent le besoin (arrêtez..), on roule ce qu’il faut, on fait des pauses. Bref c’est tout bon!


Le chemin nous mène systématiquement vers des découvertes, des rencontres. Chacune d’entre-elles est un instant que nous apprécions à sa juste valeur. Les gens prennent le temps de discuter avec nous. Nous nous l’avons, on peut donc véritablement “échanger”.
Tous les “couchages” de la semaine ont été différents. Chacun nous apportant des plaisirs et sensations “fortes”. Les accueils cyclo ou amis ont été fantastiques. La chaleur des accueils, la beauté des cadres de vie, les plaisirs du partage, les discussions, les attentions qu’on nous porte. Tout est magique.

      

      
Nous avons campé 2 fois. Une fois à Villeneuve-sur-Yonne, dans un camping municipal tenu par un couple de Chti’s, on ne peut plus serviables et sympa, et où nous avons croisé David, un jeune anglais qui se rend, à vélo, au festival de Cannes pour y présenter son court métrage. Il est parti de Londres depuis quelques jours et traverse donc la France. Il a fait une pause chez Sylvie et Jean-Pierre, qui lui ont fait découvrir les plaisirs de la table en Bourgogne. Il semble qu’il avait un peu “mal à la tête”, le lendemain au moment de remonter sur le vélo.

La deuxième fois, nous avons dormi dans un local “lavabos” du camping à Préçy-sous-Til. Nous avions planqué le tandem, dans un coin bien obscur et nous avions “barricadé” la porte afin de ne pas riquer d’être surpris dans notre sommeil. Nous avions branché l’alarme “tandem” qui consiste en un fil de pêche relié à une clochette.

Un dicton local nous a conduit à “réfléchir”. Le voici : “Si tu passes par le Nivernais, essaies de devenir moins benêt (de laine)!”. On a donc essayer de faire quelques apprentissages….en se balladant.

Le matériel se comporte à merveille. Nous avons eu un seul problème technique le jour de notre départ. Par notre faute d’ailleurs. Ce sera notre premier “apprentissage”. On vous raconte : Dans une superbe descente, on met le turbo, grand plateau, petit pignon et fonce Alphonse… Un panneau nous indique bien que la route peut être inondée, mais nous n’y prêtons guère attention. Nous arrivons comme des fêlés en bas de la descente, et on est obligé de faire chauffer les freins pour s’arrêter juste avant l’eau dont est rempli le gué. Hervé, Martine et Ferrey, qui nous accompagnent, passent en premier. Ils nous disent que ça glisse. On continue donc, à petite allure, mais sans s’arrêter. Et de l’autre côté, on se retrouve face à une montée, bien raide. On veut changer de vitesse et de plateau… et patatras la chaine déraille et se bloque en se vrillant, entre le petit plateau et le cadre.
On est “obligé” de faire les 30 derniers kilomètres à petite allure pour ne pas endommager les plateaux et les pignons.
Depuis, dans les descentes, une fois lancés à fond, on est moyen plateau et sur un pignon intermédiaire. Nous avons pu réparer le lendemain matin chez Marie-Claude et Gérard, avec le morceau de chaine de remplacement que nous avions emporté.

 

Le deuxième apprentissage est lié au choix des routes. Nous n’avons pas emprunté une seule fois l’itinéraire que nous avions prévu. A chaque fois, nous demandons aux “régionaux” de l’étape leur avis sur le choix du trajet et nous avons toujours été gâtés par la beauté et la diversité des paysages autour des itinéraires indiqués. Une seule réserve mais difficilement contournable, pendant les 2 premiers jours nous avons vu du colza à notre gauche, du colza à notre droite, du colza devant, du colza derrière…. La couleur est jolie, mais ça finit par lasser et surtout, ça pue!
Que peut-on faire avec tout ce colza? De l’huile, du carburant, … Si vous connaissez d’autres utilisations, dites-le nous. Ca nous intéresse réellement, parce qu’avec les quantités que nous avons vues…on s’interroge.

 

 

Il nous a fallut attendre le 3ème jour pour commencer à voir des élevages. Moutons et vaches. Et là, on vous scotche tous! On a vu des vaches grises. Vous avez bien lu GRISES. Et on vous en apporte la preuve ci-dessous.

Le 2ème dicton que nous avons retenu est le suivant : “En France, mange en abondance” … Nous savons que nous n’aurons pas l’occasion de manger les p’tits plats préparés par nos amis pendant de longs mois. Alors on en profite.

En fait on ne fait que ça : ON PROFITE….

On vous embrasse. A bientôt… Demain, après une petite fête mise au point par Sylvie et Jean-Pierre, direction Bagnac-sur-Célé via Cluny et Le-Puy-en-Velay… Jean-Luc, on arrive!

11 Commentaires à “A partir du 1er Mai - L’Apprentissage”

  1. Et bien bonjour à vous.. je vois que vous êtes passés par “le bout du monde”, mais il y en aura d’autres… J’espère que le départ de St Désert n’aura pas été trop laborieux, les blancs de la Côte Chalonnaise sont traitres!
    Continuez bien sur la Voie Verte, c’est du gâteau!
    Les potiers

  2. On vient de passer deux semaines à genoux, à décaper un carrelage XVII°-XVIII° siècle qui avait été cimenté, et vous allez l’inaugurer ! ! ! Ça sera peut-être une première pour vous de coucher dans une salle gothique ? Les fantômes viendront-ils hanter votre nuit ? Ou bien la bercer…
    À ce soir !!!

  3. Corinne et Philippe sont bien arrivés à Cluny, avec leurs deux accompagnateurs, eux même accompagnés de deux cyclos qui … Bref, on était 12 à table, 12 à discuter d’aventures, d’amitiés, et encore 10, après le départ d’Agnès et Jean-Louis, répartis dans tous les coins de la maison ! Heureuses retrouvailles, grâce à CCI !
    Il est… tôt, je ferme boutique :-)

  4. M. et Mme ARNOUX
    mai 11th, 2009 à 11:01

    Le Colza
    Plante à fleurs jaunes en grappe Nauséabonde pour les randonneurs en tandem !!
    Les fruits renfermant de petites graines riches en lipides, utilisées pour la production d’huile. Le Colza est aussi cultivé comme fourrage vert.
    Une fois l’huile extraite des graines, il reste les écailles de presse, qui sont séchées puis compactées sous forme de granules. (Pour l’alimentation Bovine et autre certainement)
    Dés le 18e siècle on en extrayait déjà l’huile pour l’alimentation mais aussi pour l’éclairage ou la fabrication de savons. (Ça pue et on se lave avec… allez comprendre)
    Le mot colza nous vient tout droit du hollandais, Koolzaad qui signifie “graine” (zaad) et “choux” (kool), certainement pour cela que ça pue !?
    Utilisé en carburant pour moteurs diesel en mélange au gazole (Le Diester)
    Voila pour le Colza.

    En ce qui concerne Matéo, il nous fait des pates depuis votre départ… mais comme on commence en avoir ras le bol (des pates) on le renvoi chez lui.

    A bientôt

    La famille du 28

  5. Bonjour bonjour les grands Aventuriers !! Merci à vous pour ce joli carnet de route que vous prenez le temps de nous écrire et ainsi partager avec nous les superbes moments que vous vivez !
    Je vous souhaite de continuer à faire encore de belles rencontres, d’avoir les yeux qui pétillent devant tant de beauté de paysages dont vous serez marqués à vie. Merci de cette générosité de partager avec nous ces grandes émotions !!
    A très très bientôt !
    Bizz

  6. Les “Zaventuriers” sont repartis “de bonne heure” (même pas 11 heures du matin)… Cap au sud, avec, comme de bien entendu, un petit changement d’itinéraire pour passer chez Agnès et Jean-Louis à Saint-Bonnet-des-Bruyères… On va envoyer des photos au webmestre du blog pour illustrer cette étape !

  7. Quel merveilleux week-end à St-Désert! Nous avons fait la connaissance de personnes sympathiques, chaleureuses,avec lesquelles nous avons pris plaisir à discuter et retrouvé des amis non moins sympathiques et chaleureux que nous avons été heureux de revoir.
    Corinne et Philippe ont raison d’aimer les fêtes qui réunissent tout le monde dans une ambiance si conviviale.
    Et cela fait oublier momentanément le chagrin de la séparation !
    Un grand merci à tous les participants qui nous ont témoigné tellement de gentillesse.

  8. j’ai passé un super week end en votre copagnie et celle de vos amis et d vos proche….
    a te lire j’ai limpression que vous avez deja fai le tour du monde…alors qu’il y a encore tellement de choses a voir..
    Je vous embrasse

  9. Oui déjà de très beaux moments que vous nous faites partager. Une projection des belles couleurs de la vie qui fait plaisir.
    Quelle est l’(ou les) étape dans le sud-ouest ? si je me trouvais au bon endroit au bon moment, je passerais bien faire un coucou.
    Le rythme, l’organisation, la mécanique se rodent ; tout va bien ?
    Bonne et belle route, à vous en mettre plein les mirettes et tout et tout.
    Gros bisous
    Chantal

  10. Moments inoubliables en Bourgogne!
    Régalez-vous encore pendant le W-End de Blagnac. Nous aurons une pensée pour tous les CCIstes ou non qui seront sur les routes sur Sud-Ouest.
    Notre prochain message sera sans-doute d’Asie-centrale ( lien du blog en passant la souris sur amaba….)
    Bises à tous
    anne marie et alain

  11. Fred de Kaidara of Montreuil
    mai 22nd, 2009 à 21:57

    Beaucoup de fraicheur dans les posts
    Je lis régulièrement
    Pédalez bien
    Fred

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